Conté par SADIANDIAM DABO.
Interprété par AHMADOU DIOP.
Note 176: (retour) La misère humaine.
ÉCLAIRCISSEMENTS
Cf. (présent recueil) Kahué l'omniscient—Trois frères en voyage et (Monteil, Contes soudanais), le conte khassonké, intitulé: Curieux.
XVI
LE DÉVOUEMENT
DE YAMADOU HAVÉ
(Khassonké).
Il y a 400 ans environ, des Peuhl descendant de Diâdié, fondèrent un village du nom de Bambéro, qui tire ce nom d'une montagne voisine. Le village peu à peu prit de l'importance et ne tarda pas à compter 333 flèches ou guerriers. Les Tomaranké (Khassonkè177 et Malinké du Tomara dans la région de Médine) virent d'un mauvais oeil la prospérité rapide de ces nouveaux venus et, poussés par la jalousie et la cupidité, leur déclarèrent la guerre.
Note 177: (retour) Gens du Khasso, région de Médine.
Les Peuhl étaient bien peu nombreux encore pour résister à tant d'ennemis mais, malgré cela, ils se résolurent à la résistance la plus acharnée. Un marabout de Souyama-Toran, qui devait plus tard fonder le royaume du Boundou et qui, à ce moment, voyageait dans le Haut-Sénégal pour s'instruire, vint alors à Bambéro. Il se nommait Malick Sy178. Il proposa aux Peuhl de leur préparer un grigri qui leur assurerait la victoire malgré leur grande infériorité numérique: «Mais, ajouta-t-il, il vous faudra souscrire à la condition que je vais vous poser...»
Note 178: (retour) Voir légendes de Lanrezac et de Bérenger-Féraud sur ce marabout.
«—Parle! dirent les Peuhl».
«—Voici ma condition: vous fixerez ce grigri à la pointe d'une flèche. Au début du combat, l'un de vous que je sais, un membre de la famille de Diâdié, un de ceux que vous aimez le plus de vos concitoyens, décochera la flèche au milieu des ennemis. Il sera tué dans le combat mais, à ce prix, je vous garantis la victoire.»
Chacun alors de s'offrir pour ce mortel honneur mais Malick Sy resta inébranlable jusqu'à ce qu'un jeune homme du nom de Mamadou ou (Yamadou) Hâve se fût proposé.
Alors le marabout déclara: «Celui-ci est l'homme que j'attendais!»
«—Voilà qui est bien, dit Yamadou aux Peuhl, mais, puisque je m'offre pour votre salut, je vous demande de consentir à votre tour à mes demandes!
Il y avait là quatre tribus Peuhl: les Diallo, les Diakhité, les Sidibé, les Sankaré. Toutes donnèrent leur consentement.
—«Le marabout, reprit Yamadou, a dit que, par la vertu du talisman, je mourrai demain pour le salut de ma race. Je suis prêt; mais j'ai trois enfants: deux garçons et une fille; le premier est Ségo Dohi, le second: Mamadou Dohi et la troisième: Sané Dohi. Chers Peuhl, je vous les confie, eux et leurs enfants! Je demande que leurs descendants commandent aux Peuhl du Khasso. Je désire qu'ils puissent épouser les femmes de votre race. Bien entendu, je ne parle que de celles qui seraient libres et à qui ils pourraient se marier sans enfreindre les prescriptions d'Allah.»
Les Peuhl ont, à l'unanimité, déclaré qu'il en serait selon son désir.
C'est à la mare de Tombi-Fara que s'est produit le choc entre les Malinké et les Peuhl.
Dès le début de l'action, Yamadou Hâvé s'est précipité, sa flèche en main, jusqu'au milieu des ennemis et les en a frappés. Il s'est battu vaillamment et n'est tombé qu'au moment où les Malinké prenaient la fuite. Et la prédiction du marabout s'est entièrement réalisée. La victoire resta aux Peuhl. Leurs adversaires avaient perdu leur roi et leur armée fut anéantie.
