Ce qui me rendit mon calcul assez raisonnable, c'est que cette âme ne me disait rien et ne s'occupait point de moi, connaissant peut-être que je n'étais point là à mauvaises intentions contre sa pauvre carcasse.
Un bruit différent des autres arracha pourtant mes yeux du charme qui les retenait. Je regardai dans le caveau où était Joseph, et j'y vis une autre chose bien laide et bien étrange.
Joseph était toujours debout et assuré, en face d'un être abominable, tout habillé de peau de chien, portant des cornes dans une tête chevelue, avec une figure rouge, des griffes, une queue, et faisant toutes les sauteries et grimaces d'un possédé. C'était fort vilain à voir, et cependant je n'en fus pas longtemps la dupe, car il avait beau changer sa voix, il me semblait reconnaître celle de Doré-Fratin, le cornemuseux de Pouligny, un des hommes les plus forts et les plus batailleurs de nos alentours.
—Tu as beau répondre, disait-il à Joseph, que tu te ris de moi et que tu n'as aucune peur de l'enfer, je suis le roi des musiqueux et, sans ma permission, tu n'exerceras point que tu ne m'aies vendu ton âme.
Joseph lui répondit:—Qu'est-ce qu'un diable aussi sot que vous ferait de l'âme d'un musicien? Il ne s'en pourrait point servir.
—Fais attention à tes paroles, dit l'autre. Ne sais-tu point qu'il faut ici se donner au diable, ou être plus fort que lui?
—Oui, oui, répliqua Joseph. Je sais la sentence: il faut tuer le diable, ou que le diable vous tue.
Sur ce mot-là, je vis Huriel et son père sortir d'une voûte de côté et s'approcher du diable comme pour, lui parler; mais ils furent retenus par les autres sonneurs qui se montrèrent autour de lui; et Carnat le père, s'adressant à Joseph:
—On voit, lui dit-il, que tu ne redoutes pas les sortiléges et on t'en tiendra quitte, si tu te veux conformer à l'usage, qui est de battre le diable, en marque de refus que tu fais chrétiennement de te soumettre à lui.
—Si le diable veut être bien étrillé, répliqua Joseph, donnez-m'en la permission vitement, et il verra si sa peau est plus dure que la mienne. Quelles sont les armes?
—Aucune autre que les poings, répondit Carnat.
—C'est en franc jeu, j'espère? dit le grand bûcheux. Joseph ne prit pas le temps de s'en assurer, et encolèré du jeu qu'on faisait de lui, il sauta sur le diable, lui arracha sa coiffure et le prit au corps si résolument qu'il le jeta par terre et tomba dessus.
Mais il se releva aussitôt, et il me sembla qu'il poussait un cri de surprise et de souffrance; mais toutes les musettes se mirent à jouer, sauf celles d'Huriel et de son père, lesquels faisaient semblant, et regardaient le combat d'un air de doute et d'inquiétude.
Cependant Joseph roulait le diable et paraissait le plus fort; mais je trouvais en lui une rage qui ne me paraissait point naturelle et qui me faisait craindre que, par trop de violence, il ne se mît dans son tort. Les sonneurs semblaient l'y aider, car, au lieu de secourir leur camarade, trois fois renversé, ils tournaient autour de la lutte, sonnant toujours et frappant des pieds pour l'exciter à tenir bon.
Tout d'un coup, le grand bûcheux sépara les combattants en allongeant un coup de bâton sur les pattes du diable, et menaçant de faire mieux la seconde fois, si on ne l'écoutait parler. Huriel accourut à son côté, le bâton levé aussi, et tous les autres s'arrêtant de tourner et de sonner, il se fit un repos et un silence.
Je vis alors que Joseph, vaincu par la douleur, essuyait ses mains déchirées et sa figure couverte de sang, et que si Huriel ne l'eût retenu dans ses bras, il serait tombé sans connaissance, tandis que Doré-Fratin jetait son attirail, soufflait de chaud, et n'essuyait en ricanant que la sueur d'un peu de fatigue.
—Qu'est-ce à dire? s'écria Carnat, venant d'un air de menace contre le grand bûcheux. Êtes-vous un faux frère? De quel droit mettez-vous empêchement aux épreuves?
—J'y mets empêchement à mes risques et à votre honte, répliqua le grand bûcheux. Je ne suis pas un faux frère, et vous êtes de méchants maîtres, aussi traîtres que dénaturés. Je m'en doutais bien, que vous nous trompiez, pour faire souffrir et peut-être blesser dangereusement ce jeune homme! Vous le haïssez, parce que vous sentez qu'il vous serait préféré, et que là où il se ferait entendre, on ne voudrait plus vous écouter. Vous n'avez pas osé lui refuser la maîtrise, parce que tout le monde vous l'eût reproché comme une injustice trop criante; mais, pour le dégoûter de pratiquer dans les paroisses dont vous avez fait usurpation, vous lui rendez les épreuves si dures et si dangereuses qu'aucun de vous ne les aurait supportées si longtemps.
—Je ne sais pas ce que vous voulez dire, répondit le vieux doyen, Pailloux de Verneuil, et les reproches que vous nous faites ici en présence d'un aspirant sont d'une insolence sans pareille. Nous ne savons pas comment on pratique la réception dans vos pays, mais ici, nous sommes dans nos coutumes et ne souffrirons pas qu'on les blâme.
—Je les blâmerai, moi, dit Huriel, qui étanchait toujours le sang de Joseph avec son mouchoir, et, l'ayant assis sur son genou, l'aidait à revenir. Ne pouvant et ne voulant vous faire connaître hors d'ici, à cause du serment qui me fait votre confrère, je vous dirai, au moins, en face, que vous êtes des bourreaux. Dans nos pays, on se bat avec le diable par pur amusement et en ayant soin de ne se faire aucun mal. Ici, vous choisissez le plus fort d'entre vous et vous lui laissez des armes cachées dont il cherche à crever les yeux et percer les veines. Voyez! ce jeune homme est abîmé, et, dans la colère où l'avait mis votre méchanceté, il s'y serait fait tuer, si nous ne l'eussions arrêté. Qu'en auriez-vous fait alors? Vous l'eussiez donc jeté en cette caverne d'oubli, où ont péri tant d'autres pauvres malheureux dont les ossements devraient se redresser pour vous reprocher d'être aussi méchants que vos anciens seigneurs?
Cette parole d'Huriel me rappela l'apparition que j'avais oubliée, et je me retournai pour voir si son invocation l'attirerait à lui. Je ne la vis plus, et pensai à trouver le chemin du caveau d'en bas, où, d'un moment à l'autre, je sentais bien devoir être utile à mes amis.
Je trouvai tout de suite l'escalier et le descendis, jusqu'à l'entrée, ou je ne songeai même pas à me tenir caché, tant il y avait là de dispute et de confusion, qui ne permettaient pas de faire attention à moi.
Le grand bûcheux avait ramassé la casaque de peau de bête, et montrait comme quoi elle était garnie de pointes, comme une carde à étriller les bœufs, et les mitaines que ce faux diable portait encore avaient, à la paume des mains, de bons clous bien assujettis, la pointe en dehors. Les autres étaient furieux de se voir blâmer devant Joseph.—Voilà bien du bruit pour des égratignures, disait Carnat. N'est-il point dans l'ordre que le diable ait des ongles! et cet innocent, qui l'a attaqué sans prudence, ne savait-il point qu'on ne joue pas avec lui sans s'y faire échaffrer un peu le museau? Allons, allons, ne le plaignez point tant, ce n'est rien; et puisqu'il en a assez, qu'il se retire et confesse qu'il n'est point de force à se divertir avec nous; partant, qu'il ne saurait être de notre compagnie en aucune manière.
