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La Save, le Danube et le Balkan cover

La Save, le Danube et le Balkan

Chapter 2: AVANT-PROPOS
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About This Book

Récit de voyage mené chez les Slaves méridionaux, l'auteur rend compte de ses tournées auprès des Slovènes, Croates, Serbes et Bulgares en mêlant descriptions de paysages et d'itinéraires, remarques sur les langues, la presse et la vie littéraire, observations ethnographiques et sociales, ainsi que commentaires sur les institutions, les solidarités nationales et les forces d'assimilation, le tout inscrit dans le cadre des vallées fluviales et des massifs montagneux qui structurent la région.

AVANT-PROPOS

Ce volume résume les impressions d’un voyage que j’ai fait pendant l’été de l’année 1882 chez les Slaves méridionaux. J’ai visité tour à tour les quatre peuples dont l’ensemble constitue la Iougo-Slavie, les Slovènes, les Croates, les Serbes et les Bulgares. Je connaissais déjà les Croates et les Serbes[1]. Les Slovènes et les Bulgares étaient nouveaux pour moi ; mais je n’arrivais pas chez eux en touriste novice ; j’avais une longue pratique de leur langue et de leur littérature ; leur histoire ancienne ou récente m’était familière.

[1] Par un voyage fait en 1867. Voir dans mon volume le Monde slave (Paris, Didier, 1872) les chapitres qui leur sont consacrés.

Publiées d’abord dans des Revues, les études qu’on va lire ont été, dès leur apparition, traduites, résumées ou commentées dans les journaux des peuples qu’elles racontent. J’ai profité des observations qui m’ont paru justes ; j’ai maintenu mon opinion lorsque j’ai eu conscience d’avoir raison. Les sympathies que je professe pour les Slaves m’imposent avant tout le devoir de leur dire la vérité. C’est en ami que je suis allé les visiter, c’est en ami dévoué, mais sincère, que je veux parler d’eux. Le tableau que j’ai tracé au retour de mon voyage a été, dans certains détails, modifié par les incidents qui se sont produits récemment en Croatie, en Serbie et en Bulgarie. Je n’ai pas cru devoir tenir compte de ces incidents ; l’histoire se fait tous les jours ; mais l’observateur doit savoir fixer à un certain moment ses impressions et ses jugements, sans s’inquiéter des événements qui continuent à se dérouler autour de lui.

Quelques épreuves que doivent traverser encore les Slaves méridionaux, j’ai une ferme confiance dans leur avenir, et je serais heureux si ce volume écrit avec bonne foi pouvait intéresser à leurs destinées quelques-uns de mes compatriotes.

Louis Leger.

Paris, janvier 1884.