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Fechsung

Chapter 60: BRIEF AN EINE JUNGE BRASILIANERIN
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About This Book

Eine Sammlung kurzer Eindrücke, Aphorismen und Essays, die persönliche Beobachtungen über Stadtleben, Liebe, Kunst, Theater, Gesundheit und Alltag verbindet. Die Stücke wechseln zwischen lakonischen Bonmots, fragmentarischen Erinnerungen und kurzen Briefen und reflektieren über zwischenmenschliche Beziehungen, ästhetische Erfahrung, Körperpflege und Diätetik sowie Kriegserlebnisse und philosophische Gedanken. Häufig treten ironische Pointierung und sensible Beobachtung nebeneinander, wobei Alltagsszenen, Porträts bekannter Orte und polemische Bemerkungen ein dichtes Kaleidoskop entstehen lassen. Die Form ist impressionistisch und episodisch, ohne durchgehende Handlung; Stimmung und Stimme des Autors schaffen den inneren Zusammenhalt der Texte.

BRIEF AN EINE JUNGE BRASILIANERIN

Chère Lyska,

ce n’est pas l’amitié sexuelle que j’ai pour vous, mais c’est l’amitié pour votre personnalité tendre et exceptionelle, dont on ne pourrait pas se rendre compte exactement, mais qui pourtant a l’effet de régions belles qu’on ne connaissait pas jusqu’alors — — —! Votre voix mélodique, un peu sombre et chantante, vos yeux d’une profondeur mélancolique, quelquefois comme les boules noires et anxieuses des papillons de nuit percés d’une aiguille dans une boite, encore vivants, votre manière d’être assise, d’écouter, et de marcher, tout à fait infantille et gracieuse, m’émuent plus que le désir m’excite de jouir de vous! Votre personnalité est plus grande que votre féminité — — —. Je voudrai vous caresser, comme une maman exaltée et exagérée caresserait son bébé adoré, et mes baisers surtout sur vos yeux adorés seraient d’une tendresse passionée et sobre tout à la fois — — —. La peau de votre main aimée exhale un parfum surhumain; comme les abricotiers en fruit, dorés et chauffés par le soleil! C’est pourquoi un baiser sur votre main quand elle est un peu chaude, me rend plus heureux que les autres hommes peut-être la possession entière de votre corps merveilleux et d’ébène! Je bois ennivré le parfum de vos mains! De tenir vos mains, vos doigts longs et bruns entre les miennes, me procure un bonheur surhumain, de la tranquillité, de la paix! Et j’oublie mon sort triste! Mais, hélas, que puis je vous donner en récompense?!?

Peut-être par moi et par mon exaltation, votre conscience de votre don céleste de pouvoir faire heureux et paisible! Ce serait alors peut-être la „Bonne Fée“, qui a la bonne volonté de guérir les pauvres malades d’âme, les mendians de la vie quotidienne et triste et ennuyeuse! Pouvoir être „Bonne Fée“, c’est une mission outre-terrestre et fière! Vous avez reçu pour ces „sorcelleries“ votre personnalité rayonnante et douce! En l’acclamant, je vous récompense!

J’aime votre bouche, vos yeux, votre teint pâle et mystérieux, votre démarche enfantine et gracieuse, votre voix un peu sombre et mélodique, comme les voix dans la nuit tombante, dans les prées, dans les forêts, dans les eaux mortes — — —. Vous êtes autre que les autres. Ce n’est pas un compliment banal et niais. Mais, Lyska, on vous regarde d’un regard plus ému que les autres jeunes filles attrayantes — — —! Vous n’auriez qu’à choisir entre les jeunes gens — je vous bénis — — — le plus riche!

Peter.