«J'arrive de Londres... votre succès inouï, renversant, inespéré, a mis les cervelles à l'envers.
«Les Anglais sont enthousiasmés, et Dieu sait si John Bull a l'enthousiasme facile, pour ce qui n'est pas anglais.
«Mais, voilà! on se souvient que le projet de découvrir le Pôle est éclos là-bas, et on s'en fait gloire...
«Du reste, vous y avez des amis... de vrais gentlemen qui sont ravis sans la moindre arrière-pensée.
«... Bref! vous êtes le héros du jour... tant et si bien que la Société royale vous désigne d'emblée pour son lauréat!
«Oui, mon cher, il faut vous résoudre au rôle de triomphateur... en Angleterre, sans compter les ovations que vous recevrez dans votre patrie.
«J'ajouterai même, en homme bien informé, que par une attention, ma foi très délicate, la Société doit vous offrir une médaille commémorative dont l'exécution est déjà confiée au plus habile artiste du royaume...
«Et c'est très bien... Mais ce qui est mieux encore, ce sont les deux mots qu'elle portera en exergue... deux mots qui, tout en consacrant la victoire d'aujourd'hui, sont, je le souhaite ardemment, un pronostic pour l'avenir...
—Et ces mots sont?... demande enfin le capitaine qui jusqu'alors n'a pu placer une parole.
—... Gallia Victrix!...
NOTES:
[1] Ambiorix, roi des Gaulois Eburons, après avoir en plusieurs rencontres défait les lieutenants de César, Sabinus et Cotta, fut à son tour vaincu par César. Après une résistance désespérée, il se réfugia dans la forêt des Ardennes.
[2] Le colonibestyrere, dont le nom signifie à peu près pilote de colonie, est le gouverneur du district. De Julianeshaab jusqu'à Upernavik, le dernier point où l'on rencontre encore des civilisés, on compte dix districts, administrés chacun par leur colonibestyrere nommé par le gouvernement métropolitain.
[3] Le nom de Julianeshaab, signifie: Julie-Espérance. La triste bourgade, fondée il y a environ cent vingt-cinq ans, reçut ce nom en l'honneur de la reine de Danemarck, si bienfaisante à ses pauvres colons d'Amérique.
[4] C'est du reste un fait observé fréquemment sur les paquebots faisant la traversée d'Amérique. Par le travers de Terre-Neuve, les mâts sortent à moitié du brouillard, pendant que la partie inférieure du navire demeure invisible.
[5] Le vaillant officier, aujourd'hui général, fut un des rares survivants. Des dix-neuf hommes que comptait la mission au départ, treize périrent après d'effroyables privations.
[6] Combustible fossile analogue à la houille, mais de formation postérieure au terrain houiller.
[7] A la fonderie de Ruelle, on commande électriquement à distance des machines-outils, perceuses.
[8] Voir la description au chapitre II de la première partie.
[9] Viande séchée réduite en farine et incorporée à de la graisse.
[10] Il n'est pas rare de voir des cubes atteignant parfois mille, quinze cents et deux mille mètres de côté.
[11] Ce sont des ancres de moindres dimensions que celles de bossoir ou de veille. On les transporte dans des chaloupes et on les mouille au lieu indiqué pour procurer un point fixe sur lequel un navire peut se haler, se touer ou éviter.
[12] Le lieutenant Tyson écrit textuellement: «J'affirme que les phoques aiment la musique et restent volontiers sans bouger pour entendre une voix ou un son qui leur plaît...»
[13] J'emprunte à M. Charles Rabot, l'éminent explorateur des régions arctiques, cette citation qui affirme l'opinion que j'ai exprimée jadis après le désastre de la Jeannette. Je suis heureux de m'être rencontré avec notre vaillant compatriote, dont les beaux travaux et la haute compétence sont justement admirés et appréciés. L. B.
