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Glossaire du patois normand

Chapter 39: T.
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About This Book

This glossary assembles regional Norman vocabulary with local citations and abbreviations indicating where terms were collected, accompanied by an editor's preface describing the project's enlargement and editorial choices. It catalogs patois words with meanings, pronunciation variants, and local usages, and incorporates supplements drawn from manuscripts and other collectors. The preface reflects on the dialect's locality and variability, the methodological difficulty of creating a complete list, and the urgency of recording vernacular speech before it is leveled by wider linguistic change. The work aims to preserve lexical diversity across Normandy and to provide a foundation for further regional lexicographic study.

Donner et roter,

C'est pis que voler. L.

ROTEUX: lieu qui reçoit l'égout du fumier. H.-N.

ROTILLON (s. m.): pépinière de jeunes arbres à cidre, poiriers ou pommiers;--petit rôton.

ROTON (s. m.): trognon de choux, de pomme, etc.

ROTTE: cordeau.--ROTTER; lier avec une rotte.

ROUAGE: rouge.

ROUAGÉ: défoncé par les roues des voitures.

ROUANER: manger désagréablement, malproprement. Du verbe ronger. A.

ROUAUDER (v. n.): crier, en parlant des chats en rut. Voyez RAUT. O.

ROUCE (s. f.): buisson, hallier. De ronce, parce que les buissons se composent principalement de cette plante. C'est l'u substitué à l'n, comme dans mouceau pour monceau, couvent pour convent.

ROUCHAS. Voyez ROUCHON. A.

ROUCHE: glaïeul, dont on fait de petits liens.

ROUCHE-CROUTE. Voyez BADOCHET. A.

ROUCHER: ronger. Patois Rouchi.

ROUCHON: reste d'un morceau rongé. A.

ROUELLE (s. f.): petite roue. Civière à rouelle: civière montée sur une roue. Se coucher en rouelle: en rond, comme le chien. Du latin rota. Feu Lamarche.

ROUET (s. m.): solive. A.

ROUFLE. Faire la roufle ou roue, comme le dindon: se pavaner.

ROUGE-BRIERE: pomme à cidre tardive.

ROUGE-POUQUE (s. f.): rouge-gorge. L.

ROUGET: grondin, poisson.

ROUGET (s. m.): dartre des chiens. B.

ROUGEULE: rougeole. L.

ROUGNE: teigne. Glossaire de M. Chassant.

ROUIL (s. m.): rouille. On trouve rouil pour rouille, dans Lucrèce, tragédie de Filleul, au milieu du XVIe siècle.

ROUINASSER: grommeler; grogner. Voyez ROISNER.

ROUINCER (v. n.): crier d'une manière importune et vibrante, en parlant du cheval (ross, en allemand); et, par extension, des autres animaux, même des hommes. A.

ROUINE (s. f.): soliveau.

ROULÉE: volée de coups de bâton;--ce que l'on peut rouler de fil sur un fuseau.

ROULER: donner une roulée;--Se moquer de quelqu'un en le roulant entre les extrêmes; abuser de sa folle confiance ou de sa sotte crédulité.

ROULET: rouleau pour écraser les mottes de terre appelées roques;--râle des agonisants.

ROULIÈRE: blouse de roulier.

ROUIPIAUX. Voyez ORIPEAUX.

ROUOLOUX: rouleau.

ROUPIEUX: qui baisse le nez, comme s'il avait la roupie; décontenancé; honteux. S.-I.

ROUPILLER: pleurnicher;--rabâcher;--faire le moins de bruit possible;--avoir la roupie.

ROUQUELOUSE: espèce de houppelande.

ROUSÉE: rosée.

ROUSINE: résine de mélèze, dont on fait des chandelles. Voyez PETOCHE. A.

ROUSSE (s. f.): tête d'arbre soumise à un émondage périodique, ordinairement tous les six ans.

ROUSSI (s. m.): Roussin, par apocope. Péter comme un roussi. De l'espagnol roncino.

ROUSSOLÉ: rissolé.

ROUTER: vomir.

ROUTOUX: routoir.

ROUVIEU: maladie de peau qu'ont les chiens.

ROUVROUX (s. m.): dartre des chiens. Voyez ROUGET.

ROUX: glui. Voyez ROSEAU. (Vimoutiers.)

ROUX-VENTS: vents qui, à l'époque de la lune rousse, brûlent les jeunes pousses des plantes.

ROYALE; HERBE ROYALE: mâche (Valeriana locusta). Voyez BOURSETTE. L.

ROYAU: fuseau sur lequel le fil s'enroule. O.

RU; RUÉ: ruisseau. Du grec ρυσις; de ρεω, couler.

RUCHE: panier;--plante. Voyez RAVELUCHE.

RUCHEAU ou RUCHOT; RUCHETTE: petit panier. L.

