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Le Docteur Pascal

Chapter 20: ARBRE GÉNÉALOGIQUE DES ROUGON-MACQUART
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About This Book

A physician-scientist compiles an exhaustive archive of a large family to examine heredity, combining clinical observations, experiments, and documentary research. Reconstructing interlinked lives exposes recurring physical and moral traits, ambitions, illnesses, and secrets that illuminate how heredity, environment, and chance shape successive generations under the Second Empire. The narrative alternates close psychological portraits and medico-scientific analysis, tracing the tension between the quest for objective knowledge and personal attachments. It culminates in an attempt to synthesize family evidence into a coherent theory, offering a calm, methodical conclusion to a long naturalistic cycle.

Elle quitta la fenêtre, elle vint ouvrir la grande armoire de chêne, pour y serrer son travail, resté sur la table. C'était dans cette armoire, si pleine autrefois des manuscrits du docteur, et vide aujourd'hui, qu'elle avait rangé la layette de l'enfant. Elle semblait sans fond, immense, béante; et, sur les planches nues et vastes, il n'y avait plus que les langes délicats, les petites brassières, les petits bonnets, les petits chaussons, les tas de couches, toute cette lingerie fine, cette plume légère d'oiseau encore au nid. Où tant d'idées avaient dormi en tas, où s'était accumulé pendant trente années l'obstiné labeur d'un homme, dans un débordement de paperasses, il ne restait que le lin d'un petit être, à peine des vêtements, les premiers linges qui le protégeaient pour une heure, et dont il ne pourrait bientôt plus se servir. L'immensité de l'antique armoire en paraissait égayée et toute rafraîchie.

Lorsque Clotilde eut rangé sur une planche les couches et les brassières, elle aperçut, dans une grande enveloppe, les débris des dossiers qu'elle avait remis là, après les avoir sauvés du feu. Et elle se souvint d'une prière que le docteur Ramond était venu lui adresser la veille encore: celle de regarder si, parmi ces débris, il ne restait aucun fragment de quelque importance, ayant un intérêt scientifique. Il était désespéré de la perte des manuscrits inestimables que lui avait légués le maître. Tout de suite après la mort, il s'était bien efforcé de rédiger l'entretien suprême qu'il avait eu, cet ensemble de vastes théories exposées par le moribond avec une sérénité si héroïque; mais il ne retrouvait que des résumés sommaires, il lui aurait fallu les études complètes, les observations faites au jour le jour, les résultats acquis et les lois formulées. La perte demeurait irréparable, c'était une besogne à recommencer, et il se lamentait de n'avoir que des indications, il disait qu'il y aurait là, pour la science, un retard de vingt ans au moins, avant qu'on reprît et qu'on utilisât les idées du pionnier solitaire, dont une catastrophe sauvage et imbécile avait détruit les travaux.

L'Arbre généalogique, le seul document intact, était joint à l'enveloppe, et Clotilde apporta le tout sur la table, près du berceau. Quand elle eut sorti les débris un à un, elle constata, ce dont elle était déjà à peu près certaine, que pas une page entière de manuscrit ne restait, pas une note complète ayant un sens. Il n'existait que des fragments, des bouts de papier à demi brûlés et noircis, sans lien, sans suite. Mais, pour elle, à mesure qu'elle les examinait, un intérêt se levait de ces phrases incomplètes, de ces mots à moitié mangés par le feu, où tout autre n'aurait rien compris. Elle se souvenait de la nuit d'orage, les phrases se complétaient, un commencement de mot évoquait les personnages, les histoires. Ce fut ainsi que le nom de Maxime tomba sous ses yeux; et elle revit l'existence de ce frère qui lui était resté étranger, dont la mort, deux mois plus tôt, l'avait laissée presque indifférente. Ensuite, une ligne tronquée contenant le nom de son père, lui causa un malaise; car elle croyait savoir que celui-ci avait mis dans sa poche la fortune et l'hôtel de son fils, grâce à la nièce de son coiffeur, cette Rose si candide, payée d'un tant pour cent généreux. Puis, elle rencontra encore d'autres noms, celui de son oncle Eugène, l'ancien vice-empereur, ensommeillé à cette heure, celui de son cousin Serge, le curé de Saint-Eutrope, qu'on lui avait dit phtisique et mourant, la veille. Et chaque débris s'animait, la famille exécrable et fraternelle renaissait de ces miettes, de ces cendres noires où ne couraient plus que des syllabes incohérentes.

