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De l'utilité de la flagellation dans la médecine et dans les plaisirs du mariage, et des fonctions des lombes et des reins

Chapter 8: EXTRAITS des articles de quelques auteurs cités dans cet ouvrage.
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About This Book

Le traité offre un examen médical et historique de la flagellation, envisagée à la fois comme pratique thérapeutique et comme phénomène lié aux plaisirs conjugaux, et analyse la structure et la fonction des lombes et des reins dans la vie sexuelle et la procréation. Il combine descriptions anatomiques et physiologiques, citations d'auteurs anciens et modernes, notes critiques et observations cliniques, et aborde les difficultés de traduction et de langage liées à une matière jugée délicate. Une introduction historique et des commentaires érudits complètent et actualisent les idées du texte latin d'origine.

EXTRAITS des articles de quelques auteurs cités dans cet ouvrage.

(A) Il y eut plusieurs Asclépiades. Un d’eux vivoit sous Trajan, et fut d’abord rhéteur, et ensuite médecin à Rome. Il mourut d’une chute, dans un âge très-avancé. Pline cite ses cinq remèdes : l’abstinence des viandes et du vin dans certaines occasions. Les frictions, la promenade et la voiture.

(B) Jérôme Mercurialis, mort à Forli, sa patrie, en 1596, à 66 ans, professeur de médecine à Padoue, à Bologne et à Pise. Ses compatriotes lui érigèrent une statue. Ami généreux, vivant avec éclat, et charitable envers les pauvres ; il n’en laissa pas moins 120,000 écus d’or à ses héritiers. Il étoit de belle taille, de bonne mine, d’une grande douceur et d’une piété exemplaire. Il a laissé des ouvrages pleins d’érudition. 1o. De arte Gymnasticâ, 1602, in-4o. 2o. De morbis mulierum, 1601, in-4o. 3o. Des notes sur Hyppocrate et sur Pline l’ancien.

(C) Thomas Campanella, dominicain calabrois, emprisonné 27 ans pour avoir montré plus d’esprit qu’un vieux professeur de son ordre. Il eut sept fois la question, pendant vingt-quatre heures de suite, et ne fut élargi qu’à la sollicitation du pape Urbain VIII. Il vint à Paris, protégé (en 1624) par le cardinal de Richelieu, et y mourut en 1639, à 71 ans, pour avoir pris de l’antimoine. Nous avons de lui un ouvrage intitulé : Atheismus triumphatus, et plusieurs autres.

(D) Jean Pic, prince de la Mirandole et de la Concorde, né en 1463, d’une famille illustre, fut dès sa plus tendre jeunesse, un prodige de mémoire et de science, et qui, dit-on, possédoit vingt-deux langues à l’âge de dix-huit ans. Ses ouvrages sont recueillis en un vol. in-fol. Bâle 1601. 1o. Des livres sur le commencement de La Genèse. 2o. Un traité de la dignité de l’homme. 3o. De l’être de l’univers. 4o. Règles de la vie chrétienne. 5o. Traité du royaume de J. C. et la vanité du monde. 6o. Trois livres sur le banquet de Platon. 7o. Une exposition de l’oraison dominicale. 8o. Un livre de lettres. 9o. Disputationes adversùs astrologiam divinatricem. Bologne 1495. in-folio, rare.

(E) Jean Nevisan, jurisconsulte Italien, natif d’Asti, mort en 1540, étudia le droit à Padoue, et l’enseigna à Turin. Son principal ouvrage est celui que cite ici Meibomius, Sylæ nuptialis, lib. 6. in quibus matrimonii, dotium, filiationis, adulterii materia discutitur. Lyon 1772, in-8. liv. curieux, qui souleva tout le beau sexe contre lui.

(F) Ludovicus Cœlius Rhodoginus, né à Rowigo, dans l’état de Venise, en 1450, savant dans le latin et le grec, professeur à Milan et ensuite à Padoue, où il mourut en 1525, à soixante-quinze ans ; son nom de famille étoit Richeri ; Jules César Scaliger fut son disciple, et les talens de l’élève justifient les éloges qu’il prodigua à son maître, en l’appellant le Varron de son temps. Rhodiginus fit un voyage en France, et Charles VIII le combla de bienfaits. Il fut enterré dans le couvent de St.-François, à Rowigo. Balthazar de Bonifaci, archidiacre de Trévigi, fit son éloge funèbre, qu’il termine par ce distique.

A Duplici patriâ nactus cognomina bina,
Cælius in cælis, hic Rhodiginus eris.

Son principal ouvrage est celui : des Anciennes leçons, en trente livres.

(G) Tout le monde lettré connoît le fameux André Tiraqueau, né à Fontenay-le-Comte, dont il fut lieutenant-civil, et mort en 1558, dans un âge très-avancé. Il fut conseiller au parlement de Paris, et rendit beaucoup de services à la France sous François I et Henri II. Juge intègre, et savant infatigable, ses occupations ne l’empêchèrent pas de donner au public un grand nombre d’excellens ouvrages. Il fit vingt enfans et vingt ouvrages. Il fut l’ami du fameux chancelier de l’hôpital. On lui fit cette épitaphe. Hic jacet qui aquam bibendo, viginti liberos suscepit, viginti libros edidit. Si merum bibisset, totum orbem implesset. Ainsi traduite par Desforges Maillard.