—J'en serai! dit Joseph, qui, en s'arrachant des bras d'Huriel, montra qu'il avait la poitrine ensanglantée et sa chemise déchirée. J'en serai malgré vous! J'entends que la bataille recommence, et il faudra que l'un de nous reste ici.
—Et moi, je m'y oppose, dit le grand bûcheux, et j'ordonne que ce jeune homme soit déclaré vainqueur, ou bien je jure d'amener dans ce pays une bande de sonneurs, qui feront connaître la manière de se comporter, et y rétabliront la justice.
—Vous? dit Fratin, en tirant une manière d'épieu de la ceinture. Vous pourrez le faire, mais non pas sans porter de nos marques, à seules fins qu'on puisse donner foi à vos rapports.
Le grand bûcheux et Huriel se mirent en défense. Joseph se jeta sur Fratin pour lui arracher son épieu, et je ne fis qu'un saut pour les joindre; mais, devant qu'on eût pu échanger des coups, la figure qui m'avait tant troublé se montra sur le seuil de l'oubliette; étendit sa pique et s'avança d'un pas qui suffit pour donner la frayeur aux malintentionnés. Et, comme on s'arrêtait, morfondu de crainte et d'étonnement, on entendit une voix plaintive, qui récitait la prose des morts dans le fond de l'oubliette.
C'en fut assez pour démonter la confrérie, et l'un des sonneurs s'étant écrié: «Les morts! les morts qui se lèvent!» tous prirent la fuite, pêle-mêle, criant et se poussant, par toutes les issues, sauf celle de l'oubliette, où apparaissait une autre figure couverte d'un suaire, toujours psalmodiant de la manière la plus lamentable qui se puisse imaginer. Si bien qu'en une minute, nous nous trouvâmes sans ennemis, le guerrier ayant jeté son casque et son masque, et nous montrant la figure réjouie de Benoît, tandis que le carme, déroulant son suaire, se tenait les côtes à force de rire.
—Que le bon Dieu me pardonne la mascarade! disait-il; mais je l'ai faite à bonne intention, et il me semble que ces coquins méritaient qu'on leur donnât une bonne leçon, pour leur apprendre à se moquer du diable, dont ils ont plus de peur que ceux à qui ils le font voir.
—J'en étais bien sûr, moi, disait Benoît, qu'en voyant notre comédie, ils trembleraient au beau milieu de la leur.
Mais alors, avisant le sang et les blessures de Joseph, il s'inquiéta de lui et lui montra tant d'intérêt, que cela, joint au secours qu'il lui apportait, me prouva son amitié pour lui et son bon cœur, dont j'avais douté.
Tandis que nous nous assurions que Joseph n'avait pas de mal trop profond, le carme nous racontait comme quoi le sommelier du château lui avait dit avoir coutume de permettre aux sonneurs et autres joyeuses confréries de faire leurs cérémonies dans les souterrains. Ceux où nous étions se trouvaient assez distants des bâtiments habités par la demoiselle dame de Saint-Chartier, pour qu'elle n'entendît pas le bruit, et, dans tous les cas, elle n'eût fait qu'en rire, car on n'imaginait point qu'il s'y pût mêler de la méchanceté; mais Benoît, qui se doutait de quelque mauvais dessein, avait demandé au même sommelier un déguisement et les clefs des souterrains, et c'est ainsi qu'il se trouvait là si à point pour écarter le danger.
—Eh bien, lui dit le grand bûcheux, merci pour votre assistance; mais je regrette que l'idée vous en soit venue, car ces gens sont capables de m'accuser de l'avoir réclamée, et, par là, d'avoir trahi les secrets de mon métier. Si vous m'en croyez, nous partirons sans bruit, et leur laisserons croire qu'ils ont vu des fantômes.
—D'autant plus, dit Benoît, que leur rancune pourrait me retirer leur consommation, qui n'est pas peu de chose. Pourvu qu'ils n'aient point reconnu Tiennet? Et comment diable, à propos, Tiennet se trouve-t-il là?
—Ne l'avez-vous pas amené? dit Huriel.
—Vraiment non, répondis-je. Je suis venu pour mon compte, à cause de toutes les histoires qu'on faisait sur vos diableries. J'étais curieux de les voir; mais je vous jure qu'ils avaient l'esprit trop égaré et la vue trop trouble pour me reconnaître.
Nous allions partir, quand des bruits de voix écolérées et des tumultes sourds, comme ceux d'une querelle, se firent entendre.
—Oui-dà! dit le carme, qu'y a-t-il encore? Je crois qu'ils reviennent et que nous n'en avons pas uni avec eux. Et vile! reprenons nos déguisements!
—Laissez faire, dit Benoît, prêtant l'oreille; je vois ce que c'est. J'ai rencontré, en venant ici par les caves du château, quatre ou cinq gaillards dont un m'est connu. C'est Léonard, votre ouvrier bourbonnais, père Bastien. Ces jeunes gens venaient aussi par curiosité sans doute; mais ils s'étaient égarés dans les caveaux et n'étaient pas bien rassurés. Je leur ai donné ma lanterne en leur disant de m'attendre. Ils auront été rencontrés par les sonneurs en déroute, et ils s'amusent à leur donner la chasse.
—La chasse pourrait bien être pour eux, dit Huriel, s'ils ne sont pas en nombre. Allons-y voir!
Nous nous y disposions, quand les pas et le bruit se rapprochant, nous vîmes rentrer Carnat, Doré-Fratin et une bande de huit autres qui, ayant, en effet, échangé quelques bonnes tapes avec mes camarades, étaient revenus de leur poltronnerie et comprenaient qu'ils avaient affaire à de bons vivants. Ils se retournèrent contre nous, accablant les Huriel de reproches pour les avoir trahis et fait tomber dans une embûche. Le grand bûcheux s'en défendit, et le carme voulut mettre la paix en prenant tout sur son compte et en leur reprochant leurs torts; mais ils se sentaient en force, parce qu'à tout moment il en arrivait d'autres pour les soutenir, et quand ils se virent à peu près au complet, ils élevèrent le ton et commencèrent à passer des insultes aux menaces et des menaces aux coups. Sentant qu'il n'y avait pas moyen d'éviter la rencontre, d'autant plus qu'ils avaient bu beaucoup d'eau-de-vie pendant les épreuves et ne se connaissaient plus guère, nous nous mîmes en défense, serrés les uns contre les autres, et faisant face à l'ennemi de tous côtés, comme se tiennent les bœufs quand une bande de loups les attaque au pâturage. Le carme y ayant perdu sa morale et son latin, y perdit aussi sa patience, car, s'emparant du bourdon d'une musette tombée dans la bagarre, il s'en servit aussi bien qu'homme peut faire pour défendre sa peau.
Par malheur, Joseph était affaibli de la perte de son sang, et Huriel, qui avait toujours dans le cœur la mort de Malzac, craignait plus de faire du mal que d'en recevoir. Tout occupé de protéger son père, qui y allait comme un lion, il se mettait en grand danger. Benoît s'escrimait très-bien pour un homme qui sort de maladie; mais, en somme, nous n'étions que six contre quinze ou seize, et, comme le sang commençait à se montrer, la rage venait, et je vis qu'on ouvrait les couteaux. Je n'eus que le temps de me jeter devant le grand bûcheux qui, répugnant encore à tirer l'arme tranchante, était l'objet de la plus grosse rancune. Je reçus un coup dans le bras, que je ne sentis quasiment point, mais qui me gêna pourtant bien pour continuer, et je voyais la partie perdue, quand, par bonheur, mes quatre camarades, se décidant à venir au bruit, nous apportèrent un renfort suffisant, et mirent en fuite, pour la seconde fois, et pour la dernière, nos ennemis épuisés, pris par derrière, et ne sachant point si ce serait le tout.
