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Le Sud-Oranais: études floristiques et phytogéographiques faites au cours d'une exploration dans le Sud-Ouest de l'Algérie en 1901 cover

Le Sud-Oranais: études floristiques et phytogéographiques faites au cours d'une exploration dans le Sud-Ouest de l'Algérie en 1901

Chapter 84: COMPOSITÆ
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About This Book

A scientific account combines a travel narrative of an exploration in southwestern Algeria with a systematic phytogeographical survey of the region's habitats. The author describes oases and water points, dunes, several steppe types, mountain vegetation zones, and desert rocks, then draws conclusions about floral migrations, local environmental influences, and comparisons with European flora. The work includes a taxonomic enumeration of species—vascular cryptogams, gymnosperms, monocotyledons, and dicotyledons—accompanied by floristic and biological observations, plus appendices on mosses, fungi, lichens, algae and collected insects. Numerous illustrations and plates document landscapes, settlements, and diagnostic plant figures.

1o Elle constitue une forme exactement intermédiaire entre le genre Paracaryum Boiss. et le genre Echinospermum Sw. C’est au point que certains de ces méricarpes[49] sont identiques à ceux de l’E. patulum, tandis que d’autres sont ailés et forment même la cupule comme chez les Paracaryum.

2o Il est remarquable de voir la variété aptère habiter les montagnes du Sud, le Tell couvrir en un mot toute l’aire de l’espèce et, d’autre part, la variété à fruits ailés localisée sur les hauts plateaux. Dans les montagnes en effet et dans les régions boisées, les herbivores sont beaucoup plus fréquents, tandis que sur les immenses étendues des hauts plateaux le vent balaie sans cesse la plaine ; il est là le principal agent de dissémination.

ASPERUGO L.

A. procumbens L. Sp. pl. 138 (1753).

Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, chemin de la source, alt. ca. 1650 m. 16 mai (n. 263) ; id. Djebel Aïssa, clairière sur le col, alt. ca. 2000 m. 19 mai (n. 389).

ANCHUSA L.

A. italica Retz Obs. I, 12 ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 600 = A. officinalis Desf. Fl. Alg. I, 157, non L.

Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea 4 mai (n. 28).

NONNEA Medik.

N. violacea DC. Fl. fr. III, 626 (1805) ; Murb. Contrib. II, 8 ; Chevalier, Notes in Mém. Hb. Boiss. VII, 12 (1900) = Echioides violacea Desf. Fl. atl. I, 164 (1798) = N. phaneranthera Ball Spic. in Journ. linn. Soc. XVI, 572 ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 601 ; Boiss. in Hb. [! non Viv. Fl. lib. spec. 9, t. I, f. 3] etc.

Hab. : Oran, Aïn Sefra, sur le sable aux environs, alt. ca. 1050 m. 14 mai (n. 196).

Obs. — Il est incontestable que Viviani n’entend pas désigner la plante qui se trouve dans les herbiers sous le nom de N. phaneranthera et il paraît bien d’après les explications de Murbeck que c’est la plante de Desf.

MYOSOTIS L.

M. collina Hoffm. Deutsch. Fl. 61 (1791) ; Nym. Consp. 520 = M. hispida Schlecht. in Ges. Nat. Fr. Berl. Mag. VIII, 230 (1814) ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 604 ; Bonn. et Barr. Cat. Tun. 295.

Hab. : Oran, Djebel Aïssa versant S.-E. rochers herbeux et buissonneux, alt. ca. 1900 m. 19 mai (n. 377) ; id. Djebel Morghad, rochers ombreux de l’arête, versant S.-W., alt. ca. 1950 m. 25 mai. (n. 483).

LITHOSPERMUM L.

L. incrassatum Guss. Ind. sem. hort. Boccad. 6 (1826) ; Prod. fl. sic. I, 211.

Hab. Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, au sommet sous les buissons de chênes-verts, alt. 2000 m. 16 mai (n. 254) ; id. Djebel Aïssa, versant S.-E., rochers herbeux et buissonneux, alt. ca. 1900 m. 19 mai (n. 379) ; id. Djebel Morghad, rochers ombragés de l’arête versant N.-W., alt. ca. 1950 m. 25 mai (n. 484).

CERINTHE L.

C. gymnandra Gasparr. in Rendic. Ac. sc. Nap. I, 72 (1842) ; Murb. Contrib. II, 16 ; var. macrosiphonia Murb. l.c. 17 (1898).

Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau, rochers près de la mer, 2 mai (n. 84).

ECHIUM L.

E. australe Lam. Illustr. n. 1860 (1791) ; Dict. Encycl. VIII, 672 ; Murb. Contr. II, 11 = E. creticum DC. Fl. fr. III, 622 ; Gr. et Godr. Fl. Fr. II, 523 ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 611 et fere omnes auct. recent. [non L. Sp. pl. 139 (1753)] = E. grandiflorum Desf. Fl. atl. I, 166, t. 46 (1798).

Hab. : Environs d’Alger, Pointe Pescade, 5 mai (n. 78).

Obs. — Au sujet de cette espèce nous nous rallions à ce qu’en dit M. de Boutigny in Bulletin de la Soc. dauph. pour l’éch. p. 423 10me bull. n. 3822, opinion adoptée par M. Murbeck.

ECHIOCHILON Desf.

E. fruticosum Desf. Fl. atl. I, 167, t. 47 (1798).

Hab. : Oran, Djebel Mekter, versant N. rochers herbeux, alt. ca. 1300 m. 5 juin (n. 675).

Obs. — Notre spécimen est remarquable à cause de la coloration bleue intense de ses calices, bractées et de toute la partie supérieure de ses tiges. Souvent les bractées et le calice sont un peu colorés, mais sur aucun exemplaire nous n’avons vu cette coloration si vive. Elle est peut-être en relation avec l’altitude à laquelle nous avons récolté cette espèce exclusivement saharienne.

ROCHELIA Reichb.

R. disperma Hochr., comb. nov. = Lithospermum dispermum L. Sp. pl. II ed. 191 (1762) = Lith. retortum Pall. Reise III, 718 (1776) = R. stellulata Reich. in Flora bot. Z. 243 (1824) ; Iconogr. pl. crit. II, 13, t. 123 (1824) ; Boiss. Fl. or. IV, 244 ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 612.

Hab. : Oran, Ras Chergui, sur Aïn Sefra, pentes orientales, entre 1700 et 2000 m. 16 mai (n. 255).

Obs. — Il est indubitable que le nom linnéen ait la priorité. D’autre part nous avons été étonné de voir Reichenbach citer dans le Flora son Iconographie, et dans son Iconographie son article de Flora ! Quelle est la citation princeps ? C’est difficile à dire.

LABIATÆ (auct. J. Briquet)[50]

AJUGA L.

A. Iva Schreb. Plant. vert. gen. et spec. 24 (1774) ; Briq. Lab. Alp. marit. 110.

Var. pseudo-Iva Benth. in DC Prod. XII, 600 = A. pseudo-Iva Rob. et Cast. in DC. Fl. fr. suppl. 395.

Hab. : Oran, Faidjet el Betoum, dépression limoneuse de la plaine d’alfa au pied du Djebel Morghad, alt. ca. 1200 m. 24 mai (n. 428).

TEUCRIUM L.

T. Polium L. Sp. pl. 566 (1753) ; Briq. Lab. Alp. marit. 141. Var. vulgare Benth. in DC. Prod. XII, 592.

Hab. : Oran, au N. d’Aïn Sefra dans le sable près de la voie ferrée, alt. ca. 1150 m. 24 mai (n. 412).

Var. angustifolium Benth. in DC. l.c.

Hab. : Oran, Djebel Mekter, rochers boisés du versant S., alt. ca. 1400 m. 5 juin (n. 670).

Var. flavovirens Briq. = T. flavovirens Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 714.

Hab. : Oran, pentes herbeuses du Djebel Aïssa au-delà du télégraphe optique, versant N., alt. ca. 1700 m. 2 juin (n. 587).

ROSMARINUS L.

R. officinalis L. Sp. pl. 23 (1753) ; Briq. Lab. Alp. marit. 179.

Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, chemin de la source et un peu partout dans les rochers à partir de 1500 m. 16 mai (n. 234).