La paix était assurée pour de longues années et les Peuhl s'acquittèrent de leur dette envers les enfants du héros. Ils les élevèrent avec considération. S'ils empoisonnèrent Mamadou Dohi à cause de son intolérable arrogance, ils firent de Ségo Dohi leur roi, dès sa majorité et maintinrent le pouvoir suprême à ses descendants.
C'est de Ségo Dohi que descendent: Mojacé Sambala, chef de Médine; Diourha Sambala un des défenseurs de cette ville avec Paul Holl; Kinty Sambala, allié de la France et l'interprète Alfa Séga.
Hava Demba aussi en descend, lui qui fut l'allié de l'émir Abdoul Rhady dans la guerre du Diolof du temps de Napoléon Ier.
Kaolakh, 1905.
Conté par CLEVELAND, écrivain indigène.
ÉCLAIRCISSEMENTS.
Cf. le dévouement de Décius, de Codrus, d'Arnold de Winkelried et de la reine Pokou (La conquête du Baoulé. Delafosse).
XVII
LA FLÛTE D'YBILIS
(Bambara).
Un enfant qui était sorcier, mais que sa mère portait encore sur le dos, dit un jour à celle-ci: «Mère, porte-moi chez mon oncle; j'ai envie de le voir».
La mère le chargea sur son dos et se dirigea vers le village de son frère. En route, la pluie l'obligea à s'abriter dans une vieille case pleine de crânes humains. C'était la case d'Ybilis.
Au bout de quelques instants ils entendirent Ybilis qui rentrait. La mère et l'enfant se cachèrent dans la toiture et aussitôt Ybilis parut, porteur d'un cadavre qu'il venait de déterrer.
Il posa son fardeau à terre puis, se débarrassant de sa flûte, il la ficha dans la paille de la toiture, là où il avait pour habitude de la placer. Il alluma ensuite un grand feu qui dégagea une fumée épaisse. Cette fumée incommoda fort le petit qui se mit à crier: «Mère! Mère! la fumée!»
Ybilis fut grandement surpris d'entendre cette voix. Il s'imagina que c'était le cadavre qui parlait. Il reprit sa flûte et sortit de la case malgré la pluie qui continuait à tomber à torrents. Une fois dehors, il se mit à jouer la flûte. Et sa flûte disait:
J'ai déterré des cadavres du côté du Levant
Et du côté où tombe le soleil.
Et nul cadavre ne m'a dit:
«Mère! la fumée! Mère! la fumée!»
Cela fait, Ybilis rentra et remit sa flûte où il l'avait prise. Le bois manquant tout à coup pour entretenir le feu, il sortit de nouveau pour aller en ramasser.
Avant qu'il fût de retour, le petit redescendit de la toiture avec sa mère et s'empara de la flûte d'Ybilis, puis il reprit sa place sur le dos de la femme, et tous deux regagnèrent le village.
Ybilis revint avec du bois. Il fit cuire le cadavre et s'en repût.
Le lendemain seulement, au moment de repartir à la recherche des cadavres, il chercha sa flûte pour l'emporter avec lui mais il lui fut impossible de mettre la main dessus.
Vingt années entières, il la chercha partout sans succès. Un jour enfin qu'il arrivait près d'un village il entendit un bilakoro179 jouer de la flûte: Et cette flûte disait:
J'ai déterré des cadavres vers le Levant
Et du côté où tombe le soleil
Et nul de ceux-là ne m'a dit
«Mère! la fumée! Mère! la fumée!».
Note 179: (retour) Adolescent qui porte encore le «bila» ou caleçon.
«Oh mais! murmura Ybilis, c'est de ma flûte qu'on joue là-bas!» Il alla près de l'adolescent sous une forme qui ne pouvait éveiller la défiance de celui-ci puis, arrivé tout à côté de lui, il se changea en arbre.
Le soir, quand le bilakoro rassembla ses moutons pour regagner le village, Ybilis prit la forme d'une femme très belle et le suivit ainsi jusqu'à la case de ses parents. Il y entra avec lui et dit au père: «Je n'ai pas de mère et je suis venue pour t'épouser».
