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Les cent histoires de Troye cover

Les cent histoires de Troye

Chapter 38: 36. Memnon
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About This Book

A framed didactic collection features a goddess of Prudence addressing a young Trojan warrior and offers moral instruction through prose, poetry, and allegory. The work pairs an epistolary prologue and glosses with roughly a hundred exempla drawn from classical myth, scripture, and philosophic authorities, each reframed to teach cardinal virtues and chivalric conduct. Poetic passages, moral commentary, and practical admonitions guide readers toward prudence, temperance, courage, and wise counsel, urging cultivation of virtue by memory, study, and imitation of exemplary models.

 

xxxvi Texte

Menimom ton loyal cousin
Qui a tout besoing t’est voisin
Et tant t’ayme/ tu le doibs aymer
Et pour son besoing toy armer

xxxvi Glose

Menimom fut cousin Hector & de la lignee aux troyens & quant hector estoit es fiers estours & es batailles ou maintesfois durement estoit empressé de ses ennemis menimom qui tant fut vaillant chevalier le suyvoit de pres si secouroit hector et departoit les grans presses & bien y parut car quant achiles l’eut en trahyson occis menimom navra durement achiles & l’eust occis se bref secours ne luy fust venu. Pource dit au bon chevalier que il le doibt aymer & secourir a son besoing & est a entendre que tout prince et bon chevalier qui ait parent quelque petit ou povre qu’il soit bon & loyal le doibt aymer & le doibt porter en ses affaires/ & par especial quant le sent estre loyal a soy/ & avient aulcunes fois que ung grant prince est plus aymé & plus loyaument de son povre parent que du bien puissant et a ce propos dit le philosophe Rabion/ multiplie tes amys/ car ilz te seront secourables.

xxxvi Alegorie

Menimom le loyal cousin pouons encor prendre dieu de paradis qui bien nous a esté loyal cousin de prendre nostre humanité auquel nous ne pourrons guerdonner/ si y pouons prendre le .ii. commandement qui dit. Tu ne prendras pas le nom de dieu en vain/ c’est a dire ce dit sainct augustin. Tu ne jureras point deshonnestement ne sans cause ne pour coulourer faulcesté car il ne peult estre plus grant abusion que de amener en tesmoignage de faulceté la souveraine & tres ferme verité/ & en ce commandement est deffendue toute mensonge/ tout parjure/ & tout blaspheme. A ce propos dit la loy.

Non habebit dominus insontem eum qui assumpserit nomen domini dei sui frustra. xx. capitulo.