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Antiquités d'Herculanum, Tome II. Peintures cover

Antiquités d'Herculanum, Tome II. Peintures

Chapter 48: PLANCHE XL.
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About This Book

A descriptive plate volume presenting engraved reproductions of ancient wall paintings recovered at Resina, with close readings of iconography, inscriptions, and attributes. Each plate is accompanied by commentary identifying deities and muses, noting dress, instruments, symbols, and measurements, and interpreting ritual or poetic associations. The text emphasizes how inscriptions fix uncertain attributions, discusses artistic conventions such as tunics, masks, lyres and pastoral staffs, and records archaeological context and provenance for the illustrations.


PLANCHE XXVI.

(XXXIV de l'Édition royale.)

La première de ces figures représente un Hermaphrodite. Il relève avec grâce une longue draperie blanche posée sur sa tête; cette draperie retombe sur son bras gauche et la cuisse droite, en laissant à découvert les formes qui le font reconnaître. Son attitude est pleine de mollesse, et il porte cette feuille que nous avons déjà remarquée, employée quelquefois comme aspersoir et souvent comme éventail (flabellum): elle paraît destinée ici à ce dernier usage. Cette feuille, d'un jaune roux, pourrait se rapporter à l'espèce de lierre nommée par Pline (XXIV, 10) cissos erythranos; elle pourrait aussi appartenir une espèce de nymphæa. La fable de la nymphe Salmacis (vide OVID. Met. IV.) explique parfaitement le sens mystérieux que les anciens donnaient ces figures d'Androgynes; leur imagination, vive et brillante, personnifiait toutes les passions et se plaisait à en voir répéter les images. La figure d'Hermaphrodite décorait ordinairement les bains communs à l'un et l'autre sexe, et rappelait, dans ce lieu, l'allégorie de sa naissance.

La seconde figure, posant sur un ornement, qui paraît une partie de chapiteau ionique dessiné sur le côté, et soutenant un fût d'une forme capricieuse, est elle-même un ornement d'architecture. C'est un Atlas, suivant la dénomination des Grecs; un Télamon, suivant celle des Latins. Les figures de femme ainsi employées prennent le nom de Cariatides (vide VITR. IV, 10). La nudité de cette figure, la couronne, le rameau, le disque, la draperie jetée sur le bras, conviennent particulièrement un Camille ou Ministre des sacrifices. Les attributs des Télamons ou des Cariatides varient selon le caprice du décorateur, ou suivant le genre d'édifice auquel ils sont destinés.

CHAQUE SUJET.—Hauteur, 8 p°.—Largeur, 11 p°..


PLANCHE XXVII.

(XXXVII de l'Édition royale.)

Cette peinture offre une Décoration au milieu de laquelle est un personnage qui peut représenter un Camille ou Ministre de sacrifice. Il porte un rameau, peut-être allusif aux lustrations, et une corbeille qui peut contenir les restes du sacrifice, que les servans recueillaient avec soin, comme ayant la vertu de conserver la santé. Ses pieds et ses jambes sont revêtus de bandes de lin (fasciæ crurales) quelquefois en usage chez les Romains. Le jeune bouc de couleur rouge qu'on voit sur une table de marbre avancée, paraît placé là comme la statue de cet animal, et annoncer que le lieu est consacré à Bacchus. Sous les pieds du jeune homme est un tableau où l'on voit un léopard poursuivant un jeune cerf. Tout est capricieux dans cette Décoration; et, comme nous l'avons déjà observé, on ne doit supposer au peintre d'autre intention que celle de couvrir agréablement une surface par des sujets dionysiaques.

Hauteur, 1 P. 10 p°..—Largeur, 1 P. 6 p°.


PLANCHE XXVIII.

(XL de l'Édition royale.)

Cette peinture représente une Victoire. Les poètes et les peintres la dépeignent aîlée, telle qu'on la voit ici, pour exprimer sa rapidité ou son inconstance; c'est à son inconstance que fait allusion cette épigramme de l'Anthologie à l'occasion d'une statue de la Victoire, frappée de la foudre à Rome:

«La Victoire a perdu ses aîles, et ne pourra jamais

s'éloigner de toi».

Cette Victoire est vêtue d'une large tunique blanche; ses cheveux arrangés sur le sommet de la tête voltigent derrière elle; elle a le bras gauche passé dans un bouclier enlevé à l'ennemi, ou symbole des trophées; elle porte à la main une couronne de chêne, telle qu'on la voit sur les médailles des Empereurs, avec la légende ob cives servatos. Les feuilles de cette couronne sont brillantées d'or pur, qu'on voit quelquefois employé comme couleur dans ces peintures antiques.

Hauteur, 1 P. 3 p°. 7 lig.—Largeur, 10 p°. 8 lig.


PLANCHE XXIX.

(XLII de l'Édition royale.)

