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Les Climats

Chapter 34: AUTOMNE
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About This Book

A sequence of lyric poems that conjure Mediterranean light, heat, and scent through vivid, sensory scenes of coastal towns, harbors, temples, gardens, and evening streets. The verses move between sun-drenched daytime detail and hushed nocturnal reverie, intertwining personal melancholy, longing, and erotic desire with mythic and classical allusions. Short poetic vignettes emphasize seasonal atmosphere, the persistence of memory, and the tension between beauty and unfulfilled yearning, rendered in richly musical, image-driven language.


AU PAYS DE ROUSSEAU

e lac, plus lent qu’une huile azurée, se repose,
Et le doux ciel, couleur d’abricot et de rose,
Penche sur lui sa calme et pensive langueur.
Les grillons, dans les prés, ont commencé leurs chœurs:
Scintillement sonore, et qui semble un cantique
Vers la première étoile, humble et mélancolique,
Qui fait trembler aux cieux sa liquide lueur...
L’automne épand déjà ses fumeuses odeurs.
Nature, accordez-moi le plus d’amour humain,
Le plus de ses clartés, le plus de ses ténèbres,
Et la grâce d’errer sur les communs chemins,
Loin de toute grandeur isolée et funèbre;
Accordez-moi de vivre encor chez les vivants,
D’entendre les moulins, le bruit de la scierie,
Le rire des pays égayés par le vent,
Et de tout recevoir avec un cœur qui prie,
Un cœur toujours empli, toujours communicant,
Qui ne veut que sa part de la tâche des autres,
Et qui ne rêve pas à l’écart, évoquant
L’auréole orgueilleuse et triste des apôtres!
Que tout me soit amour, douceur, humanité:
La vigne, le village et les feux de septembre,
Les maisons rapprochées de si bonne amitié,
L’universel labeur dans le secret des chambres;
Et que je ne sois plus,—au-dessus des abîmes
Où mon farouche esprit se tenait asservi,—
Comme un aigle blessé en atteignant les cimes,
Qui ne peut redescendre, et qu’on n’a pas suivi!


UN SOIR EN FLANDRE

h! si d’ardeur ton cœur expire,
Si tu meurs d’un rêve hautain,
Descends dans le calme jardin,
Ne dis rien, regarde, respire;
Le parfum des pois de senteur
Ouvre ses ailes et se pâme;
Le ciel d’azur, le ciel de flamme,
Est sombre à force de chaleur!
Demeure là, les mains croisées,
Les yeux perdus à l’horizon,
A voir luire sur les maisons
Les toits aux pentes ardoisées.
Douceur du soir! le hameau fume,
La rue est vive comme un quai
Où le poisson est débarqué;
Un pigeon flotte, blanche écume.
Vois, il n’y a pas que l’amour
Sur la profonde et douce terre;
Sache aimer cet autre mystère:
L’effort, le travail, le labour.
Des corps, que la vie exténue,
S’en viennent sur les pavés bleus;
Les bras, les visages caleux
Sont emplis de joie ingénue.
Un homme tient un arrosoir;
Ce plumage d’eau se balance
Sur les choux qui, dans le silence,
Goûtent aussi la paix du soir.
Il se forme au ciel un nuage;
Regarde les bonds, les sursauts,
De quatre tout petits oiseaux,
Qui volent sur le ciel d’orage!
Un œillet tremble, secoué
D’un coup vif de petite trique,
Quand le lourd frelon électrique
A sa tige reste cloué.
Par la vapeur d’eau des rivières
Les prés verts semblent enlacés;
Le soir vient, les bruits ont cessé;
Etranger, mon ami, mon frère,
Il n’est pas que la passion,
Que le désir et que l’ivresse,
La nature aussi te caresse
D’une paisible pression;
Les rêves que ton cœur exhale
Te font gémir et défaillir;
Eteins ces feux et viens cueillir
Le jasmin aux quatre pétales.
Abdique le sublime orgueil
De la langueur où tu t’abîmes,
Et vois, flambeau des vertes cimes,
Bondir le sauvage écureuil!