TABLE DES MATIÈRES
PREMIÈRE PARTIE
LA ROUTE DU POLE
| I |
|
Congrès
international.—Entre géographes.—A propos des explorations
polaires.—Russe, Anglais, Allemand et Français.—Grands voyages et
grands voyageurs.—Un patriote.—Défi.—Lutte pacifique.—Pour la patrie!
|
| II |
|
Avant
l'appareillage.—Le capitaine d'Ambrieux.—Pour la
patrie!—Un brave.—Descendant des Gaulois.—Construction de la
Gallia.—Equipement d'un navire.—Matériel que
comporte une expédition polaire.—Soins minutieux donnés à
l'approvisionnement et à
l'habillement.—Equipage bigarré mais irréprochable.—Tous
Français.—Instant solennel.—Départ.
|
| III |
|
Le
premier iceberg.—Enthousiasme du docteur pour les terres
boréales.—Plume-au-Vent apprend ce que c'est que le Pôle.—Constant
Guignard craint de ne pas trouver le cercle polaire.—A travers
la brume.—Première escale.—Un pilote comme on en voit
peu.—Julianeshaab.
|
| IV |
|
Faux
dégel.—A propos de bottes.—Course de chiens.—Superbe
culbute.—Le fouet groenlandais.—Six lieues à l'heure.—Comment
on coupe une oreille.—Maître à bord.—Le capitaine des
chiens.—Glaces partout.—La gaieté ne se dément pas.—Pilote des
glaces.—Pack.—Floe.—La Glace du Milieu et les Eaux
du Nord.—Le passage septentrional.—Alerte.
|
| V |
|
Chute
d'une montagne de glace.—Broyé ou submergé.—Un homme à la
mer!—Héroïsme joyeux.—La récompense d'un brave.—Possessions
danoises.—A travers la brume.—Dans le «Nid de Pie».—Regrets d'un
pêcheur de baleines.—Toujours en avant!—Le comble de la misère
humaine.—Près de pénétrer dans le cimetière des navires.
|
| VI |
|
Dans
la passe.—Route barrée.—En avant!—Premier
assaut.—Victoire.—Désespoir d'un Vatel arctique.—Un homme dans la
sauce.—Pas de déjeuner.—Plume-au-Vent voudrait faire baigner
Dumas, dit Tartarin, dans la marmite de l'équipage.—Les deux
principales routes du Pôle.—Pourquoi la Gallia a
pris celle du
détroit de Smith.—Contradictions.
|
| VII |
|
La
goélette arrêtée par les glaces.—Une idée du capitaine.—Beaucoup
d'efforts et un peu de dynamite.—Formidable explosion.—Voie
libre.—Est-ce un homme, est-ce un ours?—Trois ours et un
homme.—Poursuite.—Manqué!—Où le docteur trouve son maître et n'est pas
jaloux.—Les exploits d'un cuisinier.—Digne de son illustre
homonyme le grand Tartarin.—Montagne de viande fraîche.
|
| VIII |
|
Histoire
d'Oûgiouk.—Comment on déshabille un ours polaire.—Capacité
d'un estomac groenlandais.—Un amateur de tripes.—Symphonie de
blanc et de bleu.—La tempête.—Déviations de la boussole.—A
Port-Foulque.—Forêts en miniature.—A terre.—Tentative malheureuse
d'un cocher improvisé.—Des effets d'une morue sèche sur un attelage
récalcitrant.—Un ours blessé.
|
| IX |
|
Plaie
ancienne.—Le projectile.—Emotion du capitaine en reconnaissant
une balle de fusil Mauser.—Fantaisie gastronomique.—Ingestion d'un
gilet de flanelle.—Marque en caractères allemands.—Départ
précipité.—Difficiles manœuvres.—Fatigues surhumaines.—Les docks
provisoires.—Les gaietés d'un équipage courbaturé.—Venise est le pays
des glaces.—Dans le canal de Kennedy.—Un pavillon flotte sur
Fort-Conger!
|
| X |
|
L'expédition
Greely.—Déplorable parcimonie.—Seuls.—Pavillon
allemand.—Le salut.—Gaule et Germanie.—Le capitaine Vogel.—Pourquoi
la Germania
est en avance d'une année.—Savants et
industriels.—Exploration et pêche à la baleine.—En enfants
perdus.—Toujours en avant!—Approvisionnement de charbon.—Traces du
passage de Pregel.—Pourquoi la Gallia oblique
vers l'Est.—Le tombeau du capitaine Hall.
