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Briefe an Ludwig Tieck (1/4) / Erster Band cover

Briefe an Ludwig Tieck (1/4) / Erster Band

Chapter 99: II.
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About This Book

A selection of correspondence received by a noted German writer presents letters from a wide range of contemporaries and associates, gathered and edited with a prefatory essay that explains the editorial choices. The volume preserves an alphabetical arrangement where possible, notes gaps and damage from binding and illegible manuscripts, and omits family papers and passages judged private or injurious. Together the surviving letters illuminate the author’s literary activities, critical opinions, social networks and personal relationships across successive generations while the editor draws attention to editorial limitations and the difficulties of establishing a strict chronological sequence.

David, Pierre Jean.

I.

Paris, 21. mai 1837.

Monsieur et illustre ami!

Je n’ai pas voulu laisser partir Mr. de Cubière sans le charger de quelques lignes pour vous. Je voulais vous écrire lorsque nous avons reçu la triste nouvelle de la perte cruelle que vous avez éprouvé; mais j’etais a ce moment très malade. Nous serions bien heureux de vous revoir ainsi que Mesdemoiselles Thieck, car nous comptons parmi les moments les plus heureux de notre séjour en Allemagne ceux que nous avons passés dans votre agréable société. Nous conservons avec une véritable joie l’espoir de vous voir l’année prochaine vers cette époque ci lorsque nous passerons par l’Allemagne pour nous rendre en Italie où nous ferons un assez long séjour.

Je serais bien heureux si parmi vos occupations plus utiles et si précieuses pour la postérité, vous pouviez quelque fois trouver l’instant de m’honorer d’un mot de vous, pour nous donner de vos chères nouvelles. Si vous saviez a quel point la lettre pleine d’amitié et de bienveillante indulgence que vous avez bien voulu m’écrire, m’a causé de joie vous ne regretteriez pas de perdre un peu de tems pour l’un de vos plus sincères admirateurs.

Agréez je vous prie, Monsieur et illustre ami l’assurance de ma haute considération et de mon bien sincère attachement.

David.

Soyez je vous prie assez bon pour présenter mes respectueux hommages a Mesdemoiselles Thieck et à la comtesse Finkenstein.

II.

Monsieur et honorable ami.

Mr. Carnot fils du célèbre Ministre de la guerre va revoir l’Allemagne qu’il a habitée pendant de nombreuses années, je lui donne auprès de vous une lettre d’introduction car il désire ardemment faire la connaissance de l’un des plus grands génies de votre beau pays; il est accompagné de sa femme et pourront vous dire tout deux combien nous avons regretté Emilie et moi de ne pouvoir faire le voyage avec eux.

Veuillez nous rappeller au bon souvenir de votre famille et recevoir nos complimens bien affectueux.

Croyez je vous prie, Monsieur et honorable ami, à mon sincère devouement et à ma profonde admiration pour vous.

David.