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Histoire du Bas-Empire. Tome 01 cover

Histoire du Bas-Empire. Tome 01

Chapter 30: FIN DU LIVRE SIXIÈME ET DU TOME PREMIER.
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About This Book

A systematic chronicle of the late Roman and Byzantine period that organizes events in strict chronological order and synthesizes information from Byzantine, Greek, Latin, legal and medieval sources alongside available oriental writings. The narrative compiles imperial affairs and interactions with neighboring Asian peoples, highlighting gaps, corrupted names and contradictions in the primary texts. The edition interleaves corrections, additions and explanatory notes drawn from Armenian, Syriac, Arabic and Persian materials where possible, and emphasizes source criticism and annotation to clarify, supplement and restore the historical record presented by earlier compilers.

Soz. l. 3, c. 20 et seq.
Phot. vit. Ath. cod. 257.
Pagi, ad Baron.

Dans le voyage d'Antioche à Alexandrie, Athanase fut partout reçu avec honneur. Les évêques, excepté quelques Ariens, s'empressaient à lui témoigner leur respect. La plupart même de ceux qui l'avaient auparavant condamné ou abandonné, revenaient à sa communion. Les prélats de Palestine s'assemblèrent à Jérusalem; ils écrivirent une lettre aux églises d'Égypte, de Libye, d'Alexandrie, pour les assurer qu'ils partageaient leur joie. A son arrivée ce fut une fête par toute l'Égypte, mais une fête vraiment chrétienne. C'était par l'imitation d'Athanase qu'on solennisait son retour. On versait des aumônes abondantes dans le sein des pauvres; les ennemis se réconciliaient; chaque maison semblait une église; Alexandrie tout entière était devenue un temple consacré aux actions de graces, et à la pratique des vertus. Tous les évêques catholiques envoyaient à Athanase et recevaient de lui des lettres de paix. Ursacius et Valens eux-mêmes lui écrivirent d'Aquilée, et lui demandèrent sa communion. Ils venaient de confirmer à Rome, en présence de Jules et de plusieurs évêques, par une nouvelle protestation signée de leur main, l'anathème qu'ils avaient prononcé à Milan contre la doctrine d'Arius; ils avaient de plus, par ce même acte, déclaré fausses et calomnieuses toutes les accusations formées contre Athanase: c'était confesser leur propre crime. L'Église respirait après un orage de plus de sept années. Les évêques exilés étaient rétablis; les Ariens quittaient en tumulte les siéges usurpés; Macédonius, obligé de céder à Paul, ne conserva dans Constantinople qu'une seule église. Cette paix qui était l'ouvrage de Constant, fut bientôt troublée. Elle ne survécut pas à ce prince, dont la mort fut l'effet d'une révolution soudaine, et la cause des plus violentes agitations.

FIN DU LIVRE SIXIÈME ET DU TOME PREMIER.