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Dans l'Inde (de Ceylan au Népal)

Chapter 19: 18 KATMANDOU
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About This Book

Credits: Laurent Vogel and the Online Distributed Proofreading Team at https: //www. pgdp. net (This file was produced from images generously made available by The Internet Archive) A ÉTÉ TIRÉ DE CET OUVRAGE 100 EXEMPLAIRES SUR VÉLIN PUR FIL DES PAPETERIES LAFUMA, DE VOIRON, NUMÉROTÉS DE 1 A 100. CES VOLUMES CONSTITUANT L’ÉDITION ORIGINALE.

18
KATMANDOU

Katmandou, 3 avril 1922. — Une matinée fraîche, le parfum des orangers ; les montagnes se dessinent encore confusément ; le bruit voisin des musiques militaires et du tir au canon ; on pourrait se croire en quelque Riviera à l’heure de l’exercice ; mais ma balayeuse arrive, sa gosse sur la hanche, ses clous dorés bordant ses oreilles sales, son large sourire ; un paon se promène sur mon mur ; il n’y a pas à s’y tromper, malgré l’accent entraînant des clairons, c’est bien Katmandou, au Népal.

Notre emploi du temps est le suivant : le matin de sept à neuf, promenade à pied avec un fonctionnaire civil et un sous-officier qui nous sont attachés — et réciproquement — et qui, en fait, nous servent de guides, nous indiquent les endroits à visiter, ceux où nous ne pouvons pénétrer et, dans les temples, le lieu où il convient de se déchausser, toutes nos possibilités, toutes nos limites. De dix heures à midi et demi, séance de bibliothèque à laquelle naturellement je ne participe pas ; de deux heures et demie à cinq heures, visite des temples, commencée presque au lendemain de notre arrivée, et nous n’avons pas fini d’explorer ceux de Katmandou ; la vallée en compte, je crois, plus de 2.500 : temples du Bouddha, de Siva, de Vishnou, de la grande Déesse et de bien d’autres encore. Enfin, on nous ramène dans notre carrosse à deux chevaux, nos deux soldats par derrière, le sergent à côté du cocher, un jeune capitaine dans la voiture.

Gardés ? Non pas, c’est là marque d’honneur, de sécurité aussi. Nous ne pouvons mettre le pied par terre sans qu’un immense populaire s’amasse autour de nous ; les gamins nous suivent en un véritable cortège, foule très sympathique, blagueuse et qui se rit des emportements et des ruades de la police. Mais sale ! On ne revient pas de pareilles expéditions sans quelque dévorant souvenir.

On ne rencontre pas dans les rues, à pied, les gens distingués, les femmes moins encore ; nous en avons croisé une, l’autre jour, portée dans sa dandi par quatre coolies, image parfaite de la distinction népalaise, la figure fardée, des mouches, et, bordant la paupière inférieure, continuant l’œil jusqu’à la tempe, un large trait de kohl. C’est joli, et les petites filles ainsi maquillées sont absolument délicieuses ; elles ont aussi sur la tête ou sur le front un large disque d’or orné de pierreries. Au cou, en collier, de lourdes masses d’or travaillées, reliées par un cordonnet à la chinoise, des bracelets aux bras et aux chevilles et, lorsqu’elles ont une jupe — et non pas la large culotte, — elle est si ample et forme sur le côté une telle masse de plis, qu’on admire qu’elles puissent marcher.

Nous avons laissé au Bengale le culte de Krishna, de la musique, de l’amour, de la poésie ; les dieux qu’on adore ici répondent plus aux besoins d’un peuple rude, c’est Siva-Pasoupati sous toutes les formes, ou les Mères, ses femmes ; et il n’est pas de jour où nous ne trouvions dans un temple le sang d’animaux qu’on vient de leur sacrifier ; des millions de mouches bourdonnent autour de l’offrande que des chiens parias lèchent timidement.

