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Le Tour du monde en quatre-vingts jours cover

Le Tour du monde en quatre-vingts jours

Chapter 41: Corrections
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About This Book

An exacting English gentleman wagers that he can circumnavigate the globe within eighty days and departs at once with his newly hired valet. Their progress relies on tightly timed rail and steam passages and soon meets delays, obstacles, and daring incidents that challenge careful planning. A persistent detective misreads the voyage and pursues them, creating further complications, while improvised choices and occasional rescues alter the route. The account combines travel detail, mounting suspense, and practical resourcefulness as time runs toward the wager's deadline.

Les cheveux en désordre, sans chapeau, courant, courant... (Page 214.)

—Moi, monsieur Fogg!... répondit Mrs. Aouda, en comprimant les battements de son cœur.

—Veuillez me permettre d'achever, reprit Mr. Fogg. Lorsque j'ai eu la pensée de vous entraîner loin de cette contrée, devenue si dangereuse pour vous, j'étais riche, et je comptais mettre une partie de ma fortune à votre disposition. Votre existence eût été heureuse et libre. Maintenant, je suis ruiné.

—Je le sais, monsieur Fogg, répondit la jeune femme, et je vous demanderai à mon tour: Me pardonnerez-vous de vous avoir suivi, et—qui sait?—d'avoir peut-être, en vous retardant, contribué à votre ruine?

—Madame, vous ne pouviez rester dans l'Inde, et votre salut n'était assuré que si vous vous éloigniez assez pour que ces fanatiques ne pussent vous reprendre.

—Ainsi, monsieur Fogg, reprit Mrs. Aouda, non content de m'arracher à une mort horrible, vous vous croyiez encore obligé d'assurer ma position à l'étranger?

—Oui, madame, répondit Fogg, mais les événements ont tourné contre moi. Cependant, du peu qui me reste, je vous demande la permission de disposer en votre faveur.

—Mais, vous, monsieur Fogg, que deviendrez-vous? demanda Mrs. Aouda.

—Moi, madame, répondit froidement le gentleman, je n'ai besoin de rien.

—Mais comment, monsieur, envisagez-vous donc le sort qui vous attend?

—Comme il convient de le faire, répondit Mr. Fogg.

—En tout cas, reprit Mrs. Aouda, la misère ne saurait atteindre un homme tel que vous. Vos amis...

—Je n'ai point d'amis, madame.

—Vos parents....

—Je n'ai plus de parents.

—Je vous plains alors, monsieur Fogg, car l'isolement est une triste chose. Quoi! pas un cœur pour y verser vos peines. On dit cependant qu'à deux la misère elle-même est supportable encore!

—On le dit, madame.

—Monsieur Fogg, dit alors Mrs. Aouda, qui se leva et tendit sa main au gentleman, voulez-vous à la fois d'une parente et d'une amie? Voulez-vous de moi pour votre femme?»

Mr. Fogg, à cette parole, s'était levé à son tour. Il y avait comme un reflet inaccoutumé dans ses yeux, comme un tremblement sur ses lèvres. Mrs. Aouda le regardait. La sincérité, la droiture, la fermeté et la douceur de ce beau regard d'une noble femme qui ose tout pour sauver celui auquel elle doit tout, l'étonnèrent d'abord, puis le pénétrèrent. Il ferma les yeux un instant, comme pour éviter que ce regard ne s'enfonçât plus avant... Quand il les rouvrit:

«Je vous aime! dit-il simplement. Oui, en vérité, par tout ce qu'il y a de plus sacré au monde, je vous aime, et je suis tout à vous!

—Ah!...» s'écria Mrs. Aouda, en portant la main à son cœur.

Passepartout fut sonné. Il arriva aussitôt. Mr. Fogg tenait encore dans sa main la main de Mrs. Aouda. Passepartout comprit, et sa large face rayonna comme le soleil au zénith des régions tropicales.

Mr. Fogg lui demanda s'il ne serait pas trop tard pour aller prévenir le révérend Samuel Wilson, de la paroisse de Mary-le-Bone.

Passepartout sourit de son meilleur sourire.

«Jamais trop tard,» dit-il.

Il n'était que huit heures cinq.

«Ce serait pour demain, lundi! dit-il.

—Pour demain lundi? demanda Mr. Fogg en regardant la jeune femme.

