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Les amours de Faustine

Chapter 50: XXIV VOTI SOLUTIO
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About This Book

A sequence of Latin love poems rendered into French that recount a Roman liaison between the poet and a married woman named Faustine. The verse mixes elegiac lyricism and classical allusion with candid personal feeling, portraying Faustine’s striking beauty, the obstacles of her marriage, and the lovers’ furtive meetings. Short elegies and epigrams shift in tone from ardent admiration to rueful reflection, charting the affair’s intimacy, its moral tensions, and its ultimately brief, bittersweet outcome.

XXIV
VOTI SOLUTIO

Jam mihi mea reddita est Columba,
Vos tristes elegi valete longum.
At vos molliculi venite versus,
Dum cano reditum meæ Columbæ,
Quam plus ipse oculis meis amabam,
Cujus basia, blandulumque murmur,
Lusus, nequitiæ proterviores,
Et morsus poterant, micante rostro,
Ipsum vincere passerem Catulli.
Nam mellita fuit, venusta, bella,
Pulchra, candidula, atque delicata :
Nil mage ut queat esse delicatum,
Mellitum magis, aut magis venustum.
Ut vobis male sit, mali Cinœdi,
Fures improbuli, invenustulique,
Qui talem mihi tam diu abstulistis
Pulchram, candidulam, meam Columbam.
At vos hendecasyllabi frequentes,
Versus molliculi, venustulique,
Adeste huc, precor : et quot estis omnes,
Formosæ Veneri, bonisque Divis
Votum solvite pro mea Columba.

XXIV
LE VŒU ACCOMPLI

C’est fait, ma Colombe m’est rendue. O sombres élégies, adieu donc pour longtemps ! Mais vous, vers tendrelets, venez ! Je chante le retour de ma Colombe, — ah ! je l’aimais certes plus que mes yeux, — et ses baisers, ses soupirs charmants, ses jeux, ses caresses assez hardies, et ses morsures laissaient, bec palpitant, loin derrière elle, le moineau de Catulle.

Car elle était douce comme miel[15], gracieuse, jolie, belle, toute fraîche et mignonne. Non ! rien ne pouvait être plus mignon, et rien plus doux, ou plus gracieux. Malheur à vous, donc[16], effrontés méchants, larrons si fourbes et si peu gracieux, puisque vous m’avez si longtemps privé de ma belle et toute fraîche et mienne Colombe ! Mais vous, hendécasyllabes nombreux, vers tendrelets et pleins de grâce, venez à moi, je vous en prie ; et tous, tant que vous êtes, il vous faut, à l’admirable Vénus et aux dieux bienveillants, accomplir le vœu que j’ai fait pour ma Colombe.