Note 1006: Athenæ. l, IV, c. 10.
Note 1007: Athenæ. l. IV, c. 13.
Note 1008: Κάλλισται μέν γάρ αί γαλατικαί (πέρναι).
Athen. l. XIV, c. 21.
Note 1009: Άλλά καί οί παριόντες ξένοι ϋπό τών ύφεστηκότων παίδων ούκ
ήφίεντο, έως άν μεταλάβωσι τών παρασκενασθέντων. Athen. l. IV, c. 15.
Ce goût pour la magnificence se développa chez les femmes gallo-grecques avec non moins de vivacité que chez leurs maris. Les anciens vêtemens de laine grossière firent place aux tissus de pourpre, que rehaussaient de riches parures; et l'on ne vit plus l'épouse du tétrarque d'Ancyre ou de Pessinunte se contenter de la bouillie, qu'elle emportait jadis dans une marmite, pour son repas et celui de ses enfans, quand elle allait passer la journée au bain[1010]. Cependant ce progrès du luxe chez les dames galates ne corrompit point l'énergique sévérité de leurs mœurs. Au milieu de la dissolution asiatique, elles méritèrent toujours d'être citées comme des modèles de chasteté; et les traits recueillis dans leur vie ne font pas les pages les moins édifiantes des livres anciens consacrés aux vertus des femmes. Nous rapporterons ici un de ces traits fameux dans l'antiquité, et que deux écrivains grecs nous ont transmis.
Note 1010: Αί δέ Γαλατών γυναϊκες είς τα βαλανεϊα πόλτου χύτρας είσφέρουσαι, μετά τών παίδων ήσθιον, όμοῦ λουόμεναι. Plut. Sympos. l. VIII, quæst. 9.
Le tétrarque Sinat avait épousé une jeune et belle femme nommée Camma, prêtresse de Diane, pour qui elle entretenait une dévotion toute particulière. C'était dans les pompes religieuses, quand la prêtresse, vêtue de magnifiques habits, offrait l'encens et les sacrifices; c'était alors que sa beauté paraissait briller d'un éclat tout céleste[1011]; Sino-rix, jeune tétrarque, parent de Sinat, la vit, et ne forma plus d'autre désir au monde que le désir d'en être aimé. Il essaya tout, mais vainement. Désespéré, il s'en prit à celui qu'il regardait comme le plus grand obstacle à son bonheur; il attaqua Sinat par trahison, et le fit périr. Comme le meurtrier était puissant et riche, les juges fermèrent les yeux, et le meurtre demeura impuni. Camma supporta ce coup avec une ame forte et résignée; on ne la vit ni pleurer ni se plaindre; mais, renonçant à toute société, même à celle de ses proches, et dévouée entièrement au service de la déesse, elle ne voulut plus quitter son temple, ni le jour, ni la nuit. Quelques mois se passèrent, et Sino-rix l'y vint poursuivre encore de son amour. «Si je suis coupable, lui répétait-il, c'est pour t'avoir aimée; nul autre sentiment n'a égaré ma main[1012].» Camma, d'un autre côté, se vit persécutée par sa famille, qui, appuyant avec chaleur la poursuite du jeune tétrarque, ne cessait d'exalter sa puissance, sa richesse, et les autres avantages par lesquels il surpassait de beaucoup, disait-on, l'homme qu'elle s'obstinait à regretter. Dès lors, elle n'eut plus de repos qu'elle ne consentît à ces liens odieux. Elle feignit donc de céder, et le jour du mariage fut convenu.
Note 1011: Έπιφανεστέραν δέ αύτήν έποίει καί τό τής Άρτέμιδος ίέρειαν είναι, περί τε τάς πομπάς άεί καί θυσίας κεκοσμημένην όράσθαι μεγαλοπρεπώς. Plut. de Virtutib. mulier. p. 257.
Note 1012: Άνελών έκεϊνον έρωτι τής Κάμμας, μή δι΄ έτέραν τινά πονηρίαν… Plut. de Virt. mul. p. 258.
