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Le Pays de l'Instar cover

Le Pays de l'Instar

Chapter 17: XIV. — Pour aborder les questions d’art
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A satirical portrait of a bureaucratic provincial realm that maps its social life onto administrative landmarks and institutions—prefecture, treasury, military subdivision, bank, main street, promenade, clubs, cafés, and station—and divides inhabitants into noblesse, military, commerce, and civil servants. It dissects petty hierarchies, jealousies, ceremonial privileges (notably the power of chiefs of service) and the local obsession with proximity to the capital, and supplements the satire with fifteen graded conversational dialogues and a theatrical exercise illustrating typical social situations.

XIV. — Pour aborder les questions d’art

— Si j’étais riche, je ne voudrais avoir que de jolies choses dans mon appartement.

— Peu de choses, mais de jolies choses.

— Je n’aime que les meubles de style.

— La première condition, pour une chaise, c’est qu’on puisse s’asseoir dessus.

— Je ne trouve pas qu’il suffise qu’une chose soit ancienne pour être jolie.

— Nous pouvons être fiers de notre cathédrale.

— Il ne se passe guère d’été sans que des Anglais s’arrêtent pour la visiter.

— Une cathédrale intéressante, cela peut devenir une fortune pour les hôtels.

— C’est souvent une question d’engoûment.

— Il suffit qu’il y ait à Paris des gens qui en parlent.

— Charonnat est notre compatriote, le célèbre peintre paysagiste.

— La médaille signifie toujours ceci, qu’elle permet à un peintre de vendre sa peinture trois fois plus cher.

— Il y a des tableaux qui représentent une fortune.

— J’en ai vu la reproduction dans l’Illustration : c’est bien, évidemment, mais ça ne me dit pas grand’chose.

— Ce que la gravure ne peut rendre, c’est le coloris.

— Moi, je n’ai jamais rencontré de chevaux bleus ni de femmes violettes.

— Ça vaut peut-être très cher, c’est peut-être très beau, c’est peut-être moi qui ne m’y connais pas et qui ne suis qu’un imbécile, mais je n’en voudrais pas dans mon salon, même si l’on m’en faisait cadeau.

— Une toile de cette dimension ne peut trouver sa place que dans un musée, ou alors il faut des appartements spéciaux.

— Un joli bronze d’art sur sa cheminée…

— Remarquez que cela revient souvent plus cher de donner un bronze à un médecin, que de lui régler tout simplement ses honoraires.

— Le bronze a toujours une valeur.

— Il n’en coûte souvent pas davantage de montrer qu’on a du goût.

— Il y a une éducation de l’œil que je proclame nécessaire.

— Voyez ce qui se passait à Athènes.

— Je suis pour l’augmentation du confortable, mais je déplorerais que la France ne fût plus qu’une vaste manufacture.

— La France a, dans le monde, une véritable responsabilité artistique.

— Vous êtes un dilettante et un raffiné.

— Je n’aime pas ce qui est laid, voilà tout.