PRASIUM L.

P. majus L. Sp. pl. 601.

Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, liane dans la brousse, 4 mai (n. 42).

LAVANDULA L.

L. Stœchas L. Sp. pl. 573 (1753) ; Briq. Lab. Alp. mar. 460 var. platyloba Briq. l.c. p. 463.

Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, rochers, 4 mai (n. 47).

MARRUBIUM L.

M. vulgare (e sect. Decemdentata) L. Sp. pl. 583 (1753) ; Briq. Lab. Alp. mar. 355.

Hab. : Oran, murs ruinés du vieux Saïda, alt. ca. 900 m. 10 mai (n. 141).

M. supinum (e. sect. Quinquedentata) L. Sp. pl. 584 (1753) = M. sericeum Boiss. Elench. 77 (1838) ; Voy. Esp. 508, t. 148.

Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., clairière à mi-côte, alt. ca. 1800 m. 19 mai (n. 397) ; id. Ras Chergui sur Aïn Sefra, près de la source, terrain humide, alt. ca. 1600 m. 16 mai (n. 227).

M. deserti (e sect. Quinquedentata) de Noë ap. Balansa Pl. Alg. exsicc. n. 1001 (1853) ; et ap. Cosson in Bull. Soc. bot. Fr. IV, 472 et 490 (1857) = Sideritis deserti de Noë in Bull. soc. bot. Fr. II, 582 (1855) = Maropsis deserti Pomel Nouv. Mat. 121 (1874).

Hab. : Aïn Sefra, terrain rocheux et aride sur la place devant le Ksar, alt. ca. 1050 m. 30 mai (n. 530).

SIDERITIS L.

S. montana L. Sp. pl. 575 (1753) ; Briq. Lab. Alp. mar. 351.

Var. ebracteata Briq. = S. ebracteata Asso Mant. Stirp. Arag. 171 (1781) = S. montana subsp. ebracteata Murb. Contrib. II, 35 (1898).

Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, près de la source, alt. ca. 1600 m. 16 mai (n. 226).

Obs. — M. Murbeck (l.c.) arrête l’aire du S. montana (var. genuina Briq.) à l’Italie septentrionale et envisage les localités de cette plante en Provence (Toulon, Marseille, etc.) comme dues à des importations. Mais nous avons montré déjà en 1893 (Lab. Alp. mar. p. 351 et suiv.) que le S. montana se trouve en plusieurs localités des Alpes maritimes françaises, jusque dans la région montagneuse, ce qui fait comprendre non seulement l’extension de cette plante dans les Basses-Alpes, connue dès 1850 (Loret in Bull. Soc. bot. France VI, 444 ; Murb. l.c. p. 36), mais encore dans le Var et les Bouches du Rhône. Nous ne pouvons voir dans le S. ebracteata Asso une sous-espèce ; c’est une modification d’ordre inférieur qui réapparaît dans l’aire orientale de l’espèce (nous l’avons vue de plusieurs localités d’Asie Mineure et de Syrie). Nous avons été à plusieurs reprises embarrassé dans l’attribution d’échantillons douteux à l’une ou à l’autre des deux formes.

NEPETA L.

N. Nepetella L. Syst. ed. X, n. 4 A (1759) ; Sp. pl. ed. II, 797.

Var. amethystina Briq. Lab. Alp. mar. 369 (1893) = N. amethystina Poir. Encycl. Supp. II, 206 (1811) = N. amethystina var. genuina Willk. in Bot. Zeitg. XV, 217 (1857).

Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, près de la source, alt. ca. 1600 m. 16 mai (n. 235).

Obs. — Ce Nepeta nous paraît identique avec la plante du Djebel-Mzi (Batt., Pl. d’Alg. n. 479 in H. Deless. !) dont MM. Battandier et Trabut (Fl. d’Alg. p. 691) ont fait leur N. amethystina var. atlantica. Mais nous ne pouvons trouver de différences notables entre la plante espagnole et celle du sud-oranais. Les auteurs comparent leur Nepeta oranais avec le N. amethystina var. alpina Willk. (in Bot. Zeitg. XV, 217 = N. Nepetella var. alpina Briq. l.c. p. 369). Mais ce dernier doit être couvert d’un tomentum laineux d’un blanc de neige, ce qui n’est pas le cas dans nos échantillons.

LAMIUM L.

L. amplexicaule (e sect. Amplexicaulia) L. Sp. pl. 579 (1753) ; Briq. Lab. Alp. mar. 293.

Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, près de la source, alt. ca. 1600 m. 16 mai (n. 265).

L. hybridum (e sect. Purpurea) Vill. Hist. pl. Dauph. I, 251 (1786) ; Briq. Lab. Alp. mar. 301 = L. incisum Willd. Sp. pl. III, 89 (1801).

Hab. : Oran, Djebel Aïssa, clairière sur le col, alt. ca. 2000 m. 19 mai (n. 383).

Obs. — N’était indiqué en Algérie que d’après un échantillon de l’Herbier Pomel sans mention de localité !

BALLOTA L.

B. hirsuta Benth. Lab. gen. et sp. 595 (1834) = Marrubium hispanicum L. Sp. pl. 583 (1753) [non Ballota hispanica Benth. Lab. gen. et sp. 597 (1834)] = Marrubium cinereum Desr. in Lam. Encycl. III, 719 (1789) verisimillime = Pseudodictamnus acutus Mœnch Meth. 400 (1794) pp. = Marrubium crispum Desf. Fl. atl. II, 24 (1800) = B. cinerea Briq. in Engl. u. Pr. Nat. Pflanzenfam. IV, III a, 260 (1896) [non D. Don (1825)] = B. acuta Murb. Contr. II, 36 (1898) [non Briq. in Engl. u. Pr. l.c. (1896)].

Var. hispida Benth. Lab. gen. et sp. 595.

Hab. : Oran, Saïda, au bord de la route, alt. ca. 850 m. 10 mai (n. 140)

Obs. — Dans la revue sommaire du genre Ballota insérée par nous en 1896 dans les Pflanzenfamilien, nous avions adopté les noms de B. acuta Briq. pour le B. rupestris Vis. (B. italica Benth.) d’après le Pseudodictamnus acutus Mœnch, et celui de B. cinerea Briq. pour le B. hirsuta Benth. d’après le Marrubium cinereum Desrousseaux. Il eût été plus correct d’ajouter le restrictif pro parte après la citation de Mœnch, car si la description peut s’appliquer à la fois aux B. rupestris et hirsuta, les synonymes cités par Mœnch s’appliquent au seul B. hirsuta, ainsi que l’a depuis lors très justement fait observer M. Murbeck. Quant au M. cinereum, il ne nous avait pas paru douteux, d’après la description de Desrousseaux, que cette plante ne soit bien celle décrite plus tard par Bentham sous le nom de B. hirsuta.

En 1898, cette question de nomenclature a été longuement reprise par M. Murbeck. Malheureusement cet auteur n’a pas eu connaissance de notre revue du genre Ballota parue deux ans auparavant, ce qui a eu pour conséquence la création d’un imbroglio onomastique fâcheux. M. Murbeck crée un B. acuta Murb. basé sur le Pseudodictamnus acutus Mœnch, envisagé comme purement synonyme du B. hirsuta Benth. Il existe donc maintenant deux B. acuta : un B. acuta Briq. (1896) qui est le B. rupestris Vis. et un B. acuta Murb. (1898) qui est le B. hirsuta Benth. ! M. Murbeck envisage le Marrubium cinereum Desr. comme douteux et estime d’ailleurs que le nom spécifique cinereus ne peut plus être utilisé dans le genre Ballota, à cause de l’existence d’un B. cinerea D. Don (ann. 1825 = Roylea calycina (Roxb.) Briq., R. elegans, Wall.), en vertu du principe « once a synonym, always a synonym ».

