Nous ne parlions plus de Baladin; le barbet se familiarisait; on traitait sa maladie; mais quand le bonhomme regardait cet avorton de roquet galeux, je croyais voir un nuage de poussière ternir ses yeux encore jeunes, et je devinais qu’une douleur muette, un regret inconsolable, un deuil profond du cœur, minaient à la dérobée le pauvre vieux gardien. Il dépérissait et fondait comme un bonhomme de neige. Tout ce qui lui restait d’innocent et de puéril se fanait. Jamais il n’atteindrait les longs jours qui lui devaient permettre de reprendre ses fascicules d’astronomie! Sans doute, les courants d’air étaient moins vifs sur la lumière de la petite lampe, car l’immeuble avançait, mais les soins du barbet absorbaient les économies du père Loriot, et, pis que cela, je crois qu’il n’avait plus envie de lire!
Il disparut, lui aussi, comme Baladin. Un soir, je vis apparaître, au bout de la rue, un autre vieux dépenaillé, et un autre chien; ils s’arrêtèrent au chantier, à côté de chez moi. Me voilà aussitôt dans la rue; j’interroge le maître compagnon, qui n’avait jamais compris que je pusse avoir du goût pour le père Loriot.
—Eh bien, quoi? on n’est pas éternel! En rentrant chez lui, ce matin, le père Loriot avait piqué son attaque.
Je me tus pour n’avoir pas l’air ridicule; j’avais envie de dire: «Le pauvre vieux!... le pauvre vieux!...»
Le maître compagnon parlait:
—Heureusement que la logeuse a eu le nez de m’avertir à temps sur le chantier; sans quoi, qui c’est qu’aurait été de faction, cette nuit? C’est Bibi!
Et il riait bruyamment d’avoir échappé à une telle corvée. Je voulus tout de même dire un mot du père Loriot:
—Pour moi, le bonhomme s’est rongé du regret de son chien... sans compter que sous ce vol il y a un mystère...
Le maître compagnon haussa une épaule et dit, dédaigneusement, en allant prendre son train des Moulineaux:
—Celui-là qu’a volé le chien au père Loriot... le père Loriot savait bien qui c’est, et son adresse, et tout: seulement, c’est quelqu’un qu’a sans cesse la menace à la bouche de révéler aux architectes et entrepreneurs que le vieux, autrefois, avait fait de mauvaises affaires...
L’INDIVIDU
Prouville-sur-Mer, 3 septembre.
«Voici, chère amie, le petit événement qui a, pendant trois jours, bouleversé la paisible population de la villa Vauvillier, dont je suis l’hôte, et des villas Brodeau et Escroignard, ses voisines. Ne vous ai-je pas dit déjà, dans une de mes lettres précédentes, comment ces maisons normandes, c’est-à-dire celle des Escroignard et celle des Brodeau, se disposent, en face de nos dunes désertes, aux environs de la colossale construction des Vauvillier, qui a la prétention de reconstituer un de ces magnifiques séjours d’été que les riches Romains se faisaient édifier à Baïa, sous les empereurs? Il y a, entre notre villa romaine et celle de la baronne d’Escroignard, un espace d’environ huit cents mètres carrés à vendre, aux trois quarts planté de jeunes sapins. Les Brodeau, eux, plus éloignés de la mer, sont situés derrière ce terrain. Enfin, sur la plage, il y a une petite cambuse en planches, flanquée de quatre ou cinq cabines, et qui s’intitule «Buvette» et «Bains de Prouville». Elle est habitée par le «baigneur» à la chemise de flanelle rouge, et sert surtout au douanier, qui vient s’y adosser quand souffle le vent d’ouest.