Alors, Clotilde eut la curiosité de déplier et d'étaler sur la table l'Arbre généalogique. Une émotion l'avait gagnée, elle était tout attendrie par ces reliques; et, lorsqu'elle relut les notes ajoutées au crayon par Pascal, quelques minutes avant d'expirer, des larmes lui vinrent aux yeux. Avec quelle bravoure il avait inscrit la date de sa mort! et comme on sentait son regret désespéré de la vie, dans les mots tremblés annonçant la naissance de l'enfant! L'Arbre montait, ramifiait ses branches, épanouissait ses feuilles, et elle s'oubliait longuement à le contempler, à se dire que toute l'oeuvre du maître était là, toute cette végétation classée et documentée de leur famille. Elle entendait les paroles dont il commentait chaque cas héréditaire, elle se rappelait ses leçons. Mais les enfants surtout l'intéressaient. Le confrère auquel le docteur avait écrit à Nouméa, pour obtenir des renseignements sur l'enfant né d'un mariage d'Étienne, au bagne, s'était décidé à répondre; seulement, il ne disait que le sexe, une fille, et qui paraissait bien portante. Octave Mouret avait failli perdre la sienne, très frêle, tandis que son petit garçon continuait à être superbe. D'ailleurs, le coin de belle santé vigoureuse, de fécondité extraordinaire, était toujours à Valqueyras, dans la maison de Jean, dont la femme, en trois années, avait eu deux enfants, et était grosse d'un troisième. La nichée poussait gaillardement au grand soleil, en pleine terre grasse, pendant que le père labourait, et que la mère, au logis, faisait bravement la soupe et torchait les mioches. Il y avait là assez de sève nouvelle et de travail, pour refaire un monde. Clotilde, à ce moment, crut entendre le cri de Pascal: «Ah! notre famille, que va-t-elle devenir, à quel être aboutira-t-elle enfin?» Et elle-même retombait à une rêverie, devant l'Arbre prolongeant dans l'avenir ses derniers rameaux. Qui savait d'où naîtrait la branche saine? Peut-être le sage, le puissant attendu germerait-il là.

Un léger cri tira Clotilde de ses réflexions. La mousseline du berceau semblait s'animer d'un souffle, c'était l'enfant qui, réveillé, appelait et s'agitait. Tout de suite, elle le reprit, l'éleva gaiement en l'air, pour qu'il baignât dans la lumière dorée du couchant. Mais il n'était point sensible à cette fin d'un beau jour; ses petits yeux vagues se détournaient du vaste ciel, pendant qu'il ouvrait tout grand son bec rose d'oiseau sans cesse affamé. Et il pleurait si fort, il avait un réveil si goulu, qu'elle se décida à lui redonner le sein. Du reste, c'était son heure, il y avait trois heures qu'il n'avait tété.

