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Aphorismes du temps présent

Chapter 36: IV LE PACIFISME ET LA GUERRE
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About This Book

A series of concise aphorisms distills reflections on individual psychology, collective behavior, and social life into sharp propositions. The pieces examine how character arises from layered hereditary and environmental influences, how unconscious impulses and habitual suggestions often govern action more than conscious reason, and how affective, mystical, and collective sentiments shape beliefs, politics, and historical movements. The author treats education, leadership, revolutions, and national mentalities through psychological laws, defends the aphoristic form for its mnemonic force, and cautions that such brevity often conceals longer demonstrations found in fuller works.

IV
LE PACIFISME ET LA GUERRE

Vivre c’est lutter. La lutte est une loi universelle. Des êtres non combatifs n’auraient réalisé aucun progrès.


Si la nature n’avait pas été impitoyable pour les faibles, le monde serait peuplé de monstres, et aucune civilisation n’aurait pu éclore.


Les peuples possédant beaucoup de canons ont seuls le droit et le pouvoir d’être pacifistes.


Une minutieuse préparation, une foi forte, une haine de l’ennemi très vive, seront toujours les grands éléments du succès des batailles.


Reculer devant l’effort qu’on croit inutile, est renoncer d’avance à tout succès.


Une armée, composée d’individus qui discutent, serait facilement vaincue par une armée de barbares, incapables de raisonnement, mais prêts à obéir sans discussion.


Craindre d’être vaincu augmente les chances de l’être. Persuader une armée de sa supériorité, double son courage et ses chances de victoire.


Le courage individuel est beaucoup plus rare que le courage collectif.


Les amitiés entre individus peuvent n’avoir que la sympathie pour mobile. Les alliances entre collectivités ont uniquement des intérêts matériels pour bases, et s’évanouissent quand ces intérêts disparaissent.


Les intérêts économiques des peuples leur font souhaiter la paix, mais les divergences de sentiments et de croyances, les poussent toujours à la guerre.


Un peuple, vraiment pacifiste, disparaîtrait vite de l’histoire.