Après un nouvel examen de la question, nous ne pouvons partager ni l’une ni l’autre des opinions de M. Murbeck. Le Marrubium cinereum Desr. nous paraît, d’après la description, représenter avec la plus grande vraisemblance le B. hirsuta Benth., manière de voir défendue déjà par Bentham. Et d’autre part, il n’y a aucune chance quelconque que le B. cinerea D. Don, vieux synonyme du Roylea calycina, puisse jamais être une cause de confusions dans le genre Ballota. Mais puisque des doutes ont été émis sur l’interprétation du Marrubium cinereum Desr. et qu’il existe des divergences sur l’interprétation du Pseudodictamnus acutus Mœnch, il y a lieu d’appliquer l’article 3 des Lois de la Nomenclature donnant comme principe essentiel : « d’éviter ou de repousser l’emploi de formes et de noms pouvant produire des erreurs, des équivoques, ou jeter de la confusion dans la science ». Nous abandonnons donc complètement les termes B. acuta Briq. et B. cinerea Briq. utilisés par nous en 1896 et reprenons comme désignations valables : B. rupestris (Biv.) Vis. (1847) = B. italica Benth. (1848) pour l’espèce italienne, et B. hirsuta Benth. (1834) pour l’espèce hispano-africaine.

STACHYS L.

S. Ocymastrum Briq. Lab. Alp. mar. 252 (1893) = Galeopsis hirsuta L. Sp. pl. 580 (1753) = Sideritis Ocymastrum L. Syst. ed. X, 1098 n. 4 A (1759) = S. hirta L. Sp. pl. ed. 2 813 (1763).

Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau, le long d’une haie, 5 mai (n. 35).

SALVIA L.

S. Verbenaca (e sect. Plethiosphace) L. Sp. pl. 25 (1753) ; Briq. Lab. Alp. mar. 510 ; var. clandestina Briq. l.c. 518.

Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., clairière à mi-côte, alt. ca. 1800 m. 19 mai (n. 402), et un peu partout en montagne.

Obs. — Voir pour la synonymie de cette variété et ses rapports avec les nombreuses autres formes du très polymorphe S. verbenaca notre monographie (op. cit.). Nos échantillons sont typiques, à fleurs cleistogames. Les spicastres possèdent une fleur terminale réduite et pélorisée ! Les feuilles ont un réticulum saillant à la face inférieure.

ZIZIPHORA L.

Z. hispanica L. Cent. pl. I, 3 (1755).

Hab. : Oran, Tafaroua au N. des hauts plateaux, alt. ca. 1100 m. 11 mai (n. 148).

SATUREIA L. emend. Briq.

S. græca L. Sp. pl. 568 (1753) var. græca Briq. Lab. Alp. mar. 419 (1895).

Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, brousse, 4 mai (n. 12).

S. rotundifolia Briq. Lab. Alp. mar. 453 (1895) = Acinos rotundifolius Pers. Syn. II, 131 (1807) = Thymus graveolens Marsch.-Bieb. Fl. taur. cauc. II, 60 (1808) = Calamintha graveolens, purpurascens et rotundifolia Benth. in DC. Prod. XII, 231-232 (1848).

Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, chemin de la source, alt. ca. 1600 m. terrain rocailleux, 16 mai (n. 238).

Les différences indiquées par Bentham (op. cit.) entre les C. graveolens et rotundifolia sont purement individuelles. Willk. et Lange (Prod. fl. hisp. II, 415) ont fait observer avec raison à propos du C. rotundifolia « Stirps ulterius observanda, foliorum figura excepta a specie præcedente (C. graveolens) vix diversa ». Quant au C. purpurascens (Acinos purpurascens Pers.), c’est une forme à feuilles violacées en dessous. Nos échantillons présentent tous les passages entre la forme à feuilles colorées et celle à feuilles vertes.

S. Hochreutineri Briq., sp. nov. — Fruticulus caudice lignoso tortuoso, ramis herbaceis duris crebris virgatis, cinereo-virentibus, undique minute retrorsum puberulis. Folia dura, parva, subsessilia, integra ; basilaria ovata, apice obtusa vel ± acuta, marginibus basin versus convexioribus aliq. recurvis, basi rotundato-extenuata, nervis lateralibus vix vel non evidentibus ; ramealia elliptica vel elliptico-lanceolata ; suprema angustius lanceolata vel lanceolata, subacuta vel acuta ; omnia minutissime adpresse puberula. Verticillastri 6-10 flori, densi, folia superiora æquantes vel parum superantes, in racemos interruptos elongatos dispositi, breviter pedunculati, pedunculis minute adpresse puberulis, bracteolis linearibus pedicellos æquantibus ut et pedicellis breviter adpresse puberulis. Calix tubuloso-campanulatus, valide nervosus, sæpe violascens, breviter pubescens, pilis aliq. longioribus patulis commixtis ; dentes breves, lanceolati, angusti, subæquales, superiores 3 altius connati, maturitate subparelleli vel vix divergentes ; carpostegium constans ex pilis albo-niveis quam dentes brevioribus. Corolla minute dentes calicinos aliq. excedens, extus dense adpresse puberula. Nuculæ minimæ oblongæ fuscæ, apice obtusæ.

Planta 15-30 cm. alta. Folia basilaria superficie ad 8 × 6 mm. Pedunculi 1-2 mm., pedicelli circa 1 mm. longi. Calicis 3 mm. longi tubus 2,2 mm. profundus, dentes 0,8 mm. alti. Corolla calicis os circa 2 mm. excedens. Nuculæ sect. long. 0,8 — 1 × 0,3 mm.

Hab. : Oran, oasis de Tiout, chaîne rocheuse au S. de l’oasis, alt. ca. 1050 m. 31 mai (n. 549) ; id. rochers arides au N. de l’oasis de Mograr Foukani, alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 644).

Obs. — Cette espèce est très voisine du Satureia Battandieri Briq. [in Ann. conserv. et jard. bot. Genève II, 186, ann. 1898 = Satureia filiformis Desf. (non Micromeria filiformis Benth. !) = Micromeria Fontanesii Pomel (non Satureia Fontanesii Briq. !)], dont nous avons sous les yeux l’original de Desfontaines à l’Herbier Delessert et qui s’en distingue d’une façon constante par l’appareil végétatif couvert de poils raides, étalés, bien plus macrocytiques, par son calice à tube plus étroit, à dents plus finement sétacées, surtout les inférieures, ± divergentes à la maturité. Nous avons vu en outre cette plante des collines du barrage du Sig (leg. Durando : Union du Sig, ann. 1850, no 123 ; Durando, Fl. atl. exsicc. ann. 1851, sine no !) ; puis du Maroc : env. de Keïra, vers 1000 m. d’alt. (Balansa, pl. du Maroc ann. 1867 !) ; Siksaoua dans le Grand Atlas du sud-marocain (Hooker leg. ann. 1871 !) ; Djebel Sidi-Fars au sud de Maroc vers 1600 m. (Balansa, Pl. du Maroc ann. 1867, p.p. !). Les localités marocaines appartiennent à une forme plus densément velue que le type algérien [var. villosa (Benth.) Briq.].

Outre les localités de M. Hochreutiner, nous avons vu le S. Hochreutineri des provenances suivantes : Maroc : Djebel Sidi-Fars au sud de Maroc, vers 1600 m. (Balansa, Pl. du Maroc, ann. 1867, p.p. !) ; Aïn-Tarsib, entre Imtouga et Maroc (Balansa, Pl. du Maroc, ann. 1867 !) ; Algérie : rochers de grès près de Tiout, sud-ouest de la province d’Oran (leg. Kralik, in Bourgeau, Pl. d’Algérie ann. 1886 no 52 !).

Ces diverses plantes sont rapportées par Cosson (in schedulis) et par Ball (Spicileg. fl. marocc. p. 613) au S. microphylla Briq. (= Thymus microphyllus Urv.), opinion déjà contenue dans Bentham (Lab. gen. et spec. p. 377 et in DC. Prodr. XII, 219). Mais ce dernier type (Malte, Sicile, Crète), qui se rapproche par l’indument raide et étalé du S. Battandieri Briq., en diffère certainement par ses verticillastres à pédoncules et pédicelles allongés, ainsi que par ses dents calicinales deux fois plus longues.

