XXIX
LA FEMME
Cherchez l’éternel, même en l’amour éphémère ;
Prenez garde à la femme, aux chaînes de ses mains
Ses lourds cheveux sont des liens ; elle est amère
Comme la mort. Veillez, ô faibles cœurs humains.
Certains hommes sont nés sans la puissance d’homme ;
D’autres sont mutilés en arrivant au jour ;
D’autres, cherchant la loi de Celui que tout nomme,
Oublîront les amours pour mieux trouver l’amour.
Amis, la chair est faible ; elle est aisément lâche
Quand la femme l’appelle et lui dit : « Reste là ! »
Samson était marqué pour une grande tâche :
Prenez garde aux ciseaux des sœurs de Dalila !
Vous abandonnerez cependant mère et père,
O chastes épousés, pour ne faire qu’un seul,
Puis de vous sortira l’avenir qu’on espère,
Puis Dieu vous roulera dans le même linceul.