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L'avision de Christine

Chapter 41: De ce mesmes.
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About This Book

A dream-vision recounts the narrator's spirit leaving the body and witnessing an enormous anthropomorphic image tended by a crowned feminine shadow who shapes little molded figures, bakes them in the creature's mouth, and feeds them to sustain its insatiable appetite. The narrator is herself formed, swallowed, and nourished, then travels through the image's inner lands—mountains, forests, and rivers—to reach the court of a renowned princess whose fame draws supplicants. The work unfolds in three parts, moving from marvels of the visible world to an interrogation of popular opinion and finally to philosophical consolation about fame, virtue, and moral order.

De ce mesmes.

Aucuns autres naturiens anciens furent qui mirent mouvement c’est a savoir en tant comme ilz mettoyent un principe le quel par reffaccion et condempsacion ilz disoient mouvable du quel aussi engendrees metoient les diversitez des choses/ Et par ceste maniere le monde disoient engendré selon toutes differences des parties de lui/ Toute foiz car en lui ne mettoient variacion se non selon les accidens/ pource concluoient ilz que selon substance tout le monde fust un/ autres plusieurs oppinions furent dont la narracion longue seroit/ mais en brief yceulz anciens philosophes s’entre accordent assez en ce que ilz dient es choses aucun principe de matiere/ sicomme thales et dyogenes & leurs semblables/ & les aucuns si en misdrent plusieurs sicomme empidocles/ Et aucuns autres aucunes choses non corporelles sicomme ceulx qui mirent dualité/ c’est a savoir platon qui mist & grant et petit/ lesquieulx ilz dient non estre corps/ les ytaliens aussi c’est a savoir pitagoras ont remis infeni/ le quel de rechief pas ne mettoient corps/ Empedocles aussi les .iiii. elemens qui sont corps pour principes mettoient aussi anaxagoras mettoit infinité de semblables parties/ c’est assavoir infenies pars semblables estans indivisibles pour principe des choses/ Et tous ceulx ci ont touché tele cause/ c’est assavoir la cause de materre/ Et ceulx aussi qui ont dit l’air ou l’eaue ou le feu pour principes ou autre moyen entre yceulz elemens sicomme plus espeus de feu ou plus tenues d’air/ Tous yceulx ont mis ycellui corps estre premier principe et element des choses/ Et ainsi appert il que tous ceulx devant diz quant aux choses ja dictes ont mise seulement cause materielle autres plusieurs yceulx anciens ensuivirent que je delaisse pour briefté/ Toutefoiz est a notter que tant avons eu d’eulx que par leurs diz ne causes ne principes oultre yceulx canons mis en phisiques/ nul de eulx n’a diffini/ bien qu’encore obscurement trestous/ toutefoiz les aucuns y semblent approcher/ C’est a savoir yceulz qui materre estre principe dirent/ fust une ou plusieurs ou corporee ou non/ aussi platon qui mist grant et petit & les ytaliens qui mirent infini/ Et empedocles/ l’eaue le feu l’air et la terre/ Et anaxagoras l’infinité de semblables parties/ Car tous ceulx ci toucherent celle cause/ voire et aussi tous ceulx qui ont touché d’air et d’eaue ou de plus espés de feu ou de plus soubtil d’air/ lesquieulx ilz assignoient estre element premier/ yceulx tous seulement ont touché de materre.

¶ Mais les autres du principe de mouvement toucherent/ c’est a savoir tous ceulx qui amistié ou haine ou entendement mirent estre principes.

¶ Toutefoiz qui soit l’estre ou substance es choses plainement nul ne dist/ Toutefoiz cuidoient ycelles estre causees d’immobilité et de reposement/ Et pour ce de ce qui est la substance aux choses ilz mirent especes estre causes/ et un la cause des especes.