Le S. Hochreutineri est voisin aussi d’une espèce décrite par Pomel (Nouv. mat. fl. atl. I, 122, ann. 1874) sous le nom de Micromeria debilis, et que nous appellerons Satureia debilis Briq. Mais cette plante, qui possède dans ses parties inférieures l’indument étalé du S. Battandieri et dans le haut l’indument supprimé du S. Hochreutineri, se distingue de tous les deux, d’après la description, par les feuilles inférieures pétiolées et ovées-cordiformes, et surtout par ses dents calicinales triangulaires, presque égales, à peine aiguës. MM. Battandier et Trabut (Fl. d’Alg. p. 677) ont encore exagéré ces caractères en attribuant au calice des dents obtuses. Mais le Micromeria debilis de ces derniers auteurs embrasse, outre le M. debilis Pomel, très probablement aussi, le S. Hochreutineri, puisqu’ils citent en synonyme le S. microphylla Coss. « exsicc. vix Benth. », lequel, ainsi que nous l’avons vu plus haut appartient au S. Hochreutineri.

La seule localité dans laquelle les S. Battandieri et Hochreutineri aient jusqu’à présent été constatés mélangés est celle du Djebel Sidi-Fars au sud de Maroc. Il n’y a d’ailleurs pas d’échantillons ambigus entre les deux formes. Dans toutes les autres localités les deux espèces paraissent s’exclure mutuellement. Néanmoins comme la distinction des S. Battandieri et Hochreutineri est basée sur des caractères d’indument assez minutieux, il n’y aurait rien d’impossible à ce que de nouveaux matériaux n’entraînent à les envisager comme deux races d’une même espèce collective.

THYMUS L.

T. hirtus Willd. Enum. pl. hort. Berol. 623 (1809) var. albiflorus Briq. = T. albiflorus Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 674.

Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, au sommet dans les fentes de rochers, alt. 2000 m. 16 (n. 250), et un peu partout entre 1600 et 2000 m.

Obs. — Le T. albiflorus Batt. et Trab., dont nous faisons ici une variété du T. hirtus, diffère uniquement du T. algeriensis Boiss. et Reut. (Pug. p. 95. ann. 1852), d’après les excellents échantillons de M. Hochreutiner, par sa corolle constamment blanche (rose dans le T. algeriensis) et son tube calicinal très faiblement hérissé à la face inférieure, d’ailleurs glabrescent, tandis qu’il est très fortement hérissé dans le T. algeriensis. Mais les variations dans l’intensité de l’indument hérissé du calice sont fréquentes dans le T. algeriensis et formes voisines, de sorte que nous ne pouvons voir dans le T. albiflorus qu’une intéressante race géographique.

Le T. pallidus Coss., mentionné sans description par son auteur (in Bull. soc. bot. Fr. XXII, 65, ann. 1875), des régions avoisinantes du Maroc, a été rapproché du T. albiflorus par MM. Battandier et Trabut (l.c.), mais Ball (Spicileg. fl. marocc. p. 611) en fait une variété du T. lanceolatus (Desf.) Benth., ce qui place cette plante dans un cercle d’affinités très différent.

Le T. algeriensis Boiss. et Reut. a été souvent rapporté comme variété ou sous-espèce au T. ciliatus Benth. (= Thymbra ciliata Desf. Fl. atl. tab. 122), en particulier par MM. Battandier et Trabut (Fl. Alg. p. 674). Il faudrait, pour établir une systématique rationnelle des thyms du nord de l’Afrique, en faire une monographie complète. Voici, en attendant, quelques données sur les affinités des formes qui ont été rapprochées du T. albiflorus. Nos échantillons algériens du T. algeriensis (Durando, Fl. atlant. exsicc. ann. 1853, env. d’Alger ; Bové no 253, env. d’Alger ; Balansa, Pl. d’Algérie ann. 1853, Batner) cadrent exactement avec la description de Boissier et Reuter. Il convient seulement de remarquer que les feuilles, abstraction faite des longs cils raides, ne sont pas toujours glabres, mais parfois finement pubescentes, caractère présenté par le T. albiflorus. De la sorte s’établit un passage graduel au T. hirtus Willd., ce qui rend légitime, pour rendre exactement compte des faits actuels, la réunion de ces races en une espèce collective, opinion qui a été soutenue avec raison par MM. Bonnet et Baratte (Cat. rais. Tun. p. 330) et par M. Murbeck (Contrib. fl. nord-ouest Afr. II, 30).

En ce qui concerne le T. ciliatus, nous estimons avec M. Murbeck (l.c.) qu’il a des affinités beaucoup moins étroites avec les T. hirtus, algeriensis etc. Il se distingue très facilement par ses capitules plus gros et plus allongés, à grandes bractées elliptiques-lancéolées ou ovées-lancéolées, dépassant les fleurs, par ses dents calicinales bien plus longuement subulées et par son tube corollin très saillant. — Le T. Munbyanus Boiss. et Reut., plus rapproché par l’organisation de sa fleur, s’écarte aussi des T. algeriensis, hirtus et albiflorus par ses grandes bractées ovées-lancéolées pubescentes-pubérulentes, à cils marginaux moins robustes. — En revanche, le T, coloratus Boiss. et Reut. est bien plus voisin et devra ultérieurement être rattaché au groupe hirtus comme variété ; il ne diffère guère du T. algeriensis que par ses bractées très colorées et largement ovées, son calice coloré et glabrescent. — Il en est de même pour le T. zattarellus Pomel, à bractées plus larges et à labre calicinal plus brusquement relevé.

Nous profitons de cette occasion pour donner la description d’un thym algérien voisin du T. ciliatus, qui a depuis longtemps attiré notre attention et qui nous paraît nouveau :

Th. leucostegius Briq., sp. nov. — Frutex elegans, ramis ascendentibus vel erectis, virgatis, internodiis brevibus, dense breviter pubescentibus, superne tomentellis. Folia linearia, curvulo-patentia, apice obtusiuscula, margine recurva, basin versus ciliis rigidiusculis longis paucis ornata, cæterum minutissime subtomentello-puberula, juniora in axillis fasciculata minute griseo-tomentella, superiora infra capitula lineari-lanceolata et lanceolata ad bracteas transeuntia. Capitula ovata isodiametrica, rarius aliq. elongata, mediocria, apicalia. Bracteæ calices superantes ovato-lanceolatæ, apice acuminatæ, nervosæ, haud coloratæ, supra tomentellæ cinereæ, subtus dense breviter tomentosæ, pulchre candicantes, marginibus recurvis parce molliter ciliatis. Pedicelli breves, retrorsum hirtuli. Calix sæpe purpurascens, undique breviter adpresse puberulus, nunc subtomentellus, cæterum præsertim in nervis pilis patentibus longioribus rigidioribusque (in latere inferiore multo pulchrius evolutis quam in superiore) præditus, usque ad ⅔ bilabiatus ; labrum ultra tertiam partem tridentatus, dentibus triangulari-lanceolatis ; labiolum bidentatum, dentibus subulatis sublongioribus ; dentes omnes eximie pectinato-ciliati, fauce albo-villosa. Corolla purpurea tubo subexserto, calicis dentes superans, extus pubescens.

Frutex 30-50 cm. altus. Internodia media 0,5-1,5 cm. longa. Folia ramealia circa 1 cm. longa. Capitula sect. long. 1-4 × 1,5cm. Bracteæ superficie circa 1 × 0,4-0,5 cm. Pedicelli 1-2 mm. longi. Calicis tubus 2-2.5 mm. longus, dentes 3-3,5 mm. longi. Corolla calicis os 3-4 mm. excedens.

Algérie : Affreville (Miliana), fl. juin (Battandier et Trabut, Pl. d’Algérie n. 361 in H. Delessert).

MM. Battandier et Trabut rapportent cette espèce au T. coloratus Boiss. et Reut. Mais ce dernier en diffère très nettement par ses rameaux flagelliformes, par ses feuilles glabres (à part les cils marginaux nombreux), par ses capitules plus sphériques et plus denses, ses bractées glabres (à part les cils marginaux) et vivement colorées. Le T. leucostegius est plus voisin, dans son apparence générale, du T. ciliatus Benth., mais il s’en écarte par sa corolle à tube plus court et aussi (comme de toutes les espèces africaines voisines) par ses bractées blanches-tomenteuses en dessous.

SOLANACEÆ

SOLANUM L.