Je vis que la victoire nous restait, qu'aucun de mes amis n'avait grand mal, et m'apercevant tout d'un coup que j'en avais trop reçu pour un homme tout seul, je tombai comme un sac, et ne connus ni ne sentis plus aucune chose de ce monde.
Trente et unième veillée.
Quand je me réveillai, je me vis couché dans un même lit avec Joseph; et il me fallut un peu de peine pour réclamer mes esprits. Enfin, je connus que j'étais en la propre chambre de Benoît, que le lit était bon, les draps bien blancs, et que j'avais au bras la ligature d'une saignée. Le soleil brillait sur les courtines jaunes, et, sauf une grande faiblesse, je ne sentais aucun mal. Je me tournai vers Joseph, qui avait bien des marques, mais aucune dont il dût rester dévisagé, et qui me dit en m'embrassant:—Eh bien, mon Tiennet, nous voilà comme autrefois, quand, au retour du catéchisme, nous nous reposions dans un fossé, après nous être battus avec les gars de Verneuil? Comme dans ce temps-là, tu m'as défendu à ton dommage, et, comme dans ce temps-là, je ne sais point t'en remercier comme tu le mérites; mais en tout temps, tu as deviné peut-être que mon cœur n'est pas si chiche que ma langue.—Je l'ai toujours pensé, mon camarade, lui répondis-je en l'embrassant aussi, et si je t'ai encore une fois secouru, j'en suis content. Cependant, il n'en faut pas prendre trop pour toi. J'avais une autre idée... Je m'arrêtai, ne voulant point céder à la faiblesse de mes esprits, qui m'aurait, pour un peu, laissé échapper le nom de Thérence; mais une main blanche tira doucement la courtine, et je vis devant moi la propre image de Thérence qui se penchait vers moi, tandis que la Mariton, passant dans la ruelle, caressait et questionnait son fils.
Thérence se pencha sur moi, comme je vous dis, et moi, tout saisi, croyant rêver, je me soulevais pour la remercier de sa visite et lui dire que je n'étais point en danger, quand, sot comme un malade et rougissant comme, une fille, je reçus d'elle le plus beau baiser qui ait jamais fait revenir un mort.
—Qu'est-ce que vous faites, Thérence? m'écriai-je en lui empoignant les mains que j'aurais quasi mangées; voulez-vous donc me rendre fou?
—Je veux vous remercier et aimer toute ma vie, répondit-elle, car vous m'avez tenu parole; vous m'avez renvoyé mon père et mon frère sains et saufs, dès ce matin, et je sais tout ce que vous avez fait, tout ce qui vous est arrivé pour l'amour d'eux et de moi. Aussi me voilà pour ne plus vous quitter tant que vous serez malade.
—À la bonne heure, Thérence, lui dis-je en soupirant: c'est plus que je ne mérite. Fasse donc le bon Dieu que je ne guérisse point, car je ne sais ce que je deviendrais après.
—Après? dit le grand bûcheux, qui venait d'entrer avec Huriel et Brulette. Voyons, ma fille, que ferons-nous de lui après?
—Après? dit Thérence, rougissant en plein pour la première fois.
—Allons! allons! Thérence la sincère, reprit le grand bûcheux, parlez comme il convient à la fille qui n'a jamais menti.
—Eh bien, mon père, dit Thérence, après, je ne le quitterai pas davantage.
—Ôtez-vous de là! m'écriai-je, fermez les rideaux, je me veux habiller, lever, et puis sauter, chanter et danser; je ne suis point malade, j'ai le paradis dans l'âme... Mais, disant cela, je retombai en faiblesse, et ne vis plus que dans une manière de rêve, Thérence, qui me soutenait dans ses bras et me donnait des soins.
Le soir, je me sentis mieux; Joseph était déjà sur pied, et j'aurais pu y être aussi, mais on ne le souffrit point, et force me fut de passer la veillée au lit, tandis que mes amis causaient dans la chambre, et que ma Thérence, assise à mon chevet, m'écoutait doucement et me laissait lui répandre en paroles tout le baume dont j'avais le cœur rempli.
Le carme causait avec Benoît, tous deux arrosant la conversation de quelques pichets de vin blanc, qu'ils avalaient en guise de tisane rafraîchissante. Huriel causait avec Brulette en un coin; Joseph avec sa mère et le grand bûcheux.
Or Huriel disait à Brulette:
—Je t'avais bien dit, le premier jour que je te vis, en te montrant ton gage à mon anneau d'oreille: «Il y restera toujours, à moins que l'oreille n'y soit plus.» Eh bien, l'oreille, quoique fendue dans la bataille, y est encore, et l'anneau, quoique brisé, le voilà, avec le gage un peu bosselé. L'oreille guérira, l'anneau sera ressoudé, et tout reprendra sa place, par la grâce de Dieu.
La Mariton disait au grand bûcheux:
—Eh bien, qu'est-ce qui va résulter de cette bataille, à présent? Ils sont capables de m'assassiner mon pauvre enfant, s'il essaye de cornemuser dans le pays?
—Non, répondait le grand bûcheux; tout s'est passé pour le mieux, car ils ont reçu une bonne leçon, et il s'y est trouvé assez de témoins étrangers à la confrérie pour qu'ils n'osent plus rien tenter contre Joseph et contre nous. Ils sont capables de faire le mal quand cela se passe entre eux, et qu'ils ont, par force ou par amitié, arraché à un aspirant le serment de se taire. Joseph n'a rien juré; il se taira parce qu'il est généreux, Tiennet aussi, de même que mes jeunes bûcheux par mon conseil et mon commandement. Mais vos sonneurs savent bien que s'ils touchaient, à présent, à un cheveu de nos têtes, les langues seraient déliées et l'affaire irait en justice.
Et le carme disait à Benoît:
—Je ne saurais point rire avec vous de l'aventure, depuis que j'y ai eu un accès de colère dont il me faudra faire confession et pénitence. Je leur pardonne bien les coups qu'ils ont essayé de me porter, mais non ceux qu'ils m'ont forcé de leur appliquer. Ah! le père prieur de mon couvent a bien raison de me tancer quelquefois, et de me dire qu'il faut combattre en moi non-seulement le vieil homme, mais encore le vieux paysan, c'est-à-dire celui qui aime le vin et la bataille. Le vin, continua le carme en soupirant et en remplissant son verre jusqu'aux bords, j'en suis corrigé, Dieu merci! mais je me suis aperçu cette nuit que j'avais encore le sang querelleur et qu'une tape me rendait furieux.
—N'étiez-vous point là en état et en droit de légitime défense? dit Benoît. Allons donc! vous avez parlé aussi bien que vous deviez, et n'avez levé le bras que quand vous y avez été forcé.
—Sans doute, sans doute, répondit le carme; mais mon malin diable de père prieur me fera des questions. Il me tirera les vers du nez, et je serai forcé de lui confesser qu'au lieu d'y aller avec réserve et à regret, je me suis laissé emporter au plaisir de taper comme un sourd, oubliant que j'avais le froc au dos, et m'imaginant être au temps où, gardant les vaches avec vous, dans les prairies du Bourbonnais, j'allais cherchant querelle aux autres pâtours pour la seule vanité mondaine de montrer que j'étais le plus fort et le plus têtu.
Joseph ne disait rien, et sans doute il souffrait de voir deux couples heureux qu'il n'avait plus le droit de bouder, ayant reçu d'Huriel et de moi si bonne assistance.