Clotilde revint s'asseoir, près de la table. Elle l'avait posé sur ses genoux, où il n'était guère sage, criant plus fort, s'impatientant; et elle le regardait avec un sourire, tandis qu'elle dégrafait sa robe. La gorge apparut, la gorge menue et ronde, que le lait avait gonflée à peine. Une légère auréole de bistre avait seulement fleuri le bout du sein, dans la blancheur délicate de cette nudité de femme, divinement élancée et jeune. Déjà, l'enfant sentait, se soulevait, tâtonnait des lèvres. Quand elle lui eut posé la bouche, il eut un petit grondement de satisfaction, il se rua tout en elle, avec le bel appétit vorace d'un monsieur qui voulait vivre. Il tétait à pleine gencives, avidement. D'abord, de sa petite main libre, il avait saisi le sein à poignée, comme pour le marquer de sa possession, le défendre et le garder. Puis, dans la joie du ruissellement tiède dont il avait plein la gorge, il s'était mis à lever son petit bras en l'air, tout droit, ainsi qu'un drapeau. Et Clotilde gardait son inconscient sourire, à le voir, si vigoureux, se nourrir d'elle. Les premières semaines, elle avait beaucoup souffert d'une crevasse; maintenant encore, le sein restait sensible; mais elle souriait quand même, de cet air paisible des mères heureuses de donner leur lait, comme elles donneraient leur sang.

Quand elle avait dégrafé son corsage, et que sa gorge, sa nudité de mère s'était montrée, un autre mystère d'elle, un de ses secrets les plus cachés et les plus délicieux, était apparu: le fin collier aux sept perles, les les étoiles laiteuses que le maître avait mises à son cou, un jour de misère, dans sa folie passionnée du don. Depuis qu'il était là, personne ne l'avait plus revu. Il faisait comme partie de sa pudeur, il était de sa chair, si simple, si enfantin. Et, tout le temps que l'enfant tétait, elle seule le revoyait, attendrie, revivant le souvenir des baisers dont il semblait avoir gardé l'odeur tiède.

Une bouffée de musique, au loin, étonna Clotilde. Elle tourna la tête, regarda vers la campagne, toute blonde et dorée par le soleil oblique. Ah! oui, cette cérémonie, cette pierre que l'on posait, là-bas! Et elle ramena les yeux sur l'enfant, elle s'absorba de nouveau dans le plaisir de lui voir un si bel appétit. Elle avait attiré un petit banc pour relever l'un de ses genoux, elle s'était appuyée d'une épaule contre la table, à côté de l'Arbre et des fragments noircis des dossiers. Sa pensée flottait, allait à une douceur divine, tandis qu'elle sentait le meilleur d'elle-même, ce lait pur, couler à petit bruit, faire de plus en plus sien le cher être sorti de son flanc. L'enfant était venu, le rédempteur peut-être. Les cloches avaient sonné, les rois mages s'étaient mis en route, suivis des populations, de toute la nature en fête, souriant au petit dans ses langes. Elle, la mère, pendant qu'il buvait sa vie, rêvait déjà d'avenir. Que serait-il, quand elle l'aurait fait grand et fort, en se donnant toute? Un savant qui enseignerait au monde un peu de la vérité éternelle, un capitaine qui apporterait de la gloire à son pays, ou mieux encore un de ces pasteurs de peuple qui apaisent les passions et font régner la justice? Elle le voyait très beau, très bon, très puissant. Et c'était le rêve de toutes les mères, la certitude d'être accouchée du messie attendu; et il y avait là, dans cet espoir, dans cette croyance obstinée de chaque mère au triomphe certain de son enfant, l'espoir même qui fait la vie, la croyance qui donne à l'humanité la force sans cesse renaissante de vivre encore.

