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French Conversation and Composition

Chapter 67: 55. VASISTAS
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About This Book

A practical instructional manual for classroom French that pairs short anecdotes adapted for oral practice with a systematic review of elementary grammar. Material is organized into lessons that present conversational prompts, targeted exercises, vocabulary lists, and questionnaires designed to stimulate spontaneous speech while reinforcing points of grammar. Core topics include articles, adjectives and agreement, pronouns, verb tenses and participles, passive and causative constructions, negatives, idioms, and prepositional use with infinitives. The author offers guidance for teachers on encouraging all‑French habits, using French dictionaries, and integrating the book as supplemental conversational practice rather than as a reader.

28. CHARITÉ BIEN ORDONNÉE COMMENCE PAR SOI-MÊME

Un célèbre prestidigitateur et sa troupe donnant des séances dans une petite ville se trouvaient par suite de mauvaises recettes réduits à la pile nécessité. Le prestidigitateur alla trouver les autorités et proposa de donner une séance au bénéfice des pauvres, si la ville voulait consentir à payer la location de la salle, etc. L'amorce philanthropique fit son effet, la recette remplit la caisse et l'envoyé de la Municipalité se présenta le lendemain matin pour toucher. «J'ai déjà disposé de l'argent, dit le prestidigitateur; la recette étant destinée aux pauvres, je l'ai distribuée à mes gens, qui sont les plus pauvres de la ville; j'ai tenu mon engagement.--Mais c'est un vilain tour, cela, dit l'envoyé.--Que voulez-vous? répliqua l'autre, je vis de mes tours.»

Où la troupe donnait-elle des séances?--Les recettes étaient-elles moins abondantes que d'ordinaire?--À qui le directeur s'est-il présenté?--Qu'est-ce qu'il proposa de faire?--À quelles conditions voulait-il donner une séance?--A-t-on accepté la proposition?--La recette a-t-elle été bonne?--Qui est venu trouver le prestidigitateur le lendemain?--Quelle conversation a eu lieu?

Quel est le sens des mots suivants dans cette histoire: séance, suite, recettes, location, toucher, engagement, tour?

GRAMMAR REVIEW.--LESSON VI

Comparison of adjectives and adverbs.--Than in comparison.

Examples

Jean est aussi grand que moi. John is as tall as I.
Jean est plus grand que moi. John is taller than I.
Jean est moins grand que moi. John is less tall than I.
Jean n'est pas si (aussi) grand que moi. John is not so (as) tall as I.
Il est le plus grand de tous mes frères. He is the tallest of all my brothers.
Il est l'élève le plus diligent de la classe. He is the most diligent pupil in the class.
J'ai plus (moins) de crayons que vous. I have more (fewer) pencils than you.
Il y a plus (moins) de dix personnes ici. There are more (less) than ten people here.
Jean parle bien, Edmond parle mieux, mais Marie parle le mieux de tous. John talks well, Edmund talks better, but Mary talks the best of all.

A. 1. The hare was bigger than a horse. 2. The Garonne is less terrible than the Somme. 3. I have more than 300 sheep. 4. This bridge is not as long as the other. 5. He is[1] the most famous man in the city. 6. Paris is the largest city in[2] France. 7. There is the best servant[3] I have.[4] 8. I shall see the doctor later. 9. This chicken is not so big as the one that[5] we had yesterday.[6] 10. I want the bigger of the two. 11. Jean has the biggest dog of all. 12. He drank more than three glasses of wine. 13. He hasn't more than two dogs. 14. The hare is as big as the one that I killed yesterday. 15. The Garonne is broader than the Somme. 16. Gascons are the biggest liars in the world, they-say.[7] 17. He is the best pupil in the class. 18. The Gascon hadn't the least fear.

[Footnotes 1: c'est. 2: what preposition. 3: supply que. 4: subjunctive. Why?. 5: celui que. 5: hier. 6: dit-on.]

B. 1. He hadn't the least recollection of having[1] lied. 2. He wants to make me[2] eat willy nilly.[3] 3. I saw nothing[134] strange. 4. Have you made up your mind?[5] 5. However that may be,[6] I don't believe that he will come.[7] 6. You are pretty hungry, aren't you?[8] 7. So much the better![9] We will have something[4] good to[10] eat pretty soon.[11] 8. It is important that you eat[7] at the usual time. 9. He asks that we bring[7] the chicken as soon as possible. 10. I killed just now[11] the biggest hare that I have[7] ever seen. 11. The river is more terrible than it seems.[12] 12. The cardinal was more weak[13] than sick. 13. The thing[14] becomes[15] more and more[16] evident. 14. Chirac is the better doctor of the two. 15. He is older by[17] two years than the other. 16. He is a most terrible man![18] 17. What do you expect![19] Work[20] has worn him out so. 18. He was in[17] the best humor in[17] the world.

[Footnotes 1: infinitive. 2: me faire. 3: bon gré, mal gré. 4: supply de. 5: idiom: prendre un parti. 6: quoi qu'il en soit. 7: subjunctive. Why?. 8: n'est-ce pas? 9: tant mieux! 10: à. 11: tout à l'heure. 12: ne le paraît. 13: faible. 14: la chose. 15: devient. 16: de plus en plus. 17: de. 18: homme on ne peut plus terrible. 19: que voulez-vous? 20: use definite article.]

29. L 'ESPRIT PRÉCOCE

Pic de la Mirandole, savant italien, se distingua par une précocité extraordinaire, en même temps que par la hardiesse de ses thèses en philosophie. Parmi les courtisans qui admiraient l'esprit du jeune homme quand il n'avait encore que neuf ans, se trouvait un lourdaud qui dit en sa présence: «Quand les enfants ont tant d'esprit, ils deviennent ordinairement stupides dans un âge avancé.--Si ce que vous dites est vrai, lui repartit le jeune prince, vous devez avoir eu beaucoup d'esprit quand vous étiez enfant.»

Dans quel domaine le savant italien s'est-il distingué?--A-t-il été un enfant stupide?--S'est-on aperçu de bonne heure de ses dons?--Comment un certain maladroit a-t-il voulu rabaisser son prix?--Quelle repartie spirituelle le jeune prince a-t-il trouvée?

Racontez cette histoire en 100 mots.

30. PAS DE CHANCE

Un gamin pêchait, mais sans succès, au bord d'un ruisseau. Un bon vieillard qui passait par là s'arrête pour le contempler. «Eh bien! mon petit, as-tu pris beaucoup de poissons? dit-il enfin.--Je ne puis dire que j'aie pris beaucoup de poissons, répondit gaiement le gamin, mais au moins j'ai noyé assez de vers!»

Que faisait le petit garçon?--Qui vint à passer par là?--A-t-il accosté le pêcheur?--Quelle chance celui-ci avait-il eue?--Comment s'en consolait-il?

Remplacez les noms par d'autres d'un sens à peu près le même; e.g. chance, veine, fortune; gamin, garçon.

31. SAGESSE D'UN PERSAN

Un roi de Perse, qui a été surnommé le Juste, et qui a mérité ce glorieux surnom, voulut, un jour qu'il était à la chasse, manger du gibier qu'il avait tué. Comme il n'avait point de sel, il envoya un esclave pour en chercher au village voisin, et lui recommanda de le payer très exactement. La plupart des courtisans du prince trouvaient que leur maître attachait beaucoup d'importance à de bien petites choses: «Pourquoi, Sire, dirent-ils, tenez-vous à payer ce peu de sel, dont le vendeur ne ferait pas de cas, et qu'il s'estimerait heureux de pouvoir vous laisser gratis?--Un roi, leur répondit-il, doit ne donner que de bons exemples. Qu'il prenne[1] un fruit dans un jardin, ses vizirs voudront arracher l'arbre; qu'il se permette[1] de prendre un œuf sans payer, ses soldats tueront toutes les poules.»