|
| XI |
|
Au
point où jamais vaisseau n'est parvenu.—La mer Paléocrystique de sir
Georges Nares.—Conclusions prématurées.—Vérité aujourd'hui, erreur
demain.—La mer des vieilles glaces n'existe plus.—Le second pack.—La
goélette arrêtée par la banquise.—En traîneau.—Pour transporter les
provisions, mais non les hommes.—Bain qui eût pu être mortel.—Quitte
pour la peur.—Hygiène arctique.
|
| XII |
|
Histoire
du Normand qui fait porter à ses moutons des lunettes
vertes.—Après six jours de marche.—Les traces du lieutenant
Lockwood.—Document allemand.—Encore Pregel.—Pour une avance de deux
cents mètres.—La voie du retour.—Pas de passage!—Aboiements dans le
lointain.—Halt!... wer-da!...—La Germania.—La
fête du 14 juillet sur la banquise.—Comment Plume-au-Vent perdit des
illusions et gagna un sobriquet.
|
DEUXIÈME PARTIE
L'HIVERNAGE AU PAYS DU FROID
| I |
|
Lumière
sans chaleur.—Comment le capitaine veut couper la banquise.—La
scie.—Une découverte française.—Transport des forces par
l'électricité.—La réversibilité des machines
dynamo-électriques.—Organisation de l'appareil.—Les quinze premiers
mètres.—En conseil.—Encore la dynamite.—Rudes labeurs.—Fureur d'un
Alsacien.—Deux intrus.—Proposition des officiers de la Germania.—Refus
formel.
|
| II |
|
L'équipage
français furieux de tirer les marrons du feu.—Sans-gêne allemand.—Ruse
de guerre.—Pris au piège.—Abaissement de la température.—Pronostics
fâcheux d'un hiver précoce.—Engelures.—Remède primitif et
infaillible.—Expédition de chasse.—Meute sauvage.—Massacre.—Les bœufs musqués.—Moutons géants.—La curée
chaude.—Abondance de vivres frais.—Heureux retour.
|
| III |
|
Prisonniers
dans les glaces.—Approches de l'hiver polaire.—Bombardement
pacifique.—Falaise de glace.—Aménagement intérieur.—Programme
d'existence.—L'ordinaire des hivernants.—Comment s'entretient la
chaleur animale.—Faisons du carbone.—Aliments respiratoires.—Ne jamais
absorber de neige.—Première étoile.—Que sera l'hiver 1887?—Menaces.—La
tempête.—En péril.—Attente passive.
|
| IV |
|
Après
la tempête.—Mystère.—Le pack dérive.—Constant Guignard perd de
l'argent.—Alarmes.—Il faut distraire les hivernants.—Un peu de
météorologie.—Halos, parhélies et parasélènes.—A propos de
l'arc-en-ciel.—Meute en liberté.—Promenade quotidienne.—Ce que le
Parisien entend par faire: «Iapp!... iapp!...»—La patrouille.—Chiens
savants
|
| V |
|
Encore
et toujours la dérive.—Comment Plume-au-Vent interprète
l'histoire.—Imprudence.—Congestion.—Constant Guignard perd son nez,
mais retrouve sa prime.—Surveillez vos nez!—Effet du froid sur les
verres de lunettes.—La corvée de glace et le tonneau du porteur
d'eau.—Le garde-manger en plein air.—Solitude.—Alertes.—Quitte pour
la peur.—Nouvelles incartades du pack.
|
| VI |
|
Effets
du froid.—Son action déprimante sur les hommes.—Debout au
quart.—Célébration du jour de l'an.—Un programme
séduisant.—Représentation de jour donnée pendant la nuit.—Ne pas
confondre midi avec minuit.—Assaut d'armes.—Guignard et son
Sosie.—Chiens savants.—Boniment.—Les prouesses de Dumas.—Les
Deux Aveugles.—Succès inouï.—La Vieille-Alsace.—Espérance.
|
| VII |
|
Inaction
forcée.—Brûlure par congélation.—Le plus grand froid de
l'année.—Souffrances des chiens.—La maladie groenlandaise.—Premières
victimes.—Courant circulaire.—La goélette revenue à son point de départ.—Aurores boréales.—Observations tirées de
leur apparition.—Les crépuscules polaires.—Retour du soleil.—Phénomène
de réfraction.—Premières tempêtes.—Nouveaux périls.—Situation critique
de la Gallia.