La franchise du pinceau, l'agrément du coloris répondent, dans ces deux peintures, à la simplicité et à la vivacité de la composition. Deux Satyres velus et barbus, le front armé de longues cornes, se battent à coups de tête contre des boucs. On voit dans Béger (Th. Br. p. 154) une pierre gravée qui représente un Panisque en semblable combat. L'inclination libidineuse de ces animaux révérés chez les Égyptiens, comme symboles de la nature productive, aussi-bien que celle de leurs antagonistes, semble offrir la rivalité pour cause de ce combat. Nos Satyres résisteront mieux, sans doute, que le jeune Sybarite Cratis, qui, au rapport d'Ælien (H. A. VI, 42.) expia ses bizarres amours, victime de la jalousie de son dur et fier rival. Ils ont les bras repliés sur le dos, et combattent généreusement à armes égales: cette circonstance peut encore donner l'idée d'un jeu occasionné par les fêtes de Bacchus.

CHAQUE SUJET.—Hauteur, 8 p°.—Largeur, 11 p°.


PLANCHE XXX.

(LIX de l'Édition royale.)

Cette peinture curieuse représente une Cérémonie et un sacrifice suivant le rite égyptien. Le feu sacré s'enflamme sur l'autel à quatre cornes, dont la forme se retrouve dans un grand nombre de médailles et de monumens. Sur la marche de l'autel, on remarque les Ibis, oiseaux sacrés chez les Égyptiens. Tous les personnages sont en action et tiennent des sistres ou différens instrumens du même genre, tels que celui formé d'une chaîne de quatre anneaux et un autre composé d'une aiguille servant d'axe à un cercle garni de grelots. La figure la plus apparente du bas du tableau, est celle d'une femme à genoux, la tête ceinte d'une couronne et dans l'attitude de faire une offrande; elle est vêtue d'une tunique blanche et d'un manteau rouge, dont une partie, retombant sur l'épaule, est ornée de franges, habillement qu'on remarque dans les cérémonies religieuses des Égyptiens. Derrière elle est un jeune homme, tenant un sistre et une branche, ayant la tête rase, nu jusqu'à la ceinture, et du reste enveloppé d'une draperie blanche; c'est le costume particulier des prêtres. Un autre costume remarquable est celui du personnage qui danse au sommet des degrés; il est d'une teinte brune, barbu et revêtu d'un habit succinct de couleur violette, qui ne couvre que le buste, en forme de cuirasse, habit qui convient un dieu guerrier et conquérant, comme l'était Osiris. Ce personnage paraît faire le sujet principal du tableau; ce n'est probablement qu'un prêtre, dans l'habit d'Osiris sortant du temple, au milieu du bruit des acclamations et des instrumens sacrés, et qui, peut-être, comme celui de Juvénal, joue l'Anubis et se moque de la superstitieuse crédulité de ses dévots. La scène se passe à l'entrée d'un temple, ou, pour mieux dire, dans le peribolos ou enceinte extérieure, comme l'annoncent les deux colonnes, les cinq degrés et l'épistyle; chaque colonne est ceinte d'une guirlande de lierre, plante consacrée à Osiris, et décorée d'une branche de palmier; au milieu est suspendue une couronne de feuillage. Tous les personnages sont pieds nus en signe de respect. Les ordres grecs, la structure du temple et le palmier qui domine le mur latéral, semblent désigner que cette solemnité se passe Alexandrie.

SUJET PRINCIPAL.—Hauteur, 2 P. 3 p°. 6 lig.—Largeur, 2 P. 2 p°. 3 lig.


PLANCHE XXXI.

(LX de l'Édition royale.)

Cette peinture, qui fait le pendant de la précédente, trouvée avec elle dans les fouilles de Portici, retrace une solemnité en l'honneur d'Isis, divinité qu'on ne séparait pas d'Osiris, son époux et son frère. Sur le devant est l'autel orné d'une guirlande; un prêtre excite le feu sacré avec un éventail, semblable à ceux encore en usage de nos jours; près de lui est un autre ministre vêtu d'une tunique blanche, étroite et à longues manches, tenant un long bâton et un autre instrument en forme de sceptre, attribut appartenant aux héraults des cérémonies (Hieroceryces); au pied des degrés est un autre ministre tenant un instrument semblable et un sistre. Les assistans sont rangés sur deux files; en tête et d'un côté est un joueur de flûte, et de l'autre, deux personnages consacrés au culte; onze degrés conduisent au parvis du temple; de chaque côté, sur un grand appui, est un Sphinx, la tête surmontée d'une feuille de lotus; une balustrade ferme l'entrée du temple. Le chef des prêtres, le Prophête, est revêtu d'une tunique talaire, et d'une sorte de mante à franges dans laquelle il enveloppe ses mains pour porter l'hydria, le vase à l'eau, symbole de la Déesse même, offert à l'adoration du peuple. Deux figures se voient sur le même plan; l'une, qui paraît un prêtre, a la tête rase, et porte une draperie au-dessous du sein; il joue du sistre, et semble regarder l'autre figure: celle-ci est une femme habillée en Isis, revêtue de longs habits et d'une chlamyde peinte de diverses couleurs; elle a les cheveux longs et porte un sistre et un seau, telle que nous voyons la Déesse dans plusieurs monumens postérieurs à la conquête d'Alexandre. On remarque les Ibis au pied de l'autel comme dans le sujet précédent. L'instant de la cérémonie paraît être celui où le prêtre congédiait l'assistance, en offrant à sa vénération le vase sacré avant de fermer le temple. (Vide. Clem. Alex. Str. v. p. 633).

