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L'Aiglon: Drame en six actes, en vers cover

L'Aiglon: Drame en six actes, en vers

Chapter 28: SCÈNE XI
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About This Book

A lyrical six-act verse drama portrays a fragile young duke confined within a ceremonial court and overshadowed by an imperial legacy. Surrounded by guardians, courtiers, and family, he oscillates between yearning for action and resignation to political constraints. Through intimate scenes, masquerades, and public ritual, the play examines identity, the burden of ancestry, illusions of heroism, and the clash between personal desire and duty, building toward a quietly tragic resolution. The language alternates spirited rhetoric and tender intimacy, blending spectacle with psychological nuance.

SCÈNE XI

LE DUC, FLAMBEAU, UN GARDE-NOBLE.

LE GARDE-NOBLE.

Monseigneur…

FLAMBEAU, à part, regardant le Hongrois.

Les mâtins, ont-ils de beaux plumets !

LE DUC.

Qu’est-ce donc ?

LE GARDE-NOBLE.

L’Empereur rentrait. On vint lui dire :
« C’est aujourd’hui le jour de la semaine, Sire,
Où Votre Majesté reçoit tous ses sujets…
Bien des gens sont venus de très loin. » — « J’y songeais ! »
Répondit l’Empereur, toujours simple… « et j’espère
Les recevoir. Je suis à Schœnbrunn en grand-père ;
Je serai chez le duc, tantôt, de cinq à six ;
Que mes autres enfants soient chez mon petit-fils ! »
— Peut-on monter ?

LE DUC.

Ouvrez toutes les portes closes !

(L’officier sort. Jusqu’à la fin de l’acte on entend jouer la musique de la garde dans le parc.)