Ci gît le fameux Tiraqueau,
Ce grand commentateur de loix et de coutumes,
Qui ne but jamais que de l’eau,
Eut vingt enfans, fit vingt volumes :
On croit que cet homme divin,
Dont la verve étoit si féconde,
De ses productions auroit rempli le monde,
Si, comme un autre, il avoit bu du vin.

[Voyez le journal historique de Verdun sur les matières du temps. Oct. 1752, p. 284.].

(H) Othon Brunfels, fils d’un tonnelier de Mayence, ainsi nommé du bourg où il nâquit, se distingua dans les lettres, les langues savantes et la théologie et fut religieux à la chartreuse de Mayence. Il étoit valétudinaire, inquiet, mélancolique, inconstant et fâcheux avec ses amis. Il fut un des premiers qui suivirent Luther, sortit secrétement du monastère et se retira à Strasbourg, ensuite à Basle, où il fut reçu médecin en 1530. Revenu à Strasbourg, et de là envoyé à Berne, il y mourut six mois après, le 23 Octobre 1534, d’une maladie inconnue aux médecins, ayant la poitrine toute en feu, et la langue noire comme du charbon. Ses ouvrages sur la médecine, sont : 1o. Catalogus illustrium medicorum. 2o. Onomasticon medicinæ, etc.

(I) Fr. Junctinus ou Giuntino, mathématicien florentin, d’abord carme, ensuite apostat, est auteur des commentaires latins sur la sphère de Sacro Bosco, et mourut vers la fin du seizième siècle. Il vécut errant, inquiet et libertin, et fut accablé sous les ruines de sa bibliothèque. L’astrologie judiciaire sur laquelle il fit divers ouvrages, ne lui avoit pas annoncé ce genre de mort, dont il se seroit préservé.

(K) Marsilio Cagnati de Véronne, professeur de médecine à Rome, sous le pontificat de Clément VIII et Paul V. Il étudia à Padoue, sous Zabarella, et se fit une grande réputation dans les langues, les belles lettres, la philosophie et la médecine. C’étoit un homme très-mélancolique, sévère, parlant très-peu, mais avec beaucoup d’éloquence et de facilité. Nous avons de lui : De Sanitate tuendâ libri 2. opuscula varia ; varia Lectiones, etc.

(L) Origène, surnommé Adamantius, à cause de son assiduité au travail, nâquit à Alexandrie, l’an 185 de J. C. Tout le monde connoît cet homme étonnant pour le savoir, le courage dans les persécutions, la grande piété et les nombreux ouvrages qu’il a laissés. Léonide son père avoit tant de vénération pour lui qu’il alloit lui baiser la poitrine pendant qu’il dormoit. Origène à 18 ans fut chargé d’instruire les fidèles d’Alexandrie. Les femmes fréquentant son école, il crut fermer la bouche à la calomnie, en se faisant lui-même l’opération douloureuse, qui le privoit des organes de la génération, s’imaginant être autorisé à cette cruauté par un passage de l’écriture : mais ce fut précisément ce qui lui ferma tous les chemins aux dignités ecclésiastiques.

Voyez Bayle. Lucien, tom. 3, et le traité des Eunuques de M. Charles Ancillon, première partie, chap. 5, art. Vallesiens.

(M) Isidore (Saint) de Séville, fils d’un gouverneur de Carthagène, élevé par Léandre son frère, évêque de Séville. Il fit entre autres ouvrages vingt livres d’Origines ou Etymologies. Il succéda à son frère en 601, et mourut en saint en 636, également regretté des savans, des pauvres et de toute l’Espagne dont il étoit l’oracle. Le concile de Tolède, de 653, l’appelle le docteur de son siècle et le nouvel ornement de l’église. La meilleure édition de ses ouvrages est celle de Dom Dubreuil, bénédictin. Paris 1601, et Cologne 1613, in-folio.

(N) Aetius ou Aece, médecin d’Amide, ville de Mésopotamie, sur le Tibre, étudia à Alexandrie, sur la fin du quatorzième siécle. Il fut le premier médecin chrétien qui laissa des écrits sur la médecine. Il suivit la méthode des Egyptiens, excella dans la chirurgie et les maladies des yeux. L’ouvrage dont il est question, qui a pour titre : Tetrabiblos est en seize livres. Les huit premiers sont imprimés en grec, chez Alde ; Venise, 1534, in-fol. Et les huit dernier, M. SS. dans la bibliothèque de l’empereur, à Vienne. C’est une compilation, mais pleine de choses qu’on chercheroit vainement ailleurs. Elle a été traduite en latin par Janus Cornarus, et imprimée à Bâle, chez Forben 1542, sous ce titre : Contracta ex veteribus medicina : etc.