—Pour demain lundi!» répondit Mrs. Aouda.

Passepartout sortit, tout courant.

XXXVI
DANS LEQUEL PHILEAS FOGG FAIT DE NOUVEAU PRIME SUR LE MARCHÉ.

Il est temps de dire ici quel revirement de l'opinion s'était produit dans le Royaume-Uni, quand on apprit l'arrestation du vrai voleur de la Banque,—un certain James Strand,—qui avait eu lieu le 17 décembre, à Edimbourg.

Trois jours avant, Phileas Fogg était un criminel que la police poursuivait à outrance, et maintenant c'était le plus honnête gentleman, qui accomplissait mathématiquement son excentrique voyage autour du monde.

Quel effet, quel bruit dans les journaux! Tous les parieurs pour ou contre, qui avaient déjà oublié cette affaire, ressuscitèrent comme par magie. Toutes les transactions redevenaient valables. Tous les engagements revivaient, et, il faut le dire, les paris reprirent avec une nouvelle énergie. Le nom de Phileas Fogg fit de nouveau prime sur le marché.

Les cinq collègues du gentleman, au Reform-Club, passèrent ces trois jours dans une certaine inquiétude. Ce Phileas Fogg qu'ils avaient oublié reparaissait à leurs yeux! Où était-il en ce moment? Le 17 décembre,—jour où James Strand fut arrêté,—il y avait soixante-seize jours que Phileas Fogg était parti, et pas une nouvelle de lui! Avait-il succombé? Avait-il renoncé à la lutte, ou continuait-il sa marche suivant l'itinéraire convenu? Et le samedi 21 décembre, à huit heures quarante-cinq du soir, allait-il apparaître, comme le dieu de l'exactitude, sur le seuil du salon du Reform-Club?

Il faut renoncer à peindre l'anxiété dans laquelle, pendant trois jours, vécut tout ce monde de la société anglaise. On lança des dépêches en Amérique, en Asie, pour avoir des nouvelles de Phileas Fogg! On envoya matin et soir observer la maison de Saville-row... Rien. La police elle-même ne savait plus ce qu'était devenu le détective Fix, qui s'était si malencontreusement jeté sur une fausse piste. Ce qui n'empêcha pas les paris de s'engager de nouveau sur une plus vaste échelle. Phileas Fogg, comme un cheval de course, arrivait au dernier tournant. On ne le cotait plus à cent, mais à vingt, mais à dix, mais à cinq, et le vieux paralytique, lord Albermale, le prenait, lui, à égalité.

Aussi, le samedi soir, y avait-il foule dans Pall-Mall et dans les rues voisines. On eût dit un immense attroupement de courtiers, établis en permanence aux abords du Reform-Club. La circulation était empêchée. On discutait, on disputait, on criait les cours «du Phileas Fogg», comme ceux des fonds anglais. Les policemen avaient beaucoup de peine à contenir le populaire, et à mesure que s'avançait l'heure à laquelle devait arriver Phileas Fogg, l'émotion prenait des proportions invraisemblables.

Ce soir-là, les cinq collègues du gentleman étaient réunis depuis neuf heures dans le grand salon du Reform-Club. Les deux banquiers, John Sullivan et Samuel Fallentin, l'ingénieur Andrew Stuart, Gauthier Ralph, administrateur de la Banque d'Angleterre, le brasseur Thomas Flanagan, tous attendaient avec anxiété.

Au moment où l'horloge du grand salon marqua huit heures vingt-cinq, Andrew Stuart, se levant, dit:

«Messieurs, dans vingt minutes, le délai convenu entre Mr. Phileas Fogg et nous sera expiré.

—A quelle heure est arrivé le dernier train de Liverpool? demanda Thomas Flanagan.

—A sept heures vingt-trois, répondit Gauthier Ralph, et le train suivant n'arrive qu'à minuit dix.

—Eh bien, messieurs, reprit Andrew Stuart, si Phileas Fogg était arrivé par le train de sept heures vingt-trois, il serait déjà ici. Nous pouvons donc considérer le pari comme gagné.

—Attendons, ne nous prononçons pas, répondit Samuel Fallentin. Vous savez que notre collègue est un excentrique de premier ordre. Son exactitude en tout est bien connue. Il n'arrive jamais ni trop tard, ni trop tôt, et il apparaîtrait ici à la dernière minute, que je n'en serais pas autrement surpris.