[Footnote 1: Why subjunctive?]

Pourquoi donnait-on à ce roi le surnom de Juste?--À quel divertissement se livrait-il un jour?--Avait-il fait bonne chasse?--Que voulait-il faire?--Qu'est-ce qui lui manquait?--Où pensait-il en trouver?--Quelle recommandation a-t-il faite à celui qu'il a chargé d'aller chercher du sel?--Fallait-il payer le sel?--Pourquoi le roi voulait-il qu'on le payât?

Donnez votre idée de la morale de cette histoire.

32. DIALOGUE DANS UNE AUBERGE D'ESPAGNE

Théophile Gautier, poète et critique français, nous a raconté dans un de ses livres l'anecdote suivante, qui donne une impression frappante de l'indépendance et de la nonchalance d'un hôtelier espagnol. La scène se passe dans une posada.

«Je voudrais bien prendre quelque chose, dit le voyageur en entrant.--Prenez une chaise, répond l'hôtelier.--Fort bien, mais j'aimerais mieux prendre n'importe quoi de plus nourrissant.--Qu'avez-vous apporté? poursuit le maître de la posada.--Rien, répond tristement le voyageur.--Eh bien! alors, comment voulez-vous que je vous fasse[1] à manger? Le boucher est là-bas, le boulanger est plus loin; allez chercher du pain et de la viande et s'il y a du charbon de bois, ma femme, qui s'entend un peu à la cuisine, vous accommodera vos provisions.»

Le voyageur, furieux, fait un vacarme effroyable, et l'hôtelier impassible lui porte sur sa carte: «6 réaux de tapage.»

[Footnote 1: Why subjunctive?]

Qui était Gautier?--Où voyageait-il?--Où est-il entré?--Qu'est-ce qu'il voulait?--Qu'est-ce que l'hôtelier lui a dit?--Le voyageur avait-il apporté de quai manger?--Où fallait-il aller chercher des provisions?--Qui devait les accommoder?--Le voyageur a-t-il été content de l'accueil qu'on lui a fait?

Écrivez cette histoire en 100 mots.

33. MOYEN DE SE PLACER AUPRÈS DU FEU

Benjamin Franklin, arrivant dans une auberge par un temps très froid, trouva le feu de la cuisine, le seul qu'il y eût[1] dans la maison, tellement entouré de monde, qu'il ne put en approcher. Il ordonne de suite au garçon d'écurie de donner six douzaines d'huîtres à son cheval. Le garçon, lui faisant observer qu'un cheval ne mange pas d'huîtres, et qu'il vaudrait mieux lui donner une botte de foin: «Faites ce que je vous dis, et vous verrez,» dit le voyageur.

Les huîtres sont portées, et toute la compagnie de courir[2] dans l'écurie pour voir comment un cheval pouvait manger des huîtres. Le voyageur, alors, eut soin de prendre la meilleure place auprès du feu. Le garçon d'écurie revient lui dire que le cheval ne veut pas manger les huîtres. «Eh bien! dit-il, apportez-les-moi, je les mangerai.»

[Footnote 1: Why subjunctive?]
[Footnote 2: Historical infinitive.]

Franklin avait-il froid?--Où voulait-il se placer?--Quel obstacle y avait-il?--Quel ordre a-t-il donné au garçon?--Celui-ci s'en est-il étonné?--Qu'est-ce que toute la compagnie a voulu voir?--Franklin s'est-il rendu aussi à l'écurie?--Comment a-t-il profité de l'absence des autres?--Qu'est-ce que le garçon est venu lui dire ensuite?--La ruse de Franklin avait-elle pris?

Faites ce récit de mémoire.

Donnez le futur de tous les verbes.

GRAMMAR REVIEW.--LESSON VII

Partitives and expressions of quantity.

Examples

Donnez-moi du pain, de la viande, des pommes de terre. Give me (some) bread, meat, potatoes.
Ne me donnez pas de fromage. Don't give me any cheese.
Nous avons de bons livres et de mauvais. We have (some) good books and bad.
Il y a peu de gens qui le croient. There are few people who believe it.
La plupart des gens (bien des gens) ne le croient pas. Most people (many people) do not believe it.
L'église était pleine de fleurs. The church was full of flowers.

A. 1. The king has good trees but no fruit in his garden. 2. He sent a slave to[1] buy some eggs. 3. One must[2] not attach too much[3] importance to small things. 4. I have no hens, but I have eggs to[4] sell. 5. The king's courtiers have not killed any game. 6. There are big trees and small ones[1] in this garden. 7. There must[2] be good fruit here. 8. The traveler has no provisions and would like something[5] nourishing. 9. Have you anything[5] good to[4] eat? 10. We have meat, bread, fruit,[6] and good eggs. 11. There was no fire in the kitchen, but there were lots of people there.[7] 12. There were large chairs near the fire. 13. The boy brought to the innkeeper six dozen eggs. 14. There isn't enough charcoal, do you want me[8] to bring you some?[9] 15. The servants were not boys but women. 16. These[10] are excellent oysters. 17. There are many people[11] at the inn. 18. We have good inns and bad in France. 19. The servant bought five cents'[12] worth[1] of salt. 20. Many[13] people do not eat oysters. 21. A great[1] many of the king's soldiers were hungry. 22. The house was surrounded by trees. 23. Most kings do not set good examples. 24. Most children haven't so much wit. 25. Many[13] children become stupid in later life. 26. Here is the only fire[14] there is[15] in the house.

[Footnotes 1: omit. 2: devoir. 3: trop. 4: à. 5: supply de. 6: plural. 7: là. 8: que je. 9: vous en apporte (why subjunctive?). 10: ce. 11: monde. 12: sous. 13: bien des. 14: supply que. 15: why subjunctive?]

B. Use the following words in the proper spaces in the exercise given below:

(a) ami, aimer, aimable, amiable, aimablement, aimant, amabilité, amical, amicalement, amitié, amour, amoureux, amoureusement, enamourer.

Cette homme est mon ----, il m'---- beaucoup, il est très ----. Il a témoigné de l'---- moi. Nous nous parlons ----; il me donne des conseils ----. Son ---- me plaît; il me traite ----. Nous pouvons régler cette affaire à l'---- Ce jeune homme est ---- de ma fille, il lui parle ----; il s'est ---- d'elle; il lui dit son ----. Elle est d'une nature ----.

(b) laboureur, labeur, laborieux, laborieusement, labourage, labourable, labourer.

Le ---- est ----; il travaille ----. Il vit de son ----. Le ---- des terres est difficile. Cette terre n'a pas été ----, elle n'est pas ----.

(c) autre, autrement, autrui, autrefois, altérer, alterner, alternative.

Rien ne peut ---- notre amitié. On se voit d'un ---- œil qu'on ne voit ses prochains. Je n'ai pu faire ----, il n'y avait point d'----. Les saisons ----. Cet homme était ---- mon ami. Ne fais pas à ---- ce que tu ne voudrais pas qu'on te fît.

34. LE DISTRAIT

Un homme qui était souvent distrait écrivit la lettre suivante à un de ses amis: «Mon cher ami, j'ai oublié ma canne chez vous; faites-moi le plaisir de me la rendre par le porteur de ce billet.» Au moment de cacheter la lettre, il trouva sa canne et il ajouta en post-scriptum: «Je viens de trouver ma canne, ne prenez pas la peine de la chercher.» Puis il ferme sa lettre et l'envoie.

À qui le distrait a-t-il écrit?--Dans quel but?--Qu'avait-il oublié?--Qu'est-il arrivé ensuite?--Comment a-t-il voulu épargner de l'ennui à son ami?

Faites ce récit de mémoire. Donnez des synonymes pour puis.