Dès que parut ce jour tant souhaité, Sino-rix, environné d'un cortège nombreux et brillant, accourut au temple de Diane. Camma l'y attendait; elle s'approcha de lui avec calme, le conduisit à l'autel, et prenant, suivant l'usage, une coupe d'or remplie de vin, après en avoir répandu quelques gouttes en l'honneur de la déesse, elle but, et la présenta au tétrarque[1013]. Ivre de bonheur, le jeune homme la porte à ses lèvres et la vide d'un seul trait[1014]; mais ce vin était empoisonné. On dit qu'en cet instant, une joie, depuis long-temps inaccoutumée se peignit sur le visage de la prêtresse. Étendant ses bras vers l'image de Diane: «Chaste déesse! s'écria-t-elle d'une voix forte: sois bénie de ce qu'ici même j'ai pu venger la mort de mon époux assassiné à cause de moi[1015]; maintenant que tout est consommé, je suis prête à descendre vers lui aux enfers. Pour toi, ô le plus scélérat des hommes, Sino-rix, dis aux tiens qu'ils te préparent un linceul et une tombe, car voilà la couche nuptiale que je t'ai destinée[1016].» Alors elle se précipita vers l'autel qu'elle enlaça de ses bras, et elle ne le quitta plus que la vie ne l'eût abandonnée. Sino-rix, qui ressentait déjà les atteintes du poison, monta dans son chariot et partit à toute bride, espérant que l'agitation et des secousses violentes le soulageraient; mais bientôt ne pouvant plus supporter aucun mouvement, il s'étendit ans une litière, où il expira le même soir. Lorsqu'on vint lui apporter cette nouvelle, Camma vivait encore; elle dit qu'elle mourait contente, et rendit l'ame.
Note 1013: Άπό χρυσής φιάλης… Polyæn. Strat. l. VIII, c. 39.
—Plut. de Virtut. mulier, p. 258.
Note 1014: Ό δέ οία δή νυμφίος παρά νύμφας λαβών, ήδέως πίνει.
Polyæn. ub. supr.
Note 1015: Χάριν οίδά σοι, ώ πολύτψμητε Άρτεμις, ότι μοι παρέσχες έν
τψ σψ ίερψ δίκας ύπέρ τοΰ άνδρος λαβεϊν, άδίκως δι΄ έμέ άναιρεθέντος.
Polyæn. Strat. l. VIII, c. 39.
Note 1016: Σοί δέ, ώ πάντων άνοσιώτατε άνθρώπων, τάφον άντί θαλάμου
καί γάμου παρασκευαζέτωσαν οί προσήκοντες. Plutarch. loc. cit.
La constitution politique s'altéra bientôt, comme les habitudes nationales. D'électives et temporaires qu'avaient été les tétrarchies, elles devinrent héréditaires, et les familles qui en usurpèrent le privilège formèrent, par le laps du temps, une haute classe aristocratique, qui domina le reste de la nation[1017]. L'ambition des chefs travailla en outre à resserrer le nombre de ces magistratures, qui furent successivement réduites de douze à quatre[1018], puis à trois, à deux, enfin concentrées dans une seule main[1019]. Le pays était gouverné par un de ces rois, lorsqu'il fut réuni comme province à l'empire romain. Malgré cette usurpation du pouvoir souverain, le conseil national des trois cents continua d'exister et de coopérer à l'administration du pays[1020]. Il est à présumer que la condition des indigènes phrygiens et surtout grecs s'améliora; car les mariages devinrent assez fréquens entre eux et les Kimro-Galls de rang élevé. Cependant il n'y eut jamais fusion; car, tandis que les vaincus parlaient le grec, la langue gauloise se conserva, sans mélange étranger, parmi les fils des conquérans. Un écrivain ecclésiastique célèbre, qui voyagea dans l'Orient au quatrième siècle de notre ère, six cents ans après le passage des hordes en Asie, témoigne que, de son temps, les Galates étaient les seuls, entre tous les peuples asiatiques, qui ne se servissent point de la langue grecque; et que leur idiome national était à peu près le même que celui des Trévires, les différences de l'un à l'autre n'étant ni nombreuses, ni importantes[1021]. Cette identité de langage entre les Gaulois des bords du Rhin et les Gaulois des bords du Sangarius et de l'Halys s'explique d'elle-même si l'on se rappelle que les Tectosages et les Tolistoboïes, les deux principaux peuples galates, appartenaient originairement, comme les Belges, à la race des Kimris.
Note 1017: Hist. græc. et latin. Inscript. galatic. passim.
Note 1018: Appian. Bell. Mithridat. p. 151.