RUCHER: ruer; lancer, en parlant des pierres et autres projectiles. Marot s'exprime ainsi, dans une épître au roi sur la mort de son père (Jean Marot):

Par plaiderie on peut manger son bien,

Par médecine on se peut bien tuer:

Mais ton bel art ne peut tels coups ruer. L.

RUCHI: cheval qui rue. MM. Duméril.

RUDE: entravé dans ses mouvements par l'âge, ou par la fatigue.

RUETTE: petite rue.

RUFLE: fort, vigoureux.

RUISSÉ; RUSSÉ: ruisseau. Voyez RU.

RUN: surpris, étonné, abasourdi.

RUNGE; RUNGER. Voyez REUNGE; REUNGER.

RUPIN: rusé; fécond en joyeux tours. Être en rupin: être en gaîté; faire le goguenard.

RUQUE: ruche.--RUQUER: rucher.

RUQUER: sommeiller; dormir à demi.

RUSE-CROCHE (s. f.): croc-en-jambe.

RUSSE (s. m.): navet sauvage.

RUSTIQUE: grossier; solide.

RUTAFIAN: paysan débauché.

S.

SABIET: pou.

SABOT: chaussure fragile. Se prend métaphoriquement pour l'honneur d'une fille. Celle qui casse son sabot, faillit, perd son honneur.

SACCAGE (s. m.): grande quantité. De sac. L.

SACCOUTER: chuchoter; parler bas à quelqu'un. Vauquelin de La Fresnaye emploie ainsi ce verbe: «Luy saccouter souventefois en l'oreille.» (Oraison de ne croire legerement à la calomnie, page 13) Caen, Jn. Le Bas, 1587, in-4º.

SACLER: sarcler. H.-N.

SACQUE-SA-VIE: mendiant; parasite obstiné.

SACQUESONNER: tirer; agiter par saccades continuelles.

SACQUIER: tirer brusquement, avec secousse violente.

SACRELOTTE! juron. L.

SACREMENT DE LA MESSE: l'élévation de l'hostie. L.

SACRESTI! SACRISTI! jurons.

SADE: savoureux. A. Sado, dans l'Isère.

SADOT (s. f.): femme sale et de mauvaises mœurs. En patois des Vosges, sadrouille signifie une fille ou une femme malpropre. A.

SAFREMENT: goulument. De l'adj. safre, vorace.

SAFRETÉ (s. f.): gourmandise; voracité. L.

SAGOUIN: malpropre. L.

SAI (s. m.): soir;--(s. f.): soif;--pron.: soi.

SAIE: soie, poil; saie de cochon. Du latin seta. Se coucher sur la saie du dos: s'aliter par maladie.

SAINE: filet de pêcheur.

SAINT-CRÊPIN: argent en réserve. Prison de Saint-Crêpin: souliers trop petits. L.

SAINT-FRUSQUIN: argent réservé. En patois Lorrain, Saint-Frisquin. En Argot, frusquin signifie habit. L.

SAINTIR: suinter. Les mains saintissent par l'effet des gerçures produites par les engelures. De là le sens de défaillir. Ses mains saintissent: faiblissent et ne peuvent plus garder ce qu'elles tenaient.

SAIR ou SER (s. m.): soir.

SAIRANGE (s. f.): chute du jour, soirée.

SAIS; SINS: chez. Mortagne.

SAIT: soit.

SALADIÉ! juron.

SALAINE: saline; salaison.

SALEBUTE. Voyez CANNE-PÉTOIRE.

SALEUX; SALOUX: saloir; saleu, en patois Walon.

SALOPIN: enfant malpropre. Salop: sale, en Walon.

SALS; SAS: saule.

SAMSONNET: maquereau, poisson;--étourneau. L.

SAN: son. Pronom possessif. L.

SANG-DE-DRAGON (Rumex sanguineus).

SANGLEAU (s. m.): petite sangle. De l'ancien français cengliau, venant du latin cingulum.

SANG-MÊLER: troubler fortement. Sang-mêler de peur. Peur sang-mêlée: peur à bouleverser le sang. L.

SANGLE; SANGLIE (GLI se mouille): pur, seul. De l'iau sanglie: de l'eau pure; de l'eau seule. De singulus.

SANGUINÉE (s. f.): pus mêlé de sang corrompu.

SANGSURE; SANSURE: sangsue.

SANGSURER (quelqu'un): l'épuiser, comme ferait une sangsue.

SANS (DE): privé de. As-tu de l'argent?--Je suis de sans.--Moi je ne suis pas de sans. L.

SANVRE; SANRIETTE: sarriette.

SANVRIN ou SENVRIN: sénevé, graine de moutarde. Voyez QUAILOQUE.

SAONNER: recuser; reprocher.

SAP: sapin. Ce mot était encore d'usage dans le XVe siècle. Le bourg du Sap tire, suivant Orderic Vital, son nom d'un antique sapin. Patois Walon.