35. L'OPÉRATION INUTILE

Un officier anglais ayant reçu une balle dans la jambe, fut transporté à l'hôpital où deux médecins furent appelés et fouillèrent la plaie pendant deux heures. L'officier qui souffrait beaucoup, leur demanda ce qu'ils cherchaient. «Nous cherchons la balle qui vous a blessé.--Ah! c'est trop fort! s'écria l'homme blessé, pourquoi ne me l'avez-vous pas dit plus tôt? Je l'ai dans ma poche.»

Qu'est-il arrivé à l'officier?--Où l'a-t-on transporté?--Qui a-t-on appelé?--Qu'a-t-on tâché de faire?--Qu'est-ce que l'officier a voulu savoir enfin?--Qu'est-ce qu'il aurait pu faire, s'il l'avait su?

Quels synonymes pour hôpital, médecin? Donnez les noms des différents rangs d'officiers.

36. SCIPION NASICA ET ENNIUS

Scipion Nasica était très intimement lié avec le poète Ennius. Un jour il était venu le voir, et l'ayant demandé à la porte, la servante d'Ennius lui dit que son maître n'y était pas. Nasica comprit qu'elle avait ainsi répondu par l'ordre d'Ennius, qui était chez lui. Peu de jours après, Ennius étant allé voir Nasica, et l'ayant demandé à la porte, Nasica lui-même lui cria qu'il n'était pas à la maison. «Quoi donc, reprit Ennius, est-ce que je ne reconnais pas votre voix?» Alors Nasica lui dit: «Vous êtes bien impudent: le jour que je vins vous demander, j'ai cru votre servante, qui me dit que vous n'étiez pas chez vous; et vous ne me croyez pas moi-même!»

Nasica connaissait-il Ennius?--Celui-ci a-t-il reçu la visite de Nasica lorsqu'il est allé le voir?--Nasica savait-il que son ami était effectivement chez lui?--Qu'est-ce qu'il a fait lorsque l'autre est venu lui rendre sa visite?--Pourquoi a-t-il traité Ennius d'impudent?

Nommez les adjectifs des adverbes et les adverbes des adjectifs dans cette histoire.

Donnez le subjonctif du présent des verbes irréguliers.

37. LE SAVOIR-VIVRE

Le soir de son premier bal, un jeune homme demandait conseil à un vieux praticien. «Que dois-je dire à ma danseuse? dit-il.--Dites-lui qu'elle est belle.--Mais si elle n'est pas jolie, qu'est-ce qu'il faut lui dire?--Alors parlez de la laideur des autres dames.»

À qui le danseur novices est-il adressé?--Dans quel but?--L'autre était-il expérimenté?--Quels conseils a-t-il donnés au jeune homme?

Quels sont les cinq adjectifs irréguliers dont belle est un?

38. UNE PRÉDICTION FACILE

Diderot, philosophe français, raconte l'incident suivant:

Ma mère, jeune fille encore, allait à l'église ou en revenait, sa servante la conduisant par le bras. Deux bohémiennes l'accostent, lui prennent la main, lui prédisent toutes sortes de bonheurs et comme vous le pensez bien, de la fortune (il y avait une certaine ligne qui le disait et ne mentait jamais); une vie longue et heureuse, comme l'indiquait une autre ligne, aussi véridique que la première. Ma mère écoutait ces belles choses avec un plaisir infini, et les croyait peut-être, lorsque la pythonisse lui dit: «Mademoiselle, approchez vos yeux; voyez-vous bien ce petit trait-là, celui qui coupe cet autre?--Je le vois.--Eh bien! ce trait annonce...--Quoi?--Que si vous ne prenez garde, un jour on vous dévalisera.» Oh! pour cette prédiction, elle fut accomplie: ma bonne mère, de retour à la maison, trouva qu'on lui avait coupé ses poches.

Qui est-ce qui raconte cet incident?--Quand a-t-il eu lieu?--Qui accompagnait la petite fille à l'église?--Quelles personnes se présentent devant elle?--Qu'est-ce qu'elles lui disent?--La petite fille a-t-elle cru les prédictions des bohémiennes?--Quelle prédiction s'est accomplie la première?

Écrivez cette histoire en 150 mots.

À quelle classe d'adjectifs appartient jeune?

Quels mots sont à peu près écrits comme les mots anglais?

GRAMMAR REVIEW.--LESSON VIII

Conjunctive pronouns.--Relative position of two pronouns (1) before, (2) after, the verb.

Examples

Il me les donne. Permettez-le-moi.
Il le lui demande. Donnez-leur-en.
Je vous en parlais. Prêtez-m'en.
Leur en avez-vous parlé? Menez-nous-y.
Ne leur en dites rien. Allez-vous-en.
Je l'y ai envoyé pour le leur dire. Etc.
Souviens-toi de cela; souviens-t'en.  

A. 1. Do you want my cane? Here it is. I will lend it to you. 2. I need my books; send them back to me when he gives[1] them to you. 3. The bearer of the letter gives it to her. 4. When he found the letter, he sent it to us. 5. Why don't you (familiar form) believe me when I tell you so?[2] 6. I went to the poet's house to look for my servant, and I found him there. 7. Send them there at once. 8. I shall send them there. 9. If she is pretty, talk to her about it,[4] if not,[3] don't talk to her about it.[4] 10. He has already told me something about it.[4] 11. Have you seen the gypsies? There were two of them[4] in front of the church; I spoke to them. 12. They predicted fortune for me, but I told them I didn't need it. 13. But they picked my pockets for[5] me. 14. The servant was leading him by the arm, as you may[5] imagine (it[2]). 15. If you have good oysters, give me two dozen (of them). 16. Give me also a dozen eggs. 17. There is a bullet in the wound; when you find[1] it, give it to me. 18. The gypsies tell her fine things, but she doesn't believe; them.

[Footnotes 1: future. 2: le. 3: si non. 4: en 5: omit.]

B. Word Study. In the following anecdote, substitute equivalents for expressions in italics.

39. LE DRAPEAU DU TAILLEUR

Un tailleur étant tombé gravement malade eut un songe des plus bizarres. Il lui sembla qu'il était sur le point de mourir et qu'il voyait se dérouler à ses regards un énorme drapeau, formé de toutes les pièces de diverses étoffes qu'il avait volées à ses clients. Au même moment, il se réveilla en sursaut, baigné d'une sueur glacée. Le tailleur considéra ce rêve comme un avertissement de sa conscience, et il fit vœu, s'il guérissait, de remplir mieux son devoir. II ne tarda pas à se rétablir, en effet, et comme il se défiait de lui-même, il prescrivit à un de ses ouvriers de le faire ressouvenir du drapeau chaque fois qu'il couperait un habit. Notre homme, pendant assez longtemps, fut fidèle a son vœu; mais un jour qu'il taillait un habit dans un drap de grand prix, sa vertu, mise à une trop forte épreuve, échoua. En vain son garçon, essaya à plusieurs reprises de lui rappeler le drapeau: «Tu m'ennuies avec ton drapeau, lui dit-il. Au reste, il n'y avait point d'étoffe de cette nuance dans celui que j'ai aperçu en songe.»

40. GARRICK ET L'INCONNU

Un homme en guenilles accoste un jour l'acteur Garrick en lui disant: «Salut, mon vieux!--Pardon, monsieur, lui répond l'acteur, vous vous trompez sans doute.--Mais voilà un accueil un peu froid! Est-ce que vous ne me reconnaissez pas?--Pas du tout, répond le grand homme.--C'est curieux! reprend l'homme aux haillons; nous avons pourtant joué bien des fois ensemble à Drury-Lane.--Impossible; et dans quelle pièce, je vous prie?--Dans Hamlet! Je jouais le rôle du coq, et j'ai même chanté trois fois dans les coulisses.»