SUJET PRINCIPAL.—Hauteur, 2 P. 3 p°. 6 lig.—Largeur, 2 P. 2 p°. 3 lig.


PLANCHE XXXII.

(I, t. III de l'Édition royale.)

L'inspiration et la divinité règnent dans cette belle figure d'Apollon. Le Dieu se repose et médite de nouveaux chants; sa tête est environnée d'un cercle lumineux (nimbus); ses cheveux flottans sont ceints d'une couronne de laurier; une chlamyde violette, attachée sur les épaules, laisse en liberté son bras droit et découvre une partie de ce beau corps où brille la jeunesse; sa lyre, appuyée sur un autel recouvert d'une draperie, conserve sa forme primitive et encore grossière: la lyre fut d'abord formée d'une tête de taureau dépouillée; les cornes servaient de montans pour soutenir la traverse où venaient s'attacher les cordes; le plectrum, que nous nommons archet, était un véritable pied de chèvre, et sa forme antique rappelle son origine. Cette peinture fut trouvée à Portici avec la suivante.

Hauteur, 2 P. 6 lig.—Largeur, 1 P. 6 p°. 7 lig.


PLANCHE XXXIII.

(II, t. III de l'Édition royale.)

Une jeunesse éternelle est également l'apanage d'Apollon et de Bacchus; elle brille dans cette figure réunie à une mollesse, à une grâce charmante. Le Dieu du vin est couronné du lierre et de sa fleur, une double bandelette forme un diadême sur son front; appuyé d'un bras sur son autel, il élève l'autre négligemment en tenant un vase d'or d'une forme agréable, et dont les anses, qui remontent du pied jusqu'au bord, semblent désigner le vase appelé carchesium; ses cheveux bouclés retombent sur son cou; une draperie, d'un blanc jaune, glisse de son épaule sur l'autel et vient à peine envelopper une partie de la cuisse. La nudité des figures d'Apollon et de Bacchus n'est, sans doute, qu'un hommage rendu à la beauté de leurs formes. Fulgence (II, 15, l. 7) y cherche un sens mystique, en observant qu'on représente Bacchus la poitrine nue, soit parce que l'ivresse rejette les voiles de la pudeur, soit parce qu'elle découvre les secrets du cœur. Le Dieu porte un thyrse formé d'une longue canne armée d'un fer de lance, ornée de bandelettes et d'une touffe de feuillage.

Hauteur, 2 P. 6 lig.—Largeur, 1 P. 6 p°. 7 lig.


PLANCHE XXXIV.

(III, t. III de l'Édition royale.)

L'aventure connue de la Lune et d'Endymion (les modernes disent, avec peu d'exactitude, de Diane et d'Endymion), fait le sujet de cette peinture. Le beau chasseur est mollement abandonné ce profond sommeil qui l'a rendu célèbre, faveur qu'il demanda au maître des Dieux, suivant une fable; punition qu'il en reçut, suivant une autre, pour avoir, comme Ixion, osé devenir amoureux de Junon. Ici le beau jeune homme ne recevra aucune punition, si le sommeil ne le prive pas de ses sens. Une Déesse descend du ciel, conduite par Cupidon; la Lune, Sélène elle-même, a quitté le char brillant de son astre; son ample manteau, de couleur changeante, voltige autour d'elle; elle paraît demi-nue; ses cheveux, arrangés avec soin sur le front et détachés derrière la tête, sont agités par l'air; sa tête est rayonnante, ses bras sont parés de bracelets. Entraînée par l'amour, sa démarche est timide et retenue; elle s'avance sur la pointe des pieds, dans la crainte d'éveiller le beau chasseur: «Ô Déesse! seule heureuse en tes ardeurs discrètes, le beau chasseur ne s'éveillera pas». Tout son corps cède à la langueur d'un repos parfait; ses doigts glissent le long de ses dards paisibles. Si pourtant on en croit les récits recueillis par Pausanias (V, 1) le beau dormeur donna cinquante filles à la Déesse. Une bandelette ou diadème ceint ses cheveux, ornement donné, peut-être ici, au roi d'Elis. Nous ne chercherons point le sens que plusieurs auteurs anciens ont supposé à cette fable ingénieuse. Le sommeil d'Endymion était passé en proverbe: mais soit que ce personnage n'ait été qu'un chasseur qui se reposait, le jour, des courses nocturnes; soit que, le premier, il ait observé le cours de la Lune, la fiction mythologique a trop de charmes pour la détruire, et nous l'adopterons avec les poètes et les peintres. De nos jours l'un de nos artistes s'en est sur-tout emparé avec succès. Qui n'a pas admiré ce tableau de M. Girodet, où Endymion est endormi à l'ombre d'un épais feuillage? Ce n'est point la figure de la Déesse qui descend du ciel, c'est elle-même dans toute sa puissance; rassemblée toute entière dans ses rayons amoureux, elle perce à travers les branches que Cupidon vient d'écarter en sa faveur, et se précipite en flots de lumière sur la bouche du tranquille dormeur. Un si bel exemple prouve que rien n'est épuisé, et que les sources du génie sont intarissables.

