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Calixte; ou, l'introduction à la vie lyonnaise cover

Calixte; ou, l'introduction à la vie lyonnaise

Chapter 20: TABLE DES MATIÈRES
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About This Book

Un Parisien raconte son installation à Lyon et ses étonnements, proposant une sorte de guide des mœurs et usages locaux destiné aux étrangers souhaitant s'intégrer. Le texte combine portraits croisés, conseils pratiques et observations sociales pour expliquer les règles implicites et les contradictions de la haute société lyonnaise. L'auteur privilégie une description fidèle plutôt que la satire, en composant des types plausibles à partir de traits divers, et alterne ironie mesurée et ton didactique pour prévenir les erreurs de langage et de conduite.

TABLE DES MATIÈRES

Préface
LIVRE PREMIER
CONTENANT LES CONNAISSANCES INDISPENSABLES A CEUX QUI SE SENTENT APPELÉS A LA VIE LYONNAISE
Chapitre premier. — De mon arrivée à Lyon et de mes étonnements :  
Tristesse et funeste prédiction de mes amis à mon départ pour Lyon. — Calixte-Marie-Joanny Paterin, Tulles et Dentelles, vient m’attendre à la gare de Perrache ; son portrait. — Mes premiers étonnements : la statue de la République sur la place Carnot et la statue de Carnot sur la place de la République ; le maussade quartier d’Ainay habité par une élite ; Tolozan et Suchet : encore une place en désaccord avec son monument ; les pudeurs de Calixte ; repas exquis dans un estaminet ; M. Miron, Unis et Façonnés, m’annonce une suite d’épreuves ; la nuit lyonnaise. — Cauchemar.
Chapitre II. — De la défiance :  
Calixte m’observe et ne me reçoit pas chez lui. — Propos décourageants que me tiennent quelques étrangers sur la haute société lyonnaise. — Dois-je renoncer à connaître l’intimité de ses foyers ? — Un Marseillais me pose une question dérisoire. Avis important : les félicités de la vie lyonnaise ne se laissent pas sentir sans une longue et parfois pénible initiation. — Ne pas se rebuter et user de tact, de patience et de prudence.
Chapitre III. — Du sens moral :  
J’ambitionne d’être admis dans la haute société lyonnaise et m’y prépare avec zèle. — Je me donne Calixte en exemple. — Délicatesse morale de mon ami. — Conversation instructive que j’eus avec lui sur la littérature contemporaine. — Lyon, ville de lettrés avertis. — Louise Labé et l’Almanach de Guignol. — Je rencontre une jeune fille d’une beauté surnaturelle et j’en deviens éperdument amoureux. — Calixte m’engage à suivre les concerts et les conférences. — Mon attachement à Lyon se change en passion violente.
Chapitre IV. — De la considération :  
Mauvais état de ma santé depuis mon arrivée à Lyon. — Je consulte un médecin. — Son verdict : quitter Lyon ou renoncer à guérir. — Grave détermination : demeurer, revoir ma Béatrice et mourir. — J’entends une conférence sur Vercingétorix. — Premier contact avec la bonne société. — Je revois ma bien-aimée. Son doux nom de Marie-Antoinette. — La considération à Lyon. Comment elle s’acquiert. — Un journaliste charmant : Jean Caille. Entretien que j’eus avec lui sur le caractère lyonnais. — Perplexité.
Chapitre V. — Du souci de l’exemple et de l’horreur du scandale :  
Je subis l’influence de Calixte. Changement moral. — Calixte déplore les charités anonymes et me parle de la nécessité de l’exemple. — Vive critique de certains travers parisiens. — On donne au théâtre la Dame aux bas souris, opérette légère. Calixte y assiste et proteste véhémentement. Il y retourne. — Invitation à dîner.
Chapitre VI. — De la faiblesse humaine :  
M. Miron m’envoie à Paris pour affaires. — Le hasard me donne Calixte pour compagnon de voyage. — Je revois mes parents et leur fais l’éloge de la beauté des dames lyonnaises. — Calixte et moi dînons chez Poccardi. — Une soirée aux Folies-Bergère. — J’y retrouve mon plaisantin de Marseillais. — Faiblesse de Calixte. — Mélancolique retour à Lyon. — Remords de Calixte. — Changement de faux col.