Ces Mères sont des déesses terribles, c’est la mort et la vengeance à force d’amour — il n’y a que la religion pour concilier ces choses-là — rouges ou noires, grimaçantes, trépignantes, langues pendantes, l’Inde, du sud au nord, est à leurs pieds. Au moment de la grande fête de la grande Dourga, il n’y a pas au Népal une poule ou un mouton à acheter ; quinze jours à l’avance, tout est gardé pour les sacrifices ; les buffles aussi servent de victimes ; les troupes, étendards déployés, assistent aux sacrifices officiels et la tête de la bête est à peine détachée qu’un officier pieusement trempe ses deux mains dans le sang qui bouillonne et les applique religieusement sur le drapeau.

A côté, le dieu à la tête d’éléphant, Ganésa, roule sa bonne panse à tous les carrefours, le dieu des entreprises.

Les signes rituels sur le front sont devenus incompréhensibles même pour un homme du Bengale comme Bagchi ; ce sont généralement, pour les gens distingués, deux petites raies parallèles et horizontales, noire et rouge ou jaune, à la base du nez, ou une tache oblongue jaune si épaisse qu’on la croirait faite de gros pains à cacheter ; très rarement les larges barres de santal et de minium, caractéristiques de l’Inde.

Finis aussi les jolis dessins, l’alpona bengali ; à la place, sur les murs des maisons, dans les villages de montagnes que nous avons traversés, des mains à peine dessinées, un rond pour la paume, cinq traits pour les doigts et des yeux aussi complètement schématisés, pour écarter les démons.


Lundi 27. — Le jeune et charmant capitaine qui nous est attaché, Sivapratap, de la famille des Thapa, nous avertit que His Highness nous invite à assister à la revue du lendemain mardi à trois heures et demie.

Nous nous promenons au matin de ce grand jour le long des très beaux quais de la Bagmati ; la rivière ne comporte plus que de minces filets d’eau, perdus dans son large lit ; un petit bras est réservé aux Yogis, et aussi quelques abris ; on les voit en passant, quelques-uns abîmés dans une méditation si profonde qu’elle ressemble à la mort. Et nous rentrons nous préparer pour l’événement.

L’esplanade, le Toundi Khel, est énorme. Au milieu, un grand arbre qu’entoure une sorte de plate-forme à deux étages ; depuis le matin, de tous les coins de l’horizon, les gens arrivent, curieux du spectacle, car la revue sera suivie de jeux ; c’est la fête du printemps, un printemps dont nous ferions un chaud été.

A l’heure dite, notre voiture traverse la foule des curieux et la grande esplanade ; nous montons l’escalier menant à la seconde plate-forme ; le maharaja me prend les mains, me présente ses fils ; il en a huit ; les aînés, généraux qui ont fait leurs preuves aux frontières, diplomates, administrateurs, même un érudit, et aussi les deux fils aînés d’un second mariage, enfants de quatorze et seize ans, tous chasseurs merveilleux. Il est strictement monogame, ses fils aussi.

Des fillettes de trois à douze ans tourbillonnent, délicieuses avec leurs figures fardées, ce maquillage spécial de la paupière inférieure et le trait final qui allonge démesurément l’œil ; sous leurs amples robes, elles ont les larges culottes d’ici qui font bouffer jupes et jupons ; broderies, satin, dentelles, tout ce dont on peut surcharger un costume féminin est cousu à leurs vêtements, et, sur tout cela, des étoiles, des croissants, des colliers, perles, diamants d’une grosseur et d’un éclat merveilleux ; même le petit de deux ans en est couvert.

J’ai à peine le temps de m’y reconnaître et de saluer hâtivement les deux autres ménages européens, l’électricien et l’ingénieur, trois occidentales en tout, bien simplettes et bien effacées malgré leurs plus beaux atours.

