II
AD GORDIUM
Cui donem potius novum libellum,
Quo raptum refero meæ puellæ,
Gordi, quàm tibi, qui meam puellam
Sic amas, propriam ut putes sororem ?
Quare quicquid id est novi libelli,
Gordi, quod tibi nunc damus legendum,
Sic velim accipias, scias ut illam
A me plus oculis meis amatam,
Et te plus oculis meis amatum.
II
A GORDES[2]
(DEDICACE)
A qui donnerais-je ce petit recueil nouveau
où je raconte l’enlèvement de ma maîtresse,
sinon à toi, Gordes, qui aimes ma maîtresse
comme si tu la tenais pour ta sœur ?
Donc, tout ce qu’il y a dans ce petit recueil nouveau,
Gordes, que je te donne à lire aujourd’hui,
je voudrais que tu l’acceptasses en sachant bien
que j’aime Faustine plus que mes yeux
et que toi aussi je t’aime plus que mes yeux.