BONTÉ DE L’UNIVERS QUE JE CROYAIS ÉTEINTE...


CHALEUR DES NUITS D’ÉTÉ...

O nuit d’été, maladie inconnue,
combien tu me fais mal!
JULES LAFORGUE.
haleur des nuits d’été, comme une confidence
Dans l’espace épandue, et semblant aspirer
Le grand soupir des cœurs qui songent en silence,
Je vous contemple avec un désespoir sacré!
Une femme, un enfant, des hommes vont sans bruit
Dans la rue amollie où le lourd pavé luit;
C’est l’heure où les Destins plus aisément s’acceptent:
Tout effort est dans l’ombre oisive relégué.
Les parfums engourdis et compacts interceptent
La circulation des zéphyrs fatigués.
Il semble que mon cœur soit plus soumis, plus sage;
Je regarde la terre où s’entassent les âges
Et la voûte du ciel, pur, métallique et doux.
Se peut-il que le temps ait, malgré mes courroux,
Apaisé mon délire et son brûlant courage,
Et qu’enfin mon espoir se soit guéri de tout?
La lune éblouissante appuie au fond des nues
Son sublime débris ténébreux et luisant,
Et la nuit gît, distraite, insondable, ingénue;
Son chaud torrent sur moi abondamment descend
Comme un triste baiser négligent et pesant.
Deux étoiles, ainsi que deux âmes plaintives,
Semblent accélérer leur implorant regard.
L’univers est posé sur mes deux mains chétives;
Je songe aux morts, pour qui il n’est ni tôt, ni tard,
Qui n’ont plus de souhaits, de départs et de rives.
Que de jours ont passé sur ce qui fut mon cœur,
Sur l’enfant que j’étais, sur cette adolescente
Qui, fière comme l’onde et comme elle puissante,
Luttait par son amour contre tout ce qui meurt!
Pourtant, rien n’a pâli dans ma chaude mémoire,
Mon rêve est plus constant que le roc sur la mer;
Mais un besoin vivant, fougueux, aride, amer,
Veut que mon cœur poursuive une éternelle histoire
Et cherche en vain la source au milieu du désert.
Et je regarde, avec une tristesse immense,
Dans le ciel glauque et lourd comme un auguste pleur,
L’étoile qui palpite ainsi que l’espérance,
Et la lune immobile au-dessus de mon cœur...


AUTOMNE

uisque le souvenir du noble été s’endort,
Automne, par quel âpre et lumineux effort,
Déjà toute fanée, abattue et moisie,
Jetez-vous ce brûlant accent de poésie?
Votre feuillage est las, meurtri, presque envolé.
C’est fini, la beauté des vignes et du blé;
Le doux corps des étés en vous se décompose;
Mais vous donnez ce soir une suprême rose.