»L’autre matin, en me faisant la barbe à la fenêtre, je remarque deux gendarmes formant un groupe animé avec le baigneur, sa femme et le douanier. L’un d’eux, le brigadier, a appuyé sa bicyclette contre la porte de la cabane; il tient un carnet à la main et prend des notes; son camarade, ayant mis seulement pied à terre sans abandonner sa machine, semble prêt à bondir tantôt dans une direction, tantôt dans une autre, selon les indications, sans doute confuses ou contradictoires, des trois bras que je vois tendus successivement dans des sens divers: le bras de drap vert du douanier, le bras de flanelle rouge du baigneur, le bras nu, couleur pelure d’oignon, de sa femme. Un délit a été commis dans nos environs. Le bruit s’en est déjà répandu dans la villa, je le sens à des sonneries, à des allées et venues nombreuses et fébriles dans les corridors. Moi-même, le menton aux trois quarts savonneux, je me surprends à sonner la femme de chambre: ah çà! est-ce que nous aurions été cambriolés, par hasard? La femme de chambre ne sait rien encore, sinon que «Madame a vu les gendarmes, Madame a fait réveiller Monsieur, Madame a une peur!...»
»En face de moi, près de la cambuse, le brigadier continue à écrire et l’autre gendarme à faire de faux bonds vers l’est, vers le sud-est, vers le midi. Les trois «témoins» ne sont plus du tout, mais plus du tout d’accord; le douanier et le baigneur paraissent même échanger des propos acerbes; les éclats de leur voix parviennent, malheureusement indistincts, jusqu’ici. Quant à la femme, d’abord incertaine ou prudente, c’est elle, à présent, la mieux renseignée, la plus affirmative, la plus haussée de ton: son bras pelure d’oignon abat successivement celui du douanier et celui du baigneur, et se fixe, lui, lui seul, avec la rigidité d’un poteau indicateur, dans une direction que j’estime sud-sud-est: cette femme a vu le ou les malfaiteurs s’enfuir dans la direction de la villa Brodeau. Qui sait? peut-être affirme-t-elle qu’il ou ils sont dissimulés sous les sapins du terrain à vendre? Allons! gendarme, vas-tu bondir enfin?... Ce brigadier aussi, qui prend des notes, des notes, comme un reporter!... Ah! les cambrioleurs ont beau jeu! Du temps de la gendarmerie montée, les chevaux au moins avaient de l’impatience, eux; ils piaffaient, ils invitaient la police à sévir!...
»Je m’habille en hâte, je descends. Toute la villa est informée, du moins de ce fait que les gendarmes sont là et qu’ils se renseignent, et cela suffit à agiter maîtres et gens. Les plus paresseux des invités sont debout et s’enquièrent, chacun, au fond, charmé qu’un événement vienne secouer la torpeur d’un séjour au bord de la mer, si monotone aussitôt que le fort de la saison est passé. Songez que, depuis plus d’une semaine, il ne s’est rien fait ici que du bridge!...
»Tout à coup, une nouvelle: le concierge de la villa a vu les gendarmes de près, lui; il a été interrogé par le brigadier. «Où est-il, ce concierge, où est-il?» On apprend par lui que l’enquête est fondée sur une plainte de la baronne d’Escroignard, qui, par sa bow-window, aurait remarqué, toute la journée d’hier, un individu de fort mauvaise mine se dissimulant entre les sapins du terrain à vendre. Le concierge, en effet, avait aussi parfaitement vu l’individu; le baigneur, la femme du baigneur, le douanier aussi l’avaient vu. Mᵐᵉ Vauvillier, notre gracieuse hôtesse, affirma aussitôt qu’elle avait bien cru le voir. Le maître d’hôtel déclara que ce n’était pas d’aujourd’hui que le terrain en question servait d’asile à «toute une clique de propr’ à rien». Eh bien, voilà qui est rassurant, par exemple!... Plusieurs de nous songent à prendre le train. On se raconte des histoires de voleurs. Nous avons deux petites femmes ici, que vous connaissez, chère amie, qui sont nerveuses à l’excès; l’une d’elles—c’est la plus blonde—dit: «Moi, je sais quelqu’un qui ne fermera pas l’œil de la nuit!» Son mari, pas assez amoureux, soupire: «C’est moi!» On fait des projets pour la nuit prochaine, au cas où les gendarmes ne se seraient pas rendus maîtres de l’«individu».
»Vers midi arrive Brodeau. Comment! Brodeau n’est pas au golf? Non, Brodeau renonce au golf, et, en général, à tout divertissement tant que l’imbécile municipalité n’aura pas balayé la commune de la horde de repris de justice qui en sont la honte et qui en feront la ruine à bref délai.
