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Le Pays de l'Instar cover

Le Pays de l'Instar

Chapter 14: XI. — Pour blâmer une certaine personne
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A satirical portrait of a bureaucratic provincial realm that maps its social life onto administrative landmarks and institutions—prefecture, treasury, military subdivision, bank, main street, promenade, clubs, cafés, and station—and divides inhabitants into noblesse, military, commerce, and civil servants. It dissects petty hierarchies, jealousies, ceremonial privileges (notably the power of chiefs of service) and the local obsession with proximity to the capital, and supplements the satire with fifteen graded conversational dialogues and a theatrical exercise illustrating typical social situations.

XI. — Pour blâmer une certaine personne

— Quand on ne veut pas qu’on vous remarque, il faut commencer par ne pas se faire remarquer.

— C’est sans doute ce qu’on appelle l’éducation américaine ?

— Nous sommes en France, nous ne sommes pas en Amérique.

— Une honnête femme n’a pas besoin de se mettre de la poudre aux joues et du rouge aux lèvres.

— Je consens qu’une femme ait des clartés de tout, mais ce n’est pas une raison pour qu’elle lise toutes les ordures qui paraissent.

— Nos grand’mères ne montraient pas leurs mollets à bicyclette, et elles ne s’en portaient pas plus mal.

— On se demande ce qui reste au mari.

— Il ne faut pas tenter le diable.

— Une femme comme il faut ne se promène pas à la musique avec tous les petits lieutenants de la garnison.

— Moi, je ne crois pas à la camaraderie entre homme et femme.

— Une femme n’a tant de camarades que pour mieux choisir un amant.

— Si au moins elle était jolie !

— Je vous accorde qu’elle a un genre particulier, mais c’est un genre qui ne me plairait pas, voilà tout.

— Une femme trouve toujours des hommes pour lui faire la cour.

— Il y a des silences qui autorisent et des sourires qui encouragent.

— On commence par laisser dire, et on finit par laisser faire.

— Je n’admets pas qu’une femme se fasse accompagner au buffet après chaque danse.

— Les mauvaises langues ont bon dos.

— Il n’y a jamais de fumée sans feu.

— Quand une femme est honnête, elle se conduit comme une honnête femme.

— Il faudrait pourtant laisser quelque chose aux filles.