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L'avision de Christine

Chapter 66: Se plaint christine de fortune qui lui osta ses bons amis.
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About This Book

A dream-vision recounts the narrator's spirit leaving the body and witnessing an enormous anthropomorphic image tended by a crowned feminine shadow who shapes little molded figures, bakes them in the creature's mouth, and feeds them to sustain its insatiable appetite. The narrator is herself formed, swallowed, and nourished, then travels through the image's inner lands—mountains, forests, and rivers—to reach the court of a renowned princess whose fame draws supplicants. The work unfolds in three parts, moving from marvels of the visible world to an interrogation of popular opinion and finally to philosophical consolation about fame, virtue, and moral order.

Se plaint christine de fortune qui lui osta ses bons amis.

Sicomme devant est dit comme ja m’eussent donné nom mes dis volumes par les presens qui a maint prince de estranges terres fais en furent nompas de par moy envoyez mais par autres comme de chose nouvelle venue de sentement de femme sicomme dit le proverbe choses nouvelles plaisent ne le dis pour nulle ventance comme elle n’y affiere.

¶ Le premier duc de milan en lombardie qui de ceste chose fu informez & peut estre/ plus grandement que la cause n’y estoit/ desirant me traire en son pays/ tres grandement avoit ordené de mon estat par rentes a tous jours se aler y vouloye/ & ce scevent plusieurs gentilz hommes du pays meismes commis a celle ambassaderie Mais fortune selon ses usages & coustumes ne volt mie que la ruine de mon estat fust reparé/ si me tolli tantost par mort cil qui bien me vouloit/ non pas que de legier eusse deliberé laissier france pour certaines causes/ tout soit de la mon naturel pays/ Toute foiz me greva elle quant me toli un bon ami qui n’est petite perte/ Et tel que comme la relacion de gens notables m’a dit/ sanz partir de ça meismes m’ust il valu par les dessertes de mes livres.