Quel homme l'acteur a-t-il rencontré un jour?--L'homme paraissait-il reconnaître l'acteur?--Quel accueil ce dernier lui a-t-il fait?--À quel titre le gueux se permettait-il de lui adresser la parole--L'acteur s'est-il rappelé avoir été le camarade de l'inconnu?--Quel rôle l'homme aux haillons avait-il joué autrefois au théâtre?

Faires ce récit de mémoire.

41. LE COMTE DE GRAMONT

Le comte de Gramont fut un des plus spirituels personnages de la cour de Louis XIV, mais un type accompli de libertin. On conte de lui que, trouvant un jour deux de ses domestiques qui se battaient l'épée à la main, il voulut absolument en savoir la cause. L'un des deux lui avoua qu'ils lui avaient volé cinq louis d'or, et que la querelle venait de ce que son camarade voulait en avoir trois. «Tenez, dit le comte, en tirant un autre louis de sa poche, vous êtes de grands marauds de vous égorger ainsi pour un louis.»

Quel homme le comte de Gramont était-il?--De quel démêlé a-t-il été un jour le témoin?--Y est-il intervenu?--De quoi s'agissait-il?--Comment a-t-il réglé le différend?

Employez les mots suivants dans des phrases: esprit, spirituel, spirituellement.

42. L'OFFRE TROMPEUSE

Les mots suivants étaient gravés sur la porte d'un beau jardin: «Je donne ce parterre à quiconque est content.» «Voilà bien mon affaire! dit tout bas un passant; je vais done posséder un terrain!» Là-dessus il court, plein de joie, s'adresser au propriétaire du jardin. «Que désirez-vous? demande celui-ci en le voyant paraître.--Je désire votre jardin. Mon droit à m'y établir me paraît incontestable, car je suis content de mon sort.--Erreur! mon bon ami: quiconque veut avoir ce qu'il n'a pas ne saurait être content. Reprenez votre chemin.»

Quelle inscription le passant a-t-il vue sur le mur?--Quelle idée lui est venue?--Chez qui a-t-il couru?--Quelle déception a-t-il eue?

Quelle est la morale de cette histoire?

Formez un ou deux autres mots de: jardin, content, posséder, sort, ami, chemin.

43. UNE DISTRACTION D'ARTISTE

Un peintre célèbre travaillait, sur un échafaudage élevé, à l'une des fresques qui ornent la coupole de Saint-Paul de Londres. La pensée entièrement absorbée par son travail, il oublie sa position, le petit espace où il est resserré, et il recule de quelques pas pour mieux juger de l'effet de son œuvre. Déjà il a atteint l'extrémité de l'échafaudage; encore un pas en arrière et c'en est fait! il va se briser sur les dalles de la nef, à deux cents pieds au-dessous! Un maçon était là qui vit l'imminence du danger; mais que faire? Appeler l'artiste, l'avertir? Le peintre, absorbé par sa contemplation, ne l'eût pas entendu! Se précipiter vers lui pour le retenir? C'eût[1] été reveiller un somnambule! Par une heureuse inspiration, plus prompt que l'éclair il saisit un pinceau et en barbouille la plus belle figure du chef-d'œuvre. L'artiste, furieux, s'élance sur lui: «Frappez, vous êtes sauvé!» dit l'ouvrier si heureusement inspiré. Deux mots d'explication changèrent la colère du peintre en une profonde reconnaissance.

[Footnote 1: Why subjunctive?]

Où le peintre travaillait-il?--À quoi pensait-il?--Pourquoi s'est-il reculé?--Qu'est-ce qui serait arrivé s'il avait fait un pas de plus?--Qui s'est aperçu du danger?--Pouvait-il appeler le peintre?--Le peintre l'aurait-il entendu?--Quelle inspiration le maçon a-t-il eue?--Qu'est-ce que le peintre a cru?--A-t-il été facile de lui expliquer la situation?--A-t-il remercié le maçon?

Quels sont, dans cette histoire, les mots les plus usuels? Les plus difficiles?

44. LE MELON DE MAYENNE

Le duc de Mayenne, gros, gras et gourmand, était plutôt bon gastronome qu'habile général. A l'époque où il conduisait les troupes indisciplinées de la Ligue contre l'infatigable Henri IV, son extrême gloutonnerie l'a fait un jour battre à plate couture.

Il avait reçu de fort bons melons, d'apparence succulente, et achevait un copieux repas en faisant largement honneur à ces délicieuses cucurbitacées.

Déjà un nombre considérable de tranches s'étaient succédé dans l'estomac complaisant de ce nouveau Gargantua, quand on vint lui annoncer que la cavalerie de Henri IV, emportée par sa folle audace, s'était engagée dans un taillis inextricable. «Il faut, sans délai, lui courir sus, déclarèrent aussitôt tous les lieutenants du duc.--Attendez au moins que j'aie[1] fini mon melon,» répondit Mayenne. Et il fallut attendre. En vain insistait-on; en vain, à chaque minute, un officier accourait-il, la mine inquiète, pour supplier le duc de se hâter. «J'aurai bientôt fini,» répétait-il en continuant d'engloutir des bouchées énormes. Quand l'entêté mangeur se fut décidé enfin à quitter la table et qu'il eut donné le signal de l'attaque, le grog de l'armée ennemie s'était rapprochée, l'occasion était perdue. La bataille le fut aussi pour le plus négligent des Guises.

[Footnote 1: Why subjunctive?]

Quel était le faible du duc?--Était-il habile comme général?--Quelles troupes conduisait-il?--Qu'est-ce que c'était que la Ligue?--De quel malheur la gloutonnerie du duc a-t-elle été la cause un jour?--Quel cadeau avait-il reçu?--Y a-t-il fait honneur?--Qu'est-ce qu'on est venu lui dire?--Qu'est-ce qu'il aurait fallu faire tout de suite?--Pourquoi le duc n'est-il pas parti là-dessus?--A-t-il gagné la bataille?--Pourquoi?

Racontez cette anecdote en 200 mots.

Quels mots vous a-t-il fallu chercher dans le vocabulaire?

GRAMMAR REVIEW.--LESSON IX

Compound tenses.--Avoir and être as auxiliaries.--Agreement of past participles: Avoir verbs (all transitives and many intransitives).

Examples

Avoir verb: J'ai acheté des fleurs; avez-vous vu les fleurs que j'ai achetées? I have bought some flowers; did you see the flowers that I bought?

Être verbs: reflexives, passives, and some intransitives (mainly verbs of motion); see Lessons X, XI, XII.

A. 1. If I had recognized the actors, I would have accosted them. 2. Those rôles are easy, I have played them lots of times. 3. Here are the five louis that[1] I stole from you. 4. I didn't know that you[2] had stolen five. 5. Did you see the words that[1] I carved on the door? 6. If I had possessed a garden, I would have been content. 7. The painter forgot his position. 8. If she had called them, they wouldn't have heard her. 9. They[3] are good troops, but they have been beaten more than once. 10. There are the melons which[1] I received. 11. I have run more than[4] a league.[5] 12. Have you eaten many melons? 13. The melons that[1] I have eaten were good. 14. When he had[6] left the table, the chance was lost. 15. He lost the battle, too, but he wouldn't have lost it if he had finished earlier. 16. When you finish[7] I shall have given the signal to attack. 17. I shall wait until she has[8] finished.

[Footnotes 1: que. 2: supply en after vous.
agreement with en? 3: Ce. 4: what proposition? 5: lieue (f.). 6: eut. 7: tense? 8: subjunctive. Why?]

B. Use compound tenses, and substitute conjunctive pronouns for words in italics in the following exercise:

1. A ragged man met the actors. 2. Didn't he recognize the ladies? 3. The count has found his servants sword in hand. 4. They had stolen the five louis d'or. 5. He pulled the money from his pocket. 6. He showed[1] me his gardens. 7. I saw the men appear. 8. He has forgotten his position. 9. He reached the end of the scaffolding. 10. A mason has worked at it. 11. The artist didn't hear the masons. 12. The mason seized the brush. 13. The mason's explanation changed his wrath into gratitude. 14. He would have led the troops against Henry IV. 15. Henry IV's cavalry beat his troops. 16. He had received some good melons.[2] 17. He left the table. 18. He had lost the opportunity.