S. nigrum L. Sp. pl. 186.

Hab. : Oran, Tircount, point d’eau dans le Faidjet el Betoum, sable humide sous les lauriers roses, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 454).

SCROPHULARIACEÆ

VERBASCUM L.

V. atlanticum Batt. in Batt. et Trab. Fl. Alg. I, 626 (1890).

Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., rochers herbeux et buissonneux, un peu au-dessus du sanatorium où l’a découvert M. Battandier, 19 mai, alt. ca. 1750 m. (n. 345).

LINARIA L.

L. tristis Mill. Gard. Dict. ed. VIII n. 8 (1768) = L. marginata Desf. Fl. atl. II, 43 (1800) ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 638 = L. melanantha Boiss. et Reut. Pug. 85 (1852) = Antirrhinum ærugineum Gouan Illustr. 38 (1773).

Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., rochers ombreux, alt. ca. 1700-2000, 19 mai (n. 357), se retrouve au Djebel Morghad à la même altitude.

L. arvensis Desf. Fl. atl. II, 45 (1800) = Antirrhinum arvense L. Sp. pl. 614 (1753).

Var. parviflora Hochr. = Antirrhinum parviflorum Jacq. Ic. rar. III, t. 499 (1786-93) = Antirr. simplex Willd. Sp. pl. III, 243 (1800) = Linaria simplex DC. Fl. Fr. III, 588 (1805) = L. arvensis var. simplex Chav. Mon. des Ant. (1833) = L. arvensis v. flaviflora Boiss. Fl. or. IV, 375 (1879).

Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, chemin de la source, alt. ca. 1600 m. 16 mai (n. 239) ; id. Djebel Aïssa, versant S.-E., rochers herbeux et buissonneux, alt. ca. 1850 m. 19 mai (n. 366). un peu partout à ces altitudes.

L. heterophylla Desf. Fl. atl. II, 48, t. 140 (1800) ; Murb. Contr. II, 21 = L. aparinoides Chav. Mon. d. Ant. 138 = Antirrhinum aparinoides Willd. Sp. pl. III, 247 (1801)[51].

Var. aurasiaca Hochr. = L. aurasiaca Pomel Nouv. mat. 299 (1874) ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 641 ; Murb. Contr. II, 21.

Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E. alt. 1750-2000 m. rochers ombreux, et plus bas le long des ouadis, 19 mai (n. 356) retrouvé au Djebel Morghad.

Obs. — Vu le principe que nous avons exposé in Ann. Cons. et jard. bot. Genève VI, 50, et vu les nombreuses formes intermédiaires nous ne saurions maintenir le L. aurasiaca autrement que comme variété.

L. reflexa Desf. Fl. atl. II, 42 (1800) = Antirrhinum reflexum L. Sp. pl. II ed. 857 (1763).

Hab. : Environs d’Alger, Pointe Pescade, ravin, 5 mai (n. 76).

ANTIRRHINUM L.

A. ramosissimum Coss. et Dur. ap. Jamin Pl. alger. exsicc. n. 254 (1852) ; Bull. soc. bot. Fr. II, 254 (1855) = A. flexuosum Pomel Nouv. mat. 100 (1874).

Hab. : Oran, rochers arides au N. de l’oasis de Mograr Foukani, alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 650).

SIMBULETA Forsk. (= Anarrhinum Desf.)

S. pedata Hochr., comb. nov. = Anarrhinum pedatum Desf. Fl. atl. II, 51, t. 141 (1800).

Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, rochers, 4 mai (n. 52).

S. fruticosa Hochr. comb. nov. = Anarrhinum fruticosum Desf. l.c. 52, t. 142.

Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., clairière à mi-côte, alt. ca. 1800 m. 19 mai (n. 403) ; id. Djebel Mekter, versant S., bois de genévriers, alt. ca. 1600 m. 5 juin (n. 673).

SCROPHULARIA L.

S. lævigata Vahl. Symb. bot. II, 67 (1791) var. pellucida Hochr. = S. pellucida Pomel Nouv. mat. 101 (1874) ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 632 ; Murb. Contr. II, 19.

Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, lit d’un oued, 4 mai (n. 41).

S. canina L. Sp. pl. 621 (1753).

Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, au bord de la source, sur le versant oriental, alt. ca. 1600 m. 16 mai (n. 224).

VERONICA L.

V. Anagallis L. Sp. pl. 13 (1753) forma pubescens Bonn. et Bar. Cat. Tun. 323 ; Murb. Contr. II, 29.

Hab. : Oran, Tiloula près d’Aïn Sefra, au bord du ruisseau, alt. ca. 1200 m. 18 mai (n. 295) ; id. Aïn Aïssa, terrain marécageux, alt. ca. 1600 m. 20 mai (n. 330) ; id. Aïn Sefra au bord d’un ruisseau du Ksar, alt. 1050 m. mai 16 (n. 526).

V. rosea Desf. Fl. atl. I, 13 (1798) ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 649.

Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, rocailles, alt. ca. 1600 m. 16 mai (n. 222) ; id. Djebel Aïssa, versant S.-E., rochers herbeux, alt. ca. 1900 m, 19 mai (n. 375) et un peu partout entre 1500 et 2000 m.

Variat flore albo : Ras Chergui, même station que le n. 222 (n. 221)

V. arvensis L. Sp. pl. 13 (1753).

Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, brousse, 4 mai (n. 31).

OROBANCHACEÆ

CISTANCHE Hoffm. et Link.

C. violacea Beck v. Man. in Engler u. Pr. Nat. Pfl. fam. IV, III b, 129 = Phelipæa violacea Desf. Fl. atl. II, 60, t. 145 ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 656.

Hab. : Oran, sur la route de Tiloula, près d’Aïn Sefra, alt. ca. 1200 m. 18 mai (n. 314).

OROBANCHE L.

O. Schultzii Mutel Fl. fr. II, 352 (1835) ; Walp. Rep. III, 463, Beck Monogr. Orob. 111 in Bibl. bot. 19 (1890) = Phelipæa Schultzii F. Schultz ex Reut. in DC. Prod. XI, 7 ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 657 = Phel. lavandulacea Reut. in DC. Prod. XI, 7.

Var. typica Beck, l.c. 112.

Hab. : Oran, rochers du vieux Saïda, alt. ca. 950 m. 10 mai (n. 132).

O. nana Noë in Reich. Herb. norm. n. 1352 ; Beck Monogr. Or. 91 in Bibl. bot. 19 (1890) = Phelipæa nana Reich. f. Icon. XX, 88, t. 151 ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 658.

Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau, 2 mai (n. 24).

O. Muteli Schultz in Mutel Fl. fr. II, 353 ; Beck Monogr. Or. 95 = Phelipæa Muteli Reut. in DC. Prod. XI, 8 ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 658.

Hab. : Oran, Bou Ktoub près du Kreider, dans le sable, alt. ca. 950 m. 11 mai (n. 172).

O. fœtida Poiret Voy. 195 (1786) ; Desf. Fl. atl. II, 59, t. 14 ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 659 ; Beck Monogr. Or. 283.

Hab. : Oran, dans le steppe d’alfa à l’entrée du ravin d’Aïn Aïssa, alt. ca. 1200 m. parasite sur l’Ononis polyclada 18 mai (n. 315).

O. cernua Lœfl. Iter hisp. 152 (1758) ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 664 ; Bonn. et Barr. Cat. Tun. 326 ; Beck Monogr. 143.

Hab. : Oran, plateau rocailleux entre le Djebel Mekter et les rochers de Mograr Foukani, alt. ca. 1100 m. 5 juin (n. 663).

GLOBULARIACEÆ

GLOBULARIA L.

G. Alypum L. Sp. pl. 95 (1753) var. eriocephala Bonn. et Barr. Cat. Tun. 349 (1896) = G. eriocephala Pomel Nouv. mat. 111.

Hab. : Oran, Duveyrier, dans les fentes de rocher au sommet du Raz ed Dib, alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 620).

Obs. — Au sujet de cette variété qui pourrait bien être spécifiquement distincte du G. Alypum, nous renvoyons à la remarque de Barratte l.c. lequel fait remarquer avec raison la similitude très grande de cette plante avec le G. arabica Jaub. et Spach Illustr. III, 76, t. 240.

