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La nouvelle cuisinière bourgeoise: Plaisirs de la table et soucis du ménage cover

La nouvelle cuisinière bourgeoise: Plaisirs de la table et soucis du ménage

Chapter 42: INTRODUCTION A LA VIE RANGÉE
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About This Book

L'ouvrage rassemble textes et poèmes qui mêlent plaisirs de la table et soucis du ménage, offrant une réflexion enjouée et lyrique sur la cuisine domestique bourgeoise. L'auteur décline parodies, couplets, paraboles et billets d'observation pour évoquer recettes non techniques, habitudes de table, économies domestiques et moeurs familiales, alternant ironie, moralité et fantaisie. Le ton oscille entre humour et didactisme léger, visant à célébrer la cuisine comme cœur du foyer tout en signalant les contraintes et compromis du ménage quotidien.

LES SOUCIS DU MÉNAGE

INTRODUCTION A LA VIE RANGÉE

Voilà un quart d’heure que je cherche mon papier buvard
Et mes plumes d’oie familières ;
Le buvard, chose singulière,
N’est plus dans la boîte à cigares ;
Et vous, plumes, sans crier gare,
Regagnâtes-vous des volières ?…
Voilà un quart d’heure que je cherche mon crayon bleu,
Qui, d’ordinaire, voisinait avec ma pipe :
Je ne peux pas retrouver mon crayon bleu ;
C’est peut-être ce qui explique
Que je ne puisse, que je ne peux,
Je ne peux pas non plus retrouver ma pipe…
Voilà un quart d’heure que je cherche mon coupe-papier
En imitation d’ivoire :
Il traînait toujours sous mes pieds,
Là, près du panier
A papier :
C’est à n’y pas croire !
Tout cela me serait égal,
Mais où est ma carte, où ma carte du Transvaal ?
Alors, j’ai tout flanqué par terre ;
Vlan ! à grands coups de mes talons ferrés,
Tous les tiroirs sont éventrés :
— Tonnerre !
Tonnerre ! où les a-t-on fourrés,
Mon buvard, tonnerre sacré !
Et mes plumes d’oie familières ;
Où ma carte, ma pipe, avec mon crayon bleu,
Sacré tonnerre,
Tonnerre de Dieu !… —
Mais le bureau familial, et de vieux chêne,
Mon vieux bureau, qui en a bien vu d’autres,
Craque et m’apaise : — Tu t’emportes,
Eh ! là, eh ! là, mon Maître, quelle scène !…
Colère vaine !
Querelles sottes !
Oublies-tu donc, hier encor célibataire,
Que maintenant la bonne fée est au logis,
Qui tiendra tout en ordre ici :
Car le souhait est accompli,
Que tant de fois, le soir, pour toi j’entendais faire
Et à ta sainte mère, et à ton digne père ;
Oui, l’épouse fidèle a passé là, cher ange
Qui range,
De sa main diligente, habile auxiliaire,
Qui range maintenant tes petites affaires.