GRAMMAR REVIEW.--LESSON XIX
Interrogatives.--Relative que in emphatic inversions.--Penser à; penser de. Jouer à; jouer de. Savoir; connaître.
Examples
| Qui est là?--Qui avez-vous vu?--Avec qui parlez-vous? | Who is there?--Whom did you see?--With whom are you speaking? |
| De qui est-elle la fille? | Whose daughter is she? |
| À qui est cette maison? | Whose house is this? |
| Devinez qui j'ai vu. | Guess whom I saw. |
| Qu'avez-vous vu?--Que faire?--Qu'en pensez-vous? | What did you see?--What's to be done?--What do you think of it? |
| De quoi parlez-vous?--À quoi pensez-vous? | What are you talking about?--What are you thinking about? |
| Savez-vous ce que c'est?--Quoi?--Devinez quoi. | Do you know what it is?--What?--Guess what. |
| Je ne sais que dire ni que faire. | I don't know what to say nor do. |
| Laquelle de ces plumes est la vôtre? Auquel de vos amis écrivez-vous? Duquel parlez-vous? | Which of these pens is yours? To which of your friends are you writing? Of which one are you speaking? |
| Qui est-ce qui (or) qui. | Who (subject). |
| Qui est-ce que (or) qui. | Whom (object). |
| Qu'est-ce qui (only). | What (subject). |
| Qu'est-ce que (or) que. | What (object). |
| Qu'est-ce que la grammaire? (or) Qu'est-ce que c'est que la grammaire? |
What is grammar? |
| Qu'est-ce? (simple question) | } What is it? |
| Qu'est-ce que c'est? (emphatic) | |
| Qu'est-ce que c'est que cela? (more insistent) | |
| Quel livre avez-vous?--Quelle plume?--Je ne sais quelle idée lui est venue.--Quel homme! | What book have you?--What pen?--I don't know what idea has struck him.--What a man! |
| C'est un beau pays que la France. | France is a beautiful country. |
| Je ne le connais pas. | I do not know him (acquaintance). |
| Il joue de la guitarre. | He plays the guitar. |
| Savez-vous jouer aux cartes? | Do you know how to play cards? |
A. 1. Who sent you that letter? 2. Which of the letters did you mail? 3. Do you know to whom it was addressed? 4. Whose valet is he? 5. What did you find on the desk? 6. What was[1] it that the carter said to the culprit? 7. Did he know who had forged the signature? 8. What[2] was the patient's occupation? 9. What! He is gone? I don't know what to think of[3] it.[3] 10. Who is playing cards in that room? 11. I don't know what[4] I was thinking of.[5] 12. Whose[6] is this violin? 13. It is mine, what are you going to do with[3] it?[3] 14. Whom do you wish to see?--M. Blanc.--Which one,[7] the father or the son? 15. It is a difficult thing[8] to learn to write well. 16. Does she know how[7] to play the piano? 17. Don't you know what a forger is?[9] 18. I have no[10] use for[11] your advice. 19. "Oh ! A[12] fine thing it[7] is[7] to[8] know something!" says M. Jourdain in the «Bourgeois Gentilhomme» of Molière. 20. Did the doctor know what instrument he played? 21. The king did not know which country to attack first.[13] 22. Do you see that object? What is it? 23. If I knew him well, I would invite him.
[Footnotes 1: present. 2: adjective. 3: en. 4: quoi. 5: à; what order? 6: possession. 7: omit. 8: emphatic inversion; supply que. 9: "what it is that a forger." 10: omit pas. 11: que faire de. 12: definite article. 13: supply definite article.]
B. Make a list of interrogative words (adverbs, etc.) not included in examples above and illustrate their use in questions and exclamations.
124. REPARTIE D'UN AMI DE VOLTAIRE
Un jour un auteur aussi célèbre par son esprit que craint pour ses épigrammes pria Voltaire de le faire inviter à un grand dîner de gala. «Je le veux bien, dit-il, mais à la condition que vous ne prononcerez qu'une seule phrase.--Convenu.» Au dîner, on sert un plat de petits poissons et Voltaire, qui en était friand, le mange à lui tout seul. «Ah! s'écrie-t-il satisfait, j'ai mangé de ces petits poissons autant que Samson tua de Philistins.» L'autre, qui n'avait rien dit jusque là, ouvre la bouche et grogne: «Avec la même mâchoire.»
Redoutait-on avec raison le célèbre satirique?--Où voulait-il se faire inviter?--À qui s'est-il adressé dans ce but?--À quelle condition l'autre a-t-il consenti à lui faire ce service?--Le premier est-il demeuré d'accord?--A-t-il tenu parole?--Quel plat a-t-on servi au dîner?--Voltaire l'a-t-il trouvé à son goût?--Comment s'est-il exprimé là-dessus?--Le satirique a-t-il continué à garder le silence?
Faites ce récit de mémoire.
125. PLUS DE CONFIANCE EN MOINS DE MÉRITE
On sait que Molière n'avait aucune confiance dans les médecins, et qu'il s'en moqua dans quelques-unes de ses comédies, où il exposait leur charlatanisme. Une fois, voyageant en Auvergne, il tomba malade à une petite distance de Clermont. On lui proposa d'envoyer chercher un médecin célèbre de cette ville. «Non, non, dit-il, je n'oserais m'y fier; c'est un trop grand homme pour moi; allez me chercher le chirurgien du village voisin; il n'aura peut-être pas la hardiesse de me tuer.»
Quelle opinion Molière avait-il de la profession de médecin?--Y avait-il en effet beaucoup de charlatanisme au XVIIe siècle?--Quel moyen Molière avait-il d'exposer l'exploitation de la crédulité publique?--Où Molière est-il tombé malade?--Qui a-t-on voulu faire venir?--Molière s'y est-il opposé?
Soyez prêt à définir les mots les plus difficiles de cette histoire.
126. TROP TARD
Chasseur citadin: «Vous ne vous opposez pas à ce qu'on chasse[1] sur votre ferme?»--Fermier: «Plus à présent.--Y a-t-il du gibier?--Plus à présent. Un chasseur de la ville était ici la semaine dernière, et il a tué le dernier mouton.»
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Quelle permission le chasseur sollicitait-il?--Le fermier y a-t-il fait des obstacles?--Pourquoi était-il inutile de demander la permission de chasser sur ses terres?
Racontez plus au long cet incident.
127. MOYEN D'ÉVITER LES DISCUSSIONS
Un financier avait l'habitude de rassembler ses actionnaires, une fois par an, dans une immense salle où il n'y avait ni chaises ni table. Il lisait son rapport; puis il ajoutait: «Que tous ceux qui approuvent se lèvent.» Naturellement personne n'étant assis, le brave homme s'écriait: «Approuvé à l'unanimité!» et déclarait la séance levée.
Quelle coutume le capitaliste avait-il?--Qu'y avait-il dans la salle?--Comment le financier s'y prenait-il pour faire approuver son rapport?--Sa ruse prenait-elle?
128. COMMENT FAIRE TAIRE UN COCHON
Charles-Quint, allant voir le cloître des Dominicains à Vienne, rencontra sur son chemin un paysan qui portait un cochon. Comme cet animal poussait des cris fort désagréables, l'empereur demanda au paysan s'il n'avait pas appris la méthode d'empêcher les cochons de crier. Le rustre avoue ingénument que non, et ajoute qu'il serait bien content de la savoir. «Prends le cochon par la queue, lui dit l'empereur, et tu verras qu'il se taira.» Le paysan le fit, et le pore se tut; puis, s'adressant à Charles-Quint: «Il faut, lui dit-il, que vous ayez[1] appris le métier plus longtemps que moi, monsieur, car vous le savez beaucoup mieux.»
Ce doit être pour jouir d'aventures pareilles que les rois vont souvent incognito.
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Écrivez en 100 mots cette anecdote.
Donnez les parties principales des verbes irréguliers.
129. LA BOMBE
Charles XII a été l'un des rois de France les plus belliqueux. Voici un épisode emprunté aux œuvres de Voltaire, à l'appui de cette opinion:
Un jour qu'il dictait des lettres pour la Suède à un secrétaire, une bombe tomba sur la maison, perça le toit et vint éclater près de la chambre même du roi. La moitié du plancher tomba en pièces. Le cabinet où le roi dictait, étant pratiqué en partie dans une grosse muraille, ne souffrit point de l'ébranlement, et par un bonheur étonnant, nul des éclats qui sautaient en l'air n'entra dans ce cabinet dont la porte était ouverte. Au bruit de la bombe, et au fracas de la maison qui semblait tomber, la plume échappa des mains du secrétaire. «Qu'y a-t-il done? lui dit le roi d'un air tranquille; pourquoi n'écrivez-vous pas?» Celui-ci ne put répondre que ces mots: «Eh! sire, la bombe!--Eh bien! Reprit le roi, qu'a de commun la bombe avec la lettre que je vous dicte? Continuez!»