Hauteur, 2 P. 2 p°.—Largeur, 1 P. 10 p°.


PLANCHE XXXV.

(IV, t. III de l'Édition royale.)

Cette peinture est aussi précieuse par le sujet qu'elle représente, que par sa beauté. Voilà le fameux bélier envoyé par la nymphe Néphelé pour sauver les enfans qu'elle avait eus d'Athamas, poursuivis par la jalouse Ino. La malheureuse Hellé vient de tomber dans les flots; elle implore, de la voix et de la main, le secours de son frère, Phrixus emporté par le bélier qui fuit rapidement sur la plaine liquide. Phrixus a tendu en vain une main secourable à cette fille infortunée, elle va disparaître et laisser son nom à cette mer perfide, pour monument de son malheur. L'Hellespont rappellera sa triste aventure au voyageur qui passera le détroit entre Sestos et Abydos. Phrixus immolera le bélier à Jupiter, sur les bords du Phase; ce fameux bélier, placé dans le ciel, brillera parmi les astres, et sa riche toison deviendra un jour le sujet de l'expédition des Argonautes et la conquête de Jason. Cette toison est représentée blanche. Il faut donc croire, avec Apollonius (II. 1147) que la toison devint d'or par l'attouchement de Mercure.

Cette peinture fut trouvée à Civita, en 1760.

Hauteur, 1 P. 9 p°.—Largeur, 1 P. 2 p°. 7 lig.


PLANCHE XXXVI.

(V, t. III de l'Édition royale.)

Cette peinture, dont le champ est vert, représente une Nymphe vêtue d'une tunique jaune. Ses cheveux blonds sont tressés avec soin autour d'un diadême; elle a les pieds nus, elle paraît marcher et cueillir en passant une fleur sur la tige qui s'élève auprès d'elle; elle porte une corne d'abondance où l'on voit quelques fleurs; c'est l'une des Heures, compagnes de l'Aurore ou de Flore, cueillant les fleurs qu'elle sèmera sur son passage; ou bien c'est Chloris elle-même, l'amante, l'épouse de Zéphir, régnant dans son empire. Ces Divinités sont représentées vêtues d'habits teints de vives couleurs empruntées des fleurs même. L'habillement de cette Nymphe prend le nom particulier de crocota, du crocus ou safran dont elle est teinte.

Cette peinture fut trouvée à Gragnano, en 1759.

Hauteur, 1 P. 2 p°.—Largeur, 10 p°.


PLANCHE XXXVII.

(VI, t. III de l'Édition royale.)

Parmi les rapports que cette peinture pouvait offrir avec quelques traits de l'histoire héroïque, les Académiciens de Naples paraissent s'être attachés particulièrement à la reconnaissance d'Ulysse et de Pénélope. Cependant le costume du jeune guerrier devait écarter cette idée, et semble devoir fixer toutes les incertitudes. Comment ne pas reconnaître le beau Pâris dans cet habit phrygien qui s'éloigne en tout du costume grec, et qui est tel que nous l'ont décrit Euripide et Virgile! Ce bonnet, bien différent du bonnet marin que Polygnote avait approprié à Ulysse; la tunique à longues manches, les pantalons formant des plis sur les jambes désignent aussi, dans les monumens, ce favori de Vénus; ces armes lui appartiennent; c'est l'arc, ce sont les flêches, ces flêches qui tueront Achille. Au-lieu d'Ulysse et de Pénélope, M. Visconti voit ici, avec plus de vraisemblance, Pâris séduisant Hélène. L'épouse de Ménélas paraît dans ce combat de l'Amour et de la Pudeur, qu'Ovide a retracé dans ses Héroïdes, qu'un artiste grec a exprimé dans un bas-relief publié par Winckelmann, et éclairci par des inscriptions grecques. Ces yeux baissés et ce doigt levé annoncent encore l'incertitude; le fils de Priam semble vouloir la dissiper; il présente la main ouverte en signe de bonne foi. La princesse est assise sur un siége d'un beau travail et orné d'un marche-pied, circonstance qui désigne toujours une personne de distinction. Ses cheveux blonds, en partie relevés, laissent échapper de longues tresses sur ses épaules; elle est vêtue d'une tunique couleur d'or et d'un manteau violet. La négligence qu'on remarque dans l'arrangement de ses cheveux et de ses draperies, semble annoncer l'accès facile que l'hospitalité donne à son séducteur auprès d'elle. Cette peinture remarquable par la finesse et la vérité de l'expression, par la pose des figures et le costume, fut trouvée à Gragnano en 1759.