»Avez-vous vu l’individu qui passe la nuit dans les sapins?... Eh bien, dit-il, nous boycotterons!... Parfaitement! nous sommes plusieurs propriétaires décidés à boycotter un pays livré aux apaches... Défendons-nous, Vauvillier, que diable! si vous ne voulez pas que l’on fasse main basse sur nos demeures...
»Vauvillier, cependant, n’a pas perdu son sang-froid; il fait observer au bouillant Brodeau:
—Permettez, mon cher Brodeau, de quoi s’agit-il, en somme? Avez-vous été volé, pillé, assassiné, vous ou les vôtres? Vos voisins l’ont-ils été? Quelqu’un de la commune l’a-t-il été?... Un individu, oui, a été signalé dans le terrain à vendre? Après?
—Permettez, osai-je ajouter moi-même, à l’appui de mon cher hôte, passons en revue, s’il vous plaît, les forces que sont en mesure d’opposer à cet individu les trois villas particulièrement menacées: chez vous, quatre hommes valides, plus un mécanicien, plus trois domestiques mâles,—quatre et un, cinq, et trois, huit. Ici même, ce matin, au petit déjeuner, nous étions sept mâles à table; il y en a autant, paraît-il, à l’office... Huit et sept, quinze, et sept, vingt-deux. Vingt-deux hommes déjà, monsieur Brodeau!... Si, maintenant, nous mobilisons la maison de la baronne...
»Mais la facétie a paru du plus mauvais goût. Ces messieurs étaient fort sérieux. Brodeau n’admettait pas qu’il se fût privé de son golf pour venir ici plaisanter; il ne quitta pas Vauvillier qu’il n’eût obtenu de lui le serment de l’accompagner chez «qui de droit». Il s’agissait d’amalgamer un bloc de propriétaires en vue d’une protestation collective, véhémente!
»La baronne d’Escroignard, qui ne met pas les pieds chez les Vauvillier, récemment enrichis, vint en personne, après déjeuner, à la villa romaine—le danger raccourcit les distances—et elle donna un corps à la vague terreur dont toutes ces dames étaient déjà saisies: elle avait vu, elle, l’individu, elle donna de lui un signalement peu ragoûtant; il avait couché sous ses fenêtres; elle n’avait pas fermé l’œil de la nuit; elle était harassée; elle excita une grande pitié.
»Mᵐᵉ Vauvillier, intimement très flattée de recevoir la baronne, essayait en vain de donner à l’entrevue un certain air de visite mondaine; mais la baronne se maintenait ferme sur le terrain de la défense commune, et n’abandonnait pas l’individu redoutable. Tout à coup, ajustant son face-à-main, elle se dressa vers la baie ouverte sur la mer et s’écria:
»—Le voici!
»Une dizaine de femmes et jeunes filles ne poussèrent plus qu’un cri. L’individu était là-bas, assis sur la dune, et regardait la mer.
»Aussitôt, une réflexion, unanime, comme le cri d’effroi: «Et la gendarmerie, pendant ce temps, que fait-elle, s’il vous plaît? Elle déjeune!...» Une si amère dérision souleva les épaules. Elle s’était transportée là le matin, la gendarmerie, en manière de promenade, à bicyclette, et pour quoi? pour prendre des notes! Prendre des notes quand il n’y avait qu’à opérer une battue dans le bois de sapins!... Et à présent, elle déjeunait! elle s’adonnait à la sieste, peut-être! et l’individu, en flagrant délit de vagabondage, est là, qui nous nargue!... Ah! la police et les autorités locales eurent un fichu quart d’heure, je vous prie de le croire; et, sur le dos du gouvernement, la hautaine baronne et Mᵐᵉ Vauvillier se trouvèrent unies par une commune oppression. Ensemble, elles désignaient du doigt le va-nu-pieds assis sur la dune, le «propre-à-rien» qui troublait trois villas opulentes, peuplées de plus de cinquante âmes. Il leur devait sembler énorme et nombreux, quoique seul et misérable; Mᵐᵉ Vauvillier eut un mot:
»—Voilà nos maîtres!...
»La baronne acquiesça par un soupir. Toutes deux se courbèrent sous la même servitude.