Chapitre VII. — De quelques convenances :  
Huit mois après. — Solennelle invitation à dîner. — Calixte me juge digne d’être introduit dans un salon lyonnais. — Il m’adresse quelques ultimes recommandations, notamment sur la manière de me comporter à l’égard du beau sexe. — Le dîner. — Minute émouvante : je reconnais en Mlle Marie-Antoinette Vernon, belle-sœur de Calixte, l’inconnue bien-aimée. — Présentations. — Exquise amabilité de Marie-Antoinette. — Conversations lyonnaises. — J’obtiens la faveur inespérée de reconduire chez elle Mme Greillon-Delamotte.
Chapitre VIII. — De la véritable amitié :  
J’avoue à Calixte mon amour pour Marie-Antoinette et mon désir d’en faire ma femme. — Il me demande rudement si je suis fou et combien je gagne par an. — Réponse. — Histoire d’un héritage. — Calixte m’oblige à convenir qu’il est plus honorable de fabriquer de la soierie que des chansons. — Il me promet finalement son appui. — Éloge des affections lyonnaises.
LIVRE DEUXIÈME
CONTENANT QUELQUES EXERCICES PRÉPARATOIRES AUX PRINCIPALES DIFFICULTÉS DE LA VIE LYONNAISE
Chapitre premier. — Sur le maintien en général :  
Désireux de gagner le cœur de Marie-Antoinette, je décide de me faire Lyonnais. — Calixte m’invite à me vêtir avec moins de recherche et se donne en exemple. — Mes efforts pour arriver à me barrer correctement le front du « pli des affaires ». — Calixte s’oppose à ce que j’entende la messe derrière un gros pilier et m’entraîne dans le chœur. — Marie-Antoinette m’introduit dans tous les salons de la ville. — Deux rivaux dangereux.
Chapitre II. — Lettres du fils au père et du père au fils :  
Je fais part à mon père de mon intention d’épouser Mlle Vernon, de l’intérêt grandissant que je porte aux affaires, de ma rénovation morale et de mes progrès dans la voie de la considération. — Mon père déplore, par retour du courrier, une rénovation qui m’éloigne du sens commun. — Il m’invite à rentrer en moi-même.
Chapitre III. — Sur le gémissement :  
Je poursuis mes exercices de perfectionnement. — A Lyon, on n’est pas optimiste. — Nécessité de créer en moi un état d’esprit de désolation. — Mon application est récompensée. — Deux gestes significatifs de Marie-Antoinette. — Toute l’âme lyonnaise m’est révélée. — Économie et charité. — Je m’exerce à marchander malgré mes répugnances. — La virtuosité de Calixte me rend un peu jaloux.
Chapitre IV. — Pour faciliter :  
Calixte m’apprend la mort de Mme Greillon-Delamotte. — Luttes et intrigues pour obtenir l’appartement de cette femme éminente. — Je me mets sur les rangs et remporte la victoire. — Grande sensation que produit cette nouvelle. — La considération vient à moi comme la mer à son rivage. — Comment je fis ma déclaration à Marie-Antoinette et comment elle la reçut.
Chapitre V. — Récapitulatif ou mes parents introduits :  
Mes parents viennent à Lyon faire la demande. — Ma mère ne connaît la deuxième ville de France que par une phrase peu engageante de Colette. Je lui donne de la ville une idée plus avantageuse. — Elle apprécie la cuisine lyonnaise et s’émerveille du panorama de Fourvière. — Elle est conquise par l’exquise urbanité de la haute société. « Une grande famille », déclare mon père. Oui, mais… il fallait y entrer… Opinion de Clément Marot.
Chapitre VI. — « Civis Lugdunensis »  
Du cousinage. — Ébahissement de mon plaisantin de Marseillais en apprenant la nouvelle de mon mariage avec Mlle Vernon. — Écully, le village le plus distingué des environs de Lyon. — Un paradis emmuré. — Fiançailles lyonnaises. — Calixte me donne quelques derniers conseils. — Cérémonie solennelle. — Nous faisons notre voyage de noces en Belgique et en Hollande. — Séjour à Paris et redoutable tentation de Marie-Antoinette. — Civis Lugdunensis.
Conclusion.

PARIS. — TYP. PLON, 8, RUE GARANCIÈRE. — 1937. 49573.