(O) Nicolas Perrot, né à Sasso-Ferrato, d’une famille illustre, mais pauvre. Il fut conclaviste du Cardinal Bessarion, après la mort du Pape Paul III, Gouverneur de Pérouse, ensuite de l’Ombrie, et archevêque de Siponto en 1458, et mourut en 1480 à Fugicura, sa maison de plaisance, auprès de sa patrie. Ses ouvrages sont : 1o. Traduction des cinq premiers livres de Polybe. 2o. Traité sur le serment d’Hyppocrate. 3o. Du Manuel d’Epictète. 4o. Du Commentaire de Simplicius, sur la physique d’Aristote. 5o. Des Harangues. 6o. Des Lettres. 7o. Des Poésies Italiennes. 8o. Des Commentaires sur le Stace. 9o. De generibus Metrorum. 10o. De Horatii Flacci ac Severini metris. 11o. Cornucopia, seu latinæ linguæ commentarius (sur Martial.) 1513 in-fol. 12o. Rudimenta Grammatices. Rome 1475, in-fol. Cette dernière édition est très-rare.

(P) Quintus-Septimius-Florens Tertullianus, prêtre de Carthage, et fils d’un centenier dans la milice, sous le Proconsul d’Afrique, mourut vers l’an 216, sous le règne d’Antonin Caracalla. Il se fit chrétien, et fut le plus éloquent défenseur du christianisme, avant qu’il eût embrassé le Montanisme. La meilleure édit. des ouvrages de ce père illustre de l’Eglise est celle de Venise, en 1746. Vassoult a donné en 1714 et 1715, une belle traduction de son Apologie pour les Chrétiens, avec des notes. Thomas, seigneur du Fossé, sous le nom de la Motte, a donné une excellente vie de Tertullien et d’Origène.

(Q) Nicolas de Lyre, ainsi nommé du lieu de sa naissance, petite ville de Normandie, entre Séez et Evreux. Il étoit né Juif, et étudia sous les Rabbins, mais il se convertit et prit l’habit des Frères Mineurs, en 1292. Cet auteur possédoit très-bien la langue hébraïque. La Reine Jeanne, Comtesse de Bourgogne, et femme de Philippe V, dit le Long, le nomma un des exécuteurs de son testament, en 1325. Il mourut Provincial de son ordre, à Paris en 1340. Nous avons de lui entr’autres ouvrages : des Postilles, ou petits commentaires sur la Bible. Lyon, 1596.

(R) Avicenne, Philosophe et Médecin Arabe, de Bochara en Perse, né l’an 370, de l’Egire, Médecin et Visir du Sultan Cabous, et mort de ses débauches, l’an 428, à 56 ans. Cet homme avec une mémoire prodigieuse, et sachant l’alcoran par cœur et les livres de Métaphysique d’Aristote, les lut quarante fois sans y rien entendre. Ses ouvrages ont été imprimés à Rome, en arabe, par les soins de Sixte IV, en 1489, et traduits en latin par Gérard de Crémone, André Alpagus et autres. 1o. Canonum Medicinæ, lib. 4. 2o. De Medicinis Cordialibus. 3o. Cantica. 4o. Opera philosophica, etc.

(S) Fulgentius Placiades, Evêque de Carthage dans le sixième siècle, auteur de trois livres de Mythologie, imprimés par les soins de Jacques Comelin, en 1599, avec Hyginus, Julius Firmicus Maternus et Alberic. La première édit. est celle d’Ausbourg 1517, avec des notes de Jacques Locher. On lui attribue encore un livre de l’allégorie de Virgile, adressé à Chalcide le Grammairien.

(T) Nemesius, Philosophe Chrétien, natif et Evêque d’Emese en Phénicie, sur la fin du quatrième siècle. Nous avons de lui un livre De la nature de l’homme, qui se trouve grec et latin dans la bibliothèque des Pères, et où il soutient la préexistence des ames. Ses mœurs honorèrent la Philosophie et la Religion.

(U) Sennert (Daniel) fils d’un Cordonnier de Breslaw, né en 1572, devint Docteur et Professeur en médecine à Wirtemberg, et mourut de la peste en 1637, à soixante-cinq ans. Ses ouvrages furent imprimés à Venise en 1640, 3 vol. in-fol. et plusieurs fois depuis. Ils forment une bibliothèque complette de médecine, et valent beaucoup mieux que plusieurs de nos modernes écrits. Sa passion pour la Chymie, sa liberté à refuter les anciens, et la singularité de ses opinions lui firent beaucoup d’ennemis. Il suivit la méthode de Galien. André Sennert, son fils, mort à Wirtemberg en 1689, à quatre-vingt-quatre ans, y enseigna pendant cinquante-un ans les langues orientales, et soutint par plusieurs gros livres, la réputation de son père.

(V) Oribase de Pergame, disciple de Zénon de Chypre, et médecin de Julien l’Apostat, qui le fit Questeur à Constantinople. Exilé sous les Empereurs suivans, il se fit estimer des barbares même, par sa vertu. Rappellé par la suite, il mourut au commencement du cinquième siècle. Le plus estimé de ses divers ouvrages, imprimés à Bâle, en 1557, 3 vol. in-folio, est son livre des Collections, entrepris à la prière de Julien, et puisé dans Galien et autres. Il ne nous reste que dix-sept livres de cet ouvrage, qui en avoit soixante-douze.