[Footnotes 1: montrer. 2: en, partitive pronoun.]

45. IMPARTIALITÉ D'UN SOUVERAIN

Gustave III, roi de Suède, était un despote éclairé et aimait à faire justice de tout le monde, sans partialité. Un de ses courtisans lui dit un jour: «Je suis averti que tel forme des projets contre les jours de votre Majesté.» Mais le roi ne se laissait pas tromper si facilement. «Je suis averti, répond ce grand homme, que tel est votre ennemi. Allez vous réconcilier ensemble, et j'écouterai ensuite tout ce que vous viendrez me dire de lui.» Il est à regretter que les souverains de la trempe de Gustave soient[1] si peu nombreux.

[Footnote 1: Why subjunctive?]

De quelle façon Gustave III a-t-il régné?--Qu'est-ce qu'un de ses courtisans lui a dit un jour?--Le roi l'a-t-il écoute?--Quel conseil a-t-il donné au courtisan?--Dans quel but?--A-t-il bien fait, à votre avis?

Faites ce récit de mémoire. Quelle expression y a-t-il de venir une préposition?

46. LE GÉOGRAPHE ÉGARÉ

L'auteur d'un grand atlas se perdit un jour dans un bois. Après avoir erré pendant quelques heures, il fut tiré d'embarras par un fermier des environs. Ce dernier l'ayant mené sain et sauf à la maison, lui fit observer cependant qu'il était bien extraordinaire qu'un homme qui avait fait la carte du monde entier ne pût pas retrouver son chemin dans un petit bois.

Où l'auteur s'était-il égaré?--A-t-il retrouvé sans difficulté son chemin?--Qui lui est venu en aide?--Quelle observation le fermier a-t-il faite au cartographe?--Comment ce dernier aurait-il pu y répondre?

Quelle réflexion tirez-vous de cet incident? Quels synonymes pour bois, erré, mené, maison, chemin?

47. LE POÈTE QUI SE JETTE DANS L'ENFER

Crébillon, poète tragique français, a été l'auteur de pièces, estimables, mais où le tragique touche souvent à l'horreur. On lui demandait un jour, après une représentation d'Atrée, pourquoi il avait adopté le genre terrible: «Je n'avais point à choisir, répondit-ll, Corneille s'était emparé du ciel, Racine, de la terre; et comme il ne restait plus que l'enfer, je m'y suis jeté à corps perdu.»

Dans quel genre Crébillon donnait-il?--Ses tragédies ont-elles été goûtées?--Pourquoi dit-il avoir préféré les sujets horribles?--Crébillon valait-il Corneille et Racine?

48. LE JARDINIER À L'OMBRE

Un fermier, se promenant dans son jardin, surprit son jardinier endormi sous un arbre. «N'êtes-vous pas honteux lui dit-il, de vous abandonner ainsi au sommeil, tandis que vous devriez être à l'ouvrage? Un paresseux comme vous est indigne de jouir de la lumière du soleil.--C'est précisément pour cette raison, repartit le jardinier, que je me suis mis à l'ombre.»

Où le fermier se promenait-il?--Qui a-t-il trouvé dans le jardin?--Que faisait cet homme?--Quel reproche le fermier lui a-t-il adressé?--Comment l'ouvrier s'est-il justifié de s'être mis à l'ombre?

Nommez les verbes irréguliers dans cette histoire.

49. L'HOMME QUI N'A PAS PU SE NOYER

Un domestique tenta de se noyer; son maitre, qui s'en aperçut, arriva à temps pour le sauver. Le maître, qui allait en ville pour affaires, ordonna à un de ses gens d'avoir l'œil sur le domestique pendant son absence, et de l'empêcher, dans le cas où il voudrait récidiver. Le malheureux ne pouvant se noyer, prit le parti de se pendre. Le maître, de retour, surpris de ce que l'autre ne l'en avait pas empêché, lui en fit de violents reproches. Celui-ci lui répondit: «Ma foi, monsieur, j'ai cru qu'il s'était mis là pour se sécher.»

Qui voulait se suicider?--Qui est-ce qui l'en empêchait?--Quelle précaution le maître a-t-il prise contre une nouvelle tentative?--Et avec quel succès?

50. LE DOMESTIQUE DE L'INVALIDE

Un vieux soldat de l'empire avait laissé sur le champ de bataille ses quatre membres principaux, et avait dû les remplacer, tant bien que mal, artificiellement. Le tourneur de son village s'était chargé de la chose; car l'art d'articuler un membre artificiel n'était pas arrivé à la hauteur qu'il a atteinte de nos jours. Chaque soir, le vieil invalide se débarrassait de ses membres inutiles pour se mettre au lit.

Un jour, il changea de domestique. Le nouveau garçon qui le soignait ne connaissait pas routes le infirmités dont son maître était affligé.

Le soir venu: «Tiens, lui dit-il en lui tendant le bras, tire-moi ce bras.» Et le bras resta entre les mains du garçon: c'était un bras de bois. Mais jugez de son étonnement quand l'invalide, présentant tous ses membres l'un après l'autre, ne cessait de lui dire: «Tire-moi cette jambe; tire-moi l'autre.» Le pauvre garçon se mit à trembler de se trouver en face d'un homme de bois, qui n'avait que le tronc, et qui semblait posé sur la chaise, devant lui, comme un de ces antiques dieux de pierre, dont le temps avait mutilé les membres.

Mais ce n'est pas tout; le vieux soldat, voulant se réjouir jusqu'au bout de la frayeur qu'éprouvait le garçon, tendit le cou en lui disant: «Maintenant, tire-moi la tête.»

Pour le coup, le malheureux domestique, épouvanté, se mit à pousser un cri de terreur, et s'enfuit à toutes jambes.

Où le soldat avait-il laissé ses quatre membres?--Les a-t-il remplacés?--Qui s'est chargé de la chose?--Le soldat se débarrassait-il quelquefois de ses membres artificiels?--Qui lui servait de valet?--Savait-il les infirmités de son maître?--Racontez l'incident qui a eu lieu quand le soldat se disposait à se coucher.

Écrivez cette histoire en 200 mots.

Changez en adjectifs ou en adverbes les mots soulignés.

GRAMMAR REVIEW.--LESSON X

Compound tenses.--Agreement of participles: Reflexive verbs.

Examples

Elles se sont lavées. They have washed themselves.
Elles se sont lavé les mains. They have washed their hands.
Ils se sont écrit des lettres. They have written each other letters.
Voici les lettres qu'ils se sont écrites. Here are the letters that they wrote each other.

A. 1. We have gotten rid of our servant. 2. She had already gone to bed. 3. I began[1] to tremble. 4. The soldiers had fled. 5. The boys have gotten lost in the woods and have not yet found their way. 6. Corneille and Racine have appropriated heaven and earth, that's[2] why I have cast myself into Hades. 7. We have been taking a walk. 8. I thought she had drowned herself. 9. They became aware of the absence of the servant. 10. The wretches would have hung themselves, if they had been able. 11. She found herself before a wooden man, and she fled. 12. Why have you given yourself up to sleep? 13. Where did you (plur. fem.) go walking this evening? 14. The two courtiers have become reconciled.[3] 15. We took a walk. 16. She has not been deceived.[4] 17. It is to[5] be regretted[6] that they have[7] not become reconciled.[3] 18. It is extraordinary that you have[7] gotten lost.[8]

[Footnotes 1: se mettre. 2: voilà. 3: se réconcilier. 4: se tromper. 5: à 6: Active infinitive. 7: Subjunctive. Why? 8: s'égarer.]