Bruits de clairon, coup de canon, c’est le roi : Maharaja Dhiraja Tribhouvana Vir Vikram ! La voiture à quatre chevaux, l’escorte, les coureurs, le porte-parasol, le porte-émouchoir, tout cela arrive dans un tourbillon de poussière. La portière s’ouvre, le roi monte les marches ; un jeune homme de seize ans, à la moustache naissante, des traits fins, figure fardée, ornée de trois mouches blanches, bottes ornées en haut de la tige d’une lourde cordelière d’or, et des bijoux éblouissants ; à la casquette une sorte de broche qui se dresse raide et haute, dont les diamants étincellent, énormes ; aux oreilles, des solitaires ; sur la poitrine, une étoile aveuglante et un collier de perles, six à huit tours, tombant jusqu’à la taille. Les perles montées et séparées par de grosses émeraudes, une plus grosse encore pendant au dernier rang.

Et tout cela n’est rien ; il faut voir un Durbar, me disent les Anglais, quand rois, princes et généraux en grande tenue, la tête couverte de leur fameuse coiffure, perles, émeraudes et plumes de paradis, sont tous rassemblés dans la salle du trône. Déjà ce que je vois sous le grand soleil n’est pas mal, je vous assure.

Présentations, salutations. Ma révérence est un peu courte, comparée à celle des deux autres dames ; il faudra un peu ployer le genou pour le départ. Le maharaja, aimable comme on ne peut assez le dire, m’invite à m’asseoir près de lui et de Sa Majesté. Il y a trois chaises ; modestement je veux prendre la dernière ; mais non, ma place est entre ces deux grands princes.

Le Maharaja, je le connais, j’en ai tant entendu parler, par mon mari d’abord, et tout ici chante sa louange, les bienfaits de son administration : esprit extrêmement moderne et réalisateur, très traditionaliste aussi et connaissant à fond toutes les manigances de la politique. Écoles, voirie, électricité, grands asiles pour les voyageurs, maisons de pauvres, et bourses pour des étudiants, câble transporteur, etc., voilà pour les temps modernes. Une main de fer, un pays impénétrable ou presque, un câble qui ne pourra transporter que des marchandises, voilà pour la conservation.

Et le petit roi ! Il regarde devant lui, physionomie d’où toute expression est absente. Sa Majesté comprend l’anglais, me dit le Maharaja ; je me penche alors respectueusement et je lui demande s’il a des enfants. A-t-il même entendu ? Indifférence, hauteur, timidité ? Le père que S. avait vu, il y a vingt-quatre ans, était enfermé dans le même silence.

La formule d’état est que la personne royale vénérée, sacrée, doit être tenue à l’écart des bruits du monde ; la formule est absolument réalisée. Ombre affublée du titre et des oripeaux de la royauté, on le sort aux grandes occasions ; marié à treize ans avec deux femmes, c’est le chiffre consacré, à seize ans il a trois fils.

Sa nervosité semble grande ; à chaque coup de canon, je le vois tressaillir. Nous nous asseyons. Le parasol d’or, emblème de la souveraineté, large comme la plus large roue du plus grand char, est ouvert derrière lui et son émouchoir blanc est comme une longue et épaisse queue de cheval.

L’immense esplanade est entourée de soldats en armes, les troupes évoluent, les musiques militaires se croisent, se répondent, et tout d’un coup un air connu me fait me tourner brusquement, cherchant les yeux de S., qui attendait ce muet appel ; c’est le vieux chant français, Fils de Brennus, chef des Gaules, Nous ne craignons rien sinon… qui en même temps nous penche l’un vers l’autre, brusque évocation de jours anciens et du pays si lointain.

Mais mon mari est confondu avec les petites gens, princes et généraux seulement ! Cependant le Maharaja me parle de la guerre. Je lui rappelle qu’il y a vingt-quatre ans, (il n’était alors que général), il avait demandé à S., sur cette même place, quand l’Alsace-Lorraine reviendrait à la France. Nous causons en vieux amis, il faut que je me rappelle de temps en temps qu’on doit l’appeler His Highness, si vraiment familière se prouve son amitié.