Note 1019: Strab. l. XII, p. 567.—Pausan. Bell. Alexandr. c. 67.
Note 1020: Inscript. Ancyran. passim.
Note 1021: Galatas excepto sermone græco, quo omnis Oriens loquitur, propriam linguam eamdem penè habere quàm Treviros, nec referre si aliqua exindè corruperint. Hieronym. Prolog. in lib. II. Comment. in epist. ad Galat. c. 3.
ANNEES 167 à 158 avant J.-C.
La bonne intelligence et la paix subsistèrent pendant vingt ans entre les Galates et les puissantes asiatiques. Au bout de ce temps la guerre éclata, on ne sait pour quel motif, et les Gaulois ravagèrent le territoire d'Eumène et celui de leur ancien ami Ariarathe, alors dévoué au roi de Pergame[1022], si cruellement, qu'Attale courut à Rome en porter plainte au sénat. Il dit: «qu'un tumulte gaulois (suivant l'expression romaine) mettait le royaume de Pergame dans le plus grand péril[1023].» La république envoya des commissaires aux tétrarques, sans réussir à les désarmer. Les dévastations ayant recommencé avec plus de force, Eumène partit lui-même pour Rome; mais ses plaintes furent mal reçues. Dans ces négociations et dans quelques autres, le sénat montra envers les Gaulois des ménagemens qui lui étaient peu ordinaires, et qui ne causèrent pas moins de surprise que l'opiniâtreté hardie de ce peuple. «Il fut permis de s'étonner, dit un historien, que tous les discours des Romains eussent été sans effet sur l'esprit des Galates, tandis qu'un seul mot de leurs ambassadeurs suffisait pour armer ou désarmer les puissans roi d'Égypte et de Syrie[1024].»
Note 1022: Polyb. excerpt. legat, XCVII, CII, CVI, CVII, CVIII.
—Strab. l. XII, p. 539.—Tit. Liv. l. XLV, c. 16 et 34.
Note 1023: Querimoniâ gallici tumultûs… regnum in dubium adductum
esse. Tit. Liv. l. XLV, c. 19.
Note 1024: Mirum videri posset, inter opulentos reges, Antiochum
Ptolemæumque, tantùm legatorum romanorum verba valuisse… apud
Gallos nullius momenti fuisse. Tit. Liv. l. XLV, c. 34.
ANNEE 89 avant J.-C.
A l'époque des guerres de Mithridate, la Galatie parut se réveiller et vouloir secouer cette humiliante protection. Elle se ligua avec le roi de Pont empressé à rechercher l'alliance des Gaulois en occident comme en orient, et qui envoyait des ambassadeurs chez les Kimris des rives du Danube[1025]. Durant ses premières campagnes, Mithridate exaltait, dans tous ses discours, les services de ses alliés galates; il se vantait «de pouvoir opposer à Rome un peuple des mains duquel Rome ne s'était tirée qu'à prix d'or[1026].»
Note 1025: Legatos ad Cimbros… auxilium petitum mittit. Justin. l.
XXXVIII, c. 3.—Appian. Bell. Mithrid. p. 171.
Note 1026: Nec bello hostem, sed pretio remotum. Oratio. Mithrid.
Justin. l. XXXVIII, c. 4.
ANNEE 86 avant J.-C.
Mais bientôt leur fidélité lui devint suspecte, et dans un des accès de son humeur sombre et soupçonneuse, il retint prisonniers auprès de lui tous les tétrarques et leurs familles, au nombre de soixante personnes[1027]. Indigné de cette perfidie, Toredo-rix, tétrarque des Tosiopes, complota sa mort; et comme le roi de Pont avait coutume de rendre la justice, à certains jours de la semaine, assis sur une estrade fort élevée, Torédo-rix, aussi robuste qu'audacieux, ne se proposait pas moins que de le saisir corps à corps, et de le précipiter du haut de l'estrade, avec son tribunal[1028]. Le hasard voulut que Mithridate s'absentât ce jour-là et qu'il fît mander, au bout de quelques heures, les tétrarques galates; Torédo-rix, craignant que le complot n'eût été découvert, exhorta ses compagnons à se jeter tous ensemble sur le roi et à le mettre en pièces[1029]. Ce second complot manqua également; et Mithridate, après avoir fait tuer sur-le-champ les plus dangereux des conspirateurs, acheva les autres, une nuit, dans un festin où il les avait invités, sous couleur de réconciliation. Trois d'entre eux échappèrent seuls au massacre en se faisant jour, le sabre à la main, au travers des assassins; tout le reste périt, hommes, femmes et enfans[1030]. Parmi ces derniers se trouvait un jeune garçon appelé Bépolitan, que son esprit et sa beauté avaient fait remarquer du roi; Mithridate se ressouvint de lui dans cette nuit fatale, et ordonna à ses officiers de courir et de le sauver. Il était temps encore, parce que le meurtrier, convoitant une robe précieuse que portait le jeune Gaulois, avait voulu le dépouiller avant de frapper; celui-ci résistait et se débattait avec violence; cette lutte permit aux officiers royaux de prévenir le coup[1031]. Le cadavre de Torédo-rix avait été jeté à la voirie, avec défense expresse de lui rendre les derniers devoirs; mais une femme pergaméenne qui l'avait aimé l'ensevelit en cachette, au péril de ses jours[1032].