SAPAIE; SAPÉE: sapinière, lieu planté de sapins.

SAPAS: sale, malpropre.

SAPAUDER: se salir.

SAPÉE (s. f.): régal à profusion.

SAPER (la parole): couper la parole; interrompre. On dit aussi: saper dur pour boire beaucoup. C'est saper pour super. Voyez SUPER.

SAPERLOTTE! juron. Voyez SACRELOTTE.

SAPRE: safre, glouton, gourmand, vorace.

SAPREMENT: avec ardeur et voracité.

SAQUE-FEU: briquet. De saquet et de feu. Voyez FOISIL.

SAQUER: tirer brusquement. De saccade.

SAQUET (DE) ou DE SAQUÉE: tout à coup; par un effort brusque. De saccade. Du Roman assacquier: tirer dehors. En patois Rennais, sacquer signifie arracher. L.

SARCET (s. m.): gaule. Voyez RÊQUET.

SARCHE (s. f.): trépied en bois pour placer le cuvier à lessive.

SARCIR: dessécher, en parlant de la viande que l'on fait cuire, soit à la broche, soit au four. Ce morceau est sarci. Du Roman, charci: décharné.

SARCLES (s. m. pl.): plantes parasites dans les cultures, et qu'il faut sarcler. B.

SARRER (v. a.): meurtrir. (Vire.)

SAS; SAT: saut. De saltus.

SAS: saule. Sa, en patois Walon. L.

SAS: ivre, saoul.

SASSAIRE; SASSIER; SASSIÈRE: fabricant ou marchand de sas, de tamis.

SASSONNER. Voyez SACQUESONNER.

SATANÉ: diabolique, endiablé.

SATANN-QUIEN! juron. De Satan et de chien. S.-I.

SATIDIÉ! juron. Sacredié! S.-I.

SATIDIENNE! juron. Sacredienne! S.-I.

SATROUILLE: poulpe de mer. Au figuré, femme sale et dégoûtante.

SATYRE-CHIEN! juron.

SATYRE-MATIN! juron.

SAUCÉ: bien mouillé par une grande pluie.

SAUCUBLETTE; SAUSSUBLETTE; SAUTUBLETTE: cabriole que font les enfants. De saut du cu sur la blête.

SAUFFETIER: psautier.

SAUGE (MENUE-): sauge (Salvia officinalis). L.

SAUGRENÉE: mélange sans apprêt.

SAULER: saouler, enivrer. S.-I.

SAULX; SAUX: saule.

SAUNIER: saunière, boîte où l'on met le sel.

SAUTÉE (s. f.): saillie d'une femelle. L.

SAUTELICOT: sauterelle. (Coutances.)

SAUTER (v. a.): saillir une femelle. L.

SAUTEROLLE: engin pour prendre les oiseaux. Voyez ARJETOURE.

SAUTICOT: petite sauterelle des champs;--crevette grise. De salicoque.

SAUTIER: psautier. Roman.

SAUVADIN; GOUT DE SAUVADIN: goût étrange; saveur d'animal sauvage. A.

SAUVAGINE: lieu où se retire le gibier sauvage.

SAVENIAU: verveux, espèce de filet qui sert à prendre le poisson. M. l'abbé Decorde.

SAVER: savoir.

SAVETER: user désagréablement, comme une vieille savate. Cet habit est tout saveté.

SAVIGNI; SAVIGNIER: sabine (Juniperus Sabina). L.

SAVIN: bedeau. S.-I.

SAVOUS: savez-vous? Cette contraction se trouve dans l'épitaphe de Guyon Précy par Étienne Forcadel:

Savous qui repose ceans?

C'est Guyon mort assez vieux d'ans.

SCANDI: candi. Sucre scandi. Voyez ESCANDIE.

SCIAU: seau.

SCIENCE; SCHIENCE: feinte, dissimulation, semblant. Faire des sciences: dissimuler son désir; affecter de refuser, en laissant entrevoir qu'on finira par accepter.

SCIONNÉE: coups de scion, de verges. L.

SCIONNER: frapper avec un scion;--couper avec difficulté.

SCIO; SCIOT (s. m.): petite scie.

SCOLTE (s. f.): secours d'escorte. L.

SCOLTER: secourir. L.

SCORNES: scories. A.

SCORPION. Cet insecte, qui n'a pas de rapport avec le véritable scorpion qu'on ne rencontre que dans les pays chauds, est la taupe-grillon ou courtillière (Grillo talpa). B.

SÉ: sel.

SÈCHE: sec. SÈQUE: sec, sèche.

SÈCHE (s. f.): sou-marqué, vieille pièce de monnaie.

SECOUÉE: quantité de fruits qu'une secousse a fait tomber d'un arbre;--fustigation; réprimande.

SÉCRAN: homme très-maigre, sec de corps, ou d'esprit, ou d'argent. On appelle aussi sécran un veau qui a tété sa mère.