Racontez cette histoire.
130. LE BAVARD
Un jeune fat tenta un jour de lier conversation avec Aristote. Le philosophe cependant ne prêtait guère attention à ce que l'autre lui disait. Le babillard, après s'être épuisé en vains propos, voyant qu'Aristote ne lui répondit rien: «Je vous incommode peut-être, lui dit-il, ces bagatelles vous détournent de quelques pensées plus sérieuses?--N'importe, répondit Aristote, vous pouvez continuer: je n'écoute pas.» Moyen efficace pour se débarrasser d'un fâcheux, mais dont beaucoup de gens n'auraient pas le courage de se servir.
Comment le bavard a-t-il abordé le philosophe?--Celui-ci a-t-il attaché une grande importance aux paroles du jeune homme?--Le fat s'en est-il aperçu enfin?--A-t-il eu l'aplomb de continuer?--De quel moyen le penseur a-t-il usé pour se débarrasser de lui?
131. CRUAUTÉ BARBARE!
«Ne me parlez pas de vos compagnies d'assurances sur la vie, s'écriait une bonne femme indignée: ça n'est bon à rien! Quand mon pauvre mari était sur son lit de mort, j'ai demandé à une compagnie d'assurances d'envoyer quelqu'un pour assurer immédiatement la vie du malade! Croiriez-vous qu'on a eu la cruauté de ne m'envoyer personne?»
Développez en forme d'anecdote.
132. LE PAUVRE NE CRAINT PAS LES VOLEURS
Un voleur s'était introduit pendant la nuit dans la chambre d'un homme pauvre. Il tâtonne et cherche quelque chose â voler. Il s'était trompé, sans doute. Le pauvre, qui ne dormait pas, se met sur son séant et lui dit: «Tu perds ton temps, mon ami, en venant de nuit chercher quelque chose où je ne puis rien trouver pendant le jour. ÇCcedil;a ne vaut pas la peine.»
Où le voleur avait-il pénétré?--Que venait-il y faire?--Est-ce que ses recherches ont été couronnées de succès?--Qui le guettait?--Pourquoi le pauvre se moquait-il des voleurs?
Faites ce récit de mémoire.
GRAMMAR REVIEW.--LESSON XX
Negatives. Ne ... pas, point, jamais, plus, guère, rien, personne, pas un, que, aucun, nul, ni.-Order of negative particles with infinitive.--Omission of pas after savoir, pouvoir, cesser, oser.--Que introducing oui, non, etc., after verbs of saying, thinking and the like.--Idioms: aller chercher, envoyer chercher, vouloir bien, valoir la peine.
1. Don't speak to me. 2. I didn't speak to you. 3. She hardly pays attention to what people[1] say to her. 4. This table is good for[2] nothing, but never mind,[3] I don't need[4] it any longer. 5. I didn't sleep at all[5] last night. 6. That pig isn't worth the trouble of stealing[6] it. 7. I wrote but[7] a single sentence. 8. Not a one of us was invited to the dinner. 9. No author is more celebrated for[8] his wit than he. 10. Nobody fears him; he never opens his[9] mouth. 11. What have you found? Nothing. 12. Haven't you any confidence in him? None. 13. I asked him if he was satisfied and he said no. 14. Has dinner been served? Not yet. 15. Have they[1] sent for the doctor? I think so.[10] 16. I've only eaten three fish. 17. Nothing is harder than to talk when one would prefer not[11] to utter a single word. 18. He can't and[12] won't learn French. 19. Why doesn't he go get the surgeon? 20. He doesn't know where to find him. 21. He doesn't stop[13] grumbling.[6] 22. Neither the king nor the rustic knew how to keep the pig from squealing.[6] 23. Never will I be able to do it. 24. None of the bombs burst near us. 25. Voltaire ate nothing but fish. 26. Will you kindly not sing so loudly[14]? 27. Will you pronounce this word? Yes, I am willing. 28. It isn't worth the trouble.
[Footnotes 1: on. 2: valoir. 3: n'importe (omit pas). 4: avoir besoin de. 5: point; order? 6: infinitive. 7: ne ... que. 8: par. 9: definite article. 10: oui. 11: aimerait mieux ne pas. 12: ni ne. 13: cesser. 14: fort.]
133. PIRON PREND SON RANG
Piron, poète français, dînait un jour chez un financier. Comme on allait se mettre à table, une personne distinguée de la compagnie l'engagea à passer devant lui pour se rendre dans la salle à manger. Le maître de la maison s'apercevant de leur cérémonie, dit à l'homme titré: «Eh! monsieur le comte, c'est un auteur, ne faites point de façons...» Piron, qui sentait qu'on voulait l'abaisser, met aussitôt le chapeau, et marche fièrement le premier, en disant: «Puisque les qualités sont connues, je prends mon rang.»
Ou le poète dînait-il un jour?--Comment un certain monsieur a-t-il voulu témoigner du respect pour lui?--Le maître de la maison faisait-il beaucoup de cas de Piron?--Ce dernier s'est-il montré sensible à l'affront?--S'est-il laissé abaisser?
134. L'ÉPITAPHE DE PIRON, ÉCRITE PAR LUI-MÊME
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Ci-gît Piron, qui ne fut rien Pas même académicien. |
135. TEL PÈRE TEL FILS
Les enfants sont censés admirer les talents de leurs pères. L'oncle Georges faisait une visite il y a quelque temps chez son frère, dont le fils a dix ans. «Eh bien! mon neveu, dit-il au petit, je suppose que vous regardez votre père comme un grand homme?--D'abord, répond le neveu, je ne m'en étais pas aperçu, mais quand on m'a dit que je lui ressemblais, j'ai changé d'avis.»
Les enfants sont-ils admirateurs des qualités de leurs parents?--De qui l'oncle parlait-il avec son petit neveu?--Ce dernier admettait-il le talent de son père?--À quoi l'a-t-il reconnu?
136. COMME ON FAIT SON LIT ON SE COUCHE
«J'ai remarqué, disait un fat, qui voulait faire le plaisant, que dans beaucoup de maisons on passe la moitié de la soirée à prier les gens de chanter, et l'autre moitié à le regretter.»
137. L'ENFANT STUPIDE
Le maître d'une petite école de province reprochait à un élève âgé de seize ans de ne pouvoir résoudre un simple problème. «Mais il est trop difficile pour moi, monsieur, dit l'élève.--Quel âge avez-vous? demanda le maître.--Seize ans, monsieur.--Seize ans, et vous ne pouvez résoudre un problème aussi facile? Savez-vous bien qu'a votre âge Washington était déjà géomètre?»
L'élève ne répondit pas. Après la classe, un de ses camarades lui demanda si Washington s'était, à l'âge de seize ans, distingué de quelque autre manière. «Tout ce que je sais, dit le gamin, c'est qu'il était géomètre à mon âge et président des États-Unis à l'âge de notre maître.»
Quel reproche le maître a-t-il fait à l'élève?--Par quel contraste a-t-il voulu lui faire honte de sa stupidité?--La semonce a-t-elle eu l'effet désiré?--Quelle réflexion le gosse y a-t-il faite?
Racontez cette anecdote.
138. L'HOMME RECHERCHÉ
Deux individus étaient en grande conversation sur la manière de réussir dans la vie. L'un dit à l'autre: «Voyez-vous cet homme là-bas? Il a laissé derrière lui quantité de gens qui se démènent pour le rattraper.--Qui est-il? demanda l'autre.--C'est un conducteur d'omnibus.»
139. MEILLEUR MARCHÉ
C'était dans un petit village à l'époque où le tabac se vendait sept sous l'once. Un bonhomme entre dans une petite boutique et le dialogue suivant s'établit entre lui et la marchande. «Combien l'once de ce tabac?--Sept sous.--Combien la demi-once?--Quatre sous.--Pesez-m'en une demi-once.» La marchande le fit. «À présent, pesez-m'en une autre demi-once.»
La bonne femme poussa les deux paquets devant le pratique avec un sourire, s'imaginant qu'il allait payer l'once entière. Mais le rusé coquin, ayant mis les deux paquets l'un à côté de l'autre: «Le premier, dit-il, coûte quatre sous, et celui-ci trois sous, n'est-ce pas? Eh bien! je n'hésite pas, je prends le dernier. Au revoir.»
Écrivez en 100 mots cette histoire.
Faites des phrases en employant les mots soulignés.
