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Histoire des légumes

Chapter 27: QUINOA
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About This Book

The work surveys the origins, history and cultivation of garden vegetables in temperate Europe by assembling botanical, archaeological, literary and iconographic evidence to trace domestication, migration and varietal change. Plants are organized by the edible part and treated in concise monographs that combine etymology, historical citations, herbarium and fossil records, and horticultural practice. It examines how environment, natural selection and human cultivation shaped diversity, separates legend from documented fact, and offers practical and scientific observations aimed at readers interested in the development and classification of cultivated vegetables.

QUINOA

(Chenopodium Quinoa Wild.)

Légume d’amateur, d’introduction peu ancienne. La plante est originaire du Chili. Au moment de la découverte de l’Amérique, les Espagnols la trouvèrent cultivée, à titre de Céréale, sur les hauts plateaux de la Nouvelle-Grenade, du Pérou et du Chili.

Les indigènes mangeaient les feuilles cuites et les graines farineuses de cette Chénopodée annuelle qu’ils appelaient Quinua ou Quinoa[157]. En Europe, on consomme seulement le feuillage en guise d’Epinard.

[157] Clusius, Hist. pl. l. IV, cap. LIII.

Le R. P. Feuillée, religieux Minime, a décrit et figuré pour la première fois le Quinoa dans son Histoire des Plantes médicinales du Pérou, qui parut de 1709 à 1711. Plus tard, le voyageur botaniste Dombey en fit un grand éloge comme plante alimentaire et en rapporta des semences à son retour du Pérou en 1779. Alexandre de Humboldt et Bonpland firent aussi des distributions de graines de Quinoa. En Angleterre et en France, les premiers essais de culture ne donnèrent aucun résultat.

Ce fut Loudon, écrivain horticole anglais, qui appela l’attention sur le Quinoa en publiant dans son journal un long article sur cette plante nouvelle[158].

[158] Gardeners’ Magazine, décembre 1834. — Ann. Soc. roy. d’Hortic., tome XVII, p. 197.

M. de Vilmorin essaya la plante en 1835 et 1836 ; il distribua des graines qu’il avait reçues de M. Lambert vice-président de la Société Linnéenne de Londres et de M. Buchet de Martigny, consul de France près la République bolivienne. La Revue horticole parle ensuite du Quinoa[159], définitivement classé parmi les plantes potagères dans le Bon Jardinier de 1839, où M. de Vilmorin donne un bon article résumant à peu près tout ce que l’on peut dire du Quinoa.

[159] Rev. hortic., tome III (1835-37), p. 69 ; tome IV (1838-41), p. 159.

Après avoir été vantée à l’excès, cette plante est aujourd’hui bien oubliée. En Angleterre, elle est plus appréciée qu’en France.

Les cuisinières, paraît-il, sont hostiles au Quinoa : les feuilles sont plus petites que celles de l’Epinard et l’efflorescence gommeuse qui les recouvre en rend la manipulation désagréable.

Selon les auteurs du Potager d’un Curieux, le Quinoa supplée passablement l’Epinard.