Hauteur, 1 P. 3 p°. 6 lig.—Largeur, 1 P.


PLANCHE XXXVIII.

(VII, t. III de l'Édition royale.)

Cette peinture ingénieuse est vulgairement désignée sous le nom de la Marchande d'Amours. En s'arrêtant à cette dénomination, on admirera l'esprit de la composition et la délicatesse avec laquelle elle est rendue. Si l'on veut faire honneur à son auteur, d'un sens mystérieux, tenant aux opinions des anciens sur l'Amour, on consultera leurs livres avec nous, et l'on trouvera que ces trois Génies peuvent représenter l'Amour dans ses différens états, le besoin, le désir et la possession. Ce sont les trois Amours de Scopas, Eros, Himeros et Pothos. C'est encore, si l'on veut, l'Amour céleste, l'Amour terrestre et leur frère, participant de l'un et de l'autre, suivant Apulée. La mère et la nourrice de l'Amour, suivant Platon, Penia (l'Indigence) sera caractérisée dans cette femme qui paraît disposer des Génies. Ses cheveux mal soignés, la coiffe (mitra) coiffure commune et négligée, la chaussure grossière, la tunique étroite et sur-tout les demi-manches (brachialia) annoncent une femme pauvre et de condition basse ou servile. La jeune femme assise, vêtue d'un habit bleu céleste et d'une tunique verte, avec des bracelets et une chaussure couleur d'or, le front couvert par le bandeau qui retient ses blondes tresses, sera Vénus, la Déesse de la Beauté; celle qu'on voit derrière elle, vêtue d'une draperie violette, sera sa compagne fidelle, Pitho ou Suada, Déesse de la Persuasion, qui attire et gagne tous les cœurs. L'un des Amours, entre les genoux de Vénus, jouit du bonheur parfait dans la contemplation de la beauté, c'est le charme de la possession; un autre que Penia tire de sa prison, tend les bras à Vénus prêt à s'élancer dans ceux de la Déesse, c'est l'ardeur du désir; le troisième, encore engourdi dans sa cage, commence à s'animer; il bat les ailes, et le besoin d'aimer et d'être heureux l'avertit de l'existence. C'est ainsi que l'ingénieux système de Platon (Voy. le Banquet) peut servir à expliquer cette peinture précieuse; mais comme ce sujet appartient aux Amours, quiconque reconnaît leur empire peut les consulter pour en pénétrer le mystère.

Hauteur, 1 P. 3 p°.—Largeur, 1 P. 7 p°. 5 lig.


PLANCHE XXXIX.

(IX, t. III de l'Édition royale.)

Ce Cygne à bonnes fortunes est le grand Jupiter; la belle abusée n'est point Léda; ce cercle lumineux qui rayonne autour de sa tête annonce une divinité, c'est la déesse Némésis. Jupiter n'a pu vaincre sa sévérité, il a eu recours à la ruse. La tendre Vénus, sous la forme d'un aigle, a poursuivi cet oiseau craintif; la Déesse lui donne asyle dans ses bras; elle a quitté sa couche en désordre, et ce lit aux pieds dorés, recouvert de draperies, sera complice du sommeil perfide qui va la livrer, sans défense, à cet oiseau devenu trop audacieux. De cette surprise naîtra l'œuf merveilleux; Mercure le déposera dans le sein de Léda, et de cet œuf sortira la fameuse Hélène, dont l'épouse de Tindare ne sera que la nourrice.

On peut regarder les poètes comme les pères de la fable. Dans leur langage sublime, ils personnifiaient les passions, et la superstition du vulgaire se créait des Divinités à la place des images du discours. Cette fable (et c'est l'opinion de M. Visconti, fondée sur Pausanias) paraît avoir pris sa source dans les expressions de quelque ancien poète qui, pour exprimer l'enchaînement des malheurs dont la funeste beauté d'Hélène avait rempli la Grèce et l'Asie, avait dit que cette princesse était fille de Némésis ou de l'indignation des Dieux.

Hauteur, 2 P. 1 p°. 5 lig.—Largeur, 1 P. 6 p°. 7 lig.


PLANCHE XL.