140. LE MARÉCHAL DE LUXEMBOURG
C'était en 1692. Le maréchal de Luxembourg, à la tête de 70,000 Français, guerroyait contre les Anglo-Hollandais commandés par Guillaume d'Orange. Ce dernier, qui s'était déjà illustré en plus de vingt combats, était un adversaire redoutable. Aussi le maréchal, à la veille de lui livrer bataille, lança-t-il un certain nombre d'espions dans la campagne. L'un de ceux-ci, après avoir échappé cent fois au danger d'être fait prisonnier, fut enfin pris par les Anglais. On le contraignit à écrire un faux avis au maréchal de Luxembourg, campé à quelques milles seulement. Celui-ci dispose ses troupes d'après cet avis perfide, et l'ennemi ne tarde pas à l'attaquer sur son point le plus faible. La déroute des nôtres commence. Mais le maréchal change aussitôt la disposition du combat; quoique malade, il charge trois fois en personne et ramène la victoire sous nos drapeaux. Ce fut la bataille de Steinkerque. Nos ennemis, après y avoir perdu 18,000 hommes, laissèrent entre nos mains environ 80 enseignes et 15,000 prisonniers. Guillaume enrageait de ne pouvoir battre Luxembourg, et se moquait des infirmités de son adversaire. Le maréchal était un peu contrefait, «Ne pourrai-je jamais battre ce vilain bossu? Disait Guillaume.--Comment sait-il que je suis bossu? ripostait Luxembourg, il ne m'a jamais vu par derrière!»--CLAUDE AUGÉ.
Soyez prêt à définir en français les verbes qui se trouvent dans cette histoire et à en donner les parties principales.
141. FIDÈLE AUX ORDRES
Mme de M... était ordinairement chez elle le vendredi. Un jour elle avait donné l'ordre à son suisse de dire qu'elle n'y était pas. Le soir, dans le nombre de ceux qui s'étaient présentés, le suisse lui nomme Mme V..., sa sœur. «Eh! dit-elle, ne vous ai-je pas déjà dit que, quelque ordre que je vous donne,[1] j'y suis toujours pour elle?» Le lendemain Mme M... sort, Mme V... revient: «Ma sœur y est-elle?--Oui, madame,» répond le suisse. Mme V. monte; elle frappe longtemps. Elle redescend. «Il faut bien que ma sœur n'y soit pas.[1]--.Non, madame, dit le suisse, mais elle y est toujours pour vous.»
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Quel ordre madame avait-elle donné au suisse?--De quai a-t-il tenu compte, le soir, à sa maîtresse?--En était-elle contente?--La sœur est-elle revenue?--Qu'a-t-elle demandé?--Le suisse s'est-il rappelé l'ordre de madame?--Est-ce que madame n'était pas sortie?--Quel soupçon la sœur a-t-elle conçu?--Comment le suisse a-t-il expliqué sa conduite?
GRAMMAR REVIEW.--LESSON XXI
Articles.--Omission of indefinite article.--Distributive use of definite article.--Review cardinals and ordinals.--Age.--Dates.--Fractions.
Examples
| Cet homme est avocat (général, prêtre, Anglais, etc.). | That man is a lawyer (a general, a priest, an Englishman, etc.). |
| Son frère est un avocat (etc.) célèbre. | His brother is a celebrated lawyer (etc.). |
| C'est un Français (un acteur, etc.). | It (he) is a Frenchman (an actor etc.). |
| Lamartine, poète et homme politique, est né à Macon. | Lamartine, a poet and politician, was born at Macon. |
| Cent livres.--Mille mercis. | A hundred books.--A thousand thanks. |
| Quel homme! | What a man! |
| Dix sous la pièce.--Cinq francs la livre (le mètre, etc.). | Ten cents a piece.--Five francs a pound (a meter etc.). |
| Deux fois par jour.--Cinq francs par leçon. | Two times a day.--Five francs a (or per) lesson. |
| Elle est chez elle le jeudi (or) les jeudis. | She is at home on Thursday (or) every Thursday. |
| Il est arrivé lundi (passé). | He came (last) Monday. |
| Il arrivera mardi (prochain). | He will arrive (next) Tuesday. |
| Le premier mai.--Le deux avril. | May first.--April second. |
| Quel âge a-t-il?--Il a dix ans. | How old is he?--He is ten. |
| Une femme âgée de trente ans. | A woman thirty years old. |
| Une demi-heure.--Deux heures et demie.--La. moitié du temps. | A half hour.--Half past two.--Half the time. |
A. 1. Piron was a French poet, who lived[1] in[2] the eighteenth century.[3] 2. He was born[4] at Dijon, a city of France, July 9, 1689. 3. His father was an apothecary.[5] 4. Piron was[6] never a member of the Academy. 5. He died[7] January 21, 1773, at the age of eighty-three.[8] 6. She has spent an hour and a half singing.[9] 7. Who is that man? He[10] is a marshal of France. 8. A child seven years old cannot solve these problems. 9. Was he a Frenchman or an Englishman? 10. I only have half a pound of tobacco, but I'll give you half of it. 11. He earns ten francs a day. 12. She always goes out on Sunday. 13. I am going to dine at an author's house Friday. 14. Last Monday I spent the evening at my uncle's. 15. I paid ten cents an ounce for[11] this tobacco. 16. Thank-you[12] a thousand times! 17. She says she is only thirty! 18. The enemy attacked us first.[13] 19. At first[14] I didn't want to sing. 20. What a man! He changes[15] his[11] mind[16] a hundred times a day. 21. The President of the United States receives $75,000 a year. 22. I am going to change[15] my[11] hat. 23. Whatever[17] problem you give[18] me, I can work it.
[Footnotes 1: vivre; past definite. 2: à. 3: siècle (m.). 4: naître; past definite. 5: pharmacien (m.). 6: past definite. 7: mourir; past definite. 8: supply years. 9: à with infinitive. 10: Ce. 11: omit. 12: merci. 13: le premier. 14: d'abord. 15: changer de. 16: avis. 17: quelque ... que. 18: subjunctive, why?]
B., Word Study, Use in sentences: audacieux, audace, aussi, aussitôt, autorisation, autorité, habile, habiller, hôte, hôtelier, humble, humilier, maladresse, maladroit, penser, penseur, pensif.
Be careful to note that in some cases words are very similar but are of different meaning and not necessarily from the same root.
142. L'ENSEIGNE DU CHAPELIER
Un de mes amis, voulant s'établir chapelier, consulta plusieurs de ses connaissances sur l'important chapitre de l'enseigne. Celle qu'il se proposait d'adopter était ainsi conçue: «John Thompson, chapelier, fait et vend des chapeaux au comptant»; suivait le chapeau, signe auquel on reconnaît tous ceux de sa profession. Le premier ami dont il réclama les conseils lui fit observer que le mot chapelier était tout à fait superflu, et qu'il vaudrait mieux le supprimer; il en convint sur-le-champ et le mot fut rayé. Le second remarqua qu'il était à peu près inutile de mentionner que John vendait au comptant. «Peu de gens, dit-il, achètent à crédit un article d'aussi peu d'importance qu'un chapeau; et, au cas où l'on demanderait crédit, il peut arriver que le marchand lui-même trouve[1] à propos de l'accorder.» Les mots furent en conséquence effacés, et l'enseigne se borna à cette courte phrase: «John Thompson fait et vend des chapeaux.» Un troisième ami l'abrégea encore en affirmant que ceux qui avaient besoin de se pourvoir d'un chapeau s'inquiétaient peu de savoir par qui il était fait. Mais quand un quatrième conseiller lut les mots restants: «John Thompson vend des chapeaux,» il s'écria: «Eh! mon Dieu! croyez-vous qu'on s'imaginera que vous voulez les donner?» En conséquence, deux mots de plus ayant été supprimés, il ne resta que le nom du marchand et l'effigie du chapeau.
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Écrivez cette histoire.
143. LE FAIBLE DES CONTEURS
Tout conteur se répète: voilà le grand inconvénient du métier. Un conteur de profession, auquel on reprochait ce défaut, répondit assez naïvement: «Il faut bien que vous me permettiez[1] de vous redire de temps en temps mes petits contes; sans cela je les oublierais.»
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Quel est le faible des conteurs?--Avec qui parlait-on de cet inconvénient?--Comment s'est-il justifié?
144. L'ASTROLOGUE SAUVÉ PAR SA PRÉSENCE D'ESPRIT
Un astrologue, sous le règne de Louis XI, ayant prédit quelque chose de désagréable à ce roi, sa majesté, pour se venger, résolut de le faire mourir. Il envoie le jour suivant chercher l'astrologue, et ordonne à ses gens, à un signal donné, de le jeter par la fenêtre. Aussitôt que le roi le voit: «Vous qui prétendez, dit-il, être si sage, et savoir si parfaitement la destinée des autres, dites-moi un peu quelle est la vôtre, et combien de temps vous avez encore à vivre.» L'astrologue, qui savait qu'il y allait de sa vie, répondit avec une grande présence d'esprit: «Je sais ma destinée, et je suis certain de mourir trois jours avant votre majesté.» Le roi, là-dessus, loin de le faire jeter par la fenêtre, fit prendre, au contraire, le plus grand soin de lui, et fit tout ce qui était en son pouvoir pour retarder la mort de celui qu'il devait sitôt suivre.