B. Word Study. Use the following words in the proper spaces in the exercise below:

(a) avant, devant, avancer, devancer, avantage, désavantage, avantageux, auparavant, avance, avant-bras, avant-poste, davantage.

1. Il y a un grand arbre ---- notre maison. 2. Le bateau n'---- pas. 3. Régnier a ---- Molière. 4. Il s'approche d'un ---- de l'ennemi. 5. Son père était mort quelques mois ----. 6. Quel ---- n'a pas un discours prononcé sur un ouvrage qui est écrit! 7. C'est assez; ne m'en dites pas ----. 8. On lui a fait des conditions ----. 9. ---- de partir, dites-lui adieu. 10. Il s'est fait mal à l'----. 11. Nous avons le ---- de la position. 12. Pour entrer, il faut payer d'----.

(b) beau, bel, belle, beauté, beaucoup, beau-père, beaux-arts, belle-mère.

1. Ma femme est la fille de mon ----. 2. Ma ---- est la mère de mon mari. 3. Elle n'est pas très ----. 4. La musique et la sculpture sont des ----. 5. Mon frère n'est pas un ---- homme. 6. Mais j'admire la ---- de son caractère. 7. Mon cousin est très ---- mais ma cousine n'est pas ----. 8. Je les aime ----.

(c) connaître, connaisseur, connaissance, reconnaître, se connaître (à).

1. Un ---- est celui qui ---- à quelque chose, à art, par exemple. 2. Je ---- cet homme; il a beaucoup de ----, mais peu de vrais amis. 3. Nos amis sont faciles à ----.

51. LE NEZ ET LES YEUX

Ennuyé de porter lunettes, le ministre de l'odorat dit aux yeux: «C'est pour vous que ces dames sont faites; je me lasse enfin de leur servir de bât.» Il vous les jette à ces mots dans la rue. Qu'advient-il? Que les yeux, privés de guides sûrs, donnent contre les murs, où le nez aplati reconnaît sa bévue.

Quelle est la moralité de cette fable?

52. PLUS DE DANGER

Il pleuvait à torrents. Un garçon sortait d'une maison pour aller à la ferme voisine. Un fermier qui rentrait en hâte l'aperçut et lui cria: «N'as-tu pas peur d'aller dans les champs au milieu de cet orage?--Non, pas à présent.--Pourquoi pas à présent?--Parce que le maître d'école dit que, d'après la statistique, la foudre ne frappe qu'une seule personne par an dans ce voisinage, et cette seule personne à déjà été frappée. Par conséquent, je me moque pas mal de la fondle à présent.»

Quel temps faisait-il?--Où le garçon se rendait-il?--Qui l'a aperçu?--Qu'est-ce qu'il a demandé au garçon?--Pourquoi le garçon n'avait-il pas peur de la foudre?

53. PROFESSION DANS LAQUELLE LES FAUTES SONT CACHÉES

Un peintre, dont le talent était fort médiocre, embrassa la profession de médecin. Comme on lui en demandait la raison: «Dans la peinture, répondit-il, toutes les fautes sont exposées à la vue; mais dans la médecine, elles sont enterrées avec le malade.»

Le peintre avait-il beaucoup de talent?--Quel changement de carrière a-t-il fait?--Quel est l'inconvénient de la peinture?-Ce désavantage s'attachait-il également à la profession de médecin?--Est-ce que vous savez ce que Sganarelle a dit à ce propos dans le «Médecin malgré lui» de Molière?

Faites ce récit de mémoire.

54. LA BÊTE FÉROCE

Deux ménageries arrivèrent, en même temps, dans une ville de province. L'une était dirigée par un nommé Carl Strong, l'autre par sa femme, et chacun, d'habitude, travaillait pour son compte. Mais ayant décidé d'un commun accord de réunir les deux ménageries, le mari se chargea de la rédaction des affiches, qu'il fit placarder sur tous les murs de la ville. En voici une phrase copiée textuellement: «Vu l'arrivée de ma femme, ma collection de bêtes féroces se trouve considérablement augmentée.»

Les deux ménageries avait-elles été dès le commencement sous une même direction?--Quelle circonstance a amené la réunion des deux spectacles?--Quelle besogne le mari a-t-il prise sur lui?--Pourquoi les affiches ont-elles excité le rire?--Le mari savait-il l'art de tirer profit d'une habile réclame?

55. VASISTAS

On appelle ainsi une ouverture pratiquée dans une porte, ou une sorte de judas permettant de répondre aux visiteurs sans ouvrir la porte. On dit que ces fenêtres ont été baptisées de la sorte par les soldats français, au cours d'une expédition en Allemagne. Dans les villages traversés à l'improviste par eux, les habitants se précipitaient à ces fenêtres en criant: «Was ist das?» et il n'en fallut pas plus aux troupiers pour inventer un nouveau vocable.

Qu'est-ce qu'un vasistas?--À quoi sert-il?--À quelle époque ce mot a-t-il été forgé?--Par où les soldats passaient-ils?--Quel spectacle s'est présenté à leurs yeux?--Quel cri ont-ils entendu?--Quelle application ont-ils faite de cette phrase?

Inventez une petite histoire à propos du mot: vasistas.

56. LE DÎNER SANS PAIN

Un jour, Louis XII apprit qu'un grand seigneur avait battu un laboureur. Il mande aussitôt le coupable et, sans rien témoigner, le retient à dîner. On sert à ce seigneur un repas splendide, tout ce qu'on pent imaginer de meilleur, excepté le pain, que le roi a défendu de lui donner. Le seigneur s'étonne, il ne peut concevoir un pareil mystère. Cependant le roi vient à passer, et s'adressant à son hôte: «Eh bien! lui dit-il, vous a-t-on bien traité?--Sire, on m'a servi un repas magnifique, mais je n'ai point dîné: pour se nourrir, il faut du pain.--Allez, répond alors le roi avec un front sévère, tâchez de comprendre la leçon que je viens de vous donner: et puis-qu'il vous faut du pain pour vivre, songez, monsieur, à bien traiter une autre fois ceux qui le font venir.»

Quelle faute le seigneur avait-il commise?--Qu'est-ce que le roi a fait?--Qu'est-ce qu'il a défendu de donner à son hôte?--Celui-ci s'en est-il étonné?--Comment le roi a-t-il expliqué la chose au seigneur?

Écrivez cette histoire en 150 mots.

57. VENGEANCE INGÉNIEUSE

Beaumarchais, que son talent éleva à une brillante situation, était le fils d'un modeste horloger. Ses ennemis,--et son esprit frondeur lui en avait créé beaucoup à la cour,--se plaisaient, pour le mortifier, à rappeler à tout propos son humble origine. Il fut un jour abordé, au milieu du palais de Versailles, par un seigneur qui se proposait de l'humilier. «Monsieur Beaumarchais, lui dit ce personnage, il faut que je vous demande[1] un service. Vous devez vous connaître en horlogerie, et voici ma montre qui marche d'une façon fort irrégulière. J'ai idée qu'elle ne sera bien réparée que par vous seul.--Oh! monsieur le marquis, répondit le spirituel auteur du «Barbier de Séville,» je suis bien maladroit!--Il n'importe, voyez toujours ce bijou, je vous prie.--Mais je regretterais beaucoup qu'il lui arrivât[1] malheur entre mes mains.--Vous vous montrez trop modeste.»

Ainsi pressé, Beaumarchais prend la montre, feint de l'examiner, et, par un mouvement de maladresse calculé, laisse tomber à terre le bijou, qui se brise. «Mille pardons, fait alors notre auteur avec un malin sourire. Je vous disais bien que je suis d'une insigne maladresse!» Là-dessus, il tourne les talons, laissant couvert de confusion celui qui voulait le mystifier. On est souvent trompé par ceux que l'on se propose de berner.