SEIGLERI: champ où l'on a récolté du seigle.

SEIGNEUR. Voyez DIABLE. B.

SEIGNEURERIE ou SEIGNEURIE: surnom, sobriquet; parce que les seigneurs avaient plusieurs noms et qualités.

SEILLE (s. f.): seau. En Roman, seigle. A.

SEILLÉE: plein une seille. B.

SÉLIAIS: fléau pour battre le blé.

SÉLIEUSET: sifflet. (Manche.)

SÉLIOT: champ. (Manche.)

SÉLIOUSIR: souffler; siffler. (Manche.)

SEMEUX: homme qui sème;--espèce de nappe qu'il passe en bandoulière pour porter la semence. M. Decorde.

SEMINÉ: sorte d'échaudé, fait de fine fleur de froment.

SEMON: invité.--SEMONER: inviter.

SEMOUILLE: semoule. L.

SENGLES (s. f. pl.): ruelles qui entouraient la ville de Bayeux, comme une ceinture (cingula).

SEN; S'N: son. Sen bâton: son bâton. S'n ami: son ami. S'n aller: s'en aller. Patois Walon.

SÉNILLE; CÉNILLE: fruit de l'épine. Voyez HAGUE.

SENRIETTE: sarriette (Satureia hortensis).

SENT-NAVET: parasite. L.

SENTE (s. f.): sentier. Patois Walon.

SENTEUX de filles: libertin, qui court après les filles.

SENTINE (s. f.): baie de l'airelle. Voyez MORET. A.

SENTU: senti. On trouve ce participe dans une chanson de Henri III, duc de Brabant, au XIIIe siècle:

J'ai sentu

De quel manière ele fu. L.

SENVRE (s. f.): crucifère à fleurs jaunes, qui croît dans les blés. Voyez BOURBITON.

SÉPEAU (s. m.): serrure de bois. A.

SEPTEMBRESSE: fête de Notre-Dame de septembre (la Nativité de la Vierge). Voyez MARCHESSE. L.

SÉQUERESSE: sécheresse. Secchezza, en italien.

SÉQUER; SÉQUIER: sécher.

SERAINE (s. f.): vase de terre pour recevoir le lait dans la laiterie. De serum. A.

SÉRANGE: chute du jour, soir, soirée.

SERCELLE: sarcelle. En Roman, cercèle.

SERCHER; CERCHER: chercher.

SERCI: gercé.--Lèvres sercies: gercées.

SERCLER: sarcler. Patois Lorrain. L.

SERCLEUR, SE: sarcleur, se. Patois Lorrain. L.

SERCLOIR: sarcloir. Patois Lorrain. L.

SÉRÉE: soirée.

SERENCE: soirée. B. Du latin serus.

SERGALE (s. f.): fille qui court après les garçons.

SERGAUT (s. f.): fille évaporée et inconséquente. A.

SERGE; CHERGE: charge. S.-I.

SERGE (s. f.): couverture de lit. De la basse latinité sargia. Dans le XIVe siècle, il s'en fabriquait beaucoup à Caen. Cette couverture, dit M. Lepingard, est maintenant en droguet (trame en fil remplie de laine); la doublure en toile, garnie de laine, de coton ou de filasse, est piquée de manière à ce que cette garniture ne puisse se déranger.

SERGENT: le carabe cuivré, insecte. B.

SERGOLE: mauvais couteau.

SÉRINGLE: seringue;--SÉRINGLER: seringuer.

SERPER: interrompre brusquement; couper le fil d'un discours. De serpe, instrument tranchant. B.

SERRER: cueillir; récolter.

SERT-FEMME (s. f.): sage-femme, accoucheuse. L.

SERTE (s. f.): époque des termes du service des domestiques; leur durée. L.

SÉRUGIEN: chirurgien.

SERVANTE (s. f.): sorte de grille en fer, attachée momentanément à la crémaillère et qui sert à supporter la poêle à frire. On l'appelle aussi chambrière. L.

SERVIR: saillir. Se dit des taureaux et des étalons.

SET (s. f.): soif. Seï, en patois de Grenoble; seu, en patois Walon. L.

SET (s. m.): tamis, sas. De seta, soie. B.

SEU; SEUE: sien; sienne.

SEU; SEUS: sureau (Sambucus nigra). En patois de Grenoble, seu; en patois Walon, sou. B.

SEULLE (s. f.): magasin. Du latin cella. (Caen.)

SEUR: sûr, certain;--SEURETÉ: sûreté.

SÉYANT: séant.

SIAU: seau. Voyez SEILLE.

SIDONE (s. m.): linceul, suaire. M. Travers nous a fait connaître, dans son édition des Vaux-de-Vire, une pièce inédite, dans laquelle est employé le mot sidone.

SIEN (LE); LA SIENNE; LES SIENS; LES SIENNES: celui; celle; ceux; celles. Souvent avec à: c'est le sien à un tel: c'est celui d'un tel.