Qu'est-ce que l'astrologue avait prédit?--Quelle était la résolution du roi?--Où a-t-il envoyé le jour suivant?--Qu'avait-il ordonné à ses gens?--Quelle question le roi a-t-il posée à l'astrologue?--Comment celui-ci y a-t-il répondu?--Qu'est-ce qui a effrayé le roi?--Quelle a été sa conduite après l'entrevue?
Racontez en 200 mots cette histoire.
Donnez un ou deux mots formés des mots soulignés: sauvé--sauveur, sauvetage.
145. UN MOT DE TRIBOULET
L'usage des bouffons fut légué par l'antiquité au moyen âge. Il se perpétua sous les rois de France, et l'emploi d'amuseur officiel devint une véritable charge à la cour des Valois. Les bouffons étaient, en général, des nains contrefaits que l'on affublait d'une livrée bizarre et que les rois ou les princes entretenaient auprès d'eux pour s'amuser de leurs facéties.
Triboulet, qui vécut sous Louis XII et François, I, est un de nos bouffons les plus célèbres. Son esprit, fertile en saillies, ne ménageait personne; mais ses bons mots étaient si plaisants que, d'ordinaire, le rire qu'ils provoquaient disposait à l'indulgence. Cependant il rencontra parfois sur son chemin des gens qui accueillirent mal ses plaisanteries. Un jour même, certain seigneur se fâcha si fort contre Triboulet qu'il le menaça de lui passer son épée à travers le corps. Le pauvre bouffon, tout effrayé, vint se plaindre au roi du mauvais traitement dont on le menaçait. «Que ton ennemi, s'écria François I, ne s'avise[1] pas de commettre une si sotte action, car je le fais pendre un quart d'heure après.--Merci, prince, répondit le bouffon; je n'attendais pas moins de votre générosité. Mais voulez-vous mettre le comble à votre bonté?--Que dois-je donc t'accorder encore?--Faites-le pendre un quart d'heure avant.»--CLAUDE AUGÉ.
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Comment les rois se faisaient-ils divertir autrefois?--L'emploi de bouffon était-il important au moyen âge?--Qui est-ce qui servait, le plus souvent, d'amuseur officiel?--Comment était-il habillé?--À quelle époque Triboulet a-t-il vécu?--S'amusait-on de ses plaisanteries?--Est-ce qu'il a fait prendre la mouche à ses victimes quelquefois?--De quai l'a-t-on menacé une fois?--Chez qui a-t-il couru?--Celui-ci qu'a-t-il promis de faire?--Qu'est-ce que Triboulet a demandé encore?
Soyez prêt à donner une définition des mots les plus difficiles.
146. LE PAYSAN ET LE PRINCE
Il était une fois un prince puissant et opulent qui pour agrandir le parc de son château, dépouilla un pauvre paysan du seul morceau de terre qu'il possédait. Un jour, comme il se promenait, triste et préoccupé, dans le champ qu'il avait volé, il vit le paysan qui s'approchait de lui, tenant à la main un sac vide. «Je viens vous parler, prince, dit-il, les larmes aux yeux, de vouloir bien accorder une grâce à celui que vous avez volé; souffrez qu'il emporte[1] de son patrimoine seulement autant de terre que se sac peut contenir.--Je ne puis vous refuser l'objet de cette sotte demande,» répondit l'usurpateur.
Le paysan remplit alors de terre son sac: «J'ai encore une grâce à vous demander, dit-il ensuite à son fief interlocuteur, c'est de m'aider à charger ce sac sur mon épaule.» Le prince y consentit, bien qu'impatienté et prêt à entrer en colère; mais lorsqu'il voulut soulever le sac plein, il s'écria: «Je suis fou de vouloir soulever ce sac, il est trop lourd; homme singulier, emportez-le comme vous pourrez.» Alors le paysan, se redressant devant le prince, lui dit: «Un seul sac de cette terre est déjà trop lourd pour vous, et vous ne craignez pas de charger votre conscience de tout le poids de ce champ!»
Frappé de ces paroles, le prince comprit l'injustice de l'action qu'il avait commise et il restitua aussitôt au paysan le champ qu'il lui avait pris.
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Écrivez en 300 mots cette histoire.
GRAMMAR REVIEW.--LESSON XXII
Impersonal verbs.--Use of falloir.--Present participles. Relative clause used for active infinitive or present participle.--Review also weather and time expressions.
Examples
| Il faut travailler pour réussir. | One must work to succeed. |
| Il me faudra partir demain. | I shall have to go to-morrow. |
| Il faut que l'enfant revienne. | The child must come back. |
| Il lui faut un chapeau neuf. | He needs a new hat. |
| Une femme charmante.--Une femme chantant la Marseillaise. | A charming woman.--A woman singing the Marseillaise. |
| Je l'ai vu qui travaillait. | I saw him work (working). |
| Il a cessé de chanter. | He has stopped singing. |
| Il vaut mieux rester, il va pleuvoir. | It is better to stay, it is going to rain. |
| Il est deux heures. | It is two o'clock. |
| Il fait beau temps. | The weather is fine. |
A. 1. One must amuse oneself. 2. By [1] telling his stories, the story-teller keeps[2] himself from forgetting[3] them. 3. I have to have (I need) a book. 4. It is a question[4] of getting-revenge[3955 and there remains only[6] one way. 5. It seems[7] to me that it would be better to avenge yourself by[1] throwing him out of the window. 6. I see the king coming.[8] 7. It is half past seven; there still remains a quarter of an hour for[9] me to work. 8. He was walking in the park, because it was fine weather. 9. It happened[10] that he came to consult me. 10. It is an important matter. 11. Never mind,[11] it is better to wait. 12. We must not strike out the two remaining words. 13. What time is it? Must we be going? 14. It is fitting[12] that she remain[13] here. 15. She must amuse the children by telling them amusing stories. 16. Triboulet knows that his life is at stake.[14] 17. He is sure of dying.[3] 18. Far from amusing[3] me, he angered me. 19. Wishing to buy a hat, he entered the hatter's. 20. The following week it rained. 21. After filling[15] the sack, he started[16] to lift it. 22. Let[17] them[18] not have[19] him hanged.[20] 23. Do not suffer the peasant to approach[21] me.
[Footnotes 1: en. 2: empêcher. 3: not present participle. 4: s'agir. 5: se venger 6: ne ... que. 7: sembler. 8: relative clause. 9: omit. 10: arriver. 11: n'importe. 12: convenir. 13: subjunctive, why? 14: il y va de sa vie. 15: perfect infinitive. 16: vouloir. 17: que. 18: on. 19: faire; subjunctive, why? 20: infinitive. 21: s'approcher de; subjunctive, why?]
B. Word Study. Use in sentences: personne, personnage, perte, perdre, périr, péril, pitié, piteux, plaindre, plainte, pleurer, pleuvoir, poison, poisson, port, porte, pouvoir, pourvoir, propos, propre, repas, repasser, rester, reposer, sanglant, sanglot.
147. LA TÊTE SUR LES ÉPAULES
Quand Robespierre fut guillotiné, un officier gascon de l'armée française exprima ainsi l'effroi que lui avait inspiré ce tyran: «Toutes les fois que j'entendais proférer le nom de Robespierre, je portais la main à ma tête pour m'assurer qu'elle était encore sur mes épaules.» Ce que c'est que d'avoir l'humeur gasconne!
Dans quelle époque Robespierre a-t-il joué un rôle prépondérant?--Comment est-il mort?--L'officier gascon a-t-il été un témoin oculaire de sa mort?--Quel sentiment a-t--il conçu du grand homme?
148. L'IMITATION DU TONNERRE
Un voyageur racontait avec un air de vérité des histoires si incroyables qu'un de ses auditeurs, vexé de son impertinence, lui dit: «Mais, monsieur, tout cela est peu de chose quand je puis vous assurer que le célèbre organiste Vogler imita une fois le tonnerre d'une manière si parfaite, qu'il fit cailler le lait à trois lieues à la ronde.»
De quoi le voyageur parlait-il?--Ses histoires avaient-elles l'air d'être des contes en l'air?--S'est-on lassé de l'entendre en conter?--Comment s'est-on joué de lui?--Jusqu'où allait le talent de Vogler?
149. LE PRÉ PAVÉ
Un homme de la campagne se plaignait à un homme de la ville que les taupes ravageaient son pré: «Parbleu! vous êtes bien bon, répond le citadin, faites-le paver.»
Avec qui le campagnard s'entretenait-il?--À quel sujet a-t-il témoigné de l'inquiétude?--Comment les taupes sont-elles nuisibles?--Les citadins sont-ils généralement très ferrés sur les choses de la campagne?--Celui dont il est question faisait-il exception à la règle générale?