Quel serait-il, l'enfant? Elle le regardait, elle tâchait de lui trouver des ressemblances. De son père, certes, il avait le front et les yeux, quelque chose de haut et de solide dans la carrure de la tête. Elle-même se reconnaissait en lui, avec sa bouche fine et son menton délicat. Puis, sourdement inquiète, c'étaient les autres qu'elle cherchait, les terribles ascendants, tous ceux qui étaient là, inscrits sur l'Arbre, déroulant la poussée des feuilles héréditaires. Était-ce donc à celui-ci, à celui-là, ou à cet autre encore, qu'il ressemblerait? Et elle se calmait pourtant, elle ne pouvait pas ne pas espérer, tellement son coeur était gonflé de l'éternelle espérance. La foi en la vie que le maître avait enracinée en elle, la tenait brave, debout, inébranlable. Qu'importaient les misères, les souffrances, les abominations! la santé était dans l'universel travail, dans la puissance qui féconde et qui enfante. L'oeuvre était bonne, quand il y avait l'enfant, au bout de l'amour. Dès lors, l'espoir se rouvrait, malgré les plaies étalées, le noir tableau des hontes humaines. C'était la vie perpétuée, tentée encore, la vie qu'on ne se lasse pas de croire bonne, puisqu'on la vit avec tant d'acharnement, au milieu de l'injustice et de la douleur.

Clotilde avait eu un regard involontaire sur l'Arbre des ancêtres, déployé près d'elle. Oui! la menace était là, tant de crimes, tant de boue, parmi tant de larmes et tant de bonté souffrante! Un si extraordinaire mélange de l'excellent et du pire, une humanité en raccourci, avec toutes ses tares et toutes ses luttes! C'était à se demander si, d'un coup de foudre, il n'aurait pas mieux valu balayer, cette fourmilière gâtée et misérable. Et, après tant de Rougon terribles, après tant de Macquart abominables, il en naissait encore un, la vie ne craignait pas d'en créer un de plus, dans le défi brave de son éternité. Elle poursuivait son oeuvre, se propageait selon ses lois, indifférente aux hypothèses, en marche pour son labeur infini. Au risque de faire des monstres, il fallait bien qu'elle créât, puisque, malgré les malades et les fous qu'elle crée, elle ne se lasse pas de créer, avec l'espoir sans doute que les bien portants et les anges viendront un jour. La vie, la vie qui coule en torrent, qui continue et recommence, vers l'achèvement ignoré! la vie où nous baignons, la vie aux courants infinis et contraires, toujours mouvante et immense, comme une mer sans bornes!

Un élan de ferveur maternelle monta du coeur de Clotilde, heureuse de sentir la petite bouche vorace la boire sans fin. C'était une prière, une invocation. A l'enfant inconnu, comme au dieu inconnu! A l'enfant qui allait être demain, au génie qui naissait peut-être, au messie que le prochain siècle attendait, qui tirerait les peuples de leur doute et de leur souffrance! Puisque la nation était à refaire, celui-ci ne venait-il pas pour cette besogne? Il reprendrait l'expérience, relèverait les murs, rendrait une certitude aux hommes tâtonnants, bâtirait la cité de justice, où l'unique loi du travail assurerait le bonheur. Dans les temps troublés, on doit attendre les prophètes. A moins qu'il ne fût l'Antéchrist, le démon dévastateur, la bête annoncée qui purgerait la terre de l'impureté devenue trop vaste. Et la vie continuerait malgré tout, il faudrait seulement patienter des milliers d'années encore, avant que paraisse l'autre enfant inconnu, le bienfaiteur.

Mais l'enfant avait épuisé le sein droit; et, comme il se fâchait, Clotilde le retourna, lui donna le sein gauche. Puis, elle se remit à sourire, sous la caresse des petites gencives gloutonnes. Quand même, elle était l'espérance. Une mère qui allaite, n'est-ce pas l'image du monde continué et sauvé? Elle s'était penchée, elle avait rencontré ses yeux limpides, qui s'ouvraient ravis, désireux de la lumière. Que disait-il, le petit être, pour qu'elle sentît battre son coeur, sous le sein qu'il épuisait? Quelle bonne parole annonçait-il, avec la légère succion de sa bouche? A quelle cause donnerait-il son sang, lorsqu'il serait un homme, fort de tout ce lait qu'il aurait bu? Peut-être ne disait-il rien, peut-être mentait-il déjà, et elle était si heureuse pourtant, si pleine d'une absolue confiance en lui!

