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L'avision de Christine

Chapter 29: Encore de ce.
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About This Book

A dream-vision recounts the narrator's spirit leaving the body and witnessing an enormous anthropomorphic image tended by a crowned feminine shadow who shapes little molded figures, bakes them in the creature's mouth, and feeds them to sustain its insatiable appetite. The narrator is herself formed, swallowed, and nourished, then travels through the image's inner lands—mountains, forests, and rivers—to reach the court of a renowned princess whose fame draws supplicants. The work unfolds in three parts, moving from marvels of the visible world to an interrogation of popular opinion and finally to philosophical consolation about fame, virtue, and moral order.

Encore de ce.

Et tout ainsi comme les vertus deppendent les unes des autres & s’entre accompaignent & attrayent Semblablement ces filles de perdicion trebuchent de l’une en l’autre/ et se entre sachent et apparient/ Et qu’il soit vray pour quoy est doncques fraude trouvee ne mais pour remplir les coffres de la rappineuse C’est l’administraresse de ses pourveances et de son amas/ C’est celle qui treuve les voyes de attraire ces finances et faire ses contras/ hahay se perdue l’avoit comment esgaree seroit/ Onques ne fu si propice boyasse ne qui si bien pensast de sa maistresse. Dieux quel compaignie et quel couple avarice et fraude/ mais de leurs ordes mains libera nos domine. Dieux ne commença ceste orde caigne aux ongles crochees/ tres que sus la terre n’avoit que .iii. hommes Lors que kaÿm offroit a dieu des pires fruis de sa terre et des pires bestes de son parc/ Et comme dieux qui scet les courages n’eust agreable son sacrefice le reprouva ycellui chut ou second inconvenient/ c’est assavoir de envie et puis ou tiers par l’omicide que il fist de son frere abel Qui pourroit raconter les maulx qui par ceste sont avenus/ et ancore ne cessent/ pour quoy te diroye des empires royaumes/ citez et peuples qui destruis en ont esté les temps passez/ Autre exemple ne couvient fors du temps present n’est elle celle qui en l’eglise de dieu met la division et le Sisme/ certes c’elle n’estoit ne couvendroit pas .ii. papes/ ains a peines un le vouldroit estre/ n’est elle principale ou debat de mon royaume/ Se trouvee n’y estoit la charge du gouvernement ne seroit tant chalengee/ dirons nous que elle fust plus grande jadis ou roy de babiloine/ pour tant se une seule foiz il desroba le temple de dieu. helas avisons quantes extorcions on fait en plus ses amees choses que son temple/ C’est assavoir a ses povres membres qui sont les souffreteux de quoy il est escript que licite seroit vendre les calices & les joyaulx livres et aournemens de autelz pour secourir a besoing a la neccessité de yceulx Et ilz sont de toutes pars persecutez/ et de tieulx joyaulx qu’ilz ont/ c’est leur sustentacion desrobez/ Et dieux scet en quieulx usages sont employez/ Mais le cas de cestui dit roy pour quoy ne nous peut estre figure et prophecie du pareil inconvenient par divine punicion/ Car sicomme ou livre de danyel ou .v.e Chapitre est escript que une foiz baltasar faisoit un grant disner/ et seoit a table avec les nobles de son royaume/ commanda que fussent apportez les vaisseaulx d’or et d’argent que son pere avoit pris ou temple de jherusalem/ esquieulx vaisseaulx on souloit faire le service de dieu/ Et cellui corrompu par pompe buvoit dedens presomptueusement/ et y faisoit boire ses cucubines qui de tieulx rappines faisoient leurs paremens/ et les choses de dieu mettoient en vilz usages/ Mais dieu contre qui nulle force n’a poissance/ et quoy que il attende bien se scet venger ot amené l’eure de la punicion de ycelluy mal faiteur/ Et par cest exemple povons notter la ruyne des plus eslevez souventes foiz quant plus cuident estre asseurez/ Car sicomme cellui Balthazar Roy de Babiloine estoit plus en sa joye/ il leva les yeulx Et en la paroit de sa sale vit une main qui escripsoit tieulx .iii. moz/ mané/ thetel/ phares/ Le premier mot mané/ C’est a dire nombre/ et est a entendre que dieu avoit nombré les jours de sa vie/ Et que venue en estoit la fin. Le Second mot thetel est a dire pois/ qui vouloit dire que dieu avoit pesé ses biens et ses maulx/ et legier avoit esté trouvé en biens/ et pesant en maulx. Le tiers mot phares vouloit entendre division/ C’estoit a dire que dieu avoit devisé son royaume et sepparé de lui/ Et ainsi avint car celle meismes nuit/ daire le roy de mede/ et Cirus roy de perse prindrent la cité de babiloine/ et fu occis balthazar et son royaume transporté es mains des mediens et des persens.