—Et moi, dit Andrew Stuart, qui était, comme toujours, très-nerveux, je le verrais, je n'y croirais pas.

—En effet, reprit Thomas Flanagan, le projet de Phileas Fogg était insensé. Quelle que fût son exactitude, il ne pouvait empêcher des retards inévitables de se produire, et un retard de deux ou trois jours seulement suffisait à compromettre son voyage.

—Vous remarquerez, d'ailleurs, ajouta John Sullivan, que nous n'avons reçu aucune nouvelle de notre collègue, et, cependant, les fils télégraphiques ne manquaient pas sur son itinéraire.

—Il a perdu, messieurs, reprit Andrew Stuart, il a cent fois perdu! Vous savez, d'ailleurs, que le China—le seul paquebot de New-York qu'il pût prendre pour venir à Liverpool en temps utile—est arrivé hier. Or, voici la liste des passagers, publiée par la Shipping-Gazette, et le nom de Phileas Fogg n'y figure pas. En admettant les chances les plus favorables, notre collègue est à peine en Amérique! J'estime à vingt jours, au moins, le retard qu'il subira sur la date convenue, et le vieux lord Albermale en sera, lui aussi, pour ses cinq mille livres!

—C'est évident, répondit Gauthier Ralph, et demain nous n'aurons qu'à présenter chez Baring frères le chèque de Mr. Fogg.»

En ce moment, l'horloge du salon sonna huit heures quarante.

«Encore cinq minutes,» dit Andrew Stuart.

Les cinq collègues se regardaient. On peut croire que les battements de leur cœur avaient subi une légère accélération, car enfin, même pour de beaux joueurs, la partie était forte! Mais ils n'en voulaient rien laisser paraître, car, sur la proposition de Samuel Fallentin, ils prirent place à une table de jeu.

«Je ne donnerais pas ma part de quatre mille livres dans le pari, dit Andrew Stuart en s'asseyant, quand même on m'en offrirait trois mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf!»

L'aiguille marquait, en ce moment, huit heures quarante-deux minutes.

Les joueurs avaient pris les cartes, mais, à chaque instant, leur regard se fixait sur l'horloge. On peut affirmer que, quelle que fût leur sécurité, jamais minutes ne leur avaient paru si longues!

«Huit heures quarante-trois,» dit Thomas Flanagan, en coupant le jeu que lui présentait Gauthier Ralph.

Puis un moment de silence se fit. Le vaste salon du club était tranquille. Mais, au dehors, on entendait le brouhaha de la foule, que dominaient parfois des cris aigus. Le balancier de l'horloge battait la seconde avec une régularité mathématique. Chaque joueur pouvait compter les divisions sexagésimales qui frappaient son oreille.

«Huit heures quarante-quatre!» dit John Sullivan d'une voix dans laquelle on sentait une émotion involontaire.

Plus qu'une minute, et le pari était gagné. Andrew Stuart et ses collègues ne jouaient plus. Ils avaient abandonné les cartes! Ils comptaient les secondes!

A la quarantième seconde, rien. A la cinquantième, rien encore!

A la cinquante-cinquième, on entendit comme un tonnerre au dehors, des applaudissements, des hurrahs, et même des imprécations, qui se propagèrent dans un roulement continu.

Les joueurs se levèrent.

A la cinquante-septième seconde, la porte du salon s'ouvrit, et le balancier n'avait pas battu la soixantième seconde, que Phileas Fogg apparaissait, suivi d'une foule en délire qui avait forcé l'entrée du club, et de sa voix calme:

«Me voici, messieurs,» disait-il.

XXXVII
DANS LEQUEL IL EST PROUVÉ QUE PHILEAS FOGG N'A RIEN GAGNÉ A FAIRE CE TOUR DU MONDE, SI CE N'EST LE BONHEUR.

Oui! Phileas Fogg en personne.

On se rappelle qu'à huit heures cinq du soir,—vingt-cinq heures environ après l'arrivée des voyageurs à Londres,—Passepartout avait été chargé par son maître de prévenir le révérend Samuel Wilson au sujet d'un certain mariage qui devait se conclure le lendemain même.

