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Biographie des Sagamos illustres de l'Amérique Septentrionale (1848) cover

Biographie des Sagamos illustres de l'Amérique Septentrionale (1848)

Chapter 68: ANECDOTE D'UN CHEF PANI
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About This Book

The volume compiles dictionary-style entries on Indigenous mythologies, cosmogonies, deities, spirits, flood legends, ritual practices, and supernatural beliefs from across the Americas, blending concise ethnographic notes with translated prayers and mythic episodes. It also includes short biographical sketches and legendary narratives about prominent native leaders, recounting ceremonies, alliances, and funerary customs. The tone alternates between descriptive cataloguing and anecdotal reportage, aiming to present traditional explanations of creation, moral order, and sacred ritual alongside brief historical recollections.


LETTRE DE MUSHULATUBA
CHEF DE VINGT-CINQ MILLE CHOCTAS AUX ELECTEURS DU MISSISSIPI.

Concitoyens,--J'ai combattu pour vous, et par un acte de votre propre volonté, je suis devenu citoyen de l'état: ja suis propriétaire, je suis enfant de la nature. On m'a dit que le titre de citoyen romain servait autrefois de passeport pour parcourir de l'univers. Je suis d'après vos lois citoyen américain, citoyen de la république représentative la plus pure et la plus grande qui ait jamais existé. J'ai été chasseur dans ma jeunesse; guerrier dans l'âge mûr: j'ai toujours combattu pour l'avantage de la république. Je n'ai plus assez de force pour soutenir les fatigues de la chasse, et mon bras est trop faible pour supporter le poids de l'arc et des flèches. Lorsque je vivais dans l'état de nature, je n'aspirais qu'à me reposer dans l'ombre, et je n'avais d'autre espoir que celui d'être enseveli sous la même terre qui couvre mes ancêtres; mais vous avez éveillé en mois de nouvelles espérances, et vos lois ont fait luire à mes yeux une perspective brillante. Je ne connais pas d'homme qui puisse avoir souffert plus que moi: que ce soit vous ou moi, le temps devra le révéler. Mes frères blancs m'ont assuré que le burin de l'histoire est impartial, et que dans la suite des temps, notre race abandonnée obtiendra justice et sera épargnée. Ceci, concitoyens, est un langage simple. Ecoutez, car je vous parle avec candeur. Je crois, d'après vos lois, être qualifié pour occuper une place dans le conseil de cette puissante république, dont le Mississipi forme une partie inhérente; et je ne le cède à aucun autre citoyen en ce qui concerne la dévotion aux lois et à la constitution du pays. Si après avoir pesé mes prétentions et les avoir comparées avec celles des candidats qui me seront opposés, vous vous prononcez en ma faveur, je vous servirai. Je n'ai d'animosité contre aucun de mes frères blancs qui entreront dans les rangs avec moi, mais je vous déclare sincèrement que je désire réunir vos suffrages à l'élection prochaine d'un représentant au Congrès.

(Signé,) MUSHULATUBA.

Nation des Choctas, 1 Avril, 1930.


ANECDOTE D'UN CHEF PANI

Il y a peu d'années, les Panis étaient en guerre avec une tribu éloignée. Dans une incursion, un parti de leurs guerriers enleva une jeune fille, et les anciens la condamnèrent au feu. Le bucher fut allumé dans une vaste plaine près des villages. La flamme s'élevait déjà vers le ciel, lorsque Petalesharï, le jeune Chef de guerre, parut menant deux chevaux, et s'élança vers le bucher. Il rompit les liens de la victime toute tremblante, la mit sur un de ses chevaux, et s'éloigna avec elle avant que ses compatriotes ne revinssent de leur stupeur. Il remit la jeune fille sur le territoire de sa tribu, et vint à Washington où les Dames de la ville le fêtèrent, et le surnommèrent le Brave Pani. L'artiste Neale a peint le portrait du père de cet intéressant jeune homme; il se trouve dit-on dans un un des volumes de l'Histoire Naturelle de M. Godman.