|
| VIII |
|
Fractionnement
des vivres. Trois dépôts sur le pack.—En prévision d'un
désastre.—Abnégation.—Temps affreux.—A propos d'un ours
blessé.—Allemands et Français.—Collision évitée.—La
retraite!—Bredouilles.—Encore l'ouragan.—Transes mortelles.—Agonie d'un
navire.—Chute d'un mât.—Sauvée!—Signal
involontaire.—Désastre.—Commencement de débâcle.—Perte de la Germania.
|
| IX |
|
Sombres
pronostics.—Premiers oiseaux.—Constant Guignard la perle des
factionnaires.—Epître, à la pointe d'une baïonnette.—Poulet non
comestible.—Entrevue.—Les deux rivaux en présence.—Proposition
inattendue.—Meinherr Pregel ne dégèle pas.—Où l'Allemand parle
d'affaires et le Français d'honneur.—Entre gens qui ne se comprennent
pas.—Le bout de l'oreille.—Moment psychologique.—Les marins ont une
tradition.—Fière réplique.
|
| X |
|
Logique
allemande.—Quelques petits mensonges
diplomatiques.—Indignation généreuse du maître d'équipage.—Energique
résolution.—Derniers préparatifs.—Suprême ressource.—La flottille
halée sur les glaces.—Devant les eaux libres.—Pillards.—Lugubre
besogne.—Occlusion des panneaux.—Dernier salut.—Pavillon cloué au
grand mât.—Encore un regard.—L'explosion.
|
TROISIÈME PARTIE
L'ENFER DE GLACE
| I |
|
Ce
que devient une goutte de rosée.—Rupture d'un glacier.—Comment se
forment les icebergs.—Le cap vers le Nord.—La route quand même!—Une rue
d'eau à travers la banquise.—Par 84° de
latitude.—Tout va bien, très bien, trop bien.—Terre en vue.—Les pôles
du froid.—Pourquoi
l'hypothèse
d'une température moins rude et peut-être d'une mer
libre.—Guénic, très intrigué d'apprendre qu'il y a quatre pôles dans
l'hémisphère Nord.
|
| II |
|
Complexité
de la question polaire.—A travers les canaux.—Ni entièrement libre, ni
tout à fait captive.—Douceur de la température.—Conquête d'un
degré.—Par 84° 3′ Nord.—Ecueil par
l'avant!—Abordage.—L'écueil est de chair et d'os.—Bataille contre une
troupe de morses.—Péril imminent.—Plus de peur que de
mal.—Capture.—Deux grands chefs.
|
| III |
|
Vers
la mystérieuse Polynnie.—Signes de printemps.—Les oiseaux arctiques
font leur apparition.—Soupe au lait!—Par 87° de
latitude Nord!—Quelques nuages dans un beau ciel.—Fâcheux
pronostics.—En quête d'un abri.—Le halo.—Tempête.—Vent du Sud, vent de
glace.—Pourquoi
les oiseaux remontaient vers le Nord.—Bloqués sous la neige.—Reprise
de l'hiver.—Froids terribles.—Après quatre heures d'angoisses.—La mer
gelée à l'horizon.
|
| IV |
|
A
propos des traîneaux.—Remorquage par les hommes ou par les
chiens.—Avantages et inconvénients.—Costume de travail.—Le Parisien se
compare à un hanneton englué dans du goudron.—Traction mixte.—Hommes et
chiens attelés simultanément.—Et la chaloupe?—Départ des numéros 1, 2
et 3.—Comment on se sert d'une ancre à jet.—«Qui veut aller loin ménage
sa monture.»
|
| V |
|
Le
mercure encore gelé!—Imprudence.—Tourment de la soif.—Ingestion de
neige.—Fureur du second.—L'existence d'un cuisinier
polaire.—Préparation du dîner.—La halte.—«Un pot trop guetté ne bout
jamais.»—Mélanges incohérents.—Au pays des rêves.—Sous la
tente.—Réveil.—Maux de gorge.—Ophtalmies légères.—Encore les lunettes
vertes.—A 87° 30′ du pôle
|
| VI |
|
Fatale
imprudence.—Conséquences très alarmantes.—Nouvelle et plus grave
maladie du mécanicien Fritz.—Le scorbut!—Terribles pronostics. —Emotion.—Malades
d'ophtalmie.—Energie.—Encore une victime de scorbut.—Nick
prédisposé.—Nouvel ouragan de neige.—La configuration des
glaces.—Modifications importantes.—Nouvelles chaînes de
hummocks.—Horizon menaçant.
