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Le livre commode des adresses de Paris pour 1692, tome 1/2 cover

Le livre commode des adresses de Paris pour 1692, tome 1/2

Chapter 40: MEDECINE EMPIRIQUE.
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About This Book

A practical directory of Parisian addresses and services is presented alongside a scholarly introduction that traces the evolution of urban guides and intermediaries from ancient ciceroni and Roman nomenclators to medieval charities and commercial brokers. The work combines useful contact information for visitors and residents with historical commentary on agents who arranged lodgings, placements, and introductions, and it includes appendices and annotations that clarify institutional practices and social customs in the city.

MEDECINE EMPIRIQUE.

Cette espèce de Medecine est celle qui est pratiquée par des particuliers, dont l’étude n’a pas esté assez réglée pour parvenir aux degrez, et qui se fondent principalement sur les épreuves de quelques Receptes medicinales.

Il n’y a presque à présent que des Ecclésiastiques et des Religieux qui pratiquent à Paris cette sorte de Medecine[1] ; par exemple, M. l’Abbé Guiton qui étoit n’agueres Religieux Cordelier, et qui demeure à présent à l’Arsenal.

[1] C’est, mais très-brutalement, ce que dit aussi Bernier dans son chapitre cité tout-à-l’heure. Les empiriques sont pour lui la plupart « des moines ignorants, et las de la robe,… des pieds déchaux, qui ne savent où donner de la tête. »

M. l’Abbé Fayolles, qui demeure rue Mazarini.

M. le Curé d’Evry, Village de Brie[2], qui donne avec permission une boisson sudorifique, par la chaleur de la quelle il tache de consommer les causes des maladies.

[2] Evry-les-Châteaux, canton de Brie-Comte-Robert, département de Seine-et-Marne.

Un autre Ecclésiastique, qu’on nomme M. le Prieur, et qui demeure ruë de la Raquette, Fauxbourg saint Antoine, est fort recherché pour un apéritif qu’il dit propre à déboucher les plus facheuses opilations dans les deux sexes[3].

[3] Il est traité plus cavalièrement dans l’édit. précéd., p. 18 : « Assez près du jardin médicinal de Pincourt dans la rue de la Raquette, il y a un prieur qui s’entremet de médecine, et qui se dit très-habile. » Rue de la Raquette, c’est, comme on sait, rue de la Roquette. — Bernier, p. 296 de ses Essais, semble faire allusion à ce remède du prieur : « Je n’ai garde, dit-il, de donner ici à connoître ceux qui ont débité et fait valoir aux simples : qui des remèdes pour les dents ;… qui… des stipiques à divers usages, des apéritifs… »

Le Frère Ange, Capucin[4], qui distribue un Opiatte et un Sirop mesentirique et epatique, est resident au Fauxbourg saint Jacques.

[4] « Renommé pour la cure des maladies chroniques… au couvent du faubourg Saint-Jacques,… a un laboratoire assez curieux. » Édit. 1691, p. 18.

Le Frère Pierre, des Jacobins du Fauxbourg saint Germain, fait des recherches dans la Chimie.