Note 1027: Plutarch. de Virtutibus mulier. p. 259.—Appian. Bello
Mithridat. p. 200.
Note 1028: Άνεδέξατο τόν Μιθριδάτην, όταν έν τψ βήματι γυμνασίψ
χρηματίζη συναρπάσας, ώσειν άμα σύν αύτψ κατά τής φάραγγος. Plut. de
Virtut. mulier, p. 259.
Note 1029: Διαρπάσαι τό σώμα. Idem, loc. cit.
Note 1030: Πάντας έκτεινε μετά παίδων καί γυναικών, χωρίς τριών τών διαφυγόντων… έπί διαίτη μιάς νυκτός. Appian. Bell. Mithrid. p. 200.
Note 1031: Plutarch. de Virtut. mulier. p. 259.
Note 1032: Γύναιον περγαμηνόν έγνωσμένον άφ΄ ώρας ζώντι τψ Γαλάτη παρεκινδύνευσε θάψαι καί περιστεϊλαι τόν νεκρόν. Plut. loc. cit.
ANNEE 63 avant J.-C.
Mithridate, à la tête de son armée, alla fondre sur la Galatie avant que la nouvelle de ses barbaries s'y fût répandue, confisqua les biens des tétrarques assassinés, et, renversant la forme du gouvernement, imposa pour roi absolu un de ses satrapes nommé Eumache[1033]. Cette tyrannie dura douze ans, et chaque année avec un redoublement de cruauté. Enfin les trois tétrarques sauvés du festin sanglant du roi de Pont, et l'un d'eux surtout, Déjotar, depuis si célèbre dans les guerres civiles de Rome, réussirent à soulever le pays, battirent Eumache et le chassèrent[1034]. Les victoires des armées romaines sur Mithridate assurèrent aux Kimro-Galls, pour quelque temps, l'indépendance qu'ils venaient de reconquérir; mais, dans les circonstances où se trouvait l'Orient, cette indépendance précaire ne pouvait pas être de longue durée. Enveloppée et pressée de tous côtés par la domination romaine, la Galatie succomba après tout le reste de l'Asie; elle fut enfin réduite en province, sous l'empereur Auguste.
Note 1033: Appian. Bell. Mithridat. p. 200.
Note 1034: Appian. loc. cit. p. 200, 222.—Tit. Liv. Epit. XCIV.
—Paul. Oros. l. VI, c. 2.
Pour terminer cette dernière période de l'histoire des Gaulois orientaux, nous avons encore un mot à dire sur leurs rapports avec Mithridate. Le roi de Pont avait toujours entretenu auprès de sa personne une garde d'aventuriers galates, soldés à grands frais. Ce fut à eux qu'il remit le soin de sa mort, lorsque, décidé à ne point tomber vivant au pouvoir de ses ennemis, il vit que le poison n'agissait pas sur ses entrailles. Ayant fait venir le chef de cette garde, nommé Bituit[1035], il lui présenta sa poitrine nue: «Frappe, lui dit-il, tu m'as déjà rendu de grands et fidèles services; celui-ci ne sera pas moindre[1036].» Bituit obéit, et les historiens ajoutent que ses compagnons, se précipitant aussitôt sur le roi, le percèrent à l'envi de leurs lances et de leurs épées. Peut-être y eut-il dans l'empressement de ces Gaulois un secret plaisir de vengeance à verser le sang d'un homme qui avait fait tant de mal à leur pays.