150. LE FAT DÉBOUTÉ
Un paysan, chargé de fagots, criait en passant dans une rue: «Gare! gare!» afin de ne heurter personne. Un fanfaron croyant qu'il était au-dessous de lui de se déranger, se laissa accrocher, et son habit fut déchiré. Il s'emporte alors contre le paysan, et le traduit devant le juge de paix pour lui faire payer son habit. Le paysan, étant interrogé, ne répond rien. «Êtes-vous muet, mon ami? lui dit le magistrat.--Non, interrompit le plaignant, il fait le muet maintenant, parce qu'il ne peut pas se défendre; mais quand je l'ai rencontré ce matin, il criait si fort «Gare! gare!» qu'on aurait pu l'entendre à une lieue.--Et pourquoi donc, lui dit le juge de paix, ne vous êtes-vous pas garé?» Il va sans dire que le fat fut débouté de sa demande.
De quai ce paysan était-il charge?--Qu'est-ce qu'il criait?--Qu'est-il arrivé à un fanfaron?--Qu'est-ce qu'il a fait au paysan?--Quelle a été la conduite de celui-ci?--Le magistrat que lui a-t-il demandé?--Qu'est-ce que le plaignant a dit ensuite?--Est-ce qu'il s'est trahi par cette déclaration?
Racontez en 150 mots cette histoire.
151. PROBITÉ D'UN PAYSAN
Dans une campagne que nos troupes firent en Flandre, un capitaine de cavalerie reçut l'ordre d'aller au fourrage avec sa compagnie. Il aperçoit de loin une cabane, il y dirige ses pas et frappe à la porte. Un vieillard se présente. «Brave homme, dit le capitaine, montrez-moi, je vous prie, un champ où je puisse[1] faire fourrager mes cavaliers.--Volontiers,» répond le vieillard. Aussitôt le bonhomme se met en tête du détachement et remonte avec lui le vallon. Après un quart d'heure de marche, ils rencontrent un beau champ d'orge. «Voilà ce qu'il nous faut, dit le capitaine.--Attendez un peu, reprend le paysan, et vous serez content.» On continue de marcher, et un quart de lieue plus loin on trouve un nouveau champ d'orge où le paysan invite les cavaliers à descendre. La troupe met pied à terre, coupe le grain, le met en trousse, et remonte à cheval. L'officier dit alors à son guide: «Mon brave homme, vous nous avez fait faire une course inutile: le premier champ valait bien celui-ci.--Cela est vrai, répliqua le vieillard, mais il n'est pas à moi.»
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Dans quel pays les troupes se trouvaient-elles?--Quel ordre le capitaine a-t-il reçu?--Où s'est-il dirigé?--Qui lui a ouvert, quand il a frappé?--Le bonhomme voulait-il bien montrer au capitaine ce qu'il cherchait?--Où est-on allé ensuite?--Pourquoi le paysan est-il allé si loin?
Écrivez cette histoire.
152. LE QUART D'HEURE DE RABELAIS
Rabelais, à ce qu'on raconte, se trouva un jour à Lyon sans argent pour payer son hôte, et en même temps il se voyait dans l'impossibilité de continuer son voyage jusqu'à Paris. L'ingénieux auteur eut alors recours au stratagème suivant: il fit écrire, par un enfant, des étiquettes qu'il colla sur de petits sachets; elles portaient les mots: poison pour le roi, poison pour la reine, poison pour le dauphin. L'enfant effrayé prévint l'aubergiste et celui-ci, pris d'un beau zèle, fit aussitôt arrêter notre homme. Rabelais fut conduit à Paris sous bonne escorte..., et aux frais de l'État. Arrivé dans la capitale, il demanda qu'on le menât[1] immédiatement devant le roi. François I, en reconnaissant le prétendu criminel qu'on lui présentait, devina qu'il s'agissait de quelque beau tour. Il se fit conter les faits et en rit beaucoup avec le héros de l'aventure. C'est dans cette anecdote qu'il faudrait, d'après certains auteurs, voir l'origine d'une expression bien connue: nous voulons parler du «quart d'heure de Rabelais.» On appelle ainsi le moment quelquefois embarrassant où il faut délier les cordons de la bourse, et, par extension, tout moment fâcheux et désagréable.--CLAUDE AUGE.
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Où se trouvait Rabelais?--Pourquoi ne pouvait-il continuer son voyage à Paris?--De quel stratagème a-t-il usé pour y arriver?--Le garçon s'est-il effrayé?--À qui a-t-il dit la chose?--Que devint Rabelais?--Qu'est-ce qu'il a demandé une fois arrivé à Paris?--Le roi l'a-t-il reconnu?--Le roi a-t-il pris la chose en bonne ou en mauvaise part?--Fait-on quelquefois allusion à cet incident?--Quelle expression s'emploie en parlant d'une situation embarrassante?
Donnez une définition des mots les plus difficiles.
À quelle époque Rabelais a-t-il vécu?
153. LA MONTRE DE NEWTON
On s'amuse souvent et avec raison des distractions des professeurs. Plus on concentre ses facultés sur des questions philosophiques, et moins on s'aperçoit de ce qui se passe dans la vie matérielle. Voici une anecdote à l'appui de cette thèse:
Newton, illustre penseur anglais, était un jour absorbe dans ses profondes méditations philosophiques, lorsque sa domestique entra dans son cabinet de travail; elle apportait une casserole et un œuf frais qu'elle voulait faire cuire en présence du maître, pour qu'il fût[1] à point; c'était le déjeuner habituel du savant. Newton, qui voulait être seul, lui dit de s'en aller, qu'il ferait cuire l'œuf lui-même. La domestique mit l'œuf sur la table, à côté de la montre du philosophe, en faisant à ce dernier la recommandation de ne le laisser que trois minutes dans l'eau bouillante, puis se retira. Quel ne fut pas son étonnement, lorsqu'elle revint une demi-heure après pour desservir, de trouver son maître devant la cheminée regardant attentivement l'œuf qu'il tenait à la main pendant que la montre bouillait dans la casserole.
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Quels sont, dans cette anecdote, les mots les plus usuels? Les plus difficiles?
GRAMMAR REVIEW.--LESSON XXIII
The causative construction.--Active infinitive with faire, laisser, entendre, and voir.
Examples
| Je fais étudier mon fils. | I make my son study. | |||
| Je fais étudier ses leçons à (or par) mon fils. | I make my son study his lessons. | |||
| Je le fais étudier. | I make him study. | |||
| Je les lui fais étudier. | I make him study them. | |||
| Elle va se faire faire une robe. | She is going to have a dress made. | |||
| Je l'entends chanter |
| |||
| Je me laisse amuser. | I allow myself to be amused. | |||
| Il se laisse tomber. | He lets himself drop. | |||
| Je les vois venir. | I see them coming. | |||
| Je l'ai vu battre. | I saw him beaten. |
A. 1. Did you hear him tell that story? 2. Yes, but I had heard it told so often that I didn't laugh at [1] it this time. 3. Thunder makes milk sour. 4. They[2] are going to have this street paved. 5. Don't let your coat get[3] torn.[4] 6. I saw this man struck. 7. I am going to make him pay for[3] it. 8. He had himself led before the king. 9. The king will have the story told to him(self). 10. Rabelais made the boy write. 11. He made him write some labels. 12. If the king heard this talked of, he would have me arrested. 13. Do you know how[3] to cook eggs? 14. He gets absorbed in (lets himself be absorbed by) his work. 15. I am going to have a coat made for[3] me. 16. I am going to have it made by the tailor.[5] 17. He will charge[6] me 200 francs for[3] it. 18. Unless[7] it is[8] bad weather to-morrow, I shall go walking. 19. The innkeeper asks that he be informed[9] when the king arrives. 20. The servant withdraws, so her master may be[9] alone.
[Footnotes 1: of it. 2: on. 3: omit. 4: active infinitive. 5: le tailleur. 6: faire payer. 7: à moins que. 8: subjunctive of faire, introduced by ne. 9: subjunctive, why? 10: tense?]
B. Word Study. In the following anecdote, substitute equivalents for expressions in italics:
154. LES DUELLISTES
Le roi de Suède Gustave-Adolphe considérait les combats singuliers comme l'anéantissement de la discipline. Dans le dessein de détruire cette coutume barbare, il avait prononcé la peine capitale contre tous ceux qui iraient sur le terrain. Quelque temps après que cette volonté royale eût été portée, deux officiers qui avaient eu quelques contestations ensemble demandèrent au roi l'autorisation de vider leur querelle l'épée à la main. Gustave fut d'abord indigné de la proposition; il y adhéra cependant; mais il ajouta qu'il voulait être témoin du combat, dont il indiqua l'heure et le lieu.
Le jour venu, il s'y rend avec un corps d'infanterie qui entoure les deux champions; puis il appelle l'exécuteur des hautes-œuvres, et lui dit: «Ces deux hommes vont se battre; dès qu'il y en aura un de tué, coupe devant moi la tête à l'autre.» A ces paroles, les deux officiers restèrent quelque temps interdits; mais bientôt, reconnaissant la faute qu'ils avaient commise, ils se jetèrent aux pieds du monarque, en sollicitant son pardon, et en se jurant l'un à l'autre une éternelle amitié.