De nouveau, les cuivres lointains éclatèrent en fanfares. Ce devait être l'apothéose, la minute où la grand'mère Félicité, avec sa truelle d'argent, posait la première pierre du monument élevé à la gloire des Rougon. Le grand ciel bleu, que réjouissaient les gaietés du dimanche, était en fête. Et, dans le tiède silence, dans la paix solitaire de la salle de travail, Clotilde souriait à l'enfant, qui tétait toujours, son petit bras en l'air, tout droit, dressé comme un drapeau d'appel à la vie.

FIN

ARBRE GÉNÉALOGIQUE DES ROUGON-MACQUART

+—————————————-+ | Charles Rougon, dit | | Saccard: | | | | né en 1857; meurt d'une | |hémorragie nasale, en 1873 | |[Hérédité en retour sautant| | trois générations. | +—————————————-+ | Ressemblance morale et | | L'Enfant inconnu: | |physique d'Adélaïde Fouque.| | | | Dernière expression de | | à naître en 1874. | | l'épuisement d'une race]. | | Quel sera-t-il? | +—————————————-+ +—————————————-+ +—————————————-+ ##### #### |Louis Coupeau, dit Louiset:| +—————————————-+ #### | | |Maxime Rougon, dit Saccard:| #### +—————————————-+ |né en 1867; meurt en 1870, | | | #### | Jacques-Louis Lantier: | | de la petite vérole | | né en 1840; a un fils, en | +—————————————-+ | né en 1860, hydrocéphale, | | [Election de la mère, | | 1857, d'une servante, | | Clotilde Rougon, dite | | meurt en 1869 [Election | |ressemblance physique de la| |Justine Mégot, chlorotique,| | Saccard: | | du père. Ressemblance | | mère]. | |fille d'alcoolique; épouse,| | | | physique du père]. | +—————————————-+ |en 1863, Louise de Mareuil,| |née en 1847; a, en 1874, de| +—————————————-+ #### |qu'il perd la même année et| | son oncle Pascal, un fils | ### #### |dont il n'a pas d'enfants' | | [Election de la mère. | ### +—————————————-+ | meurt ataxique, en 1873. | | Hérédité en retour avec | +—————————————-+ | Anna Coupeau, dite Nana: | | [Mélange dissémination. | | prédominance morale et | +—————————————-+ | Claude Lantier: | | | |Prédominance morale du père| |physique de son grand-père | |Victor Rougon, dit Saccard:| | | | née en 1852, a, d'un | |et ressemblance physique de| | maternel, le commandant | | né en 1853. [Mélange | +—————————————-+ |né en 1842; épouse,en 1865,| | cousin, un enfant, Louis, | |la mère]. Oisif, mangeur de| | Sicardot]. Vit encore, à | | soudure. Ressemblance | | Octave Mouret: | |Christine Hallegrain, dont | | en 1867, et le perd en | | fortunes faites. | | Plassans. | |physique du père]. Disparu.| | | |le père était paraplégique,| |1870; meurt elle-même de la| +—————————————-+ +—————————————-+ +—————————————-+ | né en 1840; épouse, en | |maîtresse avec laquelle il | +—————————————-+ | petite vérole, quelques | ##### #### ##### |1865, Madame Hédouin, qu'il| +—————————————-+ |vit depuis six ans et dont | +—————————————-+ | Étienne Lantier: | | jours plus tard. [Mélange | ##### #### ##### | perd la même année; se | | Jeanne Grandjean: | |il a un fils Jacques, âgé | | Jacques Lantier: | | | | soudure. Prédominance | ##### #### ##### | remarie en 1869, avec | | | |de cinq ans; perd ce fils, | | | | né en 1846. [Mélange | | morale du père. | ##### #### ##### | Denise Baudu, saine et | +—————————————-+ |née en 1842; meurt en 1855,| |en 1869, et lui-même se | |né en 1844, meurt en 1870, | |dissémination. Ressemblance| |Ressemblance physique, par | ##### #### ##### +—————————————-+ |équilibrée, dont il a deux | | Serge Mouret: | | à la suite d'accidents | |pend, en 1870 [Mélange | |d'accident. [Election de la| | physique de la mère, puis | |influence, avec le premier | ####### #### ##### | Angélique Rougon: | | enfants, une fille et un | | | | nerveux. [Hérédité en | |fusion. Prédominance morale| |mère. Ressemblance physique| | du père]. Mineur. Vit | |amant de sa mère, Lantier. | # +—————————————-+ | | |garçon, trop jeunes encore | | né en 1841 [Mélange | +—————————————-+ | retour, sautant deux | |et ressemblance p hysique | | du père. Hérédité de | |encore, à Nouméa, déporté. | |Hérédité de l'alcoolisme se| | Aristide Rougon, dit | | née en 1851; épouse, en | | pour être classés. | |dissémination. Ressemblance| | Désirée Mouret: | | générations. Ressemblance | +—————————————-+ |de la mère. Hérédité d'une | |l'alcoolisme se tournant en| |Marié là-bas, dit-on, et a | | tournant en perversion | | Saccard: | | 1869, Félicien de | | [Election du père. | | morale et physique de la | | | | physique et morale | | Pauline Quenu: | |névrose se tournant en | | folie homicide. Etat de | | des enfants, peu-être, | |morale et physique. Etat de| | | | Hautecoeur, et meurt le | | Ressemblance physique de | | mère. Cerveau du père | |née en 1844 [Election de la| | d'Adélaïde Fouque]. | | | |génie]. Peintre. | | crime]. Mécanicien. | | qu'on ne peut classer. | | vice]. | | né en 1815; épouse, en | |même jour, d'un mal qui n'a| | son oncle Eugène Rougon; | | troublé par l'influence | |mère. Ressemblance physique| +—————————————-+ | née en 1852; ne s'est pas | +—————————————-+ +—————————————-+ +—————————————-+ +—————————————-+ | 1836, Angèle Sicardot, | |pu être constaté. [Innéité.| | hérédité indirecte]. | | morbide de la mère. | |de la mère. Hérédité d'une | #### |mariée. [Mélange équilibre.| ###### ###### ###### ####### | calme et rêveuse, fille | |Aucune ressemblance avec la| |Fondateur et directeur des | | Hérédité d'une névrose se | | névrose se tournant en | #### | Ressemblance physique et | ###### ##### ##### ###### | d'un Commandant; en a un | |mère et son ascendance. Du | |grands magasins Au Bonheur | | tournant en mysticisme]. | |imbécillité]. Vit encore à | #### | morale du père et de la | ###### ##### ##### ###### |fils en 1840, et une fille | |côté du père, les documents| | des Dames. Vit encore à | |Prêtre. Vit encore, curé de| | St.-Eutrope, avec son | +—————————————-+ | mère. Etat d'honnêteté]. | ###### ##### ##### ###### | en 1847, et perd sa femme | | font défaut]. | | Paris. | | St.-Eutrope. | | frère. | | Hélène Mouret: | | Vit encore, à Bonneville. | ###### #### ##### ###### | en 1854; a eu en 1853 un | +—————————————-+ +—————————————-+ +—————————————-+ +—————————————-+ | | +—————————————-+ ##### #### ##### ###### | fils adultérin d'une | ###### ##### ###### ##### | née en 1824; épouse, en | ###### ##### #### #### ##### | ouvrière, Rosalie | +—————————————-+ #### #### #### |1841, Grandjean, chétif et | ###### ##### #### #### ##### |Chavaille, qui comptait des| | Sidonie Rougon: | #### #### #### | prédisposé à la phthisie; | ###### +—————————————-+ +—————————————-+ +—————————————-+ | phthisiques et des | | | +—————————————-+ #### +—————————————-+ | en a une fille en 1843; | ###### | Gervaise Macquart: | | Jean Macquart: | | Pascal Rougon: | | épileptiques dans son | | née en 1818; épouse, en | | Marthe Rougon: |## #### ##| François Mouret: | | perd so mari d'une | ###### | | | | +—————————————-+ | | |ascendance; se remarie, en | | 1838, un clerc d'avoué de | | |#### #### ####| | | bronchite, en 1853, se | +—————————————-+ | née en 1828; a trois | |né en 1831; épouse, en | | Eugène Rougon: | |né en 1813; célibataire; a | |1855, avec Renée Béraud Du | | Plassans qu'elle perd à | | née en 1820; épouse, en | ##### ###### ##### | né en 1817; épouse, en | | remarie, en 1857, avec M. | | Lisa Macquart: | | garçons d'un amant, | |1867, Françoise Mouche, | | | | un enfant posthume de sa | | Châtel, qui meurt sans | | Paris, en 1850; a d'un | | 1840, son cousin François | ######################### | 1840, sa cousine Marthe | |Rambaud, dont elle n'a pas | | | |Lantier, dont l'ascendance | |qu'il perd en 1870, sans | | né en 1811; épouse, en | | nièce Clotilde Rougon, en | |enfants, en 1864. [Mélange | | inconnu, en 1851, une | | Mouret, dont elle a trois | ####################### | Rougon, dont il a trois | | d'enfants [Innéité. | | née en 1827; épouse, en | | compte des paralytiques, | |en avoir eu d'enfants; se | | 1857, Véronique Beulin | | 1874; meurt d'une maladie | | soudure. Prédominance | | fille, qu'elle met aux | | enfants; meurt en 1864, | ######################### | enfants; meurt fou, en | | Combinaison où se | +—————————————-+ | 1852, Quenu, sain et | |qui l'emmène à Paris et l'y| |remarie, en 1871, avec | | d'Orchères, dont il n'a | | de coeur, le 7 novembre | | morale du père et | |Enfants Assistés. [Election| | dans une crise nerveuse |###### ######| 1864, dans un incendie | | confondent les caractères | | Silvère Mouret: | | pondéré, dont elle a une | |abandonne; épouse, en 1852,| |Mélanie Vial, paysanne | | pas d'enfants [Mélange | |1873 [Innéité. Combinaison | |ressemblance physique de la| | du père. Ressemblance | |[Hérédité en retour sautant|#### ####| allumé par lui. [Election | | physiques et moraux des | | | | fille dans l'année; meurt | | un ouvrier, Coupeau, de | |forte et saine, dont il a | | fusion. Prédominance | | où se confondent les | |mère. Ambition de la mère, | | physique de la mère]. | |une génération. Hystérique.|## ##| du père. Ressemblance | | parents, sans que rien | |né en 1834; meurt, en 1851,| |six mois avant son mari, en| | famille alcoolique, dont | |un garçon, et qui est | | morale, ambition de la | | caractères physiques et | | gâtée par les appétits du | | Courtière entremetteuse, | | Ressemblance morale et |# #| physique de la mère. | | d'eux semble se retrouver | |la tête cassée d'un coup de| | 1863, d'une décomposition | |elle a une fille; meurt de | |grosse de nouveau. | | mère, ressemblance | | moraux des parents, sans | | père]. Employé puis grand | |tous les métiers, puis très| |physique d'Adélaïde Fouque.| | François et Marthe, les | | dans le nouvel être]. Vit | | pistolet, par un gendarme | | du sang [Election de la | |misère et d'ivrognerie, en | |[Innéité. Combinaison où se| | physiqu du père]. Homme | | que rien d'eux semble se | | brasseur d'affaires. Vit | | austère. Vit encore à | | Marthe et François, les | | deux époux, se | | encore, à Marseille, | | [Election de la mère. | |mère. Ressemblance physique| | 1869 [Election du père. | |confondent les caractères | | politique, ministre. Vit | | retrouver dans le nouvel | | encore à Paris, directeur | | Paris, trésorière de | | deux époux, se | | ressemblent]. Marchand de | | retirée avec son second | |Innéité de la ressemblance | | de la mère]. Charcutière, | | Conçue dans l'ivresse. | |physiques