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L'art de chevalerie selon Vegece cover

L'art de chevalerie selon Vegece

Chapter 84: xiiii. Se on doibt rendre chevaulz empruntés et perdus
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About This Book

A medieval military manual presents practical guidance for sovereigns and commanders on the conduct of war: assessments of just cause and the sovereign's authority to undertake campaigns, selection and duties of constables and captains, recruitment and training of knights and soldiers, organization and maneuvers of armies in the field, logistics for marches and river crossings, preparations for battle, siegecraft and fortification construction and defense, the design and use of engines and bombardment, mining and countermining, naval engagements, and legal and moral questions surrounding the right to wage and conduct warfare.

Cy fait mention se ung homme d’armes emprunte harnoys et chevaulz et il les pert se rendre les doibt. xiiii. chapitre.

Maistre autre question te demande.

Ung chevalier d’allemaigne ou d’autre part vient a paris ou il treuve le roy prest pour aller en la bataille/ ledit chevalier qui de ce n’estoit adverti n’avoit pour lors harnoys qui fust propice pour soy/ mais comme desireux de servir le roy et son honneur accroistre fait tant que ung gentil homme qu’il le congnoist/ luy preste monture bonne et belle et le pourvoit de tresbon harnoys tel que a luy affiert/ advient que en la bataille celluy chevalier allemant pert chevaulz harnoys & tout ce qu’il a/ si que a peine tout nud peut il eschapper Apres laquelle chose le dessusdit gentil homme demande audit chevalier tout ce qu’il luy avoit presté/ sy est assavoir s’il est tenu selon droit d’armes de les restituer.

Je te respons que ceste question est assez clere en droit et es loix/ & pource te monstrer Je te dy au vray que puys que ledit chevalier a esté en la bataille pour laquelle avoit emprunté lesditz harnoys et chevaulz et que de riens n’en a fait fraulde n’est pas tenu de les rendre/ mais se aultre part estoit allé ou pour bareter les eust empruntez et que faintement monstrast les avoir perduz/ & que on peust savoir le contraire. Je diroye autrement.

Maistre s’il estoit ainsy que toutes lesdictes choses eust prinses a loyer de quelque marchant armurier les harnoys et les chevaulz de ung ou deux marchans et perduz les eust si que dit est/ seroit il pas tenu de paier & rendre le loyer.

Je te respons semblablement comme dessus que non/ en cas que autre convenance expresse de les rendre/ quoy que advenir deust ne luy auroit faicte.