[From "L'Espérance, Journel Mensuel, organe de l'Association des Femmes." Genève,
le 8 Mai, 1873.]
WOMAN'S WORK.
Lettre à la Présidente.[142]
Ma chère Madame: Je vous remercie de votre lettre si intéressante, car je sympathise de tout mon cœur avec la plupart des sentiments et des souhaits que vous y exprimez. Mais arriver à rendre des femmes plus nobles et plus sages est une chose; les élever de façon à ce qu'elles entretiennient leurs maris est une autre!
Je ne puis trouver des termes assez forts pour exprimer la haine et le mépris que je ressens pour l'idée moderne qu'une femme doit cesser d'être mère, fille, ou femme pour qu'elle puisse devenir commis ou ingénieur.
Vous êtes toutes entièrement sottes dans cette matière. Le devoir d'un homme est d'entretenir sa femme et ses enfants, celui d'une femme est de le rendre heureux chez lui, et d'élever ses enfants sagement. Aucune femme n'est capable de faire plus que cela. Aucune femme ne doit faire moins, et un homme qui ne peut pas nourrir sa femme, et désire qu'elle travaille pour lui, mérite d'être pendu au-dessus de sa porte.
Je suis, Madame, fidèlement à vous,
J. Ruskin.
FOOTNOTES:
[142] I have been unable to get access to the paper from which this letter is taken, and must therefore have without explanation the fortunately unimportant references in its first paragraph.