Le grand bûcheux, qui avait pour lui, en plus, un faible de musicien, l'entretenait dans ses idées de gloire. Il faisait donc de grand efforts pour voir sans jalousie le contentement des autres, et nous étions forcés de reconnaître qu'il y avait, dans ce garçon si fier et si froid, une force d'esprit peu commune pour se vaincre.
Il resta caché, ainsi que moi, dans la maison de sa mère, jusqu'à ce que les marques de la bataille fussent effacées; car le secret de l'affaire fut gardé par mes camarades, avec menaces aux sonneurs toutefois, de la part de Léonard, qui se conduisit très-sagement et très-hardiment avec eux, de tout révéler aux juges du canton, s'ils ne se rangeaient à la paix, une fois pour toutes.
Quand ils furent tous debout, car il y en avait eu plus d'un de bien endommagé, et notamment le père Carnat, à qui il paraît que j'avais démanché le poignet, les paroles furent échangées et les accords conclus. Il fut décidé que Joseph aurait plusieurs paroisses, et il se les fit adjuger, encore qu'il eût l'intention de n'en point jouir.
Je fus un peu plus malade que je ne croyais, non tant à cause de ma blessure, qui n'était pas bien grande, ni des coups dont on m'avait assommé le corps, que de la saignée trop forte que le carme m'avait faite à bonne intention. Huriel et Brulette eurent l'amitié bien charmante de vouloir retarder leur mariage, à seules fins d'attendre le mien; et un mois après, les deux noces se firent ensemble, mêmement les trois, car Benoît voulut rendre le sien public et en célébrer la fête avec la nôtre. Ce brave homme, heureux d'avoir un héritier si bien élevé par Brulette, essaya de lui faire accepter un don de conséquence; mais elle le refusa obstinément, et se jetant aux bras de la Mariton:
—Ne vous souvient-il donc plus, s'écria-t-elle, que cette femme-là m'a servi de mère pendant une douzaine d'années, et croyez-vous que je puisse accepter de l'argent quand je ne suis pas encore quitte envers elle?
—Oui, dit la Mariton; mais ton éducation a été tout honneur et tout plaisir pour moi, tandis que celle de mon Charlot t'a causé des affronts et des peines.
—Ma chère amie, répondit Brulette, ceci est la chose qui remet un peu d'égalité dans nos comptes. J'aurais souhaité pouvoir faire le bonheur de votre Joset en retour de vos bontés pour moi; mais cela n'a pas dépendu de mon pauvre cœur, et dès lors, pour vous compenser de la peine que je lui causais, je devais bien m'exposer à souffrir pour l'amour de votre autre enfant.
—Voilà une fille!... s'écria Benoît, essuyant ses gros yeux ronds qui n'étaient point sujets aux larmes. Oui, oui, voilà une fille!... Et il n'en pouvait dire davantage.
Pour se venger des refus de Brulette, il voulut faire les frais de sa noce, et celle de la mienne par-dessus le marché. Et comme il n'y épargna rien et y invita au moins deux cents personnes, il y fut pour une grosse somme, de laquelle il ne marqua jamais aucun regret.
Le carme nous avait fait trop bonne promesse pour y manquer, d'autant plus que son père prieur l'ayant mis à l'eau pendant un mois pour sa pénitence, le jour de nos noces fut celui où l'interdit était levé de son gosier. Il n'en abusa point, et se comporta d'une manière si aimable, que nous fîmes tous avec lui la même amitié qu'il y avait entre lui, Huriel et Benoît.
Joseph alla bien courageusement jusqu'au jour des noces. Le matin, il fut pâle et comme accablé de réflexions; mais, en sortant de l'église, il prit la musette des mains de mon beau-père et joua une marche de noces qu'il avait composée, la nuit même, à notre intention. C'était une si belle chose de musique, et il y fut donné tant d'acclamation, que son chagrin se dissipa, qu'il sonna triomphalement ses plus beaux airs de danse et se perdit dans son délice tout le temps que dura la fête.
Il nous suivit ensuite au Chassin, et là, le grand bûcheux, ayant réglé toutes nos affaires:—Mes enfants, vous voilà heureux et riches pour des gens de campagne; je vous laisse l'affaire de cette futaie, qui est une belle affaire, et tout ce que je possède d'ailleurs est à vous. Vous allez passer ici quasiment le reste de l'année, et vous déciderez, pendant ce temps-là, de vos plans de campagnes pour l'avenir. Vous êtes de pays différents et vous avez des goûts et des habitudes divers. Essayez-vous à la vie que chacun de vous doit procurer à sa femme pour la rendre heureuse de tous points et ne lui pas faire regretter des unions si bien commencées. Je reviendrai dans un an. Tâchez que j'aie deux beaux petits enfants à caresser. Vous me direz alors ce que vous aurez réglé. Prenez votre temps, telle chose paraît bonne aujourd'hui qui paraît pire ou meilleure le lendemain.
—Et où donc allez-vous, mon père? dit Thérence en l'entourant de ses bras avec frayeur.
—Je vas musiquer un peu par les chemins avec Joseph, répondit-il, car il a besoin de cela, et moi, il y a trente ans que j'en jeûne.
Ni larmes ni prières ne le purent retenir, et nous leur fîmes la conduite jusqu'à moitié chemin de Sainte-Sevère. Là, tandis que nous embrassions le grand bûcheux avec beaucoup de chagrin, Joseph nous dit:—Ne vous désolez point. C'est à moi, je le sais, qu'il sacrifie la vue de votre bonheur, car il a pour moi aussi le cœur d'un père, et il sait que je suis le plus à plaindre de ses enfants; mais peut-être n'aurai-je pas longtemps besoin de lui, et j'ai dans l'idée que vous le reverrez plus tôt qu'il ne le croit lui-même.
Là-dessus, pliant les genoux devant ma femme et devant celle d'Huriel:
—Mes chères sœurs, dit-il, je vous ai offensées l'une et l'autre, et j'en ai été assez puni par mes pensées. Ne me voulez-vous point pardonner, afin que je me pardonne et m'en aille plus tranquille?
Toutes deux l'embrassèrent de grande affection, et il vint ensuite à nous, nous disant, avec une surprenante abondance de cœur, les meilleures et les plus douces paroles qu'il eût dites de sa vie, nous priant aussi de lui pardonner ses fautes et de garder mémoire de lui.
Nous montâmes sur une hauteur pour les voir le plus longtemps possible. Le grand bûcheux sonnait généreusement dans sa musette, et, de temps en temps, se retournait pour agiter son bonnet et nous envoyer des baisers avec la main.
Joseph ne se retourna point. Il marchait en silence et la tête baissée, comme brisé ou recueilli. Je ne pus m'empêcher de dire à Huriel que je lui avais trouvé sur la figure, au moment du départ, ce je ne sais quoi que j'y avais remarqué souvent dans sa première jeunesse, et qui est, chez nous, réputé la physionomie d'un homme frappé d'un mauvais destin.
Les larmes de la famille se séchèrent peu à peu dans le bonheur et l'espérance. Ma belle chère femme y fit plus d'effort que les autres; car, n'ayant jamais quitté son père, elle semblait perdre avec lui la moitié de son âme, et je vis bien que, malgré son courage, son amitié pour moi, et le bonheur que lui donna bientôt l'espoir d'être mère, il lui manquait toujours quelque chose après quoi elle soupirait en secret.
Aussi, je songeais sans cesse à arranger ma vie de manière à nous réunir avec le grand bûcheux, dussé-je vendre mon bien, quitter ma famille, et suivre ma femme où il lui plairait d'aller.
Il en était de même de Brulette, qui se sentait résolue à ne consulter que les goûts de son mari, surtout quand son grand-père, après une courte maladie, se fut éteint bien tranquillement comme il avait vécu, au milieu de nos soins et des caresses de sa chère enfant.