Lors de la visite de Lord Elgin et de sa noble épouse à Toronto, leurs Excellences reçurent la visite de Shinguaconse, Grand Chef des Chippeouais riverains des lacs Supérieur et Ontario. Il était accompagné de son fils, de deux autre Chefs, et du Révérend William McMurray, et présenta au lieu de lettres de créance, un petit livre rempli de figures, qui sont les armes de quarante-quatre Chefs, qu'il représente dans cette ambassade. L'objet de la députation est de demander le payement des terres de Saugeen, cédées sous Sir F. B. Head. Il n'y a pas à douter que cette visite n'ait été parfaitement du goût du comte d'Elgin. Son Excellence a donné un concert au Sachem, qui a été aussi satisfait de sa dernière réception, qu'il l'avait été de celle que lui fit il y a quelques années le Lord Seaton. Shinguaconse paraît déjà bien vieux, il est de taille moyenne, et a une fort grosse tête. Il fait preuve d'une intelligence peu ordinaire.

ETIWANDO--A BALLAD
BY JOHN TOMLIN

(Extracts.)

I


Down in the darkful vale of death, forgotten years gone by,

Ah! who into that secret womb, in memory will fly?

Back to forgotten memory, a hundred years ago,

A hundred years ago, or more, thy legends now show?

A hundred years ago, or more, in silent solitude

By Etiwando's raging flood, young Etiwando stood!

Disdain was in his swelling heart, as flashed the meteor o'er.

His dark black eyes, in liquid fire, a strong resemblance bore!


II


All motionless as rock he stood, as firm as granite stone,

By Etiwando's silent tide, in silence all alone;

His bosom heaving as the tide of Etiwando's flood,

His forehead swollen by the veins, big with revengeful blood;

His dark eyes quivered with a light--O God! how strongly fix'd

They were on time, on space, and seemed as with a devil mix'd;

As motionless he stood as gazed upon the rising day,

And seem to speak, and did not speak, but yet his heard did say:


III


«Ho! mandates of the living God, how tyrants little reck!

Ho! mandates of an earthly king, how galling to the neck!

How much of evil and of good together here are mix'd

How much of evil here we find with good to it affix'd!

Now by the healing blood of Christ will Etiwando swear,

God help him now to keep the vow--no tyrant now shall swear,

Nor kingly crown, nor purple robe within a land like this.»

............................................................


VII


In council as a prophet, seer, young Etiwando stood,

None deemed less divine than man, some thought quite a god!

In councils wise, in battles brave, his countrymen did say,

That none did more of honor, save Marion in his day.

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IX


It was on holy Christmas eve, the moon was shining bright,

And on old Etiwando shed a flood of ivory light:

The sentinel was heard at post, a-pacing to and fro--

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XIV


Ho! Carolina's Huguenots! rejected sons of France,

On Briton and on Hessian too, in chivalry advance!

Ho for your altars and your hearths! arouse, the thought inspires!

..........................................................

Ho Carolina's Huguenots! the battle is begun,

If lost to give the slavery, or freedom if 'tis won!

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XVII


Young Etiwando, prophet, seer, young Etiwando stood,

A sprit quenchless in its fire, a spirit brooding good!

The Sachem of a perished race, he stood the white man's friend,

And blest the cause of Liberty, of Freedom to the end!

In Freedom's cause, on Eutaw's plains, how gloriously he fell,

The annals of his country point, and will forever tell! 161

Note 161: (retour) Cette ballade contient un épisode des campagnes de la Caroline lors de la guerre de l'indépendance. Le poëte loue Etiwando, qui suivait le parti des insurgés. Quoique le Sachem n'eut qu'un bien faux intérêt à agir de la sorte, on ne saurait blâmer le barde d'exalter le défenseur d'une cause qu'il croit sainte.


NARRAGHANSETT WAR SONG
BY MRS. FRANCES GREEN

Wake Narraghansetts! wake!

The foe is in our borders!

Come forth for hill and lake;

Repel the bold marauders!

Disgrace and pains

And servile chains

Shall Indians languish under?

No, we disdain

The yengee's chain,

And mock his booming thunder!


Come forth from vale and plain,

From river, wood and fountain;

Come, like the hurricane,

When storms sweep o'er the mountain!

Our cry shall be,

«For liberty!»

The strong arm we are baring;

For child and sire,

And council fire,

The foe shall rue our daring!