Le père était cet enfant d'autrefois qui avait dérobé à Ybilis sa flûte. Il reconnut du premier coup d'oeil à qui il avait affaire mais il dissimula: «Cela va bien, répondit-il, et je vais te prendre pour femme».
Il donna à sa première épouse l'ordre de faire chauffer de l'eau pour ses ablutions. Après s'être lavé, il vint trouver Ybilis: «Femme, lui dit-il, c'est à ton tour d'aller te laver. Il reste de l'eau là-bas. Vas-y. Ensuite tu viendras me rejoindre dans ma case où tu me trouveras couché sous ma couverture et tu te coucheras derrière moi180».
Note 180: (retour) Derrière moi... Les femmes indigènes dorment «derrière» leurs maris, d'après le conteur, c'est-à-dire entre leur mari et le mur.
Ybilis alla faire ses ablutions. Avant qu'il revint, l'homme avait lié ensemble trois pilons à mil et les avait placés sous la couverture de façon à faire croire que c'était un homme qu'elle recouvrait.
Quand Ybilis revint, il aperçut cette forme confuse et se coucha près d'elle sans souffler mot mais, à minuit, il se réveilla et, d'un seul coup de ses mâchoires, il trancha net les trois pilons, croyant tuer son voleur de flûte. Ensuite il partit, sans se préoccuper de son instrument.
Le lendemain l'homme appela sa vieille mère et lui raconta ce qui s'était passé. On ne revit plus Ybilis dont la flûte resta dans le village.
Bogandé, 1911.
Conté par SAMAKO NIEMBÉLÉ,
dit SAMBA TARAORÉ.
ÉCLAIRCISSEMENTS
Le travestissement d'un génie, ou d'un animal, en femme pour se venger de quelqu'un est un procédé fréquent dans les contes de tous les pays.
La substitution d'un mannequin à une personne se rencontre aussi fréquemment. Cf. L'adroite princesse (Mme d'Aulnoy).—Pardon du guinnârou.—Le forage du puits.
XVIII
LA BAGUE AUX SOUHAITS
(Peuhl).
Au pays de Sahel, il y avait un chasseur maure, nommé Ahmed, qui possédait pour tout bien un chien et un chat. Un jour qu'il était à la chasse, il a rencontré une guinnârou, dont les cheveux tombaient jusqu'à terre. Il s'est tout doucement approché d'elle sans qu'elle semblât l'apercevoir. Il lui voit au doigt une jolie bague d'or. Alors l'idée lui vient de tuer la guinnârou pour lui voler sa bague. Il charge son fusil... Mais la guinné n'ignore pas un seul de ses mouvements. Elle se retourne et lui dit: «Pourquoi me tuer, Ahmed! Viens près de moi». Ahmed obéit.
Je sais, continue-t-elle, ce qui se passe dans ton coeur. Tu es pauvre et tu veux me tuer pour me prendre ma bague, mais cela ne t'enrichirait guère! Je vais te fournir les moyens de devenir vraiment riche.»
Elle entre dans sa case et en ressort aussitôt: «Voici dit-elle le grigri que je t'ai promis». Elle ouvre le coffret qu'elle a apporté et en retire une bague d'argent: «Tu vas mettre cette bague à ton doigt. Chaque fois que tu désireras obtenir quelque chose, tu te l'ôteras du doigt et tu la poseras à terre. Ensuite, étendant ta main au-dessus d'elle, tu demanderas à Allah ce que tu voudras avoir. Tu passeras de nouveau la bague à ton doigt et, le lendemain matin, tu verras que tu possèdes déjà ce que tu auras demandé à Dieu.»
Le Maure rentre dans son village. Pendant la nuit il a ôté sa bague et l'a posée à terre, selon les indications de la guinnârou. Il prie Allah de lui faire gagner de l'argent. Puis il s'endort et, pendant son sommeil, la guinnârou qui le protège enterre dans le sol une marmite pleine d'or.
A son réveil, Ahmed gratte la terre, en retire la marmite et s'approprie l'or qui y est contenu.
Il a acheté des boeufs, des chevaux, des moutons, tout ce qu'il lui faut avec cet or là. Puis il s'est construit un tata.