—Tiennet, me disait-elle souvent, il faudra, je le vois, que le Berry soit vaincu en nous par le Bourbonnais. Huriel aime trop cette vie de force et de changement d'air, pour que nos plaines dormantes lui plaisent. Il me donne trop de bonheur pour que je lui souffre quelque regret caché. Je n'ai plus de famille chez nous; tous mes amis, hormis toi, m'y ont fait des peines, je ne vis plus que dans Huriel. Où il sera bien, c'est la que je me sentirai le mieux.
L'hiver nous trouva encore au bois du Chassin. Nous avions bien gâté ce bel endroit dont la futaie de chênes était le plus grand ornement. La neige couvrait les cadavres de ces beaux arbres dépouillés par nous et jetés tous, la tête en avant, dans la rivière, qui les retenait, encore plus froids et plus morts, dans la glace. Nous goûtions, Huriel et moi, auprès d'un feu de copeaux que nos femmes venaient d'allumer pour y réchauffer nos soupes, et nous les regardions avec bonheur, car toutes deux étaient en train de tenir la promesse qu'elles avaient faite au grand bûcheux de lui donner de la survivance.
Tout d'un coup elles s'écrièrent, et Thérence, oubliant qu'elle n'était plus aussi légère qu'au printemps, s'élança quasi au travers du feu pour embrasser un homme que nous cachait la fumée épaisse des feuilles humides. C'était son brave homme de père, qui bientôt n'eut plus assez de bras et de bouche pour répondre à toutes nos caresses. Après la première joie, nous lui demandâmes nouvelles de Joseph et vîmes sa figure s'obscurcir et ses yeux se remplir de larmes.
—Il vous l'avait annoncé, répondit-il, que vous me reverriez plus tôt que je ne pensais! Il sentait comme un avertissement de son sort, et Dieu, qui amollissait l'écorce de son cœur en ce moment-là, lui conseillait sans doute de réfléchir sur lui-même.
Nous n'osions plus faire de questions. Le grand bûcheux s'assit, ouvrit sa besace et en tira les morceaux d'une musette brisée.
—Voilà tout ce que je vous rapporte de ce malheureux enfant, dit-il. Il n'a pu échapper à son étoile. Je pensais avoir adouci son orgueil, mais, pour tout ce qui tenait de la musique, il devenait chaque jour plus hautain et plus farouche. C'est ma faute, peut-être! Je voulais le consoler des peines d'amour en lui montrant son bonheur dans son talent. Il a goûté au moins les douceurs de la louange; mais à mesure qu'il s'en nourrissait, la soif lui en venait plus acre. Nous étions loin: nous avions poussé jusque dans les montagnes du Morvan, où il y a beaucoup de sonneurs encore plus jaloux que ceux d'ici, mais non pas tant pour leurs intérêts que pour leur amour-propre. Joseph a manqué de prudence, il les a offensés en paroles, dans un repas qu'ils lui avaient offert très-honnêtement et à bonnes intentions d'abord. Par malheur, je ne l'y avais point suivi, me trouvant un peu malade, et n'ayant pas sujet de me méfier de la bonne intelligence qu'il y avait entre eux au départ.
Il passa la nuit dehors, comme il faisait souvent; et comme j'avais remarqué qu'il était parfois un peu jaloux de l'applaudissement qu'on donnait à mes vieilles chansons, je ne le voulais point gêner. Au matin, je sortis, encore un peu tremblant de fièvre, et j'appris, dans le bourg, qu'on avait ramassé une musette brisée au bord d'un fossé. Je courus pour la voir et la reconnus bien vite. Je me rendis à l'endroit où elle avait été trouvée, et, cassant la glace du fossé, j'y découvris son malheureux corps tout gelé. Il ne portail aucune marque de violence, et les autres sonneurs ont juré qu'ils l'avaient quitté, sans dispute et sans ivresse, à une lieue de là. J'ai en vain recherché les auteurs de sa mort. C'est un endroit sauvage où les gens de justice craignent le paysan, et où le paysan ne craint que le diable. Il m'a fallu partir en me contentant de leurs tristes et sots propos. Ils croient fermement en ce pays, ce que l'on croit un peu dans celui-ci, à savoir: qu'on ne peut devenir musicien sans vendre son âme à l'enfer, et qu'un jour ou l'autre, Satan arrache la musette des mains du sonneur et la lui brise sur le dos, ce qui l'égare, le rend fou et le pousse à se détruire. C'est comme cela qu'ils expliquent les vengeances que les sonneurs tirent les uns des autres, et ceux-ci n'y contredisent guère, ce qui leur est moyen de se faire redouter et d'échapper aux conséquences. Aussi les tient-on en si mauvaise estime et en si grande crainte, que je n'ai pu faire entendre mes plaintes, et que, pour un peu, si je fusse resté dans l'endroit, l'on m'eût accusé d'avoir moi-même appelé le diable pour me débarrasser de mon compagnon.
—Hélas! dit Brulette en pleurant, mon pauvre Joset! mon pauvre camarade! Et qu'est-ce que nous allons dire à sa mère, mon bon Dieu?
—Nous lui dirons, répliqua tristement le grand bûcheux, de ne point laisser Charlot s'énamourer de la musique. C'est une trop rude maîtresse pour des gens comme nous autres. Nous n'avons point la tête assez forte pour ne point prendre le vertige sur les hauteurs où elle nous mène!
—Oh! mon père, s'écria Thérence, si vous pouviez l'abandonner, Dieu sait dans quels malheurs elle vous jettera aussi!
—Sois tranquille, ma chérie, répondit le grand bûcheux. M'en voilà revenu! Je veux vivre en famille, élever ces petits enfants-là, que je vois déjà en rêve danser sur mes genoux. Où est-ce que nous nous fixons, mes chers enfants?
—Où vous voudrez, s'écria Thérence.
—Et où voudront nos maris, s'écria Brulette.
—Où voudra ma femme, m'écriai-je aussi.
—Où vous voudrez tous, dit Huriel à son tour.
—Eh bien, dit le grand bûcheux, comme je sais vos humeurs et vos moyens, et que je vous rapporte encore un peu d'argent, j'ai calculé, en route, qu'il était aisé de contenter tout le monde. Quand on veut que la pêche mûrisse, il ne faut point arracher le noyau. Le noyau, c'est la terre que possède Tiennet. Nous allons l'arrondir et y bâtir une bonne maison pour nous tous. Je serai content de faire pousser le blé, de ne plus abattre les beaux ombrages du bon Dieu, et de composer mes petites chansons à l'ancienne mode, le soir, sur ma porte, au milieu des miens, sans aller boire le vin des autres et sans faire de jaloux. Huriel aime à courir le pays, sa femme est, à présent, de la même humeur. Ils prendront des entreprises comme celle de cette futaie, où je vois que vous avez bien travaillé, et iront passer la belle saison dans les bois. Si leur famille trop jeune les embarrasse quelquefois, Thérence est de force et de cœur à gouverner double nichée, et on se retrouvera à la fin de chaque automne avec double plaisir, jusqu'au jour où mon fils, après m'avoir fermé les yeux depuis longtemps, sentira le besoin du repos de toute l'année, comme je le sens à cette heure.
Tout ce que disait là mon beau-père arriva comme il le conseillait et l'augurait. Le bon Dieu bénit notre obéissance; et, comme la vie est un ragoût mélangé de tristesse et de contentement, la pauvre Mariton vint souvent pleurer chez nous, et le bon carme y vint souvent rire.
FIN.
———
NOTES:
[1]Le livre avait deux «Septième veillée.» (Note du transcripteur.)
[2] Littéralement l'étonné, celui qui écarquille les yeux.
