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Les quinze joyes de mariage / Conforme au manuscript de la bibliothèque publique de Rouen

Chapter 38: NOTES
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About This Book

The text presents fifteen ironic vignettes that list the supposed joys of married life, each turning unexpectedly into satirical sketches exposing domestic annoyances, infidelities, self-deception, and social pretenses. Through brisk anecdotes, wry observation, and a recurring rueful refrain at the end of every unit, it alternates comedy and melancholy to scrutinize human foibles within conjugal bonds. Its language mixes colloquial turns and deliberate naïveté to amplify irony, while structure—short episodes capped by the same closing motif—creates a cumulative portrait of marriage as a source of persistent, often comic discomfort rather than felicity.

NOTES

[1] En suivant le système adopté par M. Pottier, M. F. Génin a complété l’explication. La messe sans tête donne se. Le monde, formant seulement deux pieds avec la syllabe se, donne mond. Il faudrait lire : Lasale semond, c’est-à-dire enseigne, etc. Voy. Athenæum français, 1854, p. 228.

[2] M. F. Génin, en effet, a traité, dans la préface de son édition de Pathelin, cette question, qui reste encore indécise.

[3] Les Quinze Joyes sont mentionnées dans plusieurs ouvrages anciens, notamment dans les Cent Nouvelles nouvelles, dont Antoine de La Sale fut un des auteurs ; dans la Sylva nuptialis de Nevizan, et dans un Sermon nouveau et fort joyeux auquel est contenu tous les maulx que l’homme a en mariage. Rabelais y fait allusion. Elles faisoient partie de la Bibliothèque de maître Guillaume.

[4] Prison.

[5] Bouter, mettre.

[6] Liens, lians, léans, là ens, là dedans.

[7] Pour prières ni pour argent ne peut sortir.

[8] Spécialement.

[9] Au.

[10] Appéter, désirer.

[11] Ravir.

[12] Massacres, tueries.

[13] Affranchis.

[14] Laisser, abandonner.

[15] Ni.

[16] Voulut, voudroit.

[17] L’on.

[18] Croire.

[19] Sortir.

[20] Engin de pêche, en osier, à deux ouvertures. Lorsqu’il est fermé par l’un de ses bouts, le poisson peut entrer, mais non pas sortir.

[21] Appât.

[22] Deuil.

[23] Nager. L’édition de Treperel porte nagier.

[24] Ce prétendu Valère ressemble fort à Juvénal, sat. VI, vers 30 et suivants. L. D.

[25] Tomber.

[26] Je ne connois ni cet homme ni son livre. L. D. — Cet homme, c’est Mathéolus ; son livre, le livre de Mathéolus, traduit en vers, au XIVe siècle, par Jehan Le Fèvre, faisoit grand bruit à l’époque où les Quinze Joyes de mariage furent écrites. Voyez une très-bonne dissertation de M. François Morand, Mathéolus et son traducteur Jehan le Fèvre, Boulogne-sur-Mer, 1851, in-8.

[27] Les Joyes et douleurs de la Vierge se trouvent à la suite de diverses éditions gothiques des Heures de la Vierge. Elles ont été imprimées séparément. Voy. Brunet, Manuel, II, p. 737.

[28] Jamais.

[29] Misères.

[30] Endurcis.

[31] Charge, fardeau. On dit encore : bête de somme.

[32] Amusé.

[33] Enfermés.

[34] A l’égard.

[35] Intention.

[36] Adverbe affirmatif, qu’il ne faut pas confondre avec la conjonction si.

[37] S’esmoyer, se soucier, se mettre en peine.

[38] Tirer esguillettes. Trier, peut-être choisir. L. D. — Cette explication est singulière. Les aiguillettes étoient des lacets qui attachoient le haut-de-chausses au pourpoint. De là venoit l’expression nouer l’aiguillette, qui se disoit d’un homme qu’on avoit, au moyen de maléfices, rendu impuissant. Tirer l’aiguillette, c’étoit prouver clairement qu’on n’étoit point maléficié.

[39] Plaisirs, amusements.

[40] D’où.

[41] Donnent.

[42] Quoique.

[43] Qui s’amusent, se divertissent.

[44] Tels.

[45] Lui.

[46] De leur garderobe, ou peut-être de leur argent.

[47] Jeunes homs, jeune homme. Nominatif singulier, d’après les règles de notre grammaire primitive. Voy. La préface des Nouvelles françoises en prose du XIIIe siècle, par MM. L. Moland et Ch. d’Héricault.

[48] Tel feur telle vente, tel prix, telle vente ; au cours du marché.

[49] N’avoit coutume de.

[50] Excepté, hormis.

[51] S’amuse. On dit encore se délecter.

[52] Convient, il faut.

[53] Elle.

[54] Octroyer, accorder.

[55] Jouissances.

[56] Il n’est pas besoin, il n’est point nécessaire.

[57] Après.

[58] Fisse.

[59] Les généalogies.

[60] Train, accoutrement.

[61] Il m’est indifférent.

[62] Avoy ! Dieu !

[63] Sorte de drap. Il y en avoit de plusieurs couleurs.

[64] Malines, où se fabriquoient de belles étoffes.

[65] Le fin vert doit être une étoffe, tandis que le bon gris et le menu-ver ou menu-vair sont des fourrures.

[66] Je n’ai aucun renseignement sur les chaperons à grant cruche.