(XI, t. III de l'Édition royale.)

Qui ne reconnaît pas les trois Grâces, n'est pas digne de leurs faveurs. Voici les trois sœurs de l'Amour, les compagnes inséparables de Vénus. De ces Divinités dérivent les bienfaits et la reconnaissance, commerce généreux qu'exprime leur union. (Seneca de Benef. I. 3). Ce sont elles qui font le charme de la beauté; par elles, la beauté plaît en voulant toujours plaire: heureuse condescendance qui rapporte incessamment de nouveaux tributs. «Eh! quelle chose peut jamais être agréable à l'homme sans les Grâces! elles embellissent tout; elles permettent les plaisirs et défendent les excès; amies de la paix, elles défendent sur-tout l'ivresse; elles caressent le sage qui leur sacrifie; elles se montrent nues, car toute Grâce rejette l'ornement». Autrefois elles allaient vêtues (Pausanias. IX. 35); l'Amour leur déroba leurs vêtemens pendant qu'elles étaient au bain (Anth. IV. 19. ép.. 24); mais la décence leur sert toujours de voile; elles sont en présence de Vénus, telles qu'on les voit ici. Ces filles aux belles tresses et toujours fleuries, forment un nœud indissoluble. (Hom. Pind. Hor.) Thalie, opposée aux regards, enchaîne ses deux sœurs, et ses deux sœurs, qui s'offrent de face, lui font un collier de leurs bras. (Pithœus V et. ép. ib. IV. Albricus. cap. V.). Ainsi, dans ce groupe enchanteur, l'œil embrasse la beauté sous tous les aspects. L'une des Grâces tient une pomme, les autres des rameaux et des fleurs: la pomme appartient à Vénus et aux Amours; les fleurs, les feuillages et les fruits sont donnés souvent aux Grâces dans les monumens, et peuvent faire allusion à leur ancienne signification. Elles n'étaient pas, dans la Mythologie primitive, différentes des Saisons. On ne comptait que trois Saisons dans les climats et dans les temps qui ont vu naître les fables; et ces filles de l'année sont, pour la terre et pour tous les vivans, les Ministres des Grâces du ciel.

Hauteur, 1 P. 7 p°.—Largeur, 1 P. 3 p°. 10 lig.


PLANCHE XLI.

(XII, t. III de l'Édition royale.)

Cette peinture curieuse semble se rapporter l'aventure de Mercure avec la déesse Mania ou la nymphe Lara. Cette nymphe indiscrète révéla Junon les amours de Jupiter et de Juturne; le maître des Dieux la punit en lui arrachant la langue, et la confia à Mercure pour la conduire aux enfers. Le messager s'en rendit amoureux, et la séduisit en passant dans un bois; la nymphe devint mère des deux Lares. On reconnaît le divin messager à ses brodequins aîlés, aux deux aîles qui prennent naissance sur son front, comme on le voit dans plusieurs monumens antiques, et à la baguette qui désigne sa puissance sur les ombres. L'épée posée sur un rocher est aussi un attribut de ce Dieu; l'artiste s'est seulement écarté de la tradition, en ne la représentant pas de cette forme recourbée qui avait fait donner le nom de harpé à cette épée du fils de Maia. Les deux têtes couronnées de feuillages, dont l'une est sur la branche d'un arbre, et l'autre sur un pieu au-dessous des figures, sont, sans doute, encore relatives à une autre opinion religieuse; elles semblent représenter ces têtes feintes (oscilla) qu'Hercule fit substituer aux victimes en abolissant les sacrifices humains: ces signes se suspendaient aux arbres et sur des perches. La nymphe, parée d'un diadême d'or, d'un collier et de pendans formés de perles, s'appuie sur Mercure et semble l'écouter avec faveur; son attitude est pleine d'abandon et convient au repos qu'on cherche après une longue course; une draperie couleur de laque forme tout son vêtement; le Dieu la soulève et en rend la plus grande partie inutile. Le groupe est plein de grâce, et le site agreste et sauvage ajoute à la beauté de la composition.

Hauteur, 1 P. 8 p°. 5 lig.—Largeur, 1 P. 5 p°. 7 lig.


PLANCHE XLII.

(XIII, t. III de l'Édition royale.)

Cette peinture dont le champ est bleu, représente une jeune et belle Femme vêtue d'une tunique longue de couleur changeante, et d'un manteau rouge qui voltige derrière elle; ses cheveux blonds sont relevés avec soin; ses bras sont parés de bracelets d'or; elle porte un arc détendu et une flêche ou plutôt un dard. Comme Diane, ou comme une nymphe de sa suite, on la voit l'épaule découverte, le sein et le bras nus. Ces habits longs, cependant, conviennent peu à une chasseresse. Diane, avec l'arc et les flêches, n'est pas toujours représentée dans l'appareil de la chasse; alors elle est armée pour punir les villes impies ou les femmes qui ont mérité sa colère: on pourrait rapporter cette idée l'intention du peintre; peut-être aussi ne doit-on voir, dans cette figure, qu'une nymphe, qui la Déesse a remis ses armes pour en prendre soin.