Passepartout était donc parti, enchanté. Il se rendit d'un pas rapide à la demeure du révérend Samuel Wilson, qui n'était pas encore rentré. Naturellement, Passepartout attendit, mais il attendit vingt bonnes minutes au moins.

Bref, il était huit heures trente-cinq quand il sortit de la maison du révérend. Mais dans quel état! Les cheveux en désordre, sans chapeau, courant, courant, comme on n'a jamais vu courir de mémoire d'homme, renversant les passants, se précipitant comme une trombe sur les trottoirs!

En trois minutes, il était de retour à la maison de Saville-row, et il tombait, essoufflé, dans la chambre de Mr. Fogg.

Il ne pouvait parler.

«Qu'y a-t-il? demanda Mr. Fogg.

—Mon maître... balbutia Passepartout... mariage... impossible.

—Impossible?

—Impossible... pour demain.

—Pourquoi?

—Parce que demain.... c'est dimanche!

—Lundi, répondit Mr. Fogg.

—Non... aujourd'hui... samedi.

—Samedi? impossible!

—Si, si, si, si! s'écria Passepartout. Vous vous êtes trompé d'un jour! Nous sommes arrivés vingt-quatre heures en avance... mais il ne reste plus que dix minutes!...»

Passepartout avait saisi son maître au collet, et il l'entraînait avec une force irrésistible!

Phileas Fogg, ainsi enlevé, sans avoir le temps de réfléchir, quitta sa chambre, quitta sa maison, sauta dans un cab, promit cent livres au cocher, et après avoir écrasé deux chiens et accroché cinq voitures, il arriva au Reform-Club.

L'horloge marquait huit heures quarante-cinq, quand il parut dans le grand salon...

Phileas Fogg avait accompli ce tour du monde en quatre-vingts jours!...

Phileas Fogg avait gagné son pari de vingt mille livres!

Et maintenant, comment un homme si exact, si méticuleux, avait-il pu commettre cette erreur de jour? Comment se croyait-il au samedi soir, 21 décembre, quand il débarqua à Londres, alors qu'il n'était qu'au vendredi, 20 décembre, soixante-dix-neuf jours seulement après son départ?

Voici la raison de cette erreur. Elle est fort simple.

Phileas Fogg avait, «sans s'en douter,» gagné un jour sur son itinéraire,—et cela uniquement parce qu'il avait fait le tour du monde en allant vers l'est, et il eût, au contraire, perdu ce jour en allant en sens inverse, soit vers l'ouest.

En effet, en marchant vers l'est, Phileas Fogg allait au-devant du soleil, et, par conséquent, les jours diminuaient pour lui d'autant de fois quatre minutes qu'il franchissait de degrés dans cette direction. Or, on compte trois cent soixante degrés sur la circonférence terrestre, et ces trois cent soixante degrés, multipliés par quatre minutes, donnent précisément vingt-quatre heures,—c'est-à-dire ce jour inconsciemment gagné. En d'autres termes, pendant que Phileas Fogg, marchant vers l'est, voyait le soleil passer quatre-vingts fois au méridien, ses collègues restés à Londres ne le voyaient passer que soixante-dix-neuf fois. C'est pourquoi, ce jour-là même, qui était le samedi et non le dimanche, comme le croyait Mr. Fogg, ceux-ci l'attendaient dans le salon du Reform-Club.

«Me voici, messieurs,» disait-il. (Page 214.)

Et c'est ce que la fameuse montre de Passepartout—qui avait toujours conservé l'heure de Londres—eût constaté si, en même temps que les minutes et les heures, elle eût marqué les jours!

Phileas Fogg avait donc gagné les vingt mille livres. Mais comme il en avait dépensé en route environ dix-neuf mille, le résultat pécuniaire était médiocre. Toutefois, on l'a dit, l'excentrique gentleman n'avait, en ce pari, cherché que la lutte, non la fortune. Et même, les mille livres restant, il les partagea entre l'honnête Passepartout et le malheureux Fix, auquel il était incapable d'en vouloir. Seulement, et pour la régularité, il retint à son serviteur le prix des dix-neuf cent vingt heures de gaz dépensé par sa faute.

Ce soir-là même, Mr. Fogg, aussi impassible, aussi flegmatique, disait à Mrs. Aouda:

«Ce mariage vous convient-il toujours, madame?

—Monsieur Fogg, répondit Mrs. Aouda, c'est à moi de vous faire cette question. Vous étiez ruiné, vous voici riche...