[3] Nymphea ou nénufar.
[4] Houx
[5] Probablement la mélisse.
[6] Provision de fruits qu'on fait mûrir après la cueillette.
LIBRAIRIE NOUVELLE 15, BOULEVARD DES ITALIENS, 15 JACCOTTET, BOURDILLIAT ET CIE, ÉDITEURS
UN FRANC LE VOLUME
BIBLIOTHÈQUE NOUVELLE
Format grand in-18, imprimé avec caractères neufs, sur beau papier
satiné
Édition contenant 500,000 lettres au moins, 350 à 400 pages le volume.
| H. DE BALZAC (ŒUVRES COMPLÈTES) | ||
| (Seule édition des œuvres complètes publiée en 40 volumes à 1 fr.) | ||
| VOLUMES EN VENTE: | ||
| Scènes de la Vie privée. | ||
| La Maison du Chat-qui-Pelote.—Le Bal de Sceaux.—La Bourse.—La Vendetta.—Madame Firmiani.—Une Double Famille, 1 vol. de 420 pages | 1 | fr. |
| La Paix du Ménage.—La Fausse Maîtresse.—Etude de Femme.—Autre Etude de Femme.—La Grande-Bretèche.—Albert Savarus, 1 vol. de 400 pages | 1 | fr. |
| Mémoires de deux Jeunes Mariées.—Une Fille d'Ève, 1 vol. de 416 pages | 1 | fr. |
| La Femme de Trente Ans.—La Femme abandonnée.—La Grenadière.—Le Message.—Gobseck, 1 vol. de 400 pages | 1 | fr. |
| Le Contrat de Mariage.—Un Début dans la Vie, 1 volume de 370 pages | 1 | fr. |
| Modeste Mignon, 1 vol. de 320 pages | 1 | fr. |
| Honorine.—Le Colonel Chabert.—La Messe de L'Athée.—L'Interdiction.—Pierre Grassou, 1 vol. de 340 pages | 1 | fr. |
| Béatrix, 1 vol. de 361 pages | 1 | fr. |
| Scènes de la Vie parisienne. | ||
| Histoire des Treize.—Ferragus.—La Duchesse de Langeais.—La Fille aux yeux d'or, 1 vol. de 420 pages | 1 | fr. |
| Le Père Goriot, 1 vol. de 350 pages | 1 | fr. |
| César Birotteau, 1 vol. de 380 pages | 1 | fr. |
| La Maison Nucingen.—Les Secrets de la princesse de Cadignan.—Les Employés.—Sarrasine.—Facino Cane, 1 vol. de 500 pages | 1 | fr. |
| Splendeurs et Misères des Courtisanes.—Esther heureuse.—À combien l'amour revient aux vieillards.—Ou mènent les mauvais chemins, 1 vol. de 400 Pages | 1 | fr. |
| La Dernière Incarnation de Vautrin.—Un Prince de la Bohème.—Un Homme d'affaires.—Gaudissart II.—Les Comédiens sans le savoir, 1 vol. de 380 Pages | 1 | fr. |
| La Cousine Bette (Parents pauvres), 1 vol. de 452 pages | 1 | fr. |
| Le Cousin Pons (Parents pauvres), 1 vol. de 384 pages | 1 | fr. |
| Scènes de la Vie de province | ||
| Le Lys dans la Vallée, 1 vol. de 340 pages | 1 | fr. |
| Ursule Mirouet. 1 vol. de 360 pages | 1 | fr. |
| Eugènie Grandet, 1 vol. de 320 pages | 1 | fr. |
| A. DE LAMARTINE | ||
| Geneviève, Histoire d'une Servante, 1 vol. de 320 pages | 1 | fr. |
| ÉMILE DE GIRARDIN | ||
| La Politique universelle, 1 vol. de 460 pages | 1 | fr. |
| GEORGE SAND | ||
| Mont-Revêche, 1 vol. de 350 pages | 1 | fr. |
| La Filleule, 1 vol. de 320 pages | 1 | fr. |
| Les Maîtres Sonneurs, 1 vol. de 320 pages | 1 | fr. |
| Mme E. DE GIRARDIN (ŒUVRES LITTÉRAIRES) | ||
| Nouvelles, 1 vol. de 385 pages | 1 | fr. |
| Marguerite, Ou Deux Amours, 1 vol. de 320 pages | 1 | fr. |
| Monsieur le Marquis de Pontanges, 1 vol. de 350 pages | 1 | fr. |
| Poésies (complètes), 1 vol. de 370 pages | 1 | fr. |
| Le Vicomte de Launay (Lettres parisiennes), avec portrait en taille-douce, 3 vol | 3 | fr. |
| ALEXANDRE DUMAS (publié par) | ||
| Impressions de Voyage: de Paris à Sébastopol, du docteur F. Maynard, 1 vol. de 320 pages | 1 | fr. |
| ALPHONSE KARR | ||
| Histoires normandes, 1 vol. de 350 pages | 1 | fr. |
| Devant les tisons, 1 vol. de 360 pages | 1 | fr. |
| FRÉDÉRIC SOULIÉ | ||
| La Lionne, 1 vol. de 364 pages | 1 | fr. |
| Julie, 1 vol. de 380 pages | 1 | fr. |
| Le Maitre d'École, 1 vol. de 380 pages | 1 | fr. |
| Les Drames inconnus, 5 vol | 5 | fr. |
| JULES SANDEAU | ||
| Un Héritage, 1 vol. de 300 pages | 1 | fr. |
| LE DOCTEUR L. VÉRON | ||
| Mémoires d'un Bourgeois de Paris, 5 vol | 5 | fr. |
| Cinq cent mille francs de rente, 1 vol. de 384 pages | 1 | fr. |
| STENDHAL (BEYLE) | ||
| La Chartreuse de Parme, 1 vol. de 500 pages | 1 | fr. |
| Chroniques et Nouvelles, 1 vol. de 320 pages | 1 | fr. |
| LÉON GOZLAN | ||
| La Folle du logis, 1 vol. de 320 pages | 1 | fr. |
| PHILARÈTE CHASLES | ||
| Souvenirs d'un Médecin, 1 vol. de 320 pages | 1 | fr. |
| Mme ÉMILE DE GIRARDIN, T. GAUTIER, SANDEAU, MÉRY | ||
| La Croix de Berny, 1 vol. de 320 pages | 1 | fr. |
| ALEXANDRE DUMAS FILS | ||
| Diane de Lys, 1 vol. de 320 pages | 1 | fr. |
| Le Roman d'une Femme, 1 vol. de 400 pages | 1 | fr. |
| La Dame aux perles, 1 vol. de 400 pages | 1 | fr. |
| Trois Hommes forts, 1 vol. de 320 pages | 1 | fr. |
| Le Docteur Servans, 1 vol. de 300 pages | 1 | fr. |
| Le Régent Mustel, 1 vol. de 350 pages | 1 | fr. |
| CHAMPFLEURY | ||
| Les Bourgeois de Molinchart, 1 vol. de 320 pages | 1 | fr. |
| AMÉDÉE ACHARD | ||
| La Robe de Nessus, 1 vol. de 320 pages | 1 | fr. |
| Belle-Rose, 1 vol. de 560 pages | 1 | fr. |
| Les Petits-Fils de Lovelace, 1 vol. de 400 pages | 1 | fr. |
| JULES GÉRARD. (LE TUEUR DE LIONS) | ||
| La Chasse au Lion, ornée de 12 magnifiques gravures, par G. Doré, 1 vol. de 320 pages | 1 | fr. |
| MÉRY | ||
| Une Nuit du Midi (scènes de 1815), 1 vol. de 320 pages | 1 | fr. |