PLANTAGINACEÆ

PLANTAGO L.

P. amplexicaulis (e sect. Bauphula) Cav. Ic. II, 22, t. 125 (1793) ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 740 = P. lagopodioides Desf. Fl. atl. I, 135 t. 39, f. 2 (1798).

Hab. : Oran, rochers arides au N. de l’oasis de Mograr Foukani, alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 651).

P. Lagopus (e sect. Arnoglossum) L. Sp. pl. 114 (1753) = P. lusitanica Willd. Sp. pl. I, 644.

Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau, au bord de la mer, 2 mai (n. 25) ; Oran, prairie près du vieux Saïda, alt. ca. 900 m. 10 mai (n. 128) ; id. Djebel Aïssa, versant S.-E. clairière à mi-côte, alt. ca. 1800 m. 19 mai (n. 399).

P. maritima (e sect. Coronopus) L. Sp. pl. 114 (1753) var. chottica Hochr. = P. chotticus Pomel Nouv. mat. 124 (1874) ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 743.

Hab. : Oran, le Kreider, dans le sable, alt. ca. 950 m. 11 mai (n. 163).

P. serraria (e sect. Coronopus) L. Syst. ed. X, 896.

Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau, au bord de la mer, 2 mai (n. 23).

P. Coronopus (e sect. Coronopus) L. Sp. pl. 115 (1753) var oasicola Hochr., var. nov. — A typo differt statura maxima, foliis minus et irregularibus lobatis lobis distantibus vel o, laminis in petiolo longe attenuatis parce hirsutis, rache 3-5-nervato, caulibus floriferis longissimis ; a P. prionota Pomel (quæ est var. ejusdem speciei) differt spica dense florifera foliis distincte nervatis ; a P. Columnæ Gouan (id.) differt caulibus multo longioribus et foliis 5-nervatis.

Caules ad. 56 cm. longi ; spica 13-14 cm. longa et 0,7 cm. crassa ; folia 20-28 cm. longa, rachis 1-1,7 cm. lata, lobi plerumque lanceolato-lineares 0,5 × 0,2 cm. — 3 × 0,5 cm. longi et lati.

Hab. : Oran, Tircount, point d’eau dans le Faidjet el Betoum, sable humide sous les lauriers-roses, alt. ca. 1200 m. 26 mars (n. 455).

Obs. — Cette plante extraordinaire pourrait bien être monstrueuse en quelque mesure, ou bien, si nous avions constaté la présence des P. Coronopus et serraria dans la région, nous l’aurions sûrement considérée comme un hybride. Les feuilles immenses très irrégulièrement laciniées nous ont conduit à la rattacher au P. Coronopus qui est très variable. On pourrait aussi la rapprocher du P. serraria mais ce dernier est une plante habitant le littoral et de forme nettement définie.

P. albicans (e sect. Leucopsyllium) L. Sp. pl. 114 (1753).

Hab. : Oran, Aïn el Hadjar près Saïda, sur la voie ferrée, alt. ca. 1000 m. 11 mai (n. 165) ; id. Le Kreider, dans le sable, alt. ca. 950 m. 11 mai (n. 164) ; id. Djebel Aïssa, pentes herbeuses au-delà du télégraphe optique, alt. ca. 1800 m. 2 juin (n. 596).

P. Psyllium (e sect. Psyllium) L. Sp. pl. 7 ed. 2, 167 (non ed. 1) ; L. Hort. Upsal. 28 ; Bonn. et Barr. Cat. Tun. 357 = P. afra L. l.c.

Hab. : Oran, El Beïda entre Saïda et le Kreider sur la voie ferrée, alt. 1060 m. 11 mai (n. 162) ; id. Ras Chergui sur Aïn Sefra, au pied de la montagne près de la dune, alt. ca. 1150 m. 16 mai (n. 208).

Obs. — C’est avec raison que Bonn. et Bar. (l.c.) citent la 2e ed. de Linné et non la première, car cette dernière se base sur le Plantago caule ramoso, foliis integerrimis etc., de l’Hort. upsal. lequel est évidemment une tout autre plante.

RUBIACEÆ

SHERARDIA L.

S. arvensis L. Sp. pl. 102 (1753).

Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea 4 mai (n. 13), répandue partout.

ASPERULA L.

A. hirsuta Desf. Fl. atl. I, 127 = A. repens Brot. Phyt. lus. t. 10.

Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, rochers au-dessus de la source, alt. ca. 1700 m. 16 mai (n. 228) ; id. versant N. du Djebel Aïssa, au delà du télégraphe optique, rochers herbeux alt. ca. 1700 m. 2 juin (n. 593) ; commun dans cette région.

GALIUM L.

G. ephedroides (e. sect. Platygalia) Willk. in Linnæa XXV, 30 (1852) ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 395 = G. rupicolum Pomel Nouv. mat. 74 (1874).

Hab. : Oran, dans les rochers à sculptures préhistoriques près d’Aïn Sefra, alt. ca. 1050 m. 18 mai (n. 284).

Var. oranense Hochr., var. nov. — A typo valde differt caulibus longissimis, internodiis elongatis, foliis lanceolatis vel linearibus, multo longioribus, paniculis amplioribus, pedicellis longioribus et præcipue angustioribus.

Caules ad 40 cm. longi (in G. ephedroide ad 20 cm. longi) ; internodia 2-5,5 cm. longa (in G. ephed. 1-3,5 cm. l.) ; folia 7-13 mm. longa, 1,5-2 mm. lata, interdum f. infima 5-6 × 3-4 mm. longa et lata ; pedicelli ad 2 mm. lati, filiformes.

Hab. : Oran, dans les rochers, eodem l. ut præc. 18 mai (n. 285).

Obs. — Cette variété est extrêmement intéressante parce qu’elle diffère totalement de la plante précédente à côté de laquelle nous l’avons récoltée. A première vue on la placerait dans une section différente. Autant le type de l’espèce est trapu, ramassé, résistant autant la variété est gracile, allongée, divariquée, flexible. Mais nous avons pu observer dans cette même station tous les termes de passage entre ces deux plantes dont l’une, le type, croissait sur le rocher en pleine lumière et l’autre, la variété, dans une anfractuosité formant voûte. D’après la disposition des lieux, il était clair que la voûte, tournée au N., ne protégeait pas la plante contre l’humidité mais contre la lumière. C’est pourquoi nous supposons que c’est à l’atténuation de la lumière qu’est due cette variété singulière. Il semble qu’il y ait là un phénomène inverse de celui qui se produit aux voûtes du petit Salève près de Genève, où le manque d’eau amène la production de formes naines du Capsella Bursa pastoris. Et entre les deux extrêmes, comme pour notre Galium, on observe toute la série des formes intermédiaires.

G. spurium L. Sp. pl. 106 (1753) var. Vaillantii Gr. et Godr. Fl. Fr. II, 44 (1850) = G. Vaillantii DC. Fl. fr. IV, 263 (1805).

Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, sommet sous les buissons de chênes-verts, alt. ca. 2000 m. 16 mai (n. 243).

G. murale All. Fl. ped. I, 8, t. 77, f. 1 = Sherardia muralis L. Sp. pl. 103 (1753).

Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, brousse, 4 mai (n. 32).

RUBIA L.

R. peregrina L. Sp. pl. 109 (1753).

Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, lit d’un oued, 4 mai (n. 26).

R. lævis Poir. Voy. Barb. II, 111 = Galium Poiretianum Ball in Journ. linn. Soc. XVI, 484.

Hab. : Oran, Djebel Morghad, rochers à l’ombre des buissons de chênes-verts, près de l’arête, alt. ca. 1950 m. 25 mai (n. 481).

VALERIANACEÆ

VALERIANELLA Haller (= Fedia Gärtn.)

V. Auricula DC. Fl. fr. Suppl. 492 ; Prod. IV, 627.

Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., clairière herbeuse à mi-côte, en grand nombre sous un chêne, alt. ca. 1800 m. 19 mai (n. 405).

FEDIA Mœnch (1794)

F. Cornucopiæ DC. Fl. fr. IV, 240 = Valeriana Cornucopiæ L. Sp. pl. 39 (1753).

Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, brousse, 4 mai (n. 89).