—Pardonnez-moi, madame, cette fortune vous appartient. Si vous n'aviez pas eu la pensée de ce mariage, mon domestique ne serait pas allé chez le révérend Samuel Wilson, je n'aurais pas été averti de mon erreur, et...

—Cher monsieur Fogg... dit la jeune femme.

—Chère Aouda...» répondit Phileas Fogg.

On comprend bien que le mariage se fit quarante-huit heures plus tard, et Passepartout, superbe, resplendissant, éblouissant, y figura comme témoin de la jeune femme. Ne l'avait-il pas sauvée, et ne lui devait-on pas cet honneur?

Seulement, le lendemain, dès l'aube, Passepartout frappait avec fracas à la porte de son maître.

La porte s'ouvrit, et l'impassible gentleman parut.

«Qu'y a-t-il, Passepartout?

—Ce qu'il y a, monsieur! Il y a que je viens d'apprendre à l'instant...

—Quoi donc?

—Que nous pouvions faire le tour du monde en soixante-dix-huit jours seulement.

—Sans doute, répondit Mr. Fogg, en ne traversant pas l'Inde. Mais si je n'avais pas traversé l'Inde, je n'aurais pas sauvé Mrs. Aouda, elle ne serait pas ma femme, et...»

Et Mr. Fogg ferma tranquillement la porte.

Ainsi donc Phileas Fogg avait gagné son pari. Il avait accompli en quatre-vingts jours ce voyage autour du monde! Il avait employé pour ce faire tous les moyens de transport, paquebots, railways, voitures, yachts, bâtiments de commerce, traîneaux, éléphant. L'excentrique gentleman avait déployé dans cette affaire ses merveilleuses qualités de sang-froid et d'exactitude. Mais après? Qu'avait-il gagné à ce déplacement? Qu'avait-il rapporté de ce voyage?

Rien, dira-t-on? Rien, soit, si ce n'est une charmante femme, qui—quelque invraisemblable que cela puisse paraître—le rendit le plus heureux des hommes!

En vérité, ne ferait-on pas, pour moins que cela, le Tour du Monde?

FIN

TABLE DES MATIÈRES


      Pages.
Chapitre  I. — Dans lequel Phileas Fogg et Passepartout s'acceptent réciproquement, l'un comme maître, l'autre comme domestique 1
II. — Où Passepartout est convaincu qu'il a enfin trouvé son idéal 5
III. — Où s'engage une conversation qui pourra coûter cher à Phileas Fogg 10
IV. — Dans lequel Phileas Fogg stupéfie Passepartout, son domestique 16
V. — Dans lequel une nouvelle valeur apparaît sur la place de Londres 20
VI. — Dans lequel l'agent Fix montre une impatience bien légitime 23
VII. — Qui témoigne une fois de plus de l'inutilité des passe-ports en matière de police 28
VIII. — Dans lequel Passepartout parle un peu plus peut-être qu'il ne conviendrait 31
IX. — Où la mer Rouge et la mer des Indes se montrent propices aux desseins de Phileas Fogg 36
X. — Où Passepartout est trop heureux d'en être quitte en perdant sa chaussure 42
XI. — Où Phileas Fogg achète une monture à un prix fabuleux 46
XII. — Où Phileas Fogg et ses compagnons s'aventurent à travers les forêts de l'Inde, et ce qui s'ensuit 55
XIII. — Dans lequel Passepartout prouve une fois de plus que la fortune sourit aux audacieux 62
XIV. — Dans lequel Phileas Fogg descend toute l'admirable vallée du Gange sans même songer à la voir 69
XV. — Où le sac aux bank-notes s'allége encore de quelques milliers de livres 76
XVI. — Où Fix n'a pas l'air de connaître du tout les choses dont on lui parle 83
XVII. — Où il est question de choses et d'autres pendant la traversée de Singapore à Hong-Kong 87
XVIII. — Dans lequel Phileas Fogg, Passepartout, Fix, chacun de son côté, va à ses affaires 94
XIX. — Où Passepartout prend un trop vif intérêt à son maître, et ce qui s'ensuit 99
XX. — Dans lequel Fix entre directement en relation avec Phileas Fogg 107
XXI. — Où le patron de la Tankadère risque fort de perdre une prime de deux cents livres 114
XXII. — Où Passepartout voit bien que, même aux antipodes, il est prudent d'avoir quelque argent dans sa poche 122
XXIII. — Dans lequel le nez de Passepartout s'allonge démesurément 127
XXIV. — Pendant lequel s'accomplit la traversée de l'océan Pacifique 135
XXV. — Où l'on donne un léger aperçu de San-Francisco, un jour de meeting 141
XXVI. — Dans lequel on prend le train express du chemin de fer du Pacifique 148
XXVII. — Dans lequel Passepartout suit, avec une vitesse de vingt milles à l'heure, un cours d'histoire mormone 154
XXVIII. — Dans lequel Passepartout ne put parvenir à faire entendre le langage de la raison 159
XXIX. — Où il sera fait le récit d'incidents divers qui ne se rencontrent que sur les rail-roads de l'Union 167
XXX. — Dans lequel Phileas Fogg fait tout simplement son devoir 175
XXXI. — Dans lequel l'inspecteur Fix prend très-sérieusement les intérêts de Phileas Fogg 182
XXXII. — Dans lequel Phileas Fogg engage une lutte directe contre la mauvaise chance 189
XXXIII. — Où Phileas Fogg se montre à la hauteur des circonstances 194
XXXIV. — Qui procure à Passepartout l'occasion de faire un jeu de mots atroce, mais peut-être inédit 202
XXXV. — Dans lequel Passepartout ne se fait pas répéter deux fois l'ordre que son maître lui a donné 205
XXXVI. — Dans lequel Phileas Fogg fait de nouveau prime sur le marché 211
XXXVII. — Dans lequel il est prouvé que Phileas Fogg n'a rien gagné à faire ce tour du monde, si ce n'est le bonheur 214