Note 1035: Βίτοιτος. Appian. p. 248.—Bitætus, Tit. Liv. Epit. c. 11. —On verra plus tard un Bituit, chef des Arvernes, jouer un grand rôle dans la Gaule.
Note 1036: Πολλά μέν έκ τής σής δεξιάς ές πολεμίους ώνάμην, ώνήσομαι δέ μέγιστον… Appian. Bell. Mithrid. p. 248.
FIN DU TOME PREMIER.
TABLE DES MATIÈRES CONTENUES DANS LE PREMIER VOLUME.
CHAPITRE PREMIER. DE LA RACE GALLIQUE. Son territoire; ses principales branches.—Ses conquêtes en Espagne; elles refoulent les nations ibériennes vers la Gaule, où les Ligures s'établissent.—Ses conquêtes en Italie; empire ombrien, sa grandeur, sa décadence.—Commerce des peuples de l'Orient avec la Gaule; colonies phéniciennes.—Hercule tyrien.—Colonies rhodiennes.—Colonie phocéenne de Massalie, sa fondation, ses progrès rapides. DE LA RACE KIMRIQUE. Situation de cette race en Orient et en Occident au septième siècle avant notre ère; elle est chassée des bords du Pont-Euxin par les nations scythiques.—Elle entre dans la Gaule; ses conquêtes.—Grandes émigrations des Galls et des Kimris en Illyrie et en Italie.—Situation respective des deux races.
CHAPITRE II. GAULE CISALPINE. Tableau de la haute Italie sous les Étrusques; ensuite sous les Gaulois.—Courses des Cisalpins dans le centre et le midi de la presqu'île.—Le siège de Clusium les met en contact avec les Romains.—Bataille d'Allia.—Ils incendient Rome et assiègent le Capitole.—Ligue défensive des nations latines et étrusques; les Gaulois sont battus près d'Ardée par Furius Camillus.—Ils tentent d'escalader le Capitole, et sont repoussés.—Conférences avec les Romains; elles sont rompues; elles se renouent; un traité de paix est conclu.—Les Romains le violent.—Plusieurs bandes gauloises sont détruites par trahison; les autres regagnent la Cisalpine.
CHAPITRE III. GAULE CISALPINE. Rome s'organise pour résister aux Gaulois. —Les Cisalpins ravagent le Latium pendant dix-sept ans.—Duels fabuleux de T. Manlius et de Valerius Corvinus.—Paix entre les Gaulois et les Romains. —Irruption d'une bande de Transalpins dans la Circumpadane; sa destruction par les Cisalpins.—Ligue des peuples italiens contre Rome; les Gaulois en font partie; bataille de Sentinum.—Les Sénons égorgent des ambassadeurs romains; ils sont défaits à la journée de Vadimon; le territoire sénonais est conquis et colonisé.—Drusus rapporte à Rome la rançon du Capitole.
CHAPITRE IV. Arrivée et établissement des Belges dans la Gaule.—Une bande de Tectosages émigre dans la vallée du Danube.—Nations galliques de l'Illyrie et de la Pæonie; leurs relations avec les peuples grecs.—Les Galls et les Kimris se réunissent pour envahir la Grèce.—Première expédition en Thrace et en Macédoine; elle échoue.—Seconde expédition; les Gaulois s'emparent de la Macédoine et de la Thessalie; ils sont vaincus aux Thermopyles; ils dévastent l'Étolie; ils forcent le passage de l'Œta; siège et prise de Delphes; pillage du temple.—Retraite désastreuse des Gaulois; leur roi s'enivre et se tue; ils regagnent leur pays et se séparent.
CHAPITRE V. Passage des Gaulois dans l'Asie mineure; ils placent Nicomède sur le trône de Bithynie.—Ils se rendent maîtres de tout le littoral de la mer Égée; situation malheureuse de ce pays.—Tous les états de l'Asie leur paient tribut.—Commencement de réaction contre eux; Antiochus-Sauveur chasse les Tectosages jusque dans la haute Phrygie.—Gaulois soldés au service des puissances asiatiques; leur importance et leur audace.—Fin de la domination des hordes; avantage remporté par Eumènes sur les Tolistoboïes; ils sont vaincus par Attale, et repoussés, ainsi que les Trocmes, dans la haute Phrygie; réjouissances publiques dans tout l'Orient.