et moraux des | | encore à Paris, député. | | être]. Médecin. | | d'un journal. | | l'Oeuvre du Sacrement. | | ressemblent]. | |vin en gros; puis rentier. | | mari. | | physique]. | |grand boutique aux Halles. | | Boiteuse]. Blanchisseuse. | |parents, sans que rien | +—————————————-+ +—————————————-+ +—————————————-+ +—————————————-+ +—————————————-+ +—————————————-+ +—————————————-+ +—————————————-+ +—————————————-+ +—————————————-+ |d'eux semble se retrouver | ####### ###### ###### ###### ########## ###### ###### ###### ###### ###### |dans le nouvel être]. | ######## ###### ###### ###### ######### ###### ###### ###### ###### ###### |Paysan, soldat, puis | ######## ######## ###### ###### ######## ###### ###### ###### ###### ###### |paysan. Vit encore, à | ####### ####+—————————————-+# ####### ###### ###### ###### ###### +—————————————-+ |Valqueyras. | ####### | Pierre Rougon: | ###### ###### ###### ###### ###### | Antoine Macquart: | #+—————————————-+ ####### | | ###### ###### ###### ###### #######| | ######## ######## | né en 1787; se marie, en | ####### ###### ###### ###### ###| né en 1789; soldait en | ####### ######## | 1810, à Félicité Puech, | ###### +—————————————-+ #| 1809; se marie, en 1829, | ###### ######### |intelligente, active, bien |###### | Ursule Macquart: | | avec Joséphine Gavaudan, | ###### ######### | portante; en a cinq | | | | marchande à la Halle, |##### ########|enfants; meurt en 1870, au | | née en 1791; épouse, en | | vigoureuse, travailleuse, |## #####| lendemain de Sedan, d'une | |1810, un ouvrier chapelier,| | mais intempérante; en a |# ##| congestion cérébrale, | | Mouret, bien portant et | | trois enfants; la perd en | | déterminée par une | | pondéré; en a trois | | 1851; meurt en 1873, | | indigestion [Mélange | | enfants; meurt phthisique | | alcoolique, de combustion | | équilibré. Moyenne morale | | en 1840 [Mélange soudure. | |spontanée [Mélange fusion. | |et ressemblance physique du| | Prédominance morale et | | Prédominance morale et | | père et de la mère]. | |ressemblance physique de la| | ressemblance physique du | | Marchand d'huile puis | | mère]. | | père]. Soldat, puis | | receveur particulier. | +—————————————-+ | vannier, puis rentier et | +—————————————-+ ############# | fainéant. | ######### ############# ##### ############## ############# ###### ############## ############# ###### ################### +—————————————-+ ####### ######################## | Adelaïde Fouque, dite | ######## #################### | "Tante Dide": | ############# ######################### | | ################### ############################ | Née en 1768; mariée, en | ########################## ############################ | 1786, à Rougon, lourd et | ######################## ############################### |placide, jardinier; en a un| ######################## ####################### |fils en 1787; perd son mari| ###################### ####################|en 1788, prend, en 1789, un|################### ###########| amant, Macquart, |########### ######| déséquilibré et ivrogne, |###### ##|contrebandier; en a un fils|## | en 1789, et une fille en | | 1791; devient folle et | | entre à l'Asile d'aliénés | | des Tulettes, en 1831; y | | meurt d'une congestion | |cérébrale en 1873, à l'âge | | de 105 ans [Névrose | | originelle]. | +—————————————-+ ####################### ######################### ########################### #############################