| Mme MANOEL DE GRANDFORT | ||
| L'Autre Monde, 1 vol. de 320 pages— | 1 | fr. |
| LE COMTE DE RAOUSSET-BOULBON | ||
| Une Conversion, 1 vol. de 284 pages | 1 | fr. |
| LE DOCTEUR FÉLIX MAYNARD | ||
| Souvenirs d'un Zouave devant Sébastopol, 1 vol. de 300 pages | 1 | fr. |
| Mme LAFARGE (née Marie Capelle) | ||
| Heures de Prison, 1 vol. de 320 pages | 1 | fr. |
| FÉLIX MORNAND | ||
| La Vie de Paris, 1 vol. de 320 pages | 1 | fr. |
| ARNOULD FREMY | ||
| Les Maîtresses parisiennes, 1 vol. de 320 pages | 1 | fr. |
| Les Confessions d'un Bohémien, 1 vol. de 336 pages | 1 | fr. |
| MISS EDGEWORTH | ||
| Demain, 1 vol | 1 | fr. |
| CH. DE BOIGNE | ||
| Petits Mémoires de L'opéra, 1 vol. de 360 pages | 1 | fr. |
| EUGÈNE CHAPUS | ||
| Les Soirées de Chantilly, 1 vol. de 320 pages | 1 | fr. |
| Mme ROGER DE BEAUVOIR | ||
| Confidences de Mlle Mars, 1 vol. de 320 pages | 1 | fr. |
| Sous le masque, 1 vol. de 350 pages | 1 | fr. |
| CH. MARCOTTE DE QUIVIÈRES | ||
| Deux Ans en Afrique, 1 vol. de 320 pages | 1 | fr. |
| MAXIME DU CAMP | ||
| Mémoires d'un Suicidé, 1 vol. de 320 pages | 1 | fr. |
| Les Six Aventures, 1 vol. de 360 pages | 1 | fr. |
| HIPPOLYTE CASTILLE | ||
| Histoires de Ménage, 1 vol. de 300 pages | 1 | fr. |
| Mme MOLINOS-LAFITTE | ||
| L'Éducation du foyer, 1 vol. de 520 pages | 1 | fr. |
| HENRY MONNIER | ||
| Mémoires de monsieur Joseph Prudhomme, 2 Vol | 2 | fr. |
| ÉDOUARD DELESSERT | ||
| Voyages aux Villes maudites, 1 vol. de 288 pages | 1 | fr. |
| FRANCIS WEY | ||
| Le Bouquet de Cerises, 1 vol. de 360 pages | 1 | fr. |
| MOLIÈRE (ŒUVRES COMPLÈTES) | ||
| Nouvelle édition par Philarète Chasles, 5 vol le vol. | 1 | fr. |
| LÉOUZON LE DUC | ||
| L'Empereur Alexandre II, avec portrait, 1 vol | 1 | fr. |
| STERNE | ||
| Oeuvres Posthumes, avec portrait de Sterne, 1 vol | 1 | fr. |
| NESTOR ROQUEPLAN | ||
| Regain: la Vie parisienne, 1 vol | 1 | fr. |
| THÉOPHILE GAUTIER | ||
| Salmis de Nouvelles, 1 vol | 1 | fr. |
| PIERRE BERNARD | ||
| La Bourse et la Vie, 1 vol | 1 | fr. |
| CRÉTINEAU-JOLY | ||
| Scènes d'Italie et de Vendée, 1 vol | 1 | fr. |
| DE LONLAY | ||
| Le Grand Monde russe, 1 vol | 1 | fr. |
| PAULIN LIMAYRAC | ||
| La Comédie en Espagne, 1 vol | 1 | fr. |
| ——— | ||
| TROIS FRANCS LE VOLUME | ||
| Format grand in-octavo, de 400 à 500 pages, papier vélin, impression de luxe. | ||
| VICTOR COUSIN (DE L'ACADÉMIE FRANÇAISE) | ||
| Premiers Essais de Philosophie, 1 vol | 3 | fr. |
| Philosophie sensualiste, 1 vol | 3 | fr. |
| Philosophie écossaise, 1 vol | 3 | fr. |
| ALFRED DE VIGNY (DE L'ACADÉMIE FRANÇAISE) | ||
| Stello, 1 vol | 3 | fr. |
| Grandeur et Servitude militaires, 1 vol. | 3 | fr. |
| Poésies, avec portrait de l'auteur, 1 vol. (sous presse) | 3 | fr. |
| Théatre, 1 vol | 3 | fr. |
| Cinq-Mars, avec autographes de Richelieu et de Cinq-Mars, 1 vol. | 3 | fr. |
| ÉMILE DE GIRARDIN | ||
| L'Impôt, 1 vol. de 500 pages | 3 | fr. |
| MAXIME DU CAMP | ||
| Les Beaux-Arts a l'Exposition universelle, 1 vol. de 450 pag. | 3 | fr. |
| ——— | ||
| DEUX FRANCS LE VOLUME | ||
| Format grand in-12, de 100 à 500 pages, imprimé avec caractères neufs sur beau papier satiné. | ||
| VICTOR COUSIN (DE L'ACADÉMIE FRANÇAISE) | ||
| Premiers Essais de Philosophie, 1 vol | 2 | fr. |
| Philosophie sensualiste, 1 vol | 2 | fr. |
| Philosophie Écossaise, 4 vol | 2 | fr. |
| ÉMILE DE GIRARDIN | ||
| La Liberté dans le Mariage, 1 vol | 2 | fr. |
| L'ABBÉ THÉOBALD MITRAUD | ||
| De la Nature des Sociétés humaines, 1 vol | 2 | fr. |
| CHARLES EMMANUEL | ||
| Astronomie nouvelle, ou Erreurs des Astronomes, 2e édition, 1 v | 2 | fr. |
| EDMOND TEXIER | ||
| La Grèce et ses Insurections, avec carte, 1 vol | 2 | fr. |
| YVAN et CALLÉRY | ||
| L'insurrection en Chine, avec portrait et carte, 1 vol | 2 | fr. |
| LAURENCE OLIPHANT | ||
| Voyage pittoresque d'un Anglais en Russie et Sur le Littoral de la Mer Noire et de la Mer d'Azof, 1 vol | 2 | fr. |
| MAXIME DU CAMP | ||
| Le Nil (Égypte et Nubie), avec carte, 1 vol | 2 | fr. |
| PARMENTIER | ||
| Description topographique de la guerre turco-russe, 1 vol | 2 | fr. |
| ÉDOUARD DELESSERT | ||
| Six Semaines dans L'ile de Sardaigne, avec deux dessins, 1 vol. | 2 | fr. |
| ROGER DE BEAUVOIR | ||
| Colombes et Couleuvres, poésies nouvelles, 1 vol | 2 | fr. |
| Mme LOUISE COLLET | ||
| Ce qu'on rêve en aimant, poésies nouvelles, 1 vol | 2 | fr. |
| ELIACIN GREEVES | ||
| Poemes Familiers, 1 vol | 2 | fr. |
| Doctrine saint-simonienne, 1 vol | 2 | fr. |
| Mémoires de Bilboquet, 3 vol le vol. | 2 | fr. |
| ——— | ||
| 50 CENTIMES LE VOLUME | ||
| Format grand in-32, papier vélin, impression de luxe. | ||
| ——— | ||
| Ouvrages publiés | ||
| ÉMILE DE GIRARDIN | ||
| Émile, 1 vol | 50 | c. |
| FRÉDÉRIC SOULIÉ | ||
| Le Lion amoureux, 1 vol | 50 | c. |
| NESTOR ROQUEPLAN | ||
| Les Coulisses de l'Opéra, 1 vol | 50 | c. |
| ALEXANDRE DUMAS | ||
| Marie Dorval, 1 vol | 50 | c. |
| ALEXANDRE DUMAS FILS | ||
| Un Cas de rupture, 1 vol | 50 | c. |
| GUSTAVE CLAUDIN | ||
| Palsambleu, 1 vol | 50 | c. |