[Footnote 1: Why subjunctive?]

Quel rang Beaumarchais a-t-il atteint dans le monde des hommes de lettres?--Quelle était son origine?--S'est-il créé des ennemis?--Comment tâchaient-ils quelquefois de le mortifier?--Qui l'a accosté un jour à la cour?--Quelle faveur-lui a-t-il demandée?--Comment Beaumarchais l'a-t-il reçu?--Quelle allusion le personnage a-t-il faite à l'humble origine de l'auteur?--Comment celui-ci s'est-ii vengé?

Expliquez, en français, les mots les plus difficiles de cette histoire.

Racontez une autre histoire semblable à celle-ci.

GRAMMAR REVIEW.--LESSON XI

Compound tenses.--Agreement of participles: passive voice.--Substitutes for the passive.

Les portes n'ont pas encore été ouvertes. The doors have not yet been opened.
Ce livre se publie à Paris. This book is published in Paris.
On le vend partout. It is sold everywhere.

A. 1. My enemies have been humiliated. 2. I have been asked a favor (use on construction). 3. I was accosted one day by a friend. 4. The watch was repaired by the watchmaker. 5. She was covered with confusion. 6. You have been fooled by somebody. 7. This menagerie is managed by my wife. 8. I have been charged with the matter[1] by my husband. 9. The collection of wild animals has been enlarged. 10. An opening has been made in the wall. 11. The door was opened by a servant. 12. A new word has been invented. 13. She had taken charge of the menagerie. 14. All my mistakes are exposed. 15. The plowman was beaten. 16. The guest was well treated. 17. No bread was served to him. 18. I was not struck by lightning. 19. It is said that he had many enemies. 20. This watch will have to be fixed.

[Footnote 1: chose (f.).]

B. Word Study. In the following anecdote, substitute equivalents for words in italics:

58. LES DEUX ENSEIGNES

Un barbier de je ne sais plus quel endroit, dont le talent consistait à faire la barbe et à tailler les cheveux, avait imaginé, pour achalander sa boutique, de peindre, sur une enseigne, un homme qui se noyait. Un nageur bienfaisant va pour le tirer du perfide élément, et croit le sauver en le prenant par les cheveux; mais il ne lui reste à la main qu'une perruque et le pauvre diable descend au fond de l'eau. Aussi l'enseigne portait-elle en gros caractères: «Au désavantage des perruques.»

L'exemple était trop juste pour qu'il ne produisît pas l'effet désiré. Un barbier du même endroit, qui faisait, lui, des perruques, voyant tous les amateurs terrifiés courir à son confrère le tondeur, se hâta de fabriquer aussi une enseigne parlante. Il y fit représenter Absolon mourant accroché aux branches d'un arbre, autour desquelles ses cheveux s'étaient entortillés, et il écrivit au-dessous ces mots: «S'il avait eu une perruque!»

L'histoire ne dit pas quelle fut l'issue de cette lutte originale. À en juger par le présent, les perruques perdirent le procès. Leur tour pourra revenir. Patience! la mode a opéré tant d'autres miracles.

59. VAN DYCK ET RUBENS

Van Dyck était élève de Rubens. Un jour que ce dernier était sorti pour prendre l'air, Van Dyck et ses camarades s'approchent de deux tableaux que Rubens venait d'ébaucher. En se poussant mutuellement pour voir de plus près, l'un d'eux tombe sur les ébauches et les efface. Comment faire pour éviter les reproches du maitre à son retour? «Il faut, dit l'un d'eux, que le plus habile d'entre nous tâche de réparer ce malheur: je donne ma voix à Van Dyck.»

Ses camarades applaudissent. Van Dyck se met à l'œuvre. Il imite de son mieux le faire de Rubens, qui revient au bout de trois heures. Rubens porte les yeux sur ce qu'il croit ses ébauches, et dit à ses élèves inquiets: «Ce n'est pas là ce que j'ai fait de plus mauvais en ma vie!»

Van Dyck connaissait-il Rubens?--Pourquoi Rubens était-il sorti une fois?--Qu'est-ce que ses élèves voulaient voir?--Quel malheur est arrivé?--Comment fallait-il tâcher de le réparer?--Qui s'est chargé de le faire?--Y a-t-il réussi?--Rubens s'est-il douté de quelque chose quand il est rentré?

Faites ce récit de mémoire. Racontez quelque chose de la vie de ces deux artistes.

60. UN BEAU TRIOMPHE

La célèbre cantatrice australienne, Madame Melba, raconte l'anecdote suivante:

Lors de mon dernier séjour a New-York, j'étais descendue au Savoy Hôtel. Un jour, en repassant mon rôle de la reine dans «Les Huguenots» je travaillais mes vocalises et mes trilles, quand tout à coup je fus interrompue. J'ouvris vivement ma porte et j'aperçus un tout petit bébé de trois ans à peine, courant dans le corridor en criant tout excité: «Maman, maman! petit oiseau, petit oiseau!» C'est le plus beau de tous mes triomphes, ajoute la charmante femme.

Quel rôle Mme Melba jouait-elle à New-York?--Où était-elle descendue?--Qu'est-ce qu'elle était en train de faire un jour dans sa chambre?--Quelle interruption y a-t-il eu?--Y a-t-elle fait attention?--Qu'est-ce qu'elle a vu dans le corridor?--Quel effet son chant avait-il produit?--Mme Melba en est-elle demeurée touchée?

61. L'ORDONNANCE SINGULIÈRE

Il y avait à Paris un vieux médecin qui n'aimait point qu'on vînt[1] le déranger la nuit. Une fois qu'on était venu le faire lever à minuit, il était rentré à une heure, de fort mauvaise humeur. À peine s'était-il recouché qu'il entendit retentir la sonnette. Pour le coup, c'était trop fort. «Qu'y a-t-il? s'écria-t-il avec colère.--Docteur... vite!... Mon fils vient d'avaler une souris! répondit d'en bas une voix inconnue.--Eh bien! dites-lui d'avaler un chat et laissez-moi tranquille...» fit le docteur en se recouchant.

[Footnote 1: Why subjunctive?]

Où le médecin habitait-il?--Aimait-il qu'on le dérangeât la nuit?--À quelle heure est-on venu le chercher une fois?--Était-il rentré déjà?--Était-il en bonne humeur?--Que lui voulait-on?--Était-ce une connaissance qui le cherchait?--Quelle ordonnance a-t-il faite à son client inconnu?

Signalez les idiotismes dans cette histoire.

62. RÉPONSE D'UN MATELOT

Comme un matelot s'embarquait pour un voyage de long cours, un de ses amis lui dit: «Je m'étonne que vous osiez[1] vous mettle en mer, sachant que votre père, a péri dans un naufrage, et que votre grand-père et votre bisaïeul ont éprouvé le même sort.--Mon ami, reprit le matelot, où votre père est-il mort?--Dans son lit, de même que tous mes ancêtres.--Hé! comment osez-vous donc vous mettre au lit, puisque votre père et vas ancêtres y sont morts?»

[Footnote 1: Why subjunctive?]

Quel voyage le matelot devait-il faire?--Quelle raison aurait-il eu de redouter les voyages sur mer, selon l'opinion de son ami?--Comment ses ancêtres avaient-ils tous péri?--Le matelot se laissait-il effrayer de leur sort?--Pourquoi les marins sont-ils tous un peu fatalistes?

Donnez une périphrase de ces mots: ami, mer, lit, ancêtre.

63. LA VISITE DU PASTEUR

Un homme était dangereusement malade, et sur la prière de sa femme, un pasteur était venu le voir. Comme le pasteur sortait de la chambre, il aperçut la femme du pauvre homme. «Je viens de dire de bonnes paroles à votre mari, ma bonne dame, et j'espère que l'état de son âme aidera à son rétablissement. Mais pourquoi ne venez-vous pas à man église? Nous allons à la chapelle de M. B----, mon révérend.--Alors, pourquoi m'avez-vous envoyé chercher, moi, au lieu de M. B----?--Ah! monsieur, nous aimons beaucoup M. B----, et je n'ai pas osé le faire venir dans un cas comme celui-ci, car mon mari a une forte attaque du typhus!»