Hauteur, 1 P. 2 p°. 1 lig.—Largeur, 9 p°. 9 lig.


PLANCHE XLIII.

(XIV, t. III de l'Édition royale.)

Cette peinture fut l'une des premières découvertes qu'offrirent les fouilles de Résine; elle se trouvait détachée du mur. Sa grande antiquité et sa beauté la rendent également curieuse; il est regretter qu'elle soit endommagée en plusieurs endroits. Le sanglier, dont on ne voit que la hure et les pattes, peut faire soupçonner qu'elle a quelque rapport avec la fameuse chasse de Calydon, et principalement avec la guerre qui éclata entre les Curètes et les Étoliens pour ces glorieuses dépouilles. Méléagre, suivant le récit d'Homère (Ill. IX) faisait triompher les Étoliens; le héros, irrité des imprécations d'Althœa, sa mère, dont il avait tué les frères, s'obstina à ne plus combattre; les Étoliens vaincus implorèrent son secours: «leurs vieillards le priaient en supplians, et lui députaient les prêtres les plus révérés». Méléagre, après avoir résisté toutes les instances, se laissa toucher par les larmes de Cléopâtre, son épouse. Le vieillard debout, vêtu d'une draperie qui passe en écharpe sous le bras droit, ayant pour chaussure des semelles attachées avec de minces courroies, serait le député des Étoliens; la coiffure qui lui couvre la tête, peut désigner un prêtre; le bâton long, qui n'est autre chose que le sceptre antique, l'anneau qu'il porte un doigt de la main gauche, sont des marques de dignité. L'inclinaison de la tête dans celui-ci annonce un suppliant. Le vieillard assis, qui l'écoute avec intérêt, serait le roi Œnée, père de Méléagre; il s'appuie sur un sceptre; il a pour vêtement la chlamyde rejetée en arrière, selon le costume héroïque. La peinture dégradée ne permet point de distinguer l'action du jeune homme écoutant une belle femme largement drapée; c'est, sans doute, le prince, se laissant fléchir par Cléopâtre, son épouse. Le chien de chasse armé d'un collier à pointes acérées, la tête tournée vers lui, semble le désigner ingénieusement.

Hauteur, 2 P. 7 p°. 5 lig.—Largeur, 2 P. 2 p°. 3 lig.


PLANCHE XLIV.

(XV, t. III de l'Édition royale.)

Plusieurs Héros de l'antiquité se signalèrent par leur pudeur, et devinrent célèbres par les dangers auxquels la fureur d'une amante dédaignée les exposa. Bellerophon, insensible aux feux de l'épouse de Prœtus, Sténobée ou Antée, suivant Homère, fut accusé par elle, et vainquit la redoutable chimère qu'il eut à combattre. Pélée, le père du grand Achille, fameux par sa lance, respectant l'hospitalité, refusa de répondre aux voeux d'Astydamie, épouse d'Acaste, roi d'Iolchos; les Dieux l'armèrent contre les bêtes féroces, auxquelles il fut exposé, et la vertu fut encore sauvée. Mais le généreux Hippolyte, célébré chez les anciens par Euripide et Sénèque, chez nous, par notre Racine, exemple et victime de la vertu la plus pure, eut contre lui les fureurs d'une marâtre méprisée, d'un père irrité et d'un Dieu trop prompt à accomplir l'imprécation paternelle. C'est ce jeune Héros même qui nous paraît faire le sujet de la peinture antique. La détestable Œnone remplit son lâche ministère. Phèdre assise sur un trône d'un beau travail, avec un marche-pied, le front orné d'un bandeau richement brodé, paraît à demi-vêtue; elle ajuste sa tunique sur l'épaule gauche; son bras droit repose sur le dossier de son siége, recouvert d'une draperie bleue qui paraît être son manteau; elle détourne la tête, et laisse lire sur son visage l'attention, la honte et la colère. Le pudique Hippolyte, vêtu de la simple chlamyde héroïque qui retombe derrière les épaules, témoigne sa surprise et ses refus par le geste de la main droite; c'est ce noble maintien, ce front où

Brille de la vertu le sacré caractère.

Il porte la lance, arme célèbre des Héros. Un jeune écuyer, vêtu d'un habit succinct, paraît au-dehors tenant un cheval par la bride; ce qui fait allusion à la passion du fils de Thésée pour les coursiers et pour la chasse. La bride du cheval est telle qu'on la remarque dans la colonne Trajane, et semblable celle en usage de nos jours. Le poitrail est orné d'un croissant, peut-être formé de la dent d'un animal sauvage, suivant quelques auteurs, Le cheval porte une housse qui tenait lieu de selle aux anciens.