ARLES

es souvenirs, ce soir, me séparent de toi;
Au-dessus de tes yeux, de ta voix qui me parle,
De ce frais horizon d’églises et de toits,
J’entends, dans ma mémoire où frémit leur émoi,
Les hirondelles sur le ciel d’Arles!
La nuit était torride à l’heure du couchant.
Les doux cieux languissaient comme une barcarolle;
Deux colonnes des Grecs, levant leurs bras touchants,
Semblaient une Andromaque éplorée, et cherchant
A fléchir une ombre qui s’envole!
Ce qu’un beau soir contient de perfide langueur
Ployait dans un silence empli de bruits infimes;
Je regardais, les mains retombant sur mon cœur,
Briller ainsi qu’un vase où coule la chaleur,
Le pâle cloître de Saint-Trophime!
O soleil, engourdi par les senteurs du thym,
Parfums de poivre et d’huile épandus sur la plaine,
Rochers blancs, éventés, où, dans l’air argentin,
On croit voir, se gorgeant des flots du ciel latin,
Les rapides Victoires d’Athènes!
Soir torturé d’amour et de pesants tourments,
Grands songes accablés des roseaux d’Aigues-Mortes,
Musicale torpeur où volent des flamants,
Couleur du soir divin qui promets et qui ments,
C’est ta détresse qui me transporte!
Ah! les amants unis, qui dorment, oubliés,
Dans les doux Alyscamps bercés du clair de lune,
Connaissent, sous le vent léger des peupliers,
Le bonheur de languir, assouvis et liés,
Dans la même amoureuse infortune;
Mais les corps des vivants, aspirés par l’été,
Sont des sanglots secrets que tout l’azur élance.
Je songeais sans parler, lointaine à vos côtés;
Qui jamais avouera l’âpre infidélité
D’un cœur sensuel, dans le silence!...


LA NUIT FLOTTE...

a nuit flotte, amollie, austère, taciturne,
Impérieuse; elle est funèbre comme une urne
Qui se clôt sur un vague et sensible trésor.
Un oiseau, intrigué, dans un arbre qui dort,
Parait interroger l’ombre vertigineuse.
La lune au sec éclat semble une île pierreuse;
Cythère aride et froide où tout désir est mort.
Un parfum délicat, abondant, faible et dense,
Mouvant et spontané comme des bras ouverts,
Révèle la secrète et nocturne existence
Du monde végétal au souffle humide et vert.
Et je suis là. Je n’ai ni souhait, ni rancune;
Mon cœur s’en est allé de moi, puisque ce soir
Je n’ai plus le pouvoir de mes grands désespoirs,
Et que, paisiblement, je regarde la lune.
Je suis la maison vide où tout est flottement.
Mon cœur est comme un mort qu’on a mis dans la tombe;
J’ai longuement suivi ce bel enterrement,
Avec des cris, des deuils, du sang, des tremblements,
Et des égorgements d’agneaux et de colombes.
Mais le temps a séché l’eau des pleurs et le sel.
D’un œil indifférent, sans regret, sans appel,
Eclairé par la calme et triste intelligence,
Je regarde la voûte immense, où les mortels
Ont suspendu les vœux de leur vaine espérance,
Et je ne vois qu’abîme, épouvante, silence;
Car, ô nuit! vous gardez le deuil continuel
De ce que rien d’humain ne peut être éternel...


L’ÉVASION

ibre! comprends-tu bien! être libre, être libre!
Ne plus porter le poids déchirant du bonheur,
Ne plus sentir l’amère et suave langueur
Envahir chaque veine, amollir chaque fibre!
Libre, comme une biche avant le chaud printemps!
Bondir sans rechercher l’ardeur de la poursuite,
Et, dans une ineffable et pétulante fuite,
Disperser la nuée et les vents éclatants!
A peine l’aube naît, chaque maison sommeille;
L’atmosphère, flexible et prudente corbeille,
Porte le monde ainsi que des fruits nébuleux.
On croit voir s’envoler le coteau mol et bleu.
Tout à coup, le soleil, ramassé dans l’espace,
Eclate, et vient viser toute chose qui passe;
La brise, étincelante et forte comme l’eau,
Jette l’odeur des fleurs sur le cœur des oiseaux,
Mêle les flots marins, dont la cime moelleuse
Fond dans une douceur murmurante, écumeuse...
Que mon front est joyeux, que mes pas sont dansants!
Je m’élance, je marche au bord des cieux glissants:
Dans mes songes, mes mains se sont habituées
A dénouer le voile odorant des nuées!
L’étendue argentée est un tapis mouvant
Où court la verte odeur des figuiers et du vent;
Dans les jardins bombés, qu’habite un feu bleuâtre,
Les épais bananiers, au feuillage en haillons,
Elancent de leurs flancs, crépitants de rayons,
Le fougueux bataillon des fruits opiniâtres.
Je regarde fumer l’Etna rose et neigeux;
Les enfants, sur les quais, ont commencé leurs jeux.
Chaque boutique, avec ses câpres, ses pastèques,
Baisse sa toile; on voit briller l’enseigne grecque
Sur la porte, qu’un jet de tranchante clarté
Fait scintiller ainsi qu’un thon que le flot noie;
Tout est délassement, espoir, activité;
Mais quel désir d’amour et de fécondité,
Hélas! s’éveille au fond de toute grande joie!