En quel état se trouvait le monsieur?--Qui avait-on envoyé cher-cher?--Ce dernier s'est-il dépêché de venir?--Que dit-il ensuite à la bonne dame?--Qu'est-ce qu'il espérait?--Est-ce qu'il se rappelait avoir vu ces gens à son église?--Pourquoi l'avait-on fait venir, lui, plutôt qu'un autre?

Faites ce récit de mémoire. Que savez-vous de la vie de Pasteur?

64. QUI VEUT LA FIN VEUT LES MOYENS

La femme d'un habitant de Nantes, morte il y a quelques années, lui laissa par testament une rente viagère de vingt mille francs pour tout le temps qu'il resterait veuf, ajoutant qu'au cas où il se remarierait cette somme reviendrait aux enfants de la première femme.

Des difficultés pécuniaires survinrent, suivies de la banqueroute, et il fut proposé de saisir le viager au bénéfice des créanciers. Là-dessus, notre homme part pour Paris, épouse une pauvresse de quatre-vingt-sept ans, la quitte au Bureau des Mariages, et s'en retourne à Nantes, d'où il lui envoie promesse d'une pension pour le reste de ses jours. De cette façon, les vingt mille francs vont à ses enfants et les créanciers ne peuvent toucher un sou.

Qu'est-ce qu'une rente viagère?--De qui le monsieur avait-il hérité?--À quelle condition?--Les affaires du monsieur ont-elles continué de marcher bien?--Comment a-t-il fait pour empêcher ses créanciers de saisir son viager.

Employez les mots soulignés dans une phrase.

GRAMMAR REVIEW.--LESSON XII

Compound tenses.--Agreement of participles: Intransitive verbs conjugated with être.

Example

Les dames sont parties bier. The ladies left yesterday.

A. 1. A lady has come to see you. 2. They have gone to church. 3. When I arrived, she had already gone out of the patient's room. 4. They have gone out to get some[1] fresh[1] air.[2] 5. His comrades came back at the end of three hours. 6. She would have fallen, if she had gone out. 7. They stopped at the Savoy Hotel. 8. The doctor and his wife came home[3] at midnight. 9. The singer had gone back to bed.[4] 10. All the sailor's ancestors had died in bed. 11. When his wife died, he remained a[1] widower two years. 12. Financial difficulties have arisen, and they have left for Paris. 13. She has gone to get the doctor. 14. When he arrives,[5] the lady will have died. 15. They would have left the chapel, if he and his daughter had not come at[6] that moment. 16. If he had not gone out, he would not have fallen. 17. They will have returned soon.[7] 18. It is necessary that you go[8] out for[9] air.[2] 19. I am astonished that your mother is[8] gone.

[Footnotes 1: omit 2: use definite article 3: rentrer. 4: se recoucher. 5: tense? 6: en. 7: bientôt. 8: subjunctive. Why?. 9: pour prendre.]

B. 1. Rubens had gone out to walk. 2. His comrades had not gone out. 3. They had stayed to look at the pictures. 4. They had drawn near[1] the pictures that Rubens had sketched. 5. They pushed each other. 6. One of them fell on the sketches and effaced them. 7. But they avoided the reproaches of their master. 8. One of them offered[2] to repair the misfortune. 9. The others applauded. 10. Van Dyck went to work. 11. Rubens returned after several hours. 12. He cast his eyes on the pictures that Van Dyck had sketched. 13. He thought that they[3] were his own[4] sketches. 14. He said that they were the best that he had ever done.

[Footnotes 1: s'approcher de. 2: offrir. 3: ce. 4: propres.]

65. UNE LEÇON DE PHILOSOPHIE

Un villageois fit étudier son fils, qui vint le visiter lorsqu'il étudiait en philosophie; son père lui ayant demandé de mettre cuire six œufs, deux pour lui-même, deux pour sa mère, et deux pour lui, le fils, pensant lui donner un plat de sophisme, n'en mit que trois. Le père, lui ayant fait observer qu'il lui avait demandé d'en mettre six: «Aussi l'ai-je fait,» dit le sophiste; et pour en faire la démonstration, tirant le premier, il lui dit: «En voilà un»; au second: «En voilà deux; or deux et un font trois»; au troisième: «En voilà trois; or trois et trois font six.»--«Cela est vrai, dit le père; en voici donc deux pour moi, ta mère se contentera bien d'un; prends, toi qui es jeune et qui as meilleur appétit, les trois autres pour ton repas.»

Le villageois qu'est-ce qu'il a fait faire à son fils?--Le fils revenait-il de temps en temps voir ses parents?--Qu'est-ce que son père l'a prié de faire, une fois qu'il était en visite chez lui?--Le garçon a-t-il bien exécuté l'ordre de son père?--Comment a-t-il voulu prouver qu'il avait bien fait?--Est-ce que le père s'est montré aussi habile sophiste que le fils?

Racontez en 100 mots cette histoire.

66. "ÇA NE ME REGARDE PAS"

Un curé faisait un sermon sur les peines de l'enfer. Tout son auditoire fondait en larmes. Un gros rustre qui était appuyé contre un pilier de l'église était le seul qui ne pleurât[1] pas. Le curé le remarqua: «Et toi, lui dit-il, pourquoi ne pleures-tu pas comme les autres?--Moi, répondit le paysan, je ne suis pas de la paroisse.»

[Footnote 1: Why subjunctive?]

De quai le curé parlait-il?--Les auditeurs étaient-ils touchés?--Où se tenait le paysan?--Est-ce qu'il paraissait très ému?--Lui a-t-on reproché son insensibilité?--Pourquoi ne pleurait-il pas?

Quel verbe ressemble à pleurer?

67. IMPOSSIBLE

La scène se passe dans un bal. Adossé à la cheminée, un danseur étouffe un baillement.

«Vous vous ennuyez, monsieur? demande un voisin.--Oui, monsieur, et vous?--Moi de même.--Alors si nous nous en allions?--Je ne peux pas, moi, je suis le maître de la maison.»

Développez un peu cette histoire.

68. LE PETIT ET LE GRAND VOLEUR

Un pirate, étant interrogé par Alexandre le Grand de quel droit il infestait les mers, lui répondit: «Avec le même droit que tu infestes le monde: la seule différence est que moi, parce que je le fais avec un petit bâtiment, on m'appelle voleur, et que toi, parce que tu le fais avec une grande armée, on t'appelle empereur.»

Quelle réputation Alexandre le Grand a-t-il acquise?--Quelle discussion a eu lieu entre l'empereur et un pirate?--Le pirate voyait-il une différence fondamentale entre son métier et celui du grand conquérant?--Avait-il raison ou non?

Donnez votre idée de la morale de cette historiette.

69. LE JEU D'ESPRIT

La duchesse de Maine, femme de Louis Auguste de Bourbon, tint dans son château de Sceaux un salon politique. On s'amusait un soir chez elle à un jeu d'esprit, qui consistait à indiquer entre divers objets des ressemblances, ou des différences. Lamothe entra. «Quelle différence? lui dit la princesse, y a-t-il de moi à une pendule?--Madame, une pendule marque les heures, et Votre Altesse les fait oublier.»

Où la duchesse de Maine habitait-elle?--De quel monde était-elle généralement entourée?--Comment s'amusait-on un soir chez elle?--Qu'est-ce qu'un jeu d'esprit?--Quelle question la princesse a-t-elle posée à Lamothe?--Quel joli compliment lui a-t-il fait?

Savez-vous d'autres jeux d'esprit?