| LÉON PAILLET | ||
| Voleurs et Volés, 1 vol | 50 | c. |
| MICHELET | ||
| Pologne et Russie, 1 vol | 50 | c. |
| MARQUIS DE VARENNES | ||
| Pris au piége, 1 vol | 50 | c. |
| H. DE VILIEMESSANT | ||
| Les Cancans, 1 vol | 50 | c. |
| EDMOND TEXIER | ||
| Une Histoire d'Hier, 1 vol | 50 | c. |
| HENRY DE LA MADELÈNE | ||
| Germain, 1 vol | 50 | c. |
| Mlle de Fontanges, 1 vol | 50 | c. |
| MÉRY | ||
| Les Amants du Vésuve, 1 vol | 50 | c. |
| Mme LOUISE COLLET | ||
| Quatre Poemes couronnés par l'Académie, 1 vol | 50 | c. |
| LE VICOMTE DE MARENNES | ||
| Manuel de l'Homme et de la Femme comme il faut, 1 v | 50 | c. |
| PETIT-SENN | ||
| Bluettes et Boutades, 1 vol | 50 | c. |
| H. DE BALZAC | ||
| Traité de la Vie élégante, 1 vol, | 50 | c. |
| Code des Gens honnètes, 1 v | 50 | c. |
| ÉDOUARD DELESSERT | ||
| Une Nuit dans la Cité de Londres, 1 vol | 50 | c. |
| ——— | ||
| Ouvrages à publier | ||
| MAURICE SAND | ||
| Deux Jours dans le Monde des Papillons, 1 vol | 50 | c. |
| PAULIN LIMAYRAC | ||
| Les Surprises de la Vie, 1 vol | 50 | c. |
| MÉRY | ||
| Hommes et Bêtes. 1 vol | 50 | c. |
| Mlle TOURANGIN | ||
| l'Opéra Maudit, 1 vol | 50 | c. |
| ——— | ||
| OUVRAGES À PRIX DIVERS | ||
| A. DE LAMARTINE | ||
| Lectures pour tous, 1 vol. in-18 | 2 | 50 |
| ÉMILE DE GIRARDIN | ||
| Solution de la Question d'Orient, 1 vol. in-8o | 2 | 50 |
| l'Expropriation abolie par la dette foncière consolidée, 1 v. in-8o | 2 | » |
| Unité de rente et unité d'intérêt, 1 vol. in-8o | 2 | » |
| Les Cinquante-deux, réunis en 11 vol. in-18 | 6 | » |
| l'Ornière Des Révolutions, 1 vol. in-8o | 1 | » |
| GOLDENBERG, ancien représentant à l'Assemblée législative. | ||
| De l'Avenir de notre Société, 1 vol. in-8o | 1 | » |
| LE PRINCE PE LA MOSKOWA | ||
| Le Siège de Valenciennes, 1 vol. in-18, avec carte | 1 | » |
| AURÉLIEN SCHOLL | ||
| Les Esprits malades, 1 vol. in-18 | 1 | 50 |
| J. CRÉTINEAU-JOLY | ||
| Le Pape Clément XVI, seconde et dernière lettre au père Theiner, 1 vol. in-8o | 3 | » |
| LE Dr FÉLIX ROUBAUD | ||
| La Danse des tables, phénomènes physiologiques démontrés, avec gravure explicative, 2e édition, 1 vol. in-18 | 1 | » |
| F. DESSERTEAUX | ||
| La Jérusalem délivrée, du Tasse, traduite en vers, octave par octave, 1 vol. in-18 | 1 | » |
| LE CAPITAINE MAYNE REID | ||
| Les Chasseurs de chevelures, in-4o, avec illustration | 1 | » |
| A. PEYRAT | ||
| Un Nouveau Dogme, histoire de l'immaculée Conception, 1 v. in-18 | 1 | » |
| A. MORIN | ||
| Comment l'esprit vient aux tables, 1 vol. in-18 | 1 | 50 |
| LE MAJOR WARNER | ||
| Schamyl, le Prophète du Caucase, 1 vol. in-18 | » | 50 |
| UN ASTROLOGUE | ||
| La Comète et le Croissant, présages et prophéties sur la guerre d'Orient, 1 vol. in-32 | » | 50 |
| ——— | ||
| NOUVELLE BIBLIOTHÈQUE THÉATRALE | ||
| Choix de Pièces nouvelles, format in-12 | ||
| GEORGE SAND | ||
| Maitre Favilla, drame en trois actes | 1 | 50 |
| Lucie, comédie en un acte et en prose | 1 | » |
| Comme il vous plaira, comédie en trois actes et en prose, tirée de Shakspeare | 1 | 50 |
| Françoise, comédie en quatre actes et en prose | 2 | » |
| MADAME ÉMILE DE GIRARDIN | ||
| l'Ecole des Journalistes, comédie en 5 actes et en prose | 1 | » |
| Judith, tragédie en trois actes | 1 | » |
| L. LURINE ET R. DESLANDES | ||
| L'Amant aux bouquets, comédie en un acte | » | 50 |
| Les Femmes peintes par elles-mêmes, comédie en un acte | » | 50 |
| Le Camp des Révoltées, fantaisie en un acte | » | 50 |
| MADAME ROGER DE BEAUVOIR | ||
| Le Coin du Feu, comédie en un acte | » | 50 |
| A. MONNIER ET ED. MARTIN | ||
| Madame d'Ormessan, s'il vous plait? comédie en un acte, mélée de couplets | » | 50 |
| JULES LECOMTE | ||
| Le Collier, comédie en un acte | » | 50 |
| CLAIRVILLE, LUBIZE ET SIRAUDIN | ||
| La Bourse au village, vaudeville 50 en un acte | » | 50 |
| H. MONNIER ET J. RENOULT | ||
| Peintres et Bourgeois, comédie en trois actes et en vers | 1 | 50 |
| ADRIEN DECOURCELLE | ||
| Les Amours forcés, pièce en trois actes | 1 | » |
| MÉRY | ||
| Maitre Wolfram, opéra-comique en un acte musique de M. Reyer | » | 50 |
| LÉON GUILLARD | ||
| Le Mariage a l'arouebuse, comédie en un acte | 1 | » |
| LÉON GUILLARD ET ACHILLE BÉZIER | ||
| La Statuette d'un grand homme, comédie en un acte | 1 | » |
| L. GUILLARD ET A. DESVIGNES | ||
| Le Médecin de l'ame, drame en cinq actes | 1 | » |
| L. BEAUVALET ET A. DE JALLAIS | ||
| Le Guetteur de nuit, Opérette-bouffe en un acte musique de M. Paul Blaquières | » | 50 |
| MICHEL DELAPORTE | ||
| Toinette et son Carabinier, croquis musical en un acte, musique de M. Jules Brémont | » | 50 |
| A. DECOURCELLE H. DELACRETELLE | ||
| Fais ce que dois, drame en trois actes, en vers | 1 | » |
| DECOURCELLE ET LAMBERT THIBOUST | ||
| Un Tyran domestique, vaudeville en un acte | » | 50 |
| HECTOR CRÉMIEUX | ||
| Le Financier et le Savetier, opérette-bouffe en un acte, musique de M. Jacques Offenbach | » | 50 |
| ARNOULD FREMY | ||
| La Réclame, comédie en cinq actes et en prose | 1 | fr. |