CENTRANTHUS DC.

C. Calcitrapa Dufr. Hist. Val. 39 = Valeriana Calcitrapa L. Sp. pl. 31 (1753).

Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, au sommet sous les buissons, alt. 2000 m. 16 mai (n. 272) ; ailleurs encore entre 1700 et 2000 m.

DIPSACACEÆ

SCABIOSA L.

S. arenaria Forskal Fl. æg.-arab. p. LXI ; Boiss. Fl. or. III, 135.

Hab. : Oran, Faidjet el Betoum, dans une dépression de steppe, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 427) ; id. près d’Aïn Sefra au pied du Djebel Aïssa, steppe rocheux, alt. ca. 1080 m. 2 juin (n. 564).

S. monspeliensis Jacq. Miscell. II, 320 et Ic. rar. t. 24 ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 416.

Hab. : Oran, Tircount, point d’eau dans le Faidjet el Betoum, sable humide près des lauriers roses, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 452).

Var. minor Batt. et Tr. l.c.

Hab. : Oran, Faidjet el Betoum, dans une dépression limoneuse sèche, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 425).

Obs. — C’est par erreur que Battandier et Trabut attribuent ce nom à Linné qui n’a jamais décrit de S. monspeliensis dans aucun de ses ouvrages.

CUCURBITACEÆ

BRYONIA L.

B. dioica Jacq. Fl. austr. II, 59.

Hab. : Oran, Saïda, haie vive, alt. ca. 850 m. 10 mai (n. 139).

CAMPANULACEÆ

CAMPANULA L.

C. dichotoma L. Cent. pl. II, 10 ; Amœn. acad. IV, 306 ; Boiss. Fl. or. III, 929.

Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, ravin, 4 mai (n. 29).

COMPOSITÆ

NOLLETIA Cass.

N. chrysocomoides Cass. in Dict. sc. nat. XXXVII, 479 (1825) = Conyza chrysocomoides Desf. Fl. atl. II, 269 (1800).

Hab. : Oran, environs d’Aïn Sefra, sur la dune, alt. ca. 1050 m. 14 mai (n. 199).

MICROPUS L.

M. bombycinus Lag. Gen. et sp. 52.

Hab. : Oran, prairie rocheuse près du vieux Saïda, alt. ca. 900 m, 10 mai (n. 110) ; id. Ras Chergui sur Aïn Sefra, chemin de la source, alt. ca. 1700 m. 16 mai (n. 260) ; id. Djebel Aïssa, versant N., au delà du télégraphe optique, alt. ca. 1700 m. 2 juin (n. 590).

M. supinus L. Sp. pl. 927 (1753).

Hab. : Oran, Saïda, prairie limoneuse, alt. ca. 900 m. 10 mai (n. 100).

EVAX Gärtn.

E. pygmæa Pers. Syn. II, 422 = Filago pygmæa L. Sp. pl. 927 (1753).

Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, brousse 4 mai (n. 56).

Var. linearifolia Hochr. = E. linearifolia Pomel in Bull. soc. bot. Fr. XXXV, 333 (1888) ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 438.

Hab. : Oran, Saïda, prairie rocheuse près de la voie ferrée, alt. ca. 900 m. 10 mai (n. 99).

Var. argentea Hochr. = E. argentea Pomel Nouv. mat. p. 48.

Hab. : Oran, Faidjet el Betoum, dans le steppe, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 423).

Obs. — M. Murbeck (Contrib. I, 95) considère l’E. argentea Pom. comme rentrant dans l’E. desertorum Pom. Notre plante, qui correspond exactement à la description de Pomel, se distingue de l’Evax pygmæa à première vue par son péricline argenté, mais nous ne saurions la considérer comme une espèce distincte, vu les intermédiaires qui la relient au type. Au nombre de ces intermédiaires, il faut mentionner en première ligne la var. linearifolia, ou tout au moins nos spécimens de Saïda. Il semble donc qu’on ait à faire là avec une modification climatologique : plus on s’élève dans le Sud plus le péricline de l’E. pygmæa devient scarieux et argenté.

E. sp. — Hab. : Oran, rochers arides au N. de l’oasis de Mograr Foukani alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 640), spécimen defectueux.

FILAGO L.

F. Heldreichii Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 439 = Evax Heldreichii Parlatore in Giorn. tosc. sc. med. etc. I, 183 (1840).

Hab. : Oran, Djebel Morghad, dôme rocheux sur l’arête, alt. ca. 1950 m. 25 mai (n. 478).

F. spathulata Presl. Del. Prag. 93 ; Boiss. Fl. or. III, 246 ; Gr. et Godr. Fl. Fr. II, 191.

Hab. : Oran, Saïda, prairie rocheuse, alt. ca. 900 m. 10 mai (n. 98), et répandue sur les hauts plateaux.

Var. oasicola Hochr., var. nov. — A typo differt caulibus elongatis, ramosioribus, diffusioribus glabrescentibus ; foliis majoribus et præcipue latioribus, subglabrescentibus ; glomerulis lanuginosioribus canescentibus, bracteis intimis quoque lanuginoso-ciliatis ; capitulis minoribus.

Caules ad 16 cm. longi, folia ad 7 mm. lata, capitula 4 mm. longa (5 mm. in typo).

Hab. : Oran, Tircount, point d’eau dans le Faidjet el Betoum, sable humide près des lauriers roses, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 445).

Obs. — Nous avons beaucoup hésité à faire de cette plante une espèce nouvelle, car elle diffère du F. spathulata type justement par le caractère qui a servi à distinguer ce dernier du F. germanica. En effet la variété oasicola frappe au premier abord par ses glomérules extrêmement laineux, dont les capitules sont presqu’entièrement immergés dans un tomentum blanc et aranéeux. Néanmoins, vu l’extrême variabilité du type, et vu que chez l’oasicola le sommet des capitules dépasse la laine blanche entourant la base, nous considérerons cette plante comme une bonne variété ou, si l’on préfère, comme une sous-espèce du type précité.

Notre plante est beaucoup plus haute et plus glabre que la var. prostrata Boiss. (Fl. or. III, 246) dont on la distingue à première vue. Elle diffère également des F. micropodioides Lange par ses tiges plus longues et par les feuilles florales qui dépassent les glomérules.

PHAGNALON Cass.

Ph. saxatile Cass. in Bull. soc. philom. 173 (1819) = Conyza saxatilis L. Sp. pl. ed. II, 1206.

Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, rochers 4 mai (n. 50).

P. purpurascens Schultz-Bip. in Webb Phyt. canar. II, 212, t. 82.

Hab. : Oran, rochers au N. de l’oasis de Mograr Foukani, alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 646).

HELICHRYSUM Gärtn.

H. scandens Murb. Contrib. I, 93[52] = Gnaphalium scandens Sieb. Herb. Fl. cret. (1826) fide Boiss. = H. decumbens Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 445 ! = H. Fontanesii Bonn. et Barr. Cat. Tun. 212.

Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, à mi-côte, manque au sommet et au pied de la montagne, terrain rocheux, alt. ca. 1500 m. 16 mai (n. 212).

LEYSSERA L.

L. capillifolia DC. Prod. VII, 279 (1839) ; Boiss. Fl. or. III, 240 ; Hoffm. in Engl. et Pr. Nat. Pflanz. fam. IV, 5, 199 = Gnaphalium leysseroides Desf. Fl. atl. II, 267 (1800).

Hab. : Oran, oasis de Tiout, dans les cailloux près de l’oued, alt. ca. 1050 m. 31 mai (n. 547).

INULA L.

I. montana L. Sp. pl. 884 (1753) var. calycina Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 431 (1890) = Pulicaria calycina Presl Del. Prag. 96 (1822) = I. montana Presl Fl. sic. XXIX (1826).

Hab. : Oran, Djebel Morghad, rochers de l’arête, versant S.-E. alt. ca. 1950 m. 25 mai (n. 497) ; id. Djebel Morghad, rochers buissonneux près de Hassin Sarah, alt. ca. 1900 m. 25 mai (n. 479).