Et pour un nouveau joug, ô mortels! Eros ploie
La branche fructueuse et forte de l’été...


CEUX QUI N’ONT RESPIRÉ...

eux qui n’ont respiré que les nuits de Hollande,
Les tulipes des champs, les graines des bouleaux,
Le vent rapide et court qui chante sur la lande,
Les quais du Nord jetant leur goudron sur les flots,
Ceux qui n’ont contemplé que les blés et les vignes
Croissant tardivement sous des cieux incertains,
Qui n’ont vu que la blanche indolence des cygnes
Que Bruges fait flotter dans ses brumeux matins,
Ceux-là, vivant enclos dans leurs frais béguinages,
Souhaitent le futur et vague paradis,
Qui leur promet un large et flamboyant voyage
Où s’embarquent les cœurs confiants et hardis.
Mais ceux qui, plus heureux, ont connu votre audace,
O bleuâtre Orient! Incendie azuré,
Prince arrogant et fier, favori de l’espace,
Monstre énorme, alangui, dévorant et doré;
Ceux qui, sur le devant de leur ronde demeure,
Coupole incandescente, opacité de chaux,
Ont vu la haute palme éparpiller les heures,
Qui passent sans marquer leurs pieds sur les cieux chauds;
Ceux qui rêvent le soir dans le grand clair de lune,
Aurore qui soudain met sa robe d’argent
Et trempe de clarté la rue étroite et brune,
Et le divin détail des choses et des gens,
Ceux qui, pendant les nuits d’ardente poésie,
Egrenant un collier fait de bois de cyprès,
Contemplent, aux doux sons des guitares d’Asie,
Le long scintillement d’un jet d’eau mince et frais,
Ceux-là n’ont pas besoin des infinis célestes;
Nul immortel jardin ne surpasse le leur;
Ils épuisent le temps, pendant ces longues siestes
Où leur corps étendu porte l’ombre des fleurs.
Leur âme nonchalante, et d’azur suffoquée,
Cherche la Mort, pareille à l’ombrage attiédi
Que font le vert platane et la jaune mosquée
Sur le col des pigeons, attristés par midi...


LE CIEL BLEU DU MILIEU DU JOUR...

e ciel bleu du milieu du jour vibre, travaille,
Encourage les champs, les vignes, les semailles,
Comme un maître exalté au milieu des colons!
Tout bouge; sous les frais marronniers du vallon,
L’abeille noire, avec ses bonds soyeux et brusques,