Il va ensuite se marier. Avant qu'il le fasse, la guinnârou lui dit: «Ahmed, une fois marié, il ne faut pas laisser voir ta bague à ta femme. Sinon elle agira de telle façon que tu redeviendras malheureux».
Ahmed s'est marié et un long espace de temps s'écoule sans que sa femme voie la bague. Elle sait seulement qu'il en a une. Mais, un jour, Ahmed a oublié d'enlever l'anneau pour le ranger dans le coffre: il se couche avec sa femme et, quand il s'est endormi, la femme aperçoit la bague. Elle la lui ôte et en fait cadeau à son kélé181.
Note 181: (retour) Amant: expression soussou.
La femme dit au kélé: «J'ai entendu que cette bague fait avoir tout ce qu'on lui demande. C'est une guinnârou qui accorde ce que l'on a souhaité. Si c'est exact, je te demande de faire saisir mon mari, son chien et son chat et de les faire jeter de l'autre côté du fleuve».
Le kélé a exprimé ce souhait. La guinnârou vient aussitôt, saisit Ahmed et ses animaux et les dépose sur la rive opposée du cours d'eau. Ce fleuve est très large et il fourmille d'animaux malfaisants. Personne ne peut le passer à cet endroit-là et jamais on n'a osé y risquer une pirogue.
La femme a installé son kélé dans la case d'Ahmed.
Le lendemain matin, vers 6 heures, Ahmed se réveille et s'aperçoit qu'il est dans la brousse sur l'autre rive du fleuve. Alors il commence à s'effrayer, en songeant qu'il n'a ni fusil ni rien. Il se demande comment il va faire pour se procurer de la nourriture. Une heure se passe dans ces angoisses.
La guinnârou alors s'en vient trouver Ahmed: «Le jour où je t'ai donné la bague, lui reproche-t-elle, je t'ai recommandé de ne pas laisser ta femme s'en emparer: Maintenant il te faut rester ici trois mois. Je vais te donner un fusil et de la poudre de chasse. Chaque matin, tu tueras deux poissons. Tu mangeras l'un le matin et l'autre le soir. Le dernier jour de ce délai arrivé, avant de tirer ton dernier coup de fusil, tu viendras me trouver et je te donnerai quelque chose».
Ahmed a suivi les instructions de la guinnârou.
Au dernier jour du troisième mois, il ne lui restait plus qu'un coup de fusil à tirer. La guinnârou est venue la nuit pendant qu'il dormait. Elle appelle le chat et le chien et leur dit: «Mettez-vous à l'eau immédiatement, traversez le fleuve et rendez-vous à la case de votre maître. Vous y trouverez porte close, mais cela ne fait rien! vous entrerez quand même. La femme d'Ahmed va faire cette nuit ce qu'elle n'a pas encore fait depuis l'enlèvement de son mari. Elle dormira avec la bague au doigt. Vous lui prendrez la bague et me la rapporterez».
Le chat est parti avec le chien qui reste à faire le guet devant la porte. Il vole la bague et tous deux reprennent leur chemin pour revenir à la guinné. Arrivés au fleuve, le chat grimpe sur le chien qui va le passer à la nage mais, quand ils sont au milieu de l'eau, le chien lui dit: «Montre-moi cette bague; moi aussi je veux la voir.» Le chat prend la bague pour la faire voir à son camarade, mais elle lui échappe et tombe à l'eau. Un poisson se trouvait; là il avale la bague182.
Note 182: (retour) C'est à peu près l'unique rôle des poissons dans les contes.
De retour près de la guinnârou, le chien et le chat lui racontent la chose: «C'est bon! dit la guinné, je vais vous préparer un grigri pour retrouver le poisson qui a avalé l'anneau. Demain je ferai passer ce poisson près d'Ahmed. Celui qui sera tué par le premier coup de fusil ne sera pas ce poisson-là; ce sera le deuxième seulement et dans son corps se trouvera la bague».
La guinnârou a ainsi parlé au chien sans qu'Ahmed sache rien de ce qui s'est passé. Puis elle s'en est allée.