SIERGETTE. Voyez SERGETTE.

SIESSER (SE). Voyez ASSIESSER (S'). L.

SIENCE (s. f.): sens, côté. Aller dans une sience: aller dans un sens. A.

SIÉTEZ-VOUS; SIEUSEZ-VOUS: asseyez-vous.

SIEU: suis. Je sieu, ou sieus: je suis.

SIEU: suif, graisse. (Valognes.)

SIEUTE: suite.

SI FAIT: si affirmatif, opposé à une négative. Vous n'avez pas déjeûné?--Si fait. Si: au contraire. MM. Duméril ont remarqué que, dans les poëmes de Roswitha, si est une particule négative.

SIGNE (s. m.): seing, signature.

SILÉE ou SCILÉE (s. f.): coups de scion;--SILER: frapper avec un scion; et, par extension, avec un fouet. L.

SIMENET. Voyez CHEMINEAU.

SIN: son de cloche, pour appeler aux offices religieux. De signum, cloche.

SINAT: plancher d'une grange. Voyez CENAS.

SINE (s. m.): signature;--SINER: signer. L.

SINELLE. Voyez SÉNILLE.

SINS: chez. O.

SIQUENON: sinon. L.

SIROTEUX: qui a la consistance du sirop. H.-N.

SIS: participe passé du verbe se seoir.

SISSITE (FAIRE): s'asseoir; terme enfantin. H.-N.

SIT: suint. Laine en sit.

SLEAU, prononcé esseleau: pièce de la charrue en forme d'S.

SLIAQUETER: parler à grand bruit; clabauder. Du verbe claquer. (Manche.)

SNÊQUEUX: scrupuleux, sensé.

SŒU: sœur. BONNE-SŒU: bonne-sœur, religieuse. L.

SŒURETTE; SŒUROTTE: petite sœur. Patois Walon. L.

SOIFARD; SOIFFEUR: ivrogne; qui a toujours soif. L.

SOINIR: flairer; chercher avec grande attention. A.

SOIRANTE (A LA): vers le soir.

SOLAGE (s. m.): espèce, variété, en parlant des fruits. Ces pommes sont d'un bon solage. Crû. De solum: sol. L.

SOLDAR: soldat. Vieux mot qu'on rencontre dans Du Bartas (Semaine, Ve. journ., v. 813):

...........et montrer aux soldars

Par son beau règlement le dur métier de Mars.

SOLÉ; SOLAI: soleil.

SOLIER: galerie, porche, premier étage, dernier étage ou grenier.--SOLIERS (VENTRE A QUATRE): très-gros ventre; ventre à quatre étages. Du Celtique solier: grenier. En patois des Vosges, solier et soulier signifient étage supérieur. L.

SOLINAGE: maçonnerie qui se trouve sous la sole.

SOMMÉLER: effrayer. H.-N.

SOMPTIER: psautier. L.

SONGEARD; SONGEAT: songeur, préoccupé, taciturne, dangereux.

SONNU, E: taché, e, sur la figure, de rousseurs qui ressemblent au son du blé. Voyez BRANNÉ. L.

SORCILÉGE: sortilège.

SOROBINER: regarder; chercher sans en avoir conscience.

SOTTISES: injures, outrages.

SOTTISIER: qui dit des injures sanglantes ou des paroles obscènes.

SOU, LE: seul, seule. Il est tout sou.

SOU; SOUE; SOUILLE: étable à porcs. En Champagne, une seu. Voyez SOUETTE. A.

SOUANER: prendre du tabac malproprement. O.

SOUATER: emprunter d'un voisin des bœufs pour le labourage, à charge de revanche.

SOUBAUD: triste; abattu; sournois.

SOUCER: flairer. O.

SOUCILLE (s. f.): sourcil. Sourcille, dans l'Isère. L.

SOUCISE: soucie. Ce n'est pas que je m'en soucise. A.

SOUDRE (FAIRE): faire partir; lever. Il a fait soudre un lièvre. Vient peut-être de surgere. M. Decorde.

SOUEF: doux. Du latin suavis, suave.

SOUETTE (s. f.): étable à porcs. Voyez SOU. L.

SOUFFAQUER: suffoquer; oppresser.

SOUFFLE (s. f.): soufflet. Voyez JAFFE.

SOUFFLIER: souffler.--SOUFFLIET: soufflet.

SOUI, E: malpropre. A.

SOUIL (s. m.): ordure, cochonnerie. A.

SOUILLE (s. f.). Voyez SOU.

SOUIN: sournois.--En souin se dit d'une truie en chaleur.

SOUINER: fureter comme la truie qui est en souin.

SOULARDISE: habitude de l'ivrognerie.

SOULAS (s. m.): consolation. Du latin solatium.

SOULASSER: pousser de gros soupirs. O.