[67] Tissu.

[68] Mode.

[69] J’ai grandi.

[70] De longtemps.

[71] Tomba ; de cheoir.

[72] Plait, procès.

[73] Reprocher, rappeler, remettre devant les yeux.

[74] Laissez-moi en paix.

[75] Accablée de malheur.

[76] A la mienne.

[77] Avoir cure, avoir soin, se soucier.

[78] Touché de pitié.

[79] Tend.

[80] Frapper.

[81] Mauvaise mine, mauvais visage.

[82] De telle sorte.

[83] Dieu m’aide aussi bien que je ne le dis pas pour…

[84] Beaucoup.

[85] Argent, finance.

[86] Argent, avoir, bien, fortune.

[87] En son cœur.

[88] A part soi.

[89] Abattu, fatigué.

[90] Étoffe, de pannus.

[91] A crédit.

[92] Petite monnoie de peu de valeur.

[93] Font vendre ses meubles.

[94] Le créancier avoit en effet le droit de faire excommunier son débiteur à défaut de paiement. Voy. Ducange, Glossarium mediæ et infimæ latinitatis, nouv. éd., VII, 166.

[95] Engregier, reaggraver une sentence d’excommunication.

[96] A la maison.

[97] Aubes, linges blancs. Dans mes aubes, dans mes langes. L. D.

[98] Jamais.

[99] Élevée.

[100] Maintenant.

[101] Qui n’en peut mais, qui n’a rien fait pour se mettre dans ce cas.

[102] Rassoté.

[103] Entreprend, ou seulement convient, fait le projet.

[104] Quelles dames.

[105] Céans, cians, ciens, ici, ici dedans.

[106] La confiance que j’ai en vous.

[107] Qui.

[108] Commencé, mis en train.

[109] Fêtée.

[110] Gaie, aimant à jaser.

[111] Courage.

[112] Anneau.

[113] Hors de la droite voie, du grand chemin.

[114] Son capital, son bien.

[115] Indifférence.

[116] Après.

[117] Troisième.

[118] Épingle.

[119] Fouler, blesser.

[120] Difficile, capricieuse.

[121] Selon le bon plaisir.

[122] Qui se réuniront chez elle pendant le temps de ses couches, et jusqu’à ses relevailles. Sur l’usage des réunions, voy. les Caquets de l’accouchée (Bibliothèque elzevirienne).

[123] Rient, se gaussent.

[124] Qu’il manque.

[125] Je suis bien étonnée, bien émerveillée.

[126] Il paroît.

[127] Advînt.

[128] Venir à bout, à chef. Se tirer d’affaire.

[129] Méchant.

[130] Fantasque, de mauvaise humeur.

[131] Frappa.

[132] Une folie.

[133] Dernière.

[134] Que vous le lui reprochiez vertement.

[135] Des victuailles.

[136] Grande dépense.

[137] De peur.

[138] Puis, depuis.

[139] Est tombé.

[140] Savantes.

[141] Mauvaise mine.

[142] L’entend.

[143] Depuis longtemps.

[144] Se brûle.

[145] Le reste.

[146] Tripoté toute la journée.

[147] Quand elles sont en couches.

[148] Chèrement.

[149] Relevailles.

[150] Me lever.

[151] Déjà.

[152] Voulut.

[153] Dépensons.

[154] Tourment, embarras, tribulation.

[155] Rideau. Ce mot, qui commençoit à vieillir à la fin du seizième siècle, puisque Rosset a cru devoir l’expliquer, n’est pas encore complétement hors d’usage.

[156] Voici.

[157] Les éditions de Rosset portent à ressie, qu’il explique par collation, goûter. Le Duchat fait venir ce mot de recœnare. Réciner s’emploie encore dans quelques provinces pour goûter.

[158] Caquetant, bavardant, jouant.

[159] Quatrième.

[160] Mauvais jours et mauvaises nuits.

[161] Fatigué.

[162] Difformes, mal faites.

[163] A la vieille mode.

[164] Dans l’édition originale et dans celles de Rosset on lit desgaroté, que Rosset explique par déchiré. L’édition Treperel dit esgarouillié.

[165] Le Duchat suppose qu’il s’agit ici de la bataille de Rosbecque, en 1382.

[166] Tombent.

[167] Valise, petit coffre.

[168] Au lieu de la bataille de Flandres, l’édition Treperel parle cette fois de la bataille de Chypre, qui eut lieu vers 1395. L’édition originale ne dit pas en cet endroit de quelle bataille il s’agit. Remarquons ici que le mss. et toutes les éditions parlent du bonhomme comme ayant assisté à ces batailles, à l’exception de l’édition Treperel, qui parle de son pere.

[169] L’édition originale dit empesché ; les autres despelicé, desplicé, que Le Duchat explique par plumé, dépouillé de sa fourrure.

[170] De quoi.

[171] A la dévotion.

[172] Rebuté.

[173] De bruit, de querelle.

[174] Gronde.

[175] Crainte.

[176] Cinquième.

[177] Escapade.

[178] Ardeur amoureuse ; calida accolatio. (Édit. de 1857.)

[179] Un peu bien crédule. Ce proverbe suppose que plus le chrême étoit bon, plus celui qui en a été confirmé a de foi. L. D.

[180] Jeunes coqs, coquets. Le patois lorrain appelle jaltré un jouvenceau qui commence seulement à se plaire avec les filles. L. