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La légende dorée / traduite du latin d'après les plus anciens manuscrits, avec une introduction, des notes, et un index alphabétique cover

La légende dorée / traduite du latin d'après les plus anciens manuscrits, avec une introduction, des notes, et un index alphabétique

Chapter 139: CXXXVI SAINT CORNEILLE, PAPE ET MARTYR (18 septembre)
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About This Book

Ce recueil médiéval assemble des vies de saints et des récits hagiographiques disposés selon le calendrier liturgique. Chaque notice rapporte martyrs, miracles, conversions et exemples de vertu, souvent accompagnés de commentaires moraux et de références bibliques ou historiques. L'auteur compile traditions orales et sources écrites pour produire un mélange de piété populaire, d'enseignement spirituel et de curiosités biographiques, alternant narration vivante et réflexions didactiques afin d'instruire et d'édifier le lecteur dans une perspective religieuse du XIIIe siècle.

CXXXVI
SAINT CORNEILLE, PAPE ET MARTYR
(18 septembre)

Le pape Corneille, successeur de saint Fabien, fut relégué en exil avec son clergé par l’empereur Décius. En exil, il reçut une lettre d’encouragement de saint Cyprien, évêque de Carthage. Revenu à Rome, il comparut devant Décius, qui, après l’avoir fait frapper de verges plombées, ordonna qu’il fût conduit au temple de Mars, pour sacrifier aux idoles, ou, en cas de refus, pour subir la peine capitale. Comme on le conduisait, un soldat le pria de s’arrêter dans sa maison et de prier pour sa femme Sallustie, qui, depuis cinq ans, était paralysée. Corneille, par sa prière, guérit cette femme : sur quoi son mari et elle, ainsi que vingt autres soldats, se convertirent à la foi chrétienne. Et Décius les fit tous conduire au temple de Mars ; et comme ils se refusaient à sacrifier, tous subirent le martyre avec saint Corneille. Ce martyre eut lieu en l’an 253.

Trois ans plus tard, Cyprien, évêque de Carthage, fut envoyé en exil par le proconsul Patron. Mais le proconsul Galère, successeur de Patron, le rappela à Carthage et le condamna à la peine capitale. Et Cyprien, après avoir remercié Dieu de cette condamnation, recommanda à ses amis de donner quinze pièces d’or à son bourreau pour le récompenser. Puis, fermant les yeux, il reçut le coup mortel, en l’an 256.