Obs. — Battandier attribue cette variété à Linné, mais nous avons cherché en vain dans Linné l’indication de cette plante. Par contre Presl, qui a décrit le premier cette variété comme espèce distincte, semble la considérer comme une nouveauté. Boissier, dans son herbier, ramène l’I. calycina au rang de variété, mais nous ne croyons pas qu’il ait jamais publié cela. C’est donc à Battandier que nous l’attribuerons jusqu’à plus ample informé. Cette variété qui est assez distincte de l’espèce est signalée en Sicile (Strobl) et en Italie, Mt S. Angelo.

PERRALDERIA Coss.

P. Dessignyana Hochr., sp. nov. — Planta perennis. Rhizoma crassum, lignosum. Caules erecti, basi ramosi ± intricati ut, et folia glandulis pedicellatis (pedicellis basi tuberculatis) et pilis albis, lanuginosis præditi, præcipue in axilla foliorum, ubi pili numerosi pulvillum album efformant. Folia pinnati-vel bipinnatisecta, præcipue supra interdum dense lanuginoso-villosa, lobis linearibus vel filiformibus ; folia superiora interdum linearia simplicia. Capitula terminalia ; pedunculi elongati, erecti, fere efoliati, minute striati ; ut in P. purpurascente vel coronopifolia folia elongata circum involucra non videre potes. Involucri bracteæ subulatæ acutissimæ usque ad apicem glandulosæ, basi ± villosæ, apice non ciliatæ interdum dentatæ, capitulo fere æquilongæ. Calathidia mediocria ; flosculi apice rubri, omnes hermaphroditi, tubulosi, 5-dentati. Achænia a basi ad apicem dense longeque villosi, villis argenteis, apice ± contracta. Pappus biserialis ; setæ exteriores breves paleiformes, setæ inter. ca. 30, fragillimæ, scabro-barbellatæ, flosculum subæquantes, pallide flavescentes. Thalamus areolatus, paulo accrescens.

Caules 20-30 cm. alti ; folia 3-6 cm. longa ; pedunculi defoliati ad 8,5 cm. longi ; capitula quæ vidi 1-1,5 cm. in diam. lata sed verisim. interdum ad 2 cm. ; involucri bracteæ 5-7 mm. longæ ; flosculi ca. 5 mm. longi ; achænia ca. 1,5 mm. longa ; pappi setæ interiores circ. 0,5 mm. longæ, exter. 5 vel 5,5 mm. longæ.

Hab. : Oran, environs de l’oasis de Mograr Tahtani, récolté par le caïd de Mograr, 1 juin (n. 660).

Obs. — Cette plante ressemble au P. coronopifolia par son indument qui est surtout abondant à l’aisselle des feuilles où il forme de petites pelottes blanches. D’autre part le P. Dessignyana diffère à la fois du P. coronopifolia et du P. purpurascens par ses pédoncules très allongés et presque défeuillés ; par ses capitules plus petits et par l’absence à la base de ceux-ci des feuilles allongées formant presqu’un 2me involucre extérieur dépassant de beaucoup le premier. Enfin notre plante diffère du P. purpurascens plus particulièrement par ses bractées involucrales glanduleuses et non ciliées à l’extrémité (chez le P. purpurascens elles sont ciliées et non glanduleuses, tandis que les feuilles non bractéiformes entourant l’involucre sont seules glanduleuses sur toute leur surface) ; par l’indument des akènes, lequel est d’un blanc d’argent (il est roux chez le P. purpurascens) ; et par les feuilles dont les lobes sont plus étroits et plus divariqués que chez le P. purpurascens. Ces deux derniers caractères évidemment sont moins importants que le premier.

Nous pensons que M. Battandier (Fl. Alg. I, 430) a dû confondre le P. purpurascens Coss. ined. ex Batt. et Tr. l.c. avec notre espèce. La plante de Cosson provenant du Maroc, et dont nous avons l’original sous les yeux diffère, comme nous l’avons indiqué, du P. Dessignyana. D’autre part, Battandier cite un spécimen de Bonnet et Maury provenant comme le nôtre de Mograr et qui doit être probablement notre plante.

Nous avons dédié cette espèce au capitaine Dessigny, chef du bureau arabe d’Aïn Sefra, par l’intermédiaire duquel nous avons reçu cette plante fort connue des Arabes parce qu’elle empoisonne les chameaux.

PULICARIA Gärtn.

P. odora Reich. Fl. excurs. 239 et Ic. XVI, t. II = Inula odora L. Sp. pl. 881 (1753).

Hab. : Environs d’Alger, pointe Pescade, 5 mai (n. 65).

P. inuloides DC. Prod. V, 480 (1836) = Erigeron inuloides Poiret in Lam. Encycl. Supp. V, 464 (1817) = P. longifolia Boiss. Diagn. ser. 2, III, p. 16 (1856) ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 427.

Hab. : Oran, Tiloula près d’Aïn Sefra, terrain humide au bord de la source, alt. ca. 1200 m. 18 mai (n. 294) ; id. Duveyrier dans l’oued, au bord de l’eau, alt. ca. 800 m. 4 juin (n. 616).

RHANTERIUM Desf.

R. adpressum Coss. et Dur. ap. Balansa Pl. alg. exsicc. n. 1012 (1853) ; et in Bull. soc. bot. Fr. II, 252 (1855) ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 432.

Hab. : Oran, à ca. 10 km. au N. d’Aïn Sefra, près de la voie ferrée, formant des touffes dans le steppe sablonneux, alt. ca. 1200 m. 24 mai (n. 411).

Obs. — Nous ne saurions considérer Coss. et Dur. ap. Jamin Pl. Alg. exsicc. n. 270 (1852) comme citation princeps, quoique l’étiquette soit valable puisqu’elle est autographiée, datée et numérotée. Et cela parce que, sur cette étiquette, se trouve le nom de R. Xeranthemum Coss. qui est biffé et corrigé à la main en R. adpressum. Si donc on voulait considérer absolument cette étiquette comme prior, il faudrait adopter le nom de Xeranthemum qui est imprimé et non adpressum manuscrit seulement.

ANVILLEA DC.

A. radiata Coss. et Dur. in Balansa Pl. Alg. exsicc. n. 964 (1853) ; Coss. in Ann. sc. nat. ser. 4, IV, 284 (1855) nomen ; Coss. et Dur. in Bull. soc. bot. Fr. III, 742 (1856) description.

Hab. : Oran, oasis de Mograr Foukani, rochers arides au N. de l’oasis, alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 638).

Obs. — Les capitules fructifères de cette espèce présentent la même particularité que ceux de l’Odontospermum pygmæum, ils sont entourés de bractées très coriaces, résistantes et pouvant s’ouvrir et se fermer par hygroscopicité. Ces capitules sont en outre pourvus de longues épines hérissées.

PALLENIS Coss.

P. spinosa Cass. in Bull. soc. philom. p. 166 (1818) = Buphtalmum spinosum L. Sp. pl. 904 (1753).

Hab. : Oran, Saïda, prairie rocailleuse près du vieux Saïda. alt. ca. 900 m. 10 mai (n. 114).

Var. cuspidata Hochr. = P. cuspidata Pomel Nouv. mat. 38 ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 434.

Hab. : Oran, Djebel Morghad, versant S.-E., rochers près de l’arête, alt. ca. 1950 m. (n. 492 petite plante peu rameuse 9-20 cm.) ; id. Djebel Morghad, versant S.-E., pentes herbeuses depuis le pied de la montagne alt. ca. 1300-1900 m. 26 mai (n. 493) ; id. dans les rochers au N. de l’oasis de Mograr Foukani, lit d’un oued, alt. ca. 900 m. 4 juin (n. 652).

Obs. — Il est bien exact de dire que la plante de l’extrême Sud diffère de la plante du Tell mais on ne saurait en faire une espèce distincte comme le voudrait Pomel. Vu les nombreux stades intermédiaires nous la considérons comme une variété. Néanmoins ce n’est pas seulement une variation stationnelle, car le spécimen que nous avons récolté à près de 2000 m. dans un endroit où nous avons trouvé de nombreuses espèces du Tell, diffère cependant du P. spinosa type par la brièveté de ses feuilles cuspidées entourant le capitule comme un involucre extérieur.

ODONTOSPERMUM Neck.