Semble un éclat volant de quelque amphore étrusque.
Sur les murs villageois, le vert abricotier
S’écartèle, danseur de feuillage habillé.
Les parfums des jardins font au-dessus du sable,
Une zone qui semble au cœur infranchissable.
L’air fraîchit. On dirait que de secrets jets d’eau
Sous les noirs châtaigniers suspendent leurs arceaux.
L’hirondelle, toujours par une autre suivie,
Tourne, et semble obéir à des milliers d’aimants:
L’espace est sillonné par ces rapprochements...
Et parfois, à côté de cette immense vie
On voit, protégé par un mur maussade et bas,
Le cimetière où sont, sans regard et sans pas,
Ceux pour qui ne luit plus l’étincelante fête,
Qui fait d’un jour d’été une heureuse tempête!
Hélas! dans le profond et noir pays du sol,
Malgré les cris du geai, le chant du rossignol,
Ils dorment. Une enfant, sans frayeur, près des tombes,
Traîne un jouet brisé qui ricoche et retombe.
Ils sont là, épandus dans les lis nés sur eux,
Ces doux indifférents, ces grands silencieux;
Et la route qui longe et contourne leur pierre,
Eclate, rebondit d’un torrent de poussière
Que soulève, en passant, le véhément parcours
Des êtres que la mort prête encor à l’amour...
Et moi qui vous avais délaissée, humble terre,
Pour contempler la nue où l’âme est solitaire,
Je sais bien qu’en dépit d’un rêve habituel,
Nul ne saurait quitter vos chemins maternels.
En vain, l’intelligence, agile et sans limite,
Avide d’infini, vous repousse et vous quitte;
En vain, dans les cieux clairs, de beaux oiseaux pensants
Peuplent l’azur soumis d’héroïques passants,
Ils seront ramenés et liés à vos rives,
Par le poids du désir, par les moissons actives,
Par l’odeur des étés, par la chaleur des mains...
Vaste Amour, conducteur des éternels demains,
Je reconnais en vous l’inlassable merveille,
L’inexpugnable vie, innombrable et pareille:
O croissance des blés! ô baisers des humains!


LA TERRE


UN SOIR A LONDRES

es parfums vont en promenade
Sur l’air brumeux,
Une âme ennuyée et malade
Flotte comme eux.
Un temple grec dans le feuillage
Semble un secret,
Où Vénus voile son visage
Dans ses doigts frais.
O petit fronton d’Ionie,
Que tu me plais,
Dans la langoureuse agonie
D’un soir anglais!
Je t’enlace, je veux suspendre
A ta beauté,
Mon cœur, ce rosier le plus tendre
De tout l’été.
Mais sur tant de langueur divine
Quel souffle prompt?
Je respire l’odeur saline,
Et le goudron!
C’est le parfum qui vient d’Irlande,
C’est le vent, c’est
L’odeur des Indes, qu’enguirlande
L’air écossais!
O toi qui romps, écartes, creuses
Le ciel d’airain,
Rapide odeur aventureuse
Du vent marin.
Va consoler, dans le Musée
Au beau renom,
La divine frise offensée
Du Parthénon!
Va porter l’odeur des jonquilles,
Du raisin sec,
Aux vierges tenant les faucilles
Et le vin grec.
Cavalerie athénienne,
O jeunes gens!
Guirlande héroïque et païenne
Du ciel d’argent;
Miel condensé de la nature,
O cire d’or,
Gestes joyeux, sainte Ecriture,
Céleste accord!
Phalange altière et sans seconde,
O rire ailé,
Bandeau royal au front du monde,
Cœur déroulé.
Prenez votre place éternelle,
Votre splendeur,
Dans l’infini de ma prunelle
Et de mon cœur...

Une maison de brique rouge
Tremble sur l’eau,
On entend un oiseau qui bouge
Dans le sureau.
Quelle céleste main fait fondre
La brume et l’or
Des nébuleux matins de Londres
Et de Windsor?
Des chevreuils, des biches, en bande,
D’un pied dressé
Semblent rôder dans la légende
Et le passé.
La pluie attache sa guirlande
Au bois en fleur:
Ecoute, il semble qu’on entende
Battre le cœur
De l’intrépide Juliette,
Ivre d’été,
Qui bondit, sanglote, halette
De volupté;
De Juliette qui s’étonne
D’être, en ces lieux,
Plus amoureuse qu’à Vérone
Près des ifs bleus.
Tout tremble, s’exalte, soupire;
Ardent émoi.
O Juliette de Shakspeare,
Comprenez-moi!...


RIVAGES CONTEMPLÉS


LA LANGUEUR DES VOYAGES


LE PRINTEMPS DU RHIN

(STRASBOURG)