Les enfants jouent et se bousculent, le petit prince et la petite princesse sa sœur, surveillés par leurs nourrices-soldats, descendent les marches et jouent au milieu des troupes ; la petite bonne femme avec sa longue jupe rose bouffante et sa coiffure, une sorte de mantille en tulle brodé de perles bleues retenue sous sa ceinture, fait penser à la petite fille au poulet de la Ronde de Nuit. Les jeux s’achèvent, appels de clairon, coups de canon, salutations : je me suis rappelé cette fois qu’il s’agissait de saluer un roi !

Dans le même tourbillon s’éloigne l’apparition royale. Toute la famille Sham Shere nous presse les mains, nous assure de son amitié, de sa volonté de nous être utile, agréable ; le fils aîné du Maharaja, général Mohan, nous conduit à notre voiture, nous demande quelle sera notre promenade, et au milieu de la foule que tant de faveur rend respectueuse, nous allons finir cette mémorable journée à Svayambhou Nath, le vieux site bouddhique, pèlerinage saint et sacré entre tous autres, où affluent les pèlerins de l’Asie lamaïste.

Le stoupa et les treize parasols dorés qui le surmontent et les quatre chapelles qui le flanquent, aux quatre points cardinaux, couronnent une colline à quelque distance de Katmandou ; de bien loin on voit la blancheur de l’édifice et l’or de sa décoration. Au pied, de grandes statues du Bouddha ; un escalier à pic conduit au sommet ; je voulais en compter les marches, mais au tiers de la route j’avais déjà le cœur aux dents tant la montée est rapide.

Un monde de petits singes gris à taches fauves monte et descend, bondit et s’arrête, narquois, tout au long des degrés ; on envie leur inlassable agilité. Les stoupas de toutes tailles élevés par les fidèles se dressent tout autour du sanctuaire central comme des monuments funéraires.

C’était la fin du jour, le soleil descendait tout rouge dans le brouillard ; nous étions à peu près seuls ; une grande mélancolie, celle de l’heure et celle aussi des choses et des religions qui finissent, enveloppait le site vénérable. Les voiles de fer souple et ajouré étaient retombés devant les images saintes et les singes, se disputant la place, se tirant par la queue et par la patte, se glissaient sous le rideau pour grignoter le riz, les grains offerts tout le jour aux divinités par les fidèles. L’ensemble de toutes ces constructions pieuses et des abris qui les entourent est très beau ; le bois sculpté des fenêtres, des portes et des poutres encadre les pierres sculptées des stoupas de toutes tailles. Ici comme à Bodh Gaya, la disposition générale répond plus à nos habitudes, à notre goût, que le fouillis exubérant, intarissable, des conceptions hindoues. Nous sommes rentrés à la nuit tombée par le bazar tout éclairé à l’électricité.


Mercredi 29. — Nous sommes allés en promenade matinale à Patan, ancienne capitale du temps où trois rois régnaient dans la vallée, et copieusement s’y pignochaient jusqu’au jour — il y a environ cent cinquante ans — où enfin les Gourkhas vinrent imposer assez lourdement la paix. Dans une ville qui vaillamment leur résistait, qui ne leur céda que devant des promesses de complète amnistie, ils firent couper tous les nez !

Katmandou, capitale officielle, éclipse maintenant ses deux autres rivales, Patan et Bhatgaon ; je n’ai pas vu cette dernière ville, mais je suis restée éblouie devant la place du Durbar de Patan. On va en Espagne ou en Italie pour voir les villes, une ou deux églises, un ou deux palais ; mais ici… La pierre, le bois, le bronze doré, les briques, la peinture, l’art décoratif le plus original se mêlent, se complètent dans un ensemble d’édifices qui est pour les yeux un ravissement ; des volumes de descriptions, des centaines de photos, ne pourraient en donner l’idée et ne sauraient rendre la couleur, la lumière de cet incomparable ensemble.