La seconde peinture (XVIII, t. III de l'Édit. roy.) représente une Néréide se jouant avec un taureau marin; ses cheveux sont arrangés avec soin et ornés d'une bandelette entrelacée de petites feuilles. Le mouvement du taureau est plein de pétulance; la nymphe l'embrasse et le regarde avec familiarité.

Sujet PRINCIPAL.—Hauteur, 2 P. 2 p°. 5 lig.—Largeur, 2 P. 7 p°.


PLANCHE XLV.

(XVI, t. III de l'Édition royale.)

Cette peinture représente une Néréide portée par un cheval marin, qu'elle guide avec des rênes. Son manteau, enflé par le vent, est d'un rouge obscur, et fait briller la carnation délicate de son corps. Ce manteau, qu'elle retient avec grâce par un bout, rappelle l'image que Philostrate donne de Galatée (II Im. XVIII). La nymphe porte des cercles d'or aux poignets et au bas des jambes; ses cheveux blonds voltigent sur ses épaules, et le cordon des rênes vient former une croix sur sa poitrine: la souplesse de son corps répond parfaitement au mouvement de la course. La couleur du cheval marin est eau de mer: on appelait ces monstres Hippocampi, de leur désinence en queue de poisson Campa.

Hauteur, 1 P. 6 p°.—Largeur, 2 P. 2 p°. 4 lig.


PLANCHE XLVI.

(XVII, t. III de l'Édition royale.)

Ce monstre marin, couleur eau de mer, tacheté de marques rondes et obscures, peut s'appeler une panthère marine. La nymphe qu'il porte, mollement étendue sur sa croupe, .le dos nu et le sein voilé d'une draperie légère agitée par le vent. Ses cheveux blonds relevés en tresses, ses bracelets, ses pendans, formés de perles, annoncent le soin de la parure, Dans une attitude charmante, elle verse d'un vase d'or, dans une patère, une liqueur que le monstre lèche et savoure: sans-doute c'est la liqueur de Bacchus, agréable à la panthère qui lui est consacrée, et que la Néréide traite avec complaisance dans l'empire de Neptune: «Vous êtes les premières, dit Orphée aux filles de Nérée, qui avez enseigné les mystères augustes du divin Bacchus et de la chaste Proserpine»; mais en se rappelant qu'Ino, la tante et la nourrice de Bacchus, reçut l'immortalité parmi les filles de Nérée, on pourrait la reconnaître dans cette nymphe. Cette peinture, sur champ rouge ainsi que la précédente, lui servait de pendant, et fut trouvée avec elle dans les fouilles de Gragnano en 1760.

Hauteur, 1 P. 6 p°.—Largeur, 2 P. 2 p°. 4 lig.


PLANCHE XLVII.

(XXIII, t. III de l'Édition royale.)

Le costume de cette figure qui se montre demi-nue, ses cheveux ceints d'une couronne de lierre, et dont une partie retombe sur ses épaules, la lyre dont elle touche les cordes, pourraient faire reconnaître dans ce personnage, une de ces joueuses de cithare dissolues, qui étaient admises dans les festins. Sa pose droite et resserrée, l'ornement qu'elle porte sur la tête, ne démontrent, à parler raisonnablement, qu'une figure de décoration, une cariatide peinte à caprice. Cette observation semble ôter toute probabilité à l'opinion de ceux qui ont voulu reconnaître, dans cette Citharistria, une Sapho, ou une des Muses.

Hauteur, 1 P. 10 p°. 5 lig.—Larg. 1 P. 4 p°. 2 lig.


PLANCHE XLVIII.

(XXIV, t. III de l'Édition royale.)

Ces deux figures semblent avoir quelque rapport entr'elles; toutes deux sont peintes sur un fond blanc. La première représente un jeune Homme n'ayant pour vêtemens qu'une tunique ronde, agraffée sur l'épaule droite, nommée par Apulée (Met. X) Ephebica; ses cheveux sont noués par derrière avec un ruban, et il tient un vase d'or de ses deux mains. L'autre jeune Homme, ayant un habillement semblable, porte d'une main une couronne d'or radiée; de l'autre un éventail formé de plumes, dont la baguette et les cercles qui la fixent sont couleur d'or: ces deux figures paraissent en mouvement, et rappellent les beaux enfans qui servaient dans les festins. L'éventail de plumes est décrit par plusieurs poètes: les plus riches étaient formés de plumes de paon (Prop. II, El. XVIII, 59.—Claud. in Eutr. I, 109); les mignons s'en servaient pour rafraîchir l'air autour de leurs maîtres. La couronne radiée était en usage dans les noces.

CHAQUE SUJET.—Hauteur, 1 P. 5 lig.—Largeur, 8 p°. 3 lig.




FIN DU SECOND VOLUME.