155. MAUVAISE QUALIFICATION
Un bon jeune homme s'est présenté à un commerçant dans l'espoir d'obtenir une place chez lui. On avait justement besoin d'un commis. «Quelles sont vos qualifications pour l'emploi vacant? demanda l'homme d'affaires.--Je suis dans le commerce depuis cinq ans, et je m'occupe toujours de mon affaire, répondit le jeune homme, qui comptait ainsi faire une bonne impression.--En ce cas, nous ne pouvons nous entendre, répliqua l'autre. J'ai besoin de commis qui s'occupent[1] toujours de la mienne.»
[Footnote 1: Why subjunctive?]
À qui le jeune homme s'est-il adressé?--Dans quel but?--Y avait-il une place vacante?--Le candidat possédait-il de bonnes qualifications?--Depuis quand était-il dans le commerce?--A-t-il réussi à obtenir la place?--Pourquoi?
Faites ce récit de mémoire.
156. PRIS SUR LE VIF
Un jeune homme avait fait faire sa photographie; le photographe attendait depuis longtemps qu'on vînt[1] la lui payer. Un jour le père du jeune homme l'accosta sur la rue. «C'est une excellente photographie que vous avez faite de mon fils, dit le père enchanté, je vous en fais mes compliments. Vous a-t-il payé?--Pas encore, monsieur.--Je vous le disais bien, s'écria le père, de plus en plus charmé, c'est tout lui!»
[Footnote 1: Why subjunctive?]
157. LA RUSE DU SACRISTAIN
Le curé d'une église de village aperçut un jour le sacristain prendre une pièce d'un franc dans l'assiette de la collecte et la mettre tranquillement dans sa poche. Le service fini, il va droit à lui et sévèrement l'accuse de vol. «Tranquillisez-vous, monsieur le curé, dit le sacristain, voilà plusieurs années que cette pièce rend de bons services à l'église. Je la mets le premier dans l'assiette, de sorte que les messieurs et les dames, voyant un pauvre homme comme moi donner tant d'argent à la fois, aient[1] honte d'en mettre moins.»
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Qu'est-ce que le curé a vu faire au sacristain?--Quelle conclusion a-t-il tirée de cette action?--Quel parti a-t-il pris?--Le sacristain s'est-il disculpé?--Comment avait-il l'habitude de donner l'exemple aux paroissiens?
Écrivez en 100 mots cette anecdote.
158. INGÉNIOSITÉ D'UN CADI
Un marchand chrétien avait confié un certain nombre de balles de soie à un chamelier turc. Ce dernier devait les conduire d'Alep à Constantinople et leur propriétaire devait les escorter. Mais à peine celui-ci se fut-il mis en route que la fièvre le prit et l'obligea à s'arrêter. Comme au bout d'un certain temps il n'était pas encore arrivé à Constantinople, le conducteur de caravanes forma bientôt un projet malhonnête; il vendit les soies et abandonna l'humble métier de chamelier. Cependant un habile médecin guérit miraculeusement le marchand chrétien.
Longtemps notre homme chercha en vain l'ancien chamelier. Enfin il le découvrit et lui réclama les balles de soie. Mais le malhonnête musulman nia le dépôt; il prétendit même que personne ne l'avait jamais connu comme chamelier. Aussi les contestants portèrent-ils l'affaire devant le cadi. Malheureusement, faute de preuves, ce magistrat ne put prendre aucune décision. Mais cet homme habile avait conçu une idée ingénieuse. À peine les plaideurs avaient-ils pris le chemin de la rue: «Chamelier, chamelier; un mot!» cria le cadi. Le Turc, oubliant qu'il avait abjuré cette profession, tourna aussitôt la tête. À peine eut-il ainsi trahi son identité que le cadi le rappela et le condamna à rembourser au chrétien le prix des balles de soie. On lui appliqua, en outre, pour sa friponnerie, une vigoureuse bastonnade.
Soyez prêt à donner une définition en français des adjectifs et des adverbes.
159. UN JUGEMENT ÉQUITABLE
Un émigré français, se voyant obligé de passer l'hiver dans un village de Westphalie, voulut acheter du bois, dont il avait grand besoin. Il en voit passer sur une charrette, et il le marchande. Le voiturier, s'apercevant qu'il a affaire à un étranger, lui demande trois louis de ce qui vaut tout au plus huit francs. Le marché conclu, le voiturier se rend au cabaret pour y déjeuner, et se vante d'avoir trompé l'étranger, disant que son bois était à lui et qu'il avait le droit de le vendre le prix qu'il voulait, sans que personne y trouvât[1] à redire. Le déjeuner fini, le voiturier demande ce qu'il doit. «Trois louis, répond l'aubergiste.--Comment! trois louis un si maigre repas?--Oui, c'est mon bien; je suis libre d'en demander le prix que je veux. Si vous n'êtes pas content, allons chez le bourgmestre.» Cette proposition est acceptée. Ils exposent leur cause devant le magistrat. Celui-ci, rendant son jugement sur les réclamations du voiturier, prononça en faveur de l'aubergiste. Il se fit remettre les trois louis, donna huit francs au voiturier pour prix de son bois, obligea celui-ci à payer deux francs à l'aubergiste, et il confia le reste à ce dernier qui courut le porter au Français.
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Écrivez cette histoire.
160. LES LANGUES D'ÉSOPE
Ésope, esclave du philosophe grec Xanthus, reçut un jour de son maître, qui avait invité plusieurs amis à dîner, l'ordre d'acheter au marché ce qu'il y aurait de meilleur, et rien autre chose. «Je t'apprendrai, dit en lui-même le Phrygien, à spécifier ce que tu souhaites, sans t'en remettre à la discrétion d'un esclave.» Il n'acheta donc que des langues, qu'il fit accommoder à toutes les sauces: l'entrée, le second service, l'entremets, tout ne fut que langues. Les conviés louèrent d'abord le choix d'Ésope; à la fin ils s'en dégoûtèrent. «Ne t'avais-je pas ordonné, dit Xanthus, d'acheter ce qu'il y avait de meilleur?--Hé! qu'y a-t-il de meilleur que la langue? répondit Ésope. C'est le lien de la vie civile, la clef des sciences, l'organe de la vérité et de la raison; par elle, on bâtit des villes et on les police; on instruit, on persuade, on règne dans les assemblées; on s'acquitte du premier de tous les devoirs, qui est de louer les dieux.--Eh bien! reprit Xanthus, qui prétendait l'embarrasser, achète-moi demain ce qu'il y a de pire: ces mêmes personnes viendront chez moi, et je veux diversifier.»
Le lendemain, Ésope ne fit encore servir que des langues, disant que la langue est la pire chose qui soit[1] au monde: «C'est la mère de tous les débats, la nourrice de tolls les procès, la source des divisions et des guerres. Si elle est l'organe de la vérité, elle est aussi celle de l'erreur, et, qui pis est, de la calomnie. Par elle, on détruit les villes: si, d'un côté, elle loue les dieux, de l'autre, elle est l'organe du blasphême et de l'impiété.»
Les langues d'Ésope sont restées célèbres pour désigner ce qui, pouvant être envisagé sous deux aspects opposés, donne prise également à la louange et à la critique.
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Quelle est la morale de cette anecdote?
GRAMMAR REVIEW.--LESSON XXIV
Tenses used with depuis, voici (voilà)... que, il y a... que; pendant.--Future with quand, lorsque, aussitôt que, dès que.--Inverted order after expressions such as à peine, aussi, etc., and after direct quotations.
Examples
| Il est ici depuis un mois. | He has been here for a month. |
| Il a parlé pendant une heure. | He talked for an hour (but has stopped). |
| Voici une heure que je vous attends. | I have been waiting for you an hour. |
| Elle travaillait depuis une heure. | She had been working for an hour. |
| Aussitôt qu'il arrivera, je le lui dirai. | As soon as he comes, I'll tell him. |
| À peine mon frère fut-il parti... | Hardly had my brother gone... |
A. 1. He has been in business for two years. 2. How long[1] had you been waiting for me? 3. It was more than a year that he had been busy[2] with that affair. 4. It has been a long time that he has been here. 5. He could hardly finish the service. 6. The curate saw him take the money, therefore he went straight to him and accused him of theft. 7. "You have stolen," he said to him. 8. As soon as[3] I have finished, I shall go and speak to him. 9. I shall stop in Paris for two weeks. 10. I had been there a long time, when he arrived. 11. As soon as[4] I arrive, I shall tell him to start on his way. 12. At the end of a certain time, they gave up the project. 13. In vain did he look for the merchant. 14. Perhaps he will do that for me. 15. Scarcely had he entered, when he saw the lady that he had been looking for[5] so[6] long. 16. When he pays me, I will tell you (it). 17. How long has he owed you the money? 18. I am looking for a man who knows[7] the road to Constantinople. 19. I stopped so[8] he could[7] talk to me. 20. The merchant fell ill, so[8] he could[9] not go to Constantinople. 21. I am going to pass the winter there, without[10] anybody's[11] knowing[7] it. 22. War is the worst thing that can[7] happen.