Paris.—Imp. Gauthier-Villars, quai des Grands-Augustins, 55.—1757-73.

Au lecteur

Ce livre électronique reproduit dans son intégralité la version originale.

La ponctuation n'a pas été modifiée hormis quelques corrections mineures.

L'orthographe a été conservée. Seuls quelques mots ont été modifiés. Ils sont soulignés en gris. Placez le curseur sur le mot pour voir l'orthographe originale.

L'orthographe a été conservée. Seuls quelques mots ont été modifiés. Ils sont soulignés en gris. La liste de ces corrections est indiquée ci-dessous.

Corrections

Page 11: «Ralp» remplacé par «Ralph» (répondit sérieusement Gauthier Ralph).

Page 21: «autre» remplacé par «autres» (le Morning-Chronicle, et vingt autres journaux).

Page 25 (illustration): «rigoureusement» remplacé par «vigoureusement» (Après avoir vigoureusement repoussé).

Page 38: «29» remplacé par «10» (Le lendemain du départ de Suez, le 10 octobre).

Page 45: «viol» remplacé par «viole» (punit sévèrement quiconque en viole les pratiques).

Page 55: «tremplain» remplacé par «tremplin» (comme un clown sur un tremplin).

Page 58: «guépars» remplacé par «guépards» (Quelques rugissements de guépards).

Page 91: «Rongoon» remplacé par «Rangoon» (la faute en était plutôt au Rangoon qu'à la mer).

Page 95: «établies» remplacé par «établis» (Les huniers et les basses voiles purent être établis).

Page 98: «flotille» remplacé par «flottille» (au milieu de cette flottille de jonques).

Page 111: «sigalement» remplacé par «signalement» (le signalement de Passepartout).

Page 119: «Frogg» remplacé par «Fogg» (Mr. Fogg dut se précipiter vers elle).

Page 127: «la» remplacé par «le» (le soin de pourvoir).

Page 133: «Vêtu» remplacé par «Vêtus» (Vêtus comme des héros).

Page 143: «Mongommery» remplacé par «Montgommery» (en contre-haut de Montgommery-street).

Page 148: «Odgen» remplacé par «Ogden» (entre San-Francisco et Ogden).

Page 167: «Sauders» remplacé par «Sanders» (dépassait le fort Sanders).

Page 168 (illustration): «jouerai» remplacé par «jouerais» (Moi, je jouerais carreau).

Page 171: «essayez» remplacé par «essayer» (Il ne tient qu'à vous d'en essayer).

Page 186: «perqué» remplacé par «porqué» (Le foc avait été porqué).