Ahmed se réveille: «Ah! se dit-il, je n'ai plus qu'un coup de fusil à tirer et, après, plus moyen de me procurer de quoi manger!» Il vient au bord du fleuve et aperçoit deux poissons. Il tire et les tue tous les deux. Il les saisit, l'un après l'autre, et les dépose sur la rive.
Le chien sait ce qu'il a à faire et le chat aussi puisque la guinnârou le leur a enseigné; mais tous deux restent muets.
Ahmed ouvre le premier poisson, puis le second; il en jette les boyaux. Alors le chat et le chien se précipitent dessus, les saisissent par leurs extrémités et tirent, chacun de son côté. La «saleté» se déchire et la bague tombe à terre.
«Prends ta bague» disent-ils à Ahmed. Et ils lui racontent comment la guinnârou les a envoyés pour reprendre la bague dérobée, comment le poisson l'a avalée et ce que la guinnârou leur a prescrit.
Ahmed attend jusqu'à la nuit. Il retire alors la bague de son doigt et formule un souhait. La guinnârou vient les prendre, lui et ses animaux, et les dépose entre la femme et le kélé. Le chat se place près du lit et le chien devant la porte à l'intérieur de la case.
Après avoir regardé la femme et le kélé, Ahmed sort doucement et va appeler ses captifs: «Gardez bien les issues du tata, leur commande-t-il, que personne ne puisse sortir!»
Il revient ensuite se coucher à la place où la guinnârou l'avait tout d'abord déposé.
Pendant la nuit, la femme d'Ahmed cherche le kélé pour ce que l'on devine; c'est Ahmed qu'elle touche et il fait des manières. Il refuse. La femme lui demande alors: «Pourquoi es-tu fâché aujourd'hui?—Oh! répond Ahmed, aujourd'hui je veux rester tranquille».—La femme a beau lui demander pardon et insister pour qu'il se prête à son désir.—«Non, dit-il, je ne le veux pas».
Alors la femme se fâche et se retourne de l'autre côté. Ils sont restés ainsi jusqu'à quatre heures du matin.
A ce moment le kélé veut saisir la femme dans la même intention. Il pose sa main sur la poitrine d'Ahmed et s'aperçoit qu'elle est velue. Il regarde mieux alors et reconnaît Ahmed. Il est pris d'une violente terreur.
A six heures Ahmed sort. Il envoie ses captifs convoquer les hommes du village «Comment va-t-on mettre à mort ces deux là?» demande-t-il.
Il appelle sa femme et lui dit: «Mon bengala avait beau être gros, il n'y en avait pas assez pour toi. Tu es allé chercher un kélé et tu m'as fait toutes les misères possibles. Eh bien! avant que je te tue, il faut que tu t'accouples avec lui devant tout le monde».
La femme et le kélé ont été bien forcés d'en passer par là. Ensuite Ahmed a fait venir ses captifs et trois hommes armés de fusils. On a fait un «feu de salve» et les coupables sont morts. On les a enterrés tous deux à cet endroit là.
Depuis lors, et maintenant encore, les hommes ne doivent pas se fier aux femmes.
Dubréka 1910.
Conté par Ousmann Guissé.
Interprété par Gaye Ba.
Eclaircissements
Comparer la vengeance de l'amoureux évincé dans «Affront pour affront».
TABLE DES MATIERES
DU TOME PREMIER
Préface.
Essai sur la littérature merveilleuse des noirs.
Contes:
I. Takisé le taureau de la vieille.
II. Le fils des bâri.
III. La tête de mort.
IV. Les ailes dérobées.
V. L'avare et l'étranger.
VI. Le canari merveilleux.
VII. La fausse fiancée.
VIII. Les calaos et les crapauds.
XI. Chassez le naturel.
X. Service de nuit.
XI. Le plus brave des trois.
XII. L'homme touffu.
XIII. Pourquoi les poules éparpillent leur.
XIV. Le procès funèbre de la bouche.
XV. Le fils du sérigne.
XVI. Le dévouement de Yamadou Hâve.
XVII. La flûte d'Ybilis.
XVIII. La bague aux souhaits.