[Footnotes 1: Depuis quand. 2: s'occuper. 3: aussitôt que. 4: dès que. 5: chercher. 6: si. 7: subjunctive, why? 8: de sorte que. 9: indicative, why? 10: sans que. 11: personne.]
B. Word Study. In the following anecdote, substitute equivalents for expressions in italics:
161. LE RÉGULUS FRANÇAIS
Tout le monde sait l'histoire de Régulus, ce Romain qui, pris par les Carthaginois, et envoyé à Rome, sur sa parole, pour proposer un échange de captifs, dissuada héroïquement le Sénat d'accepter les offres faites, et revint à Carthage où l'attendaient d'horribles supplices. En revanche, beaucoup de Français ignorent certainement qu'un de leurs compatriotes montra autant de courage et de grandeur d'âme que Régulus.
En 1665, un officier de Saint-Malo, nommé Pierre Porcon de la Barbinais, commandant une frégate de trente-six canons, faisait bravement la chasse aux Barbaresques qui infestaient alors la Méditerranée. Il n'eut d'abord que des succès. Mais bientôt, attaqué par des forces de beaucoup supérieures aux siennes, il tomba entre les mains du dey d'Alger. Celui-ci l'envoya demander la paix à Louis XIV, après lui avoir fait jurer de revenir si ses négociations échouaient. Porcon partit, mais il ne fit qu'à contre-cœur au roi les propositions du dey, et il les aurait vues à regret acceptées. Elles furent repoussées. Aussitôt le brave marin partit pour Saint-Malo, y mit ordre à ses affaires; malgré les supplications des siens, il repartit pour Alger où il fut décapité en arrivant.--CLAUDE AUGÉ.
ABRÉVIATIONS
adj., adjectif.
adv., adverbe.
art., article.
av. J.-C., avant Jésus-Christ.
c., centimes.
conj., conjonction.
dém., démonstratif.
E., Est.
etc., et cætera.
ex., exemple.
f., féminin.
fam., familier.
fig., figurément.
fr., francs.
indéf., indéfini.
interj., interjection.
invar., invariable.
kil., kilomètres.
loc. conj., locution conjonctive.
m., masculin.
N., Nord.
N. ou n., nom.
num., numéral.
0., Ouest.
ord., ordinal.
pers., personnel.
pl., pluriel.
pop., populaire.
poss., possessif.
prép., préposition.
pr., pronom.
rel., relatif.
S., Sud.
sing., singulier.
subj., subjonctif.
V., voir.
VOCABULAIRE
A
à, prép., exprime un rapport de tendance,
de situation ou de provenance.
abaisser, faire descendre.
abandonner, quitter, renoncer à. S'--, se
livrer.
abcès, m., amas de pus dans une cavité
accidentelle ou naturelle du corps.
abjurer, renoncer.
abolir, supprimer, annuler.
abondant, e, qui abonde.
abonder, être, avoir ou produire en abondance.
abord, m., action d'aborder. D'--, dès
le premier instant.
aborder, approcher, accoster.
abréger, rendre plus court.
absence, f., éloignement; défaut de
présence.
Absolon, fils de David, révolté contre son
père.
absolument, sans restriction.
absorber, s'imbiber de; occuper fortement. S'--,
se plonger, s'abîmer.
abstinence, f., action de s'abstenir; diète,
jeune.
abuser, tromper; user mal.
académie, f., société de gens
de letters, de savants ou d'artistes.
accepter, agréer ce qui est offert.
accès, m., abord; entrée; attaque
d'un mal.
acclamation, f., cri de joie, d'admiration,
d'enthousiasme d'une assemblée, d'une multitude.
acclamer, saltier par des acclamations.
accommoder, rendre commode; apprêter à
manger.
accomplir, achever, remplir, réaliser,
exécuter.
accord, m., harmonie, conformité de sentiments;
bonne intelligence.
accorder, donner.
accoster, aborder quelqu'un pour lui parler.
accouder, appuyer sur le coude.
accrocher, suspendre.
accueil, m., réception.
accueillir, recevoir, agréer.
accusation, f., imputation; reproche.
accusé, e, personne à qui on impute
une information pénale.
achalander, attirer des clients.
achat, m., action d'acheter.
acheter, acquérir à prix d'argent.
achever, terminer, consommer.
acquérir, devenir possesseur, par achat, par le
travail, etc.
acquitter, déclarer non coupable.
acteur, m., actrice, f., qui joue
un rôle dans un événement; artiste qui joue
au théâtre.
action, f., manifestation d'une énergie;
occupation; mouvement; part dans une entreprise
financière.
actionnaire, n., qui possède une ou
plusieurs actions dans une entreprise financière ou
commerciale.
Actium, promontoire de Grèce, célèbre
par la victoire navale d'Octave et d'Agrippa sur Antoine et
Cléopâtre en 31 av. J.-C.
adhérer, tenir fortement.
adjuger, attribuer en justice à l'une des parties
une propriété contestée.
admettre, reconnaître comme vrai.
admirablement, d'une manière admirable, parfaite,
étonnante.
admirateur, trice, qui admire.
admiration, f., action d'admirer; sentiment
qu'éprouve l'âme quand on est frappé par les
caractères du bien.
admirer, considérer avec un étonnement
mêlé de plaisir; trouver étrange.
adopter, prendre; embrasser; admettre; approuver.
adorateur, trice, qui adore.
adorer, aimer avec passion; rendre à Dieu le culte
qui lui est dû.
adosser, appuyer contre.
adresse, f., endroit où quelqu'un demeure;
dextérité, finesse.
adresser, envoyer directement. S'-- à quelqu'un,
lui adresser la parole.
adroit, e, qui a de l'adresse.
advenir, arriver par accident.
adversaire, m., compétiteur, concurrent,
rival, ennemi.
affaire, f., tout ce qui est l'objet d'une occupation.
Mon --, ce que je cherche. Homme d'--s, qui fait
le commerce. Avoir -- à quelqu'un, avoir besoin
de lui parler. Se tirer d'--, sortir d'un mauvais pas.
affiche, f., avis placardé dans un lieu
public.
affirmer, assurer, soutenir qu'une chose est vraie.
affliger, causer de l'affliction, désoler.
affront, m., insulte, outrage fait publiquement.
affubler, habiller d'une manière bizarre.
afin, conj. ou prép., qui marque
l'intention.
âge, m., temps écoulé depuis
la naissance.
âgé, e, qui a tel âge; vieux.
agent, m., celui qui fait les affaires d'autrui.
agir, produire effet; faire. Il s'--, il est
question.
agiter, ébranler, secouer.
agneau, x, m., petit de la brebis.
agrandir, rendre plus grand.
agréable, qui plaît.
agréer, recevoir bien, approuver.
aide, f., secours, assistance.
aider, seconder, assister.
aigu, uë, terminé en pointe; perçant.
ailleurs, en un autre lieu. D'--, de plus, du
reste.
aimable, digne d'être aimé; de nature à
plaire.
aimablement, avec amabilité.
aimant, porté à l'amitié.
aimer, avoir de l'amitié, de l'affection ou
du goût pour.
aîné, e, plus âgé qu'un autre;
né le premier.
ainsi, de cette façon; donc.
air, m., atmosphère. Prendre l'--,
se promener.
air, m., apparence. Avoir l'-- de,
sembler.
aise, f., contentement, état agréable.
À son --, sans se gêner,
commodément.
aisé, e, facile; qui a quelque fortune.
aisément, facilement, avec aisance.
ajouter, joindre, augmenter.
alentours, m. pl., lieux circonvoisins, environs.
Alep, ville de Turquie d'Asie.
Alexandre le Grand, roi de Macédoine, né
en 356 av. J.-C. Il fut un grand conquérant.
Alger, capitale de l'Algérie.
allemand, e, de l'Allemagne (État de l'Europe
centrale, capitale Berlin).
aller, se transporter, se mouvoir; marcher; convenir.
S'en --, se retirer.
allusion, f., mot, phrase qui fait penser à
une personne ou une chose sans qu'on en parle.
alors, en ce temps-là, en ce cas-là.
Alphonse V, roi d'Aragon, de Naples et de Sicile
(1416-1458).
altérer, changer en mal, falsifier, refroidir.
Alternative, f., succession de choses qui reviennent
tour à tour; choix.
alterner, se succéder avec
régularité.
altesse, f., titre d'honneur donné aux princes
et aux princesses.
amabilité, f., affabilité, douceur.
amateur, m., qui a du goût, du penchant pour
quelque chose.
ambassadeur, m., représentant d'un État
près d'une puissance étrangère.
ambition, f., désir immodéré
de gloire, de fortune, etc.
ambulant, e, qui va d'un lieu à un autre.