|
| VII |
|
A
l'affût.—Mort d'un phoque.—Saignée.—Remède au scorbut.—Deux nouveaux
malades.—Hypothèse au sujet des glaces polaires.—Voie presque
impraticable.—L'état de Fritz empire.—Agonie et mort d'un
patriote.—Funérailles.—Suprême résolution.—Il faut se séparer.—Matériel
plus léger.—L'expédition définitive.—Choix de ceux qui doivent y
participer.—Départ.
|
| VIII |
|
Recommandations
dernières, puis séparation.—Rude voyage.—Splendeurs inutiles.—Toujours
la ligne courbe.—Tours de force d'acrobates.—Submergés dans la
neige.—Une épave au loin.—Un cairn par 89°.—Angoisses.—Document
allemand.—Traces de l'expédition anglaise du commandant Nares.—L'écrit
du lieutenant Markham.—La dérive de la mer Paléocrystique.—Subite
élévation de température
|
| IX |
|
Le
froid diminue.—Encore un obstacle vaincu.—Nouveau souvenir au pays du
soleil.—La mer!... La mer!...—Le traîneau est à son tour porté.—En
bateau.—A quinze heures du Pôle.—Entrain magnifique.—Coup de
sonde.—Stupéfaction.—Un fond de vingt-cinq mètres.—Brusquement le
fond tombe à deux cents mètres.—Les idées du Basque Michel.—Tout
dérive, le bateau, les glaces, la mer elle-même.
|
| X |
|
1er
mai 1888.—Ecueil.—Au pôle Nord.—L'unique manifestation de la vie
organique est un cadavre de baleine.—Vaines recherches.—Où déposer le
procès-verbal de découverte?—Quelle preuve donner, plus tard!—La «nuit»
au Pôle.—Immobilité des êtres et des choses.—A propos de la rotation
terrestre.—Le jour et la nuit de six mois.—La voie du retour.
|
| XI |
|
Après
le retour.—La joie de Constant Guignard.—Du pain et point de
dents.—Bientôt on pourra dire des rentes et pas de pain.—Sinistres
appréhensions.—Encore la
tempête.—Sous les iglous.—Provisions
volées.—Désastres.—Punition exemplaire des larrons.—Egorgement en
masse.—Fuite de Pompon.—Famine.—Après avoir mangé les chiens et leurs
peaux, on attaque les harnais.—Au moment de mourir de faim.
|
| XII |
|
Bruit
étrange.—Manqué!—Pompon.—Chiens gras et matelots maigres.—Découverte
stupéfiante.—Ce que le Parisien appelle une carrière à viande.—A quoi
Pompon a employé ses loisirs.—Le premier pot-au-feu.—Enfouis dans les
stratifications paléocrystiques.—Les stellères.—Espèce éteinte.—La
dérive.—En vue du cap Tchéliouskine.—Ovations.—Gallia victrix!
|
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EVREUX, IMPRIMERIE CHARLES HÉRISSEY
Note sur la transcription
- Les erreurs clairement introduites par le typographe ont
été corrigées. L'orthographe et la ponctuation d'origine
ont été conservées sauf dans les cas suivants:
Pak → Pack (les packs ou la banquise de glace) paloeocrystique et palæocrystique → paléocrystique (forme dominante dans le texte) Cape Schacktleton → Cape Shackleton (p. 71) glyceria arctaca → glyceria arctica (p. 112) Greeley → Greely Lockvood et Lockwod → Lockwood Port-Foulk et Port-Foulke → Port-Foulque Prégel → Pregel Upernavick et Upernawick → Upernavik Wogel → Vogel - Autres corrections:
mal sain → malsain (p. 103, le foie de l'ours est très malsain) avoir la précaution → avoir pris la précaution (p. 243) tyran Samos → tyran de Samos (p. 245) Guignard → Plume-au-Vent (p. 370, Guignard est le matelot de Plume-au-Vent. Voir pp. 95, 160, 263, 361) l'opinion juste milieu → l'opinion du juste milieu (p. 374) exprimable → inexprimable (p. 423, un inexprimable regard d'affection et de regret)