SOULAU; SOULOT; SOULOUX: soulard, ivrogne.

SOULE, ou SOLE, ou CHOULE (s. f.): sorte de jeu, autrefois en usage à l'époque du Mardi-Gras. C'était une sorte de mêlée (sull, en islandais); une lutte brutale entre jeunes garçons qui se disputaient une balle ou éteuf. Il en résultait de graves blessures, qui déterminèrent l'autorité à interdire cet amusement dangereux. Il fut défendu, en Normandie, par arrêt du Parlement, du 27 janvier 1494, sous peine de 100 livres d'amende pour la première fois, et du carcan en cas de récidive. On courait la soule, encore pendant le siècle dernier, à la Lande-Patri et autres communes de l'arrondissement de Domfront et de son voisinage.

SOULÉ: soulier.

SOULER; SOULOIR: avoir coutume.

SOULEUR (s. f.): saisissement; frayeur subite.

SOULEVIDER: ôter le trop plein d'un vase. L.

SOUMÉ: sommeil.

SOUPAU. Voyez SÉPAU. A.

SOUPIRETTE (s. f.): petite quantité de liqueur spiritueuse. Goutelette que l'on aspire.

SOUPLE: moite. M. l'abbé Decorde.

SOURBIQUET: sobriquet. Des Perriers écrit soubriquet. L.

SOURCIER: lieu où l'eau sourd constamment.

SOURCIN: nom par lequel on désigne les souris, les mulots, les rats, etc. M. l'abbé Decorde.

SOURCONNAITRE: reconnaître à peu près quelqu'un.

SOURCOUER. Voyez SURCOUER.

SOURGE (en parlant de la terre): soulevée, gonflée à sa surface, comme il arrive après une gelée.

SOURGER. Voyez SURGER.

SOURGUER (v. a.): surprendre. De surgere. B.

SOURIS-CHAUDE; GAUDE ou GAUGUE: chauve-souris. B.

SOURMITE: sournois. Air sourmite: mine sournoise; figure hypocrite. Du latin sub: sous, et de mitis: doux. A.

SOURVIDER. Voyez SOULEVIDER.

SOUS (votre respect): sauf votre respect. Patois Lorrain.

SOUSÉE; SOUZÉE. Cet adjectif s'entend du trousseau d'une femme, et veut dire bien nippée. «C'te fille était bien sousée en se mariant.» Feu Lamarche. MM. Duméril disent que sousé signifie, littéralement, qui a un cochon.

SOUTINT: soutenu.

SOUTON: dissimulé, sournois. B.

SPARSIER: estafier. De l'italier staffiere.

SPÉCIAUTÉ: beauté remarquable; rareté. Se construit ordinairement avec par: par spéciauté.

ST': ce, cet, cette devant un mot commençant par une voyelle.

STASERAN, ou plutôt ST'ASSERANT: cet assoirant; ce soir. Voyez ASSOIRANT.

STE: cette, celle.--STELA: celle-là. Du latin ista. En italien, sto, pour questo. Stu, en patois Bourguignon. L.

STABULER: étaler sa marchandise en plein vent.

STICHI; STICHIN; STICHITE: celui-ci.

STI-LA; STILO: celui-là. L.

SU: ce. Su chien; su quien: ce chien. L.

SUBLER: siffler. Le sibler de Des Perriers (Nouv. LXXI) est plus rapproché du verbe latin sibilare. La Monnoye dit subler, dans les notes de ses Noëls bourguignons. Sibla, en patois de Grenoble; subier, en patois des Vosges. A.

SUBLET: sifflet. Subicot, en patois des Vosges.

SUBOUT; SURBOUT: debout. De sur et de bout. A.

SUBRECOT (s. m.): au-delà de l'écot. De super et d'écot.

SUCHES (s. m.): chèvre-feuille, dont la fleur est sucrée et que les enfants aiment à sucer. B.

SUCRER (SE): mettre du sucre dans sa boisson. Patois Lorrain.

SUÉE: ce qui produit l'apparence de la sueur et la sueur elle-même; ondée; volée de coups.

SUELLE: ciguë. Voyez CHUE.

SUER: subir. Il faut la suer: il faut subir cette perte, cette condamnation.

SUET: seuil. A.

SUÉTINER: épier; se placer sur son seuil pour guetter.

SUEU: suif;--seuil.

SUEURE: suivre.--SUEUSI, E: suivi, suivie.

SUEUTIN: homme qui vous suit et dont il faut vous défier comme dangereux.

SUEUTINER: agir comme le sueutin.

SUFFLER; SUFFLIER: siffler.--SUFFLET; SUFFLIET: sifflet.

SUI: suivi.--SUIRE: suivre.

SUIN (ÊTRE): être privé de tout. Du latin sine.

SUINÉ: ruiné par le jeu, ou autrement.

SUINER: enlever tout à quelqu'un au jeu, ou autrement.