âme, f., principe de la vie; qualités
morales; conscience.
amende, f., peine pécuniaire.
amener, conduire en menant; occasionner.
amèrement, avec amertume, d'une façon
irritante.
américain, e, d'Amérique.
Amérique, f., l'une des cinq parties du monde,
découverte par Christophe Colomb en 1492.
ami, e, avec qui on est lié d'une affection
réciproque.
amiable, affectueux, gracieux. À l'--,
amicalement.
amical, e, aux, inspiré par l'amitié.
amicalement, d'une manière amicale.
amitié, f., attachement mutuel.
amorce, f., appât, ce qui attire.
amour, m., sentiment par lequel le cœur se
porte vers ce qui lui plaît fortement.
amoureusement, avec amour.
amoureux, euse, qui aime avec passion.
amour-propre, m., sentiment qu'on a de sa propre
valeur.
amphithéâtre, m., partie d'un
théâtre en face de la scène.
amuser, divertir, récréer.
amuseur, m., qui amuse.
an, m., année; douze mois. L'-- 1919,
en 1919.
ancêtre, m., de qui l'on descend.
ancien, enne, antique, vieux; qui n'est plus en
fonctions.
Andoukovitch, nom propre (de famille).
âne, m., nom d'un animal domestique, plus
petit que le cheval.
anéantissement, m., destruction.
anecdote, f., petit fait historique;
historiette.
anecdotique, qui tient de l'anecdote.
anglais, e, d'Angleterre.
Angleterre, f., partie sud de la
Grande-Bretagne.
anglo-hollandais, e, qui se rapporte à l'Angleterre
et à la Hollande.
animal, aux, m., être doué de mouvement
et de sensibilité.
année, f., espace de douze mois.
annoncer, faire savoir, manifester; prédire.
antique, très ancien; de mode passée.
Antoine (Marc), neveu de César, membre du
deuxième triumvirat (83-30 av. J.-C.)
antonyme, m., mot qui, par rapport à un autre,
a le sens directement opposé.
apercevoir, voir; voir subitement. S'-- de,
remarquer.
aplatir, rendre plat; faire taire.
aplomb, m., assurance.
apostême, m., tumeur extérieure.
apôtre, m., celui qui cherche à propager
une doctrine.
appareil, m., ensemble d'organes.
apparence, f., ce qui apparaît au dehors;
faux semblants; probabilité.
appartement, m., logement composé de plusieurs
pièces.
appartenir, être la propriété de.
appel, m., action d'appeler.
appeler, nommer pour faire venir.
appétit, m., inclination qui porte à
désirer une chose pour la satisfaction des sens; désir
de manger.
applaudir, battre des mains en signe d'approbation; louer;
approuver.
application, f., emploi, action d'appliquer.
appliquer, mettre, donner; faire servir.
apporter, porter à quelqu'un.
apprendre, saisir par l'esprit, étudier;
informer.
apprêter, préparer, accommoder.
apprivoiser, rendre un animal moins farouche; rendre une
personne plus sociable.
approcher, mettre proche; devenir proche.
approuver, agréer une chose, y consentir; juger
bon, louable.
appui, m., soutien, support.
appuyer, soutenir par le moyen d'un support.
après, à la suite; à la suite de.
aprés-midi, f., partie du jour depuis midi
jusqu'au soir.
Arabie, vaste péninsule à l'ouest de l'Asie
méridionale.
Arago, l'un des plus grands savants du XIXe
siècle (1786-1853).
Aragon, contrée au N.-E. de l'Espagne.
arbre, m., plante ligneuse (qui fournit le
bois).
Archias, tyran de Thèbes.
ardeur, f., chaleur extrême; activité
excessive.
arène, f., espace sablé, pour les
jeux, les combats, etc.
argent, m., métal blanc; toute sorte de
monnaie.
Aristote, célèbre philosophe grec (384-322
av. J.-C.).
arme, f., instrument qui sert à attaquer
ou à défendre.
armée, f., ensemble des troupes
régulières d'un État.
arracher, détacher avec effort.
arranger, mettre en ordre; terminer à l'amiable.
arrêter, faire rester en place;
appréhender.
arrière, derrière. -- -pensée,
pensée cachée.
arrivée, f., action d'arriver.
arriver, venir; se produire.
arroser, humecter par l'irrigation.
art, m., application des connaissances à
la réalisation d'une conception; adresse.
article, m., tout objet de commerce; division.
articuler, déduire par articles; joindre;
prononcer.
artificiel, elle, qui se fait par art.
artificiellement, d'une manière artificielle.
aspect, m., vue d'un objet; manière dont
il se présente à la vue.
assaillir, attaquer vivement.
assassiner, tuer de dessein prémédité
ou avec trahison.
assemblée, f., réunion de personnes
dans un même lieu.
asseoir, mettre sur un siège.
asservir, dompter, réduire à la
dépendance.
assez, suffisamment, très.
assiette, f., pièce de vaisselle plate.
assister, être présent; aider.
assurance, f., confiance, sécurité.
Compagnie d'--s, société qui s'engage à
rembourser les pertes.
assurer, rendre sûr, garantir, affirmer, mettre dans
un état de certitude.
astrologue, m., qui s'adonne à
l'astrologie.
astronome, m., qui connaît l'astrologie ou
s'en occupe.
atelier, m., lieu où travaillent des ouvriers,
des artistes, etc.
athénien, enne, habitant Athènes (capitale
de la Grèce).
atlas, m., recueil de cartes
géographiques.
Atrée et Thyeste, tragédie de Crébillon
(1707) où l'on remarque des traits d'une grande
énergie, mais dont l'atrocité des détails
révolte souvent.
attablé, e, installé à table.
attacher, appliquer.
attaque, f., action d'attaquer; agression;
accès subit; atteinte.
attaquer, assaillir.
atteindre, parvenir à.
attendre, rester dans un lieu jusqu'à ce qu'arrive
quelqu'un. S'-- à, compter sur.
attention, f., application d'esprit. Faire --
à, remarquer.
attentivement, avec attention.
attirail, m., bagages superflus.
attirer, tirer à soi.
attitude, f., position du corps; manifestation
extérieure de ses intentions.
attraper, saisir, prendre.
attribuable, qui peut, qui doit être
attribué.
attribuer, assigner; imputer.
au, aux, art. contractés pour à
le, à les.
auberge, f., espèce d'hôtel.
aubergiste, m., qui tient auberge.
aucun, e, pas de, pas un.
audace, f., hardiesse excessive.
audacieux, euse, qui a de l'audace.
auditeur, trice, personne qui écoute un
discours.
auditoire, m., réunion de ceux qui
écoutent une personne parlant en public.
augmenter, accroître; ajouter à.
Auguste, empereur romain.
aujourd'hui, ce jour-ci; à présent.
aumône, f., ce qu'on donne aux pauvres par
charité.
aumônier, m., prêtre qui dit la
messe.
auparavant, d'abord.
auprès, proche, près de.
auquel, se dit pour à lequel.
aussi, pareillement; c'est pourquoi: -- que, adv.
de comparaison.
aussitôt, au moment même.
autant, dans la même proportion.
auteur, m., écrivain, qui fait un livre.
-- d'un mal, cause.
autographe, m., signature écrite par la
personne même.
automatiquement, d'une manière automatique.
autorisation, f., action (ou écrit)
par laquelle on accorde la faculté de faire une chose;
permission.
autorité, f., puissance légitime.
autre, différent.
autrefois, anciennement, jadis.
autrement, d'une autre façon; sinon, sans quoi.
autrichien, enne, de l'Autriche (pays au S.-E. de
l'Allemagne).
autrui, pron. indéf., les autres.
Auvergne, ancienne province de France, au Midi.
auxiliaire, qui aide, porte secours.
avaler, faire descendre par le gosier dans l'estomac.
avance, f., action d'avancer. D'--, par
anticipation.
avancé, e, mis en avant.
avancer, porter en avant, présenter. S'--,
aller en avant.
avant, prép., marque priorité de temps,
d'ordre ou de lieu.
avantage, m., ce qui est profitable.
avantageux, euse, qui produit des avantages.
avant-bras, m., partie du bras depuis le coude jusqu'au
poignet.
av. J.-C., avant Jésus-Christ.
avant-poste, m., poste le plus près de
l'ennemi.
avare, qui a un amour excessif de l'argent pour
l'accumuler.
avec, en même temps que, en compagnie de.
aventure, f., événement fortuit,
surprenant; entreprise hasardeuse.
avertir, informer, prévenir.
avertissement, m., avis, information; action
d'avertir.
aveugle, celui qui ne peut rien voir; privé de la
vue.
avis, m., opinion, conseil.
aviser, donner avis. S'-- de, trouver bon.
avocat, m., celui qui fait profession de plaider
en justice.
avoir, posséder; éprouver; tenir; obtenir;
porter; remporter.
avouer, confesser, confirmer.