CHAPITRE VI. Gaulois à la solde de Pyrrhus; estime qu'en faisait ce roi; ils violent les sépultures des rois macédoniens; ils assiègent Sparte; ils périssent à Argos avec Pyrrhus.—Première guerre punique; Gaulois à la solde de Carthage, leurs révoltes et leurs trahisons; ils livrent Érix aux Romains et pillent le temple de Vénus.—Ils se révoltent contre Carthage et font révolter les autres mercenaires; guerre sanglante sous les murs de Carthage; ils sont vaincus; Autarite est mis en croix.—Amilcar Barcas est tué par un Gaulois.
CHAPITRE VII. GAULE CISALPINE. Situation de ce pays dans l'intervalle des deux premières guerres puniques.—Les Boïes tuent leurs rois At et Gall. —Intrigues des colonies romaines fondées sur les bords du Pô.—Les Cénomans trahissent la cause gauloise.—Le partage des terres du Picénum fait prendre les armes aux Cisalpins.—Leur ambassade aux Gésates des Alpes.—Un Gaulois et une Gauloise sont enterrés vifs dans un des marchés de Rome.—Bataille de Fésules où les Romains sont défaits.—Bataille de Télamone où les Gaulois sont vaincus.—La confédération boïenne se soumet. —Guerre dans l'Insubrie, et perfidie des Romains.—Marcellus tue le roi Virdumar.—Soumission de l'Insubrie.—Triomphe de Marcellus.
CHAPITRE VIII. GAULE CISALPINE. Alliance des Gaulois avec Annibal.—Les Romains envoient des colonies à Crémone et à Placentia.—Soulèvement des Boïes et des Insubres; ils dispersent les colonies, enlèvent les triumvirs et défont une armée romaine dans la forêt de Mutine.—Annibal traverse la Transalpine et les Alpes.—Incertitude des Cisalpins; combat du Tésin.—Les Cisalpins se déclarent pour Annibal; batailles de Trébie, de Thrasymène, de Cannes, gagnées par les Gaulois.—Défaite des Romains dans la forêt Litana. —Tentatives infructueuses d'Annibal pour ramener la guerre dans le nord de l'Italie.—Asdrubal passe les Alpes; il est vaincu près du Métaure.—Magon débarque à Génua; il est vaincu dans l'Insubrie.—Les Gaulois suivent Annibal en Afrique.
CHAPITRE IX. DERNIERES GUERRES DES GAULOIS CISALPINS. Mouvement national de toutes les tribus circumpadanes; conduites par le Carthaginois Amilcar, elles brûlent Placentia; elles sont défaites.—La guerre se continue avec des succès divers.—Trahison des Cénomans; désastre de l'armée transpadane. —Nouveaux efforts de la nation boïenne; elle est vaincue.—Cruauté du consul Quintius Flamininus.—Les débris de la nation boïenne se retirent sur les bords du Danube.—Brigandages des Romains dans les Alpes, et ambassade du roi Cincibil.—Des émigrés transalpins veulent s'établir dans la Vénétie; ils sont chassés.—La république romaine déclare que l'Italie est fermée aux Gaulois.
CHAPITRE X. GALLO-GRECE. Description géographique de ce pays; races qui l'habitaient; sa constitution politique.—Culte phrygien de la Grande-Déesse.—Relations des Gaulois avec les autres puissances de l'Orient.—Les Romains commencent la conquête de l'Asie mineure.—Cn. Manlius attaque la Galatie; les Tolistoboïes sont vaincus sur le mont Olympe; les Tectosages sur le mont Magaba.—Trait de chasteté de Chiorama. —La république romaine ménage les Galates.—Le triomphe est refusé, puis accordé à Manlius.—Les mœurs des Galates s'altèrent; luxe et magnificence de leurs tétrarques.—Caractère des femmes galates; histoire touchante de Camma.—Décadence de la constitution politique; les tétrarques s'emparent de l'autorité absolue.—Mithridate fait assassiner les tétrarques dans un festin.—Ce roi meurt de la main d'un Gaulois.
FIN DE LA TABLE.
End of Project Gutenberg's Histoire des Gaulois (1/3), by Amédée Thierry