SULARD, E: enfant qui a l'habitude de téter, de sucer son doigt.

SULER (en parlant des enfants): téter, ou sucer son doigt ou sa langue. Comme cette action produit quelque bruit, il y a lieu de croire que, si sûler ne vient pas de sucer, il a pour source subler: siffler. On trouve sûler dans le Dictionnaire d'Oudin. L.

SUMELLE: semelle. L.

SUMENCE; SUMENCHE: semence. SUMER: semer. L.

SUMETIÉRE; SUMITIÈRE: cimetière. V. CEMITIÈRE.

SUMEUR; SUMOUX: semeur;--tablier du semeur.

SUP (s. m.): jus, suc. Onomatopée. De l'anglais sup.

SUPER: boire en aspirant vivement et en resserrant les lèvres de manière que l'aspiration produise une espèce de sifflement que le mot exprime. Dans le patois Troyen, super signifie sucer, et humer, dans le patois des Vosges. Super vite sa fortune, c'est la manger promptement. Super la parole se dit, comme saper, pour interrompre, empêcher de parler.

SUPERIO (s. m.): terme extrême. Le dernier superio: la mort.

SURANGÉE; SURANGIE: rapport aigre de l'estomac; déboire. De sur: acide, et d'angi: souffrir.

SURCOUÉ: dont la queue est coupée.

SURCOUER (v. a.): couper la queue; la coue, en ancien français. L.

SURCOUPER se dit d'un animal qui mange la nourriture des autres. M. Decorde.

SURCROISSEMENT (de chair): excroissance. V. PÉPION.

SURE: sureau.

SURELLE: oseille (Rumex acetosa). De sur: acide. En patois Rouchi, surielle; en patois Walon, sural.

SURELLE (MARIE-). Voyez PISSE-VINAIGRE.

SURET: pommier non greffé qui ne donne que des fruits surs, à ce qu'on croit à tort.

SURETIÈRE: pépinière de surets, destinés à la greffe. B.

SURGER; SURGUER; SURQUER: surveiller; être aux aguets. Se dit du chat guettant la souris. De surgere.

SURGET: espèce d'ourlet.

SURGETTE; SURGUETTE; SURQUETTE (s. f.): petite machine garnie de trous avec lacets à ressorts pour prendre les souris; quatre-en-chiffre.

SURIAUX: aigreurs.

SURIN: plante de suret, propre à passer de la pépinière dans la suretière.

SURIR: devenir aigre.

SURLURINE: femme acariâtre, sure.

SUROT: espèce de tumeur au pâturon des chevaux.

SURPETER: saisir quelqu'un qui cherche à nous éviter. Du latin petere, ou du français surprendre.

SURPRINSE: surprise.

SURQUETTE (PRENDRE UNE): marcher sur un terrain spongieux, de manière à faire jaillir l'eau dans les chaussures. M. Decorde.

SUR-SEMAINE ou SOUR-SEMAINE: après coup; dans le courant de la semaine. L.

SURVEILLE: avant-veille. L.

SU; SUS: sur; à; au. Su ou sus le moment: au moment.

SUS: sureau. Voyez SEU. L.

SUSER: reculer.

SUSON: Suzanne.

SYNCOPÉ: ébahi, stupéfait.

T.

TA (s. m.): larve du hanneton.

TABELLIER: tablier.

TABIER: tablier d'un pressoir où l'on dresse le marc.

TABLER (SE): se mettre à table.

TABUT: tapage. (Valognes.)

TAC: ancienne maladie épidémique, qui était presque toujours mortelle. On dit proverbialement: On meurt comme du tac. De l'islandais tac: pleurésie.

TAC: chenille du Sphynx Atropos. B.

TACOTER: tapoter.

TAFE (s. f.): peur. (Argentan.)

TAFETIN: caquet. Onomatopée comme taffetas, qu'on écrivait autrefois tafetaf. L.

TAFETINER: marchander outre mesure. B.

TAFETINER: babiller. L.

TAFETINEUX; TAFETINOUX: celui qui tafetine.

TAGNARD, E: teigneux, se.

TAGNE (s. f.): teigne. Tigne, en patois Lorrain. L.

TAGNE: cuscute, plante parasite qui pousse dans les prairies artificielles. M. l'abbé Decorde.

TAI: te; toi.

TAIAUDER: brailler. Du cri des chasseurs, taïaud!

TAIE! TAIE! appel à un chien. D'où est venu taïaud!

TAIGNER ou TÉGNER: tousser.

TAILLE (s. f.): baguette sur laquelle on marque les coches ou entailles. L.

TAILLEUSE: couturière. L.

TAION: aïeul, grand-père.

TAIOO (s. m.): mou de bœuf.

TAIS! TAIS! TAIS! Cri pour appeler les chiens.

TAISI, TAISANT: tout doucement; à bas bruit. Du verbe taire.