»Et, l’après-midi entier, l’individu demeura sur la dune, assis sur son derrière ou étendu tout de son long, à demi enseveli par le sable, les chardons bleus et l’herbe fine. Jumelles, prismes binoculaires, longue-vue puissante de l’illustre fabrique d’Iéna étaient braqués tantôt sur lui, tantôt sur la route poudreuse, où les plus optimistes de nous guettaient encore le retour de la maréchaussée. Sous un fort grossissement, le malandrin, tranquille comme un professeur en vacances, était, ma foi, assez sordide: la barbe en essuie-pieds, le paletot troué, la chaussure indescriptible, un feutre ayant reçu l’eau du déluge, il provoquait des frissons sur la peau de nos jolies joueuses de bridge désemparées, qui, pour la première fois depuis leur séjour à Prouville, regardaient enfin du côté de la mer. L’une d’elles ne se plaignit-elle pas que l’individu lui gâtât le paysage? alors que la vérité était qu’il le lui faisait découvrir;—car, enfin, qu’est-ce que nous venons faire ici, tous tant que nous sommes, sinon continuer à jouer au bridge, au tennis, au golf ou à l’amour, comme à Paris, où nous serions tout aussi bien!...
»Vers le soir, la gendarmerie étant inactive, les trois villas, de plus en plus énervées, se préparant à passer la nuit blanche, et l’individu se prélassant impunément sur la dune, j’annonçai à ces dames ma résolution d’aller un peu le regarder sous le nez. On m’y encouragea comme à une expédition héroïque:
»—C’est cela, me dit-on, montrez-vous et faites en sorte qu’il comprenne que, des trois villas, nous le gardons à vue...
»J’enjambai, en me piquant les chevilles, ces chardons des dunes qui sont de la couleur d’une eau de savon et font, dans leur ensemble, un tapis aux nuances roses et bleuâtres, d’une délicatesse exquise, que je ne connaissais point, car il est superflu de vous dire que, non plus que les autres, je ne m’étais jamais autant avancé vers la plage. Notre homme était étendu sur la pente sablonneuse; il ne dormait pas; son œil, que ma présence ne troubla point, semblait fixé sur l’horizon, où des nuages magnifiques préparaient une apothéose au soleil couchant. La mer était d’un calme absolu, assez basse, et de grandes flaques stagnantes, laissées par le flot et singulièrement enchevêtrées, reflétaient le ciel en immenses tessons de grès flammés ou en débris d’émaux anciens d’une richesse de tons fabuleuse. De petits fleuves, çà et là, sortant du sable, en sources vives, serpentaient, se grossissaient, se ramifiaient et s’allaient perdre au loin en de larges estuaires infiniment compliqués. Auprès de nous, un bruit sec et menu, comme celui qu’on entend par un vent faible, à la lisière d’un champ de seigle ou de blé, provenait des sautillements des puces de mer innombrables. Au milieu des bavardages des villas, entendons-nous jamais aussi ce large chant, puissant et presque imperceptible, de la mer retirée?...
»Immobile et debout, à quelques pas du redoutable individu, je me demandais comment j’allais l’aborder, lorsque lui, tout bonnement, me dit, avec une simplicité et une conviction touchantes:
»—C’est beau...
»—Ah fis-je, étonné, ça vous plaît?
»—Ça serait malheureux que ça ne me plaise pas, dit-il; je viens de Guerchy à pied pour voir à quoi que ça ressemble.
»—De Guerchy?...
»—... Canton de Joigny; c’est dans l’Yonne... C’est pas ici, tonnerre de Dieu!... y a du ruban entre les deux!... Mais v’là quarante ans que ça me démangeait... une idée, qu’est-ce que vous voulez?... Ah bougre, si j’avais attendu que j’aie fait des économies, j’aurais bien crevé avant de voir la mer...
»—Il y a quarante ans que vous vouliez voir la mer?...
»—Peut-être bien plus!... Une idée qui s’est logée là, comme la teigne, dans le temps que j’étais moutard: «Y a du beau, que je m’étais dit, faudra voir!...» J’y ai mis le temps, comme c’est visible: le loisir et l’argent m’ont manqué...
