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Les cent histoires de Troye cover

Les cent histoires de Troye

Chapter 41: 39. Esculape
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About This Book

A framed didactic collection features a goddess of Prudence addressing a young Trojan warrior and offers moral instruction through prose, poetry, and allegory. The work pairs an epistolary prologue and glosses with roughly a hundred exempla drawn from classical myth, scripture, and philosophic authorities, each reframed to teach cardinal virtues and chivalric conduct. Poetic passages, moral commentary, and practical admonitions guide readers toward prudence, temperance, courage, and wise counsel, urging cultivation of virtue by memory, study, and imitation of exemplary models.

 

xxxix Texte

Croy pour la santé de ton corps
D’esculapion les rapors
Et nompas de l’enchanteresse
Circés/ qui trop est tromperesse.

xxxix Glose

Esculapius fut ung moult sage clerc qui trouva la science de medecine & en fist livres/ & pour ce dit au bon chevalier que il croye ses rapors sur sa santé/ c’est a dire se il a besoing que il se tourne vers les mires et medecins/ nonmie es sors de circés qui fut enchanteresse/ & peult estre dit pour ceulx qui en leurs maladies usent de sors/ de charmes & d’enchantemens & cuident par ce avoir garison qui est chose deffendue & contre les commandemens de saincte eglise & dont nul bon chrestien ne doibt user/ platon repudia & ardit les livres d’enchantemens & de sors fais sur medecine dont ung temps avoient usé et approuva & se tint a ceulx de science raisonnable & de experience.

xxxix Alegorie

Pour esculapion qui fut phisicien & mire pouons entendre le quint commandement qui dit. Tu n’occiras point/ c’est a dire ne de cueur/ ne de langue ne de main/ & si est deffendue toute violence percussion & corporelle blesseure & n’est ici deffendu aux princes aux juges & aux maistres de justice mettre a mort les malfaicteurs mais tant seulement a ceulx qui n’en ont point de auctorité/ mais que en cas de necessité la ou ung homme ne pourroit aultrement eschaper auquel cas les drois seuffrent bien tuer aultruy en son corps deffendant aultrement non. A ce propos dit l’evangile.

[Qui gladio occiderit oportet eum in gladio occidi. Luce xiii. cap.]