TAISOIR. Voyez TRAISOUET.

TALANDER: frapper.

TALBOT: noir ou suie qui s'attache aux marmites, poêles, chaudrons, etc.

TALBOTER: noircir; tacher. Se talboter: s'enivrer.

TALER: prendre du développement; pousser en cépées.

TALIARD: sale.--TALIAUDER: salir.

TALOCHER (v. a.): frapper; donner des taloches, des tapes. Dans le patois des Vosges, taler signifie meurtrir. L.

TALVASSER: se heurter rudement. Du vieux mot talvas: sorte de bouclier. Guillaume, comte de Bellesme, était surnommé Talvas, à cause de sa dureté, disent les historiens du moyen-âge.

TAMPONNE (s. f.): aliments qui nourrissent bien et à bon marché. L.

TAMPONNER: remuer sans cesse; manier sans utilité. De taper, tapoter, dont on a fait taponner, tamponner, tauponner. Du latin tangere. A.

TAN: ton. Prends tan bâton. L.

TANGUE; TANQUE: sable de mer propre à l'engrais des terres. On évalue à 1,500,000 mètres cubes la quantité de tangue extraite annuellement sur le littoral du département de la Manche. La valeur de cette tangue est d'au moins trois millions.

TANGUIÈRE: lieu où l'on trouve la tangue en abondance.

TANNÉ: tourmenté; accablé de chagrin.

TANNER: frapper à coups de poing. Je vais te tanner la peau; je vais te rosser.

TANOUIS: clair-semé. Du latin tenuis.

TANTALIQUE (MOUCHE): mouche cantharide. Mot altéré. L.

TANT A TANT; TANT QU'A TANT: quitte à quitte; à égalité. S.-I.

TANTET; TANTINET: un peu et son diminutif. De tantum, tantillum.

TANTINE: tante. Terme d'enfant. Dans le patois Walon, tantin (s. f.).

TANTOT (LE): l'après-midi.

TANTOUILLER: agiter d'une manière désagréable dans un liquide. Voyez TOUILLER. L.

TANVÉE (s. f.): galette cuite à la bouche du four. Du Celtique-Breton tan: feu. Voyez FALUE. A.

TAPÉE (s. f.): grande quantité; surabondance. L.

TAPI (EN): à l'abri de la pluie, en parlant des hommes et des animaux.

TAPIN (A): en tapinois.

TAPINER: frapper sans cesse et à petits coups.

TAPON (s. m.): petite masse en désordre. Dans le patois Walon, tapon signifie une bonde, un tampon. L.

TAPONNER. Voyez TAMPONNER.

TAQUE: pelote où l'on attache les épingles.

TAQUET: emplâtre. B.--Jallon; verrou.

TAQUETTE (A LA): à la tâche au point de ne pouvoir se distraire un moment de son travail. L.

TAR: goudron. Mot anglais. B.

TARABUQUER; TARABUSQUIER: tarabuster.

TARALE: femme évaporée. (Vire.)

TARANE: sorte de revenant qui, dans le Pays-d'Auge, effrayait beaucoup les paysans et surtout les jeunes filles. Ce nom vient de celui d'un ancien Dieu des Gaulois, dont parle Lucain, dans la Pharsale, l. I, v. 446:

Et Taranis Scythicæ non mitior ara Dianæ.

Nous avons parlé de Tarane, dans nos Recherches sur la Normandie, p. 311.

TARDILLON: volaille éclose à l'arrière-saison; enfant né long-temps après les autres. M. Decorde.

TARGER; TARGIER; TERGIER: tarder.

TARGINER: mettre de la lenteur dans les affaires. De tard. A.

TARIBONDIN: homme gros et court. L.

TARINER: marchander; hésiter.

TARINER: tarder; flâner. O.

TARINIER: employé du Tarif;--qui veille tard.

TARISETTE (s. f.): pain de sarrasin.

TARLARIGO (A): à tire la Rigault, et non à tirelarigot, comme l'écrit le Dictionnaire de l'Académie.

TARLATANER: babiller bruyamment pour dire des balivernes. C'est, en quelque sorte, charlataner.

TARLÉ (en parlant du blé): avarié. De tare: défaut, altération.

TAROUFLE; TAROUPE (s. f.): jonction des sourcils, difformité que les anciens regardaient comme une beauté. L.

TAROUFLÉ: personne dont les sourcils se joignent.

TARUCHE: taloche.

TASSE; TASSÉE: cépée; touffe des plantes. Une tasse ou tassée d'oseille, d'œillets. De tas. L.

TASSÉ (s. m.): tasseau.

TASSERIE: partie de la grange où l'on entasse les gerbes.

TATANT (s. f.): tante, terme enfantin. V. TANTINE.

TATE-MINETTE (s. m.): qui s'amuse à des riens. V. NIGON.

TATIN: tape. On lit, dans la Déposition de Richard II: