[343]Nous empruntons la plus grande partie de cet exposé de la période 1900-1906 à l’excellente Revue des questions sahariennes du capitaine Simon, (Revue Africaine, 1905, p. 244).
[344]Bull. Afr. fr., 1900, p. 142 et 177. — Quest. dipl. et col., 1900, t. IX, p. 495. — Colonel d’Eu, In-Salah et le Tidikelt, in-8o, Paris, 1903. — Capitaine Tillion, La conquête des oasis sahariennes, Paris, in-8o, s. d.
[345]Bull. Afr. fr., 1900, p. 324.
[346]Commandant E. Laquière, Les reconnaissances du général Servière dans les oasis sahariennes (Bull. Af. fr., Suppl., 1902).
[347]Eug. Etienne, Questions dipl. et col., 16 juin 1903.
[348]Capitaine Simon, art. cité, p. 246.
[349]Augustin Bernard, Touat et Maroc (Quest. dipl. et col., 1er juin 1900).
[350]*** L’attaque de Taghit (Revue de Paris, 15 oct. 1903).
[351]Rouard de Card, La frontière franco-marocaine et le protocole du 20 juillet 1901, in-8o, Paris, 1902. — René Pinon, L’Empire de la Méditerranée, in-18, Paris, p. 251 et suiv. — Augustin Bernard, L’évolution de la question marocaine (Revue polit. et parlement., 10 décembre 1903). — Livre Jaune sur les affaires du Maroc, 1901-1905, in-4o, Paris, 1905. On trouvera le texte des accords au Livre Jaune, p. 16, 34, et 39.
[352]C’était, depuis Djenan-ed-Dar, Fendi (poste récemment installé), Ksar-el-Azoudj (caravansérail avec quelques goumiers), Hassi-el-Mir (caravansérail), Hassi-el-Morra (caravansérail), Taghit, Igli, Beni-Abbès et Ksabi.
[353]Bull. Afr. fr., 1903, p. 313.
[354]Livre Jaune, p. 309.
[355]Bull. Afr. fr., 1905, p. 75-76 et ibid., Suppl., p. 381-406.
[356]Ann. de Géogr., 1906, p. 185.
[357]Bull. Afr. fr., 1900, p. 274 et suiv.
[358]Bull. Afr. fr., 1905, p. 309.
[359]Gouvernement Général de l’Algérie, Direction des Douanes, Documents statistiques sur le commerce de l’Algérie, année 1904.
[360]Bull. Afr. fr., 1905, p. 117.
[361]Capitaine Flye-Sainte-Marie, Le commerce et l’agriculture au Touat (Bull. d’Oran, 1904. p. 345).
[362]Les gisements de nitrate au Sahara algérien (Bull. Afr. fr., 1905, p. 245).
[363]Capitaine Simon, art. cité, p. 252-253.
[364]A 1/400.000e, non mise dans le commerce. Une réduction à 3.000.000e de cette carte a été jointe au tirage à part des Reconnaissances du général Servière, publiées par le même auteur au Bull. Afr. fr., 1902.
[365]Lieutenant Nieger, Carte des oasis sahariennes, 9 feuilles à 1/250.000e, Paris, 1904.
[366]4 feuilles, Paris, 1904.
[367]Emile F. Gautier, Sahara oranais (Ann. de Géogr. 1903). — Id., Sur les terrains paléozoïques de l’Oued Saoura et du Gourara (C. R. Ac. Sc., 1902).
[368]Ann. de Géogr. 1905, p. 460.
[369]Edmond Doutté, Figuig : notes et impressions (La Géographie, 1903, t. VII, p. 177).
[370]Capitaine Flye-Sainte-Marie, Le commerce et l’agriculture au Touat (Bull. Soc. Géogr. Oran, 1904, p. 345).
[371]Bull. Afr. fr., 1904, p. 245-250. — Cf. La vie aux oasis, ibid., 1904, p. 33.
[372]Capitaine Simon, art. cité, p. 250.
[373]R. de Caix, La reconnaissance du lieutenant Cottenest chez les Hoggar (Bull. Afr. fr., 1902. p. 307 et 317).
[374]Lieutenant Réquin, Trente jours au Mouydir (Bull. Afr. fr., Suppl., 1902, p. 170). Le lieutenant Réquin accompagnait le commandant Laperrine dans sa première tournée au Mouydir.
[375]Lieutenant Guillo-Lohan, Un contre-rezzou au Hoggar (Bull. Afr. fr., 1903, Suppl., p. 205, 239, 257).
[376]Bull. Afr. fr., 1904, p. 83.
[377]Lieutenant Besset, D’In-Salah à Amguid et à Tikhammar, Bull. Afr. fr., 1904, Suppl. p. 68-78. — Capitaine Pein, Chez les Touareg Azdjer : d’Ouargla à Tarat, ibid. p. 73. Ces deux documents ont été réunis en une brochure par le Comité de l’Afrique française. 1904).
[378]Bull. Afr. fr., 1905, p. 248-249.
[379]Bull. Afr. fr., 1905, p. 239.
[380]Ann. de Géogr., 1904, p. 203. — Commandant Laperrine, Une tournée dans le Sud de l’annexe du Tidikelt du 4 mars au 30 juillet 1904 (Bull. Afr. fr., 1905, Suppl. p. 37-63). — Capitaine Besset, Esquisse géologique des régions de l’Ahnet, du Tanezrouft, de l’Adrar (nord), du Tassili des Ahaggar, du Ahaggar et du Tifedest (Ibid., 1905, Suppl., p. 123-138).
[381]Ann. de Géogr., 1905, p. 94, et La Géographie, 15 octobre 1904, p. 238.
[382]Ann. de Géogr., 1905, p. 383 et 459 ; 1906 p. 184. — Bull. Afr. fr., 1905, p. 30 ; 1906 p. 58.
[384]C. R. Ac. Sc., 3 avril 1903 et Bull. Afr. fr., mai 1905.
[385]E. F. Gautier, Le Mouydir-Ahnet. (La Géographie, 1904, t. X., p. 1 et 85).
[386]Bull. Afr. fr., 1905, Suppl., p. 37 et 45.
[387]N. Villatte, Du Tidikelt vers Tombouctou (La Géographie, 1905, t. XII, p. 209, avec remarques par M. C. Trépied).
[388]Ann. de Géogr. 1905, p. 159.
[389]Bull. Afr. fr., 1902, p. 12.
[390]V. le texte de ce dernier décret dans Bull. Afr. fr., 1905, p. 327.
[391]Bull. Afr. fr., 1906, p. 9 et 11. Pour les critiques qu’on a adressées à la nouvelle organisation, v. Bull. Réun. Et. algér. 1905, p. 296 et suiv. M. A. Girault (Principes de législation coloniale, II., p. 410), regrette que la loi ait déterminé elle-même les limites et, par contre, laissé à des règlements d’administration publique le soin de statuer sur plusieurs points essentiels.
[392]Bull. Afr. fr., 1905, Suppl. p. 43.
[393]F. Foureau, Documents scientifiques de la mission Saharienne, p. 1159. — Emile F. Gautier, Bull. Afr. fr., 1905, p. 400.
[394]Bull. Afr. fr., 1905, Suppl., p. 43.
[395]Bull. Afr. fr., 1905, Suppl., p. 43.
[396]Bull. Afr. fr., 1904, p. 185 et suiv.
[397]D’après Laperrine, Bull. Afr. fr., 1905, Suppl., p. 43, 44.
[398]Pour l’énumération de ces brochures, nous renvoyons à Playfair, Bibliography of Algeria, s. v. Transsaharian railway, et à l’ouvrage de M. Broussais. V. aussi Maurice Honoré, Le Transsaharien et la pénétration française en Afrique, in-8o, Paris. 1901 (bibliographie p. 131-143).
[399]H. Schirmer, Ann. de Géogr., 1891, p. 12.
[400]Documents, III, p. 16.
[401]Schirmer, Le Sahara, p. 408.
[402]Schirmer, Le Sahara, p. 410 et suiv.
[403]Id., p. 413.
[404]Documents, III, p. 17 et 37.
[405]Bull. Afr. fr., 1899, p. 334.
[406]Camille Guy, Résultats géographiques et économiques des explorations du Niger, (Bull. Afr. fr., 1899).
[407]Bull. Afr. fr., 1896, p. 374.
[408]H. Schirmer, La pénétration commerciale au Soudan central (Revue génér. des Sciences, 15 décembre 1897).
[409]Augustin Bernard, La question du Transsaharien, p. 4.
[410]G. Rolland, La colonisation française au Sahara (Afas, Oran, 1888, 1er partie, p. 47 (carte p. 48).
[411]Duponchel, Les oasis et la culture du dattier dans le Sahara, R. D. M., 15 mai 1881, p. 388.
[412]Schirmer, art. cité.
[413]F. Foureau, D’Alger au Congo par le Tchad, p. 797.
CONCLUSION
Quelles conclusions tirer de cet historique de la pénétration saharienne ?
En résumant tous ces voyages et en les étudiant, on peut se convaincre de la fragilité extrême autant que de la pauvreté des résultats qu’ils ont produits jusqu’en 1900, pendant près de 70 ans, si on en excepte la belle et studieuse exploration de Duveyrier et quelques-uns des itinéraires de Foureau. Pas un seul itinéraire parti du Soudan n’avait abouti en Algérie, aucune exploration partie d’Algérie n’avait dépassé l’Ahaggar ou le Tassili des Azdjer ; seule la mission Foureau-Lamy a rompu le charme, parce qu’elle a employé des procédés différents. Au point de vue économique, le bilan des entreprises sahariennes est plus misérable encore : « Une énorme dépense d’argent, d’héroïsme, de vies humaines, et comme résultat : néant ».
A quoi faut-il attribuer ces résultats décourageants ? Le problème saharien est-il donc insoluble, et le coq gaulois est-il destiné à gratter indéfiniment ces immensités sablonneuses ?
Il faut convenir tout d’abord que la pénétration saharienne présente d’indéniables difficultés. Mais le peu d’efficacité de nos efforts tenait surtout à une erreur de méthode. Les affaires sahariennes ont absolument changé d’aspect à partir de 1900, et l’expérience de ces six dernières années a mis en lumière ce fait trop méconnu, qu’au Sahara la pénétration politique devait précéder la pénétration scientifique et économique.
Il faut, suivant les régions, employer pour la pénétration les moyens les mieux appropriés. Nous sommes pleins d’admiration pour un Brazza ou un Binger, soumettant par la douceur et sans tirer un coup de fusil de grands royaumes nègres. Mais les résistances que nous rencontrions au Sahara ne pouvaient être brisées que par la force. Cette force ne doit d’ailleurs pas être hors de proportion avec les obstacles à détruire et les résultats à espérer, les uns et les autres nécessairement médiocres et limités.
A coup sûr, le Sahara ne vaut pas qu’on y dépense beaucoup d’hommes ni beaucoup d’argent. Le traité de Ghadamès, les projets de Transsaharien avaient faussé les véritables données du problème. Le Sahara paraît être d’une valeur économique faible et presque nulle tant en lui-même que comme voie d’accès au Soudan. « Quand la terre sera si pleine d’habitants, dit Scott Keltie, que tous les autres pays auront été utilisés par l’homme, il restera le Sahara comme dernière ressource. » Il faudra donc prendre garde de ne pas développer outre mesure les quelques organes rudimentaires dont on l’a pourvu.
L’expérience a montré qu’un très faible effort suffit pour faire la police au Sahara, ce qui est l’essentiel. Grâce à notre établissement dans les oasis de l’archipel touatien et dans la région entre Zousfana et Oued-Guir, des questions qui se posaient depuis plus d’un demi-siècle sont résolues ou sur le point de l’être : résolue la question du Sud-Oranais, résolue la question du Touat, résolue la question touareg, résolue la question des relations entre l’Algérie et le Soudan. On peut affirmer que, de 1900 à 1906, on a fait plus de progrès au Sahara que dans les soixante-dix années précédentes.
Ce n’est pas à dire que les attaques doivent cesser au Sahara comme par enchantement et encore moins du côté de la frontière marocaine. Nous avons mis trente ans à venir à bout de l’insurrection des Ouled-Sidi-Cheikh : l’insécurité, reportée plus à l’Ouest par nos progrès, ne disparaîtra pas immédiatement du « pays des fusils », comme l’appelait en 1845 Mustapha ben Ismaïl. Au Sahara même, il reste, au sud de la Tripolitaine et au sud du Maroc, deux lacunes dans notre organisation, deux trous dans notre filet, qu’il n’est pas en notre pouvoir de combler immédiatement. Mais si la pacification n’est pas complète, elle est bien avancée. La question de la pénétration saharienne ne doit donc plus encombrer notre politique, et c’est vers les territoires autrement intéressants qui s’étendent à l’ouest de l’Algérie qu’il nous faut surtout désormais porter nos regards.
FIN
PROGRÈS DE LA PÉNÉTRATION SAHARIENNE — 1830-1906
Gravé et Imp. par Erhard Fres. Paris.
Agrandissement
(T. moyenne — T. grande :
p. supérieure, p. inférieure)
Note du transcripteur :
- Page 4, " dans ces ces villes " a été remplacé par " dans ces villes "
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- Page 26, " Adb el Kader " a été remplacé par " Abd "
- Page 43, " les Toureg Azdjer " a été remplacé par " Touareg "
- Page 71, " ou voit que la période " a été remplacé par " on voit "
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- Page 130, " année surve-venait un " a été remplacé par " survenait "
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- De plus, quelques changements mineurs de ponctuation ont été apportés.