Dimanche, 2 avril. — Nous avons été en grande cérémonie, sur l’invitation personnelle du Maharaja, lui rendre visite au Palais pour être présentés à la Bara Maharani, sa femme, sensiblement plus jeune que lui.

C’est au mur et aux fenêtres les tentures et les rideaux Louis XVI que nous connaissons, et le piano crapaud (combien de coolies l’ont amené ici ? et en combien de temps ?), des meubles comme chez nous. Qu’est-ce qui fait ce grand salon si oriental ?

Le général Mohan Sham Shere, le fils aîné, nous recevait à la porte ; accueil charmant du père ; je suis présentée à la grande princesse et à deux dames suivantes, pareillement vêtues de rose, gantées l’une de violet, l’autre de vert ; la Maharani, toute jeune encore, une petite toque noire brodée de fleurs et de perles sur la tête, une robe rose brodée, emperlée, ornée de tout ce qu’elle peut porter d’ornements et les bijoux fulgurants, un gros croissant sur la toque, étoiles énormes et bracelets et perles partout où l’on peut en placer. Une aimable figure malicieuse et fardée, deux petits signes rituels à la base du nez, le front couvert par les cheveux ramenés et plaqués en une sorte de frange, une longue mèche accroche-cœur devant chaque oreille.

Elle est visiblement intimidée, c’est encore aux trois quarts une dame pardah ; on invite mon mari à ne pas la saluer et à s’asseoir en lui tournant le dos ; il cause avec le Maharaja et le rajgourou, le prêtre du royaume, respectivement en anglais et en sanscrit.

Entre les dames une conversation lente, coupée de longs silences et de sourires, péniblement s’engage ; le général Mohan sert d’interprète ; elle s’étonne de me voir dans ma vieillesse entreprendre de si longs voyages. Je lui fais compliment sur la beauté de ses parures, elle rit, gentille, contente.

Cependant les bagues dont les doigts du général sont couverts me donnent des distractions.

Après trois quarts d’heure de réception pendant lesquels le Maharaja n’a pas quitté sa femme des yeux, sur l’invitation de son mari et de son beau-fils, cette grande dame me tend sa main gantée de rose et par la salle du trône aux innombrables lustres de cristal, une haute fontaine de cristal dans le milieu, avec des jeux de lumière de différentes couleurs pour le soir, des peaux de tigres partout, nous avons rejoint notre carrosse et sommes rentrés pour recevoir le jeune ménage électricien.

Je ne sais pas trop son nom, mais le mari nous a promis de nous installer une lampe sur la table, ce qui sera précieux. Les gâteaux et les fruits et les fleurs et les serviettes et les cigares, tout venait du Palais. Encore nous demande-t-on si cela suffit, si une seconde voiture ne serait pas nécessaire ou si quelque besoin ou quelque désir ne reste pas à satisfaire. Nous prenons de mauvaises habitudes.

Le ministre anglais n’est pas encore ici ; il rentre dans quelque trois ou quatre jours ; il chasse le tigre avec une soixantaine d’éléphants ! Mais ceci n’est rien à côté de la partie de chasse à laquelle, l’an passé, le Maharaja avait invité tout simplement un de ses ingénieurs ; pour le camp seul de Sa Hautesse, domestiques coolies, rabatteurs, etc., il y avait dix mille hommes.

Je termine ce long bavardage au matin, devant la fenêtre ouverte ; la brume persiste, légère, suffisante pour cacher la montagne. Comme chaque matin, S. est à la bibliothèque, aidé de Bagchi, il a classé les livres chinois ; on a déniché pour lui deux lamas tibétains qui ne savent pas un mot d’aucune langue, tels poèmes de crasse qu’il redoute de les amener ici ; avec son pandit bouddhiste, les brahmanes et l’appui du grand prince, il peut beaucoup espérer.