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Histoire de la peinture en Italie cover

Histoire de la peinture en Italie

Chapter 134: CHAPITRE CX. OBJECTION TRÈS-FORTE.
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About This Book

The work traces the development of painting in Italy from its medieval origins through successive stylistic schools, relating artistic changes to social and political transformations. It combines historical narrative with close visual description and pointed critical judgment, evaluating technique, composition, and expressive intent. Material is arranged by period and region, with comparisons of local tendencies and shifts in taste and patronage. Frequent anecdote and conversational commentary enliven the account, while reflections on aesthetic principles examine the roles of training, imitation, and creative invention in the formation of artistic excellence.

La raison me le dit, mais mon cœur n'en croit rien.
(L'Éteignoir, comédie.)

Allons voir les tableaux, me dit l'inconnu.—Mais songez-vous qu'il nous faut faire sur le coloris et le clair-obscur le même travail que nous avons fait sur les lignes?

Nous montons cependant, et le hasard porte nos pas dans la galerie d'Apollon. Nous remarquons la Calomnie d'Apelles par Raphaël, quelques études au crayon rouge, d'après la Fornarina, pour des tableaux de Madones. «Voyez, lui dis-je, les grands artistes en faisant un dessin peu chargé font presque de l'idéal. Ce dessin n'a pas quatre traits, mais chacun rend un contour essentiel. Voyez à côté les dessins de tous ces ouvriers en peinture. Ils rendent d'abord les minuties; c'est pour cela qu'ils enchantent le vulgaire, dont l'œil dans tous les genres ne s'ouvre que pour ce qui est petit.»

[310] L'esprit général de cette histoire montre assez que peu de personnes haïssent autant que l'auteur l'assassin du duc d'Enghien, du libraire de Halle, du capitaine Wright. C'est pour cela qu'il se sert hardiment des mots qui tombent sous sa plume. Napoléon est devenu un personnage historique; il appartient à celui qui étudie l'homme, tout comme au bavard politique. De grands saints le regrettent publiquement dans les journaux.» (Débats du 5 juin 1817.) Ri. C.

[311] Voir les articles, aussi profondément pensés que bien écrits, que M. Marie Boutard a donnés sur cette grosse statue.

C'est la meilleure pièce justificative de la lettre de lord Wellington sur les tableaux d'Italie.

CHAPITRE CX.
OBJECTION TRÈS-FORTE.

Je retrouvai mon aimable inconnu. «Ah! me dit-il, voici une objection qui renverse tout. N'y a-t-il pas une différence entre la beauté[312] et le bon air? Tous les jours on voit un jeune homme de vingt ans arriver de province. Ce sont bien les couleurs les plus fraîches, c'est la plus belle santé. Un autre jeune homme est arrivé dix ans plus tôt; la vie de Paris lui a fait perdre en quelques mois ces couleurs brillantes et cet air de force. Le nouveau venu est incontestablement plus beau, et cependant il fait pitié; l'autre l'écrase. La beauté dont vous m'avez expliqué la naissance n'est donc pas belle partout? cette reine n'est donc pas sûre de son empire?—Vous l'avouerai-je? c'est surtout cette objection très-forte qui me fait croire à la manière dont nous avons vu naître le beau antique.

[312] La beauté est l'expression d'une certaine manière habituelle de chercher le bonheur; les passions sont la manière accidentelle. Autre est mon ami au bal, à Paris, et autre mon ami dans les forêts d'Amérique.