Sur cette page-ci, cette page dernière,
Cherches-tu, par hasard, la table des matières,
Lecteur qui veux t’y retrouver, lecteur perdu ?
Cette table inévitable, l’exiges-tu ?
A te dire le vrai, je crois l’avoir omise,
Non point, au juste, par laide fainéantise,
Ni par oubli, mais de propos délibéré,
Afin que mon jardin semble plus aéré.
Donc, nulle table, fût-ce en paralipomènes,
Aucun signe indiquant à ceux qui se promènent
Le lieu fixe d’un vers, le logis d’un tercet,
L’adresse du quatrain que l’on a dépassé…
S’il sied, quand on est propre à composer des odes,
D’en grouper les nobles titres avec méthode,
Pour ce recueil falot, écrit en musardant,
Suffit-il pas d’ouvrir et de piquer dedans ?
Au cher lecteur qui fut ravi par quelque image,
Reste la liberté de corner une page,
Et l’homme raffiné (de goût supérieur)
Qui se plut à plus d’une, en cornera plusieurs.