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Jésus

Chapter 7: VI. La couronne
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About This Book

A first-person portrayal of a carpenter's son who remembers waking in a small home, working alongside his father, observing village life, and reflecting on poverty, family, animals, and the rhythms of day and evening. The narrative blends intimate domestic scenes with spiritual meditation, depicting encounters with travelers and the marginalized while exploring compassion, humility, and the nature of truth and revelation. Short, image-rich chapters alternate concrete everyday detail with contemplative passages that consider language, silence, and the moral responsibilities of community. The tone mixes tenderness and moral urgency as the narrator situates ordinary labor and suffering within a larger ethical vision.

CHAPITRE VI

1. — Il y avait le long du mur un banc de pierre.

2. — Et au-dessus, il y avait une broussaille d’épines, et celui qui était assis sur le banc (et ils pouvaient être deux), avait une couronne d’épines au-dessus de la tête.

3. — C’est là que parfois, le soir, je trouvais assis l’autre Jean : Jean Zacharie.

4. — Et là que je lui dis une fois : Rien ne se fera que dans la joie.

5. — Oui, dit-il, dans la joie, et dans le déchirement.

6. — Que dis-tu ! Quelque chose de bon peut-il être fait avec la tristesse ?

7. — Je n’ai pas dit : être triste, j’ai dit : souffrir.

8. — Non, dis-je. Car les choses doivent s’accomplir de par leur propre grâce, et en tranquillité, et les événements être la danse des choses.

9. — Il dit : Non ! Tout ce qui laboure, même le cri neuf qui laboure, s’arrache, et fait mal au laboureur

10. — Et à l’étendue.

11. — Je dis : la paix se fera avec la paix.

12. — Il dit : Non.

13. — Je fus mécontent, et m’étant levé, je partis pour le quitter. Car l’ombre de ce coin-là me faisait frissonner de froid.

14. — Où vas-tu, petit ?

15. — Vers l’œuvre de douceur.

16. — Il dit encore : non. Puis à moi qui partais, il dit : Quand beaucoup de jours se seront perdus, tu reviendras ici, un jour.