III
TUMULUS ROMÆ VETERIS
III
TOMBEAU DE LA ROME ANTIQUE
Du haut de sept monts j’ai rayonné sur l’univers entier en supportant les astres de mon chef dressé, moi, Rome.
Mes pieds ont pesé sur le sol des deux rivages de la mer ; ma main droite a tenu l’Atlante : ma gauche, le Scythe.
Mais Jupiter a renversé de sa foudre ces monts, et par sa volonté ils sont les tombeaux de mon corps.
Sur ma tête la roche Tarpéienne s’est couchée : le Quirinal pèse sur ma poitrine étendue.
Comme mes jambes par le Palatin, mes deux bras sont couverts l’un par la colline Aventine et l’autre par la Viminale.
L’Esquilin ici se soulève, et là se soulève le Célius : eux aussi pour mes pieds sont devenus des sépulcres.
Et celle qui vivante s’entoura de sept citadelles, morte à présent, est couverte par sept tombeaux.