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Chroniques de J. Froissart, tome 02/13 cover

Chroniques de J. Froissart, tome 02/13

Chapter 10: CHAPITRE XLII. 1340. DÉFAITE PRÈS DE SAINT-OMER, PANIQUE ET RETRAITE DES FLAMANDS DANS LEUR PAYS.—LEVÉE DU SIÉGE DE TOURNAY; TRÊVE ENTRE LA FRANCE ET L'ANGLETERRE [236] (§§ 133 à 137).
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About This Book

The chronicle recounts mid-14th-century military and political events in northern France and Flanders, detailing the opening hostilities between the French and English crowns, raids and chevauchées, sieges and captures of towns and fortresses, naval operations, and the involvement of Flemish towns and nobles. It records diplomatic missions, ecclesiastical measures including papal excommunication, prisoner-taking and ransom practices, and the movements and engagements of armed contingents across Hainaut and surrounding regions. The narrative mixes campaign reports, lists of leading figures, and localized accounts of destruction, occupation, and negotiation.

CHAPITRE XLII.
1340. DÉFAITE PRÈS DE SAINT-OMER, PANIQUE ET RETRAITE DES FLAMANDS DANS LEUR PAYS.—LEVÉE DU SIÉGE DE TOURNAY; TRÊVE ENTRE LA FRANCE ET L'ANGLETERRE [236] (§§ 133 à 137).

Après l'arrivée du roi de France et de son armée à Bouvines, le bruit se répand que les garnisons françaises de Saint-Omer, d'Aire et de Thérouanne doivent pénétrer dans la vallée de Cassel et ravager le pays, notamment les villes de Bergues [237], Bourbourg [238], Messines [239], Wervicq [240], Poperinghe [241]. Pour conjurer ce danger, Robert d'Artois et Henri de Flandre vont se poster avec vingt mille Flamands à l'entrée de la vallée de Cassel. P. 76, 77, 253.

Environ trois mille de ces Flamands quittent un jour leur campement pour aller ravager et piller, à l'insu de leurs chefs, le pays situé entre Aire, Thérouanne et Saint-Omer, ils mettent le feu aux faubourgs et abattent les moulins de Saint-Omer; à une demi-lieue de cette ville, ils pillent et brûlent aussi le gros village d'Arques [242] où ils font un riche butin; mais au moment où ils se reposent dans un village appelé la Cauchie [243], un certain nombre de gens d'armes français des garnisons de Saint-Omer et de Thérouanne viennent, sous les ordres de (Jean), comte dauphin d'Auvergne [244], fondre à l'improviste sur ces pillards, en tuent dix-huit cents et en font quatre cents prisonniers [245]. P. 76 à 78, 253 à 255.

Une trêve d'un an est conclue à Esplechin [246] entre les rois de France et d'Angleterre par l'entremise de Jeanne de Valois, sœur de Philippe de Valois, mère du comte Guillaume de Hainaut, aidée de Louis d'Agimont [247]. P. 79 à 82, 256 à 262.

Édouard III lève le siége de Tournay, qui dure depuis onze semaines trois jours moins, et retourne en Angleterre; Philippe de Valois, de son côté, licencie son armée campée à Bouvines [248].—Les conférences tenues à Arras entre les envoyés des deux rois en vue de la conclusion d'un traité de paix, restent sans résultat. P. 82 à 86, 262 à 265.