»Et il riait dans sa barbe de trois semaines...
»—Au moins, lui dis-je, êtes-vous content de vous être passé votre fantaisie?
»Il porta son regard vers le large, où les grands chuchottements de la mer semblaient la voix du crépuscule admirable, et il dit:
»—L’homme qui passe avec de mauvaises chaussures est mal vu dans les pays, et, en plus de ça, la saison est pluvieuse; mais ça ne fait rien, je suis satisfait: c’est beau!...»
Achevé d’imprimer
le 1ᵉʳ février 1909.
CE VOLUME EST MIS DANS LE
COMMERCE AU PRIX DE 10 FRANCS
LES BIBLIOPHILES FANTAISISTES
Dans l’état actuel de la librairie, les éditeurs français se refusent à publier tout ouvrage qui n’entre pas dans les dimensions du volume courant à 3 fr. 50 ou qui ne respecte pas les conventions les plus plates et les préjugés à la mode.
Or le Rouge et le Noir de Stendhal dépasse les dimensions du 3.50, le Hasard du Coin du Feu de Crébillon le fils les atteint difficilement, et Tribulat Bonhomet de Villiers de l’Isle-Adam ferait tomber en convulsions un très grand nombre d’éditeurs. Il semble donc que l’on puisse, avec quelque apparence de raison, offrir au public des ouvrages en dehors des séries auxquelles nous sommes habitués.
En conséquence, les Bibliophiles fantaisistes se proposent, à la manière des éditeurs anglais ou américains, de publier des ouvrages de formats et de genres les plus divers.
Nous avons eu le rare plaisir de voir notre initiative comprise par un certain nombre d’auteurs déjà célèbres: MM. Marcel et Jacques Boulenger, René Boylesve, François de Curel, Louis Laloy, Nozière, Henri de Régnier, Laurent Tailhade, Jérome et Jean Tharaud, dont nous publierons des œuvres dès notre première année.
Chacun de nos volumes sera imprimé avec les caractères, le format et le papier qui nous sembleront le mieux convenir au sujet. Nous arriverons ainsi à offrir à nos souscripteurs des ouvrages qui, par la manière seule dont ils seront présentés, constitueront déjà des ouvrages de bibliophile.
Ils seront toujours tirés à 500 exemplaires numérotés à la presse.
Les souscripteurs s’engagent à verser une somme de 5 francs pour chaque volume qui leur sera remis par la poste contre remboursement. La souscription annuelle ne s’élèvera jamais au-dessus de 50 francs et la Société se réserve, s’il est publié plus de dix volumes par an, de les offrir aux membres souscripteurs.
Les exemplaires non souscrits seront mis dans le commerce à un prix variable, mais qui ne s’abaissera jamais au-dessous de 7 francs 50.
Les souscriptions pour la première année courront du 1ᵉʳ octobre 1908. M. Eugène Marsan, administrateur de la Société (11ᵇⁱˢ, rue Poussin, Paris, XVIᵉ), est chargé de les recevoir.
OUVRAGE
DÉJA PUBLIÉ PAR LA SOCIÉTÉ
Marcel Boulenger: Nos Élégances.
Ce recueil de chroniques est tout à fait le contraire du volume à grand tirage: il semble avoir été composé pour les délicats et les lettrés, ceux que l’on appelait autrefois des dilettantes; et nos sottes gens de contemporains y trouveront la peinture de leurs ridicules, que l’auteur caresse au passage d’une main dédaigneuse, à la cavalière, pour ainsi dire.
A PARAITRE
AVANT LE 1ᵉʳ. OCTOBRE 1909:
Jacques Boulenger: Candidature au Stendhal-Club.
François de Curel: Le Solitaire de la Lune.
Louis Laloy: Claude Debussy.
Nozière: La Belle et la Bête.
Henri de Régnier: Les dépenses de Madame de Chasans (documents sur la vie de famille au XVIIIᵉ siècle).
Laurent Tailhade: Au pays de l’Alcool et de la Foi.
Jérome et Jean Tharaud: La Tragédie de Ravaillac.
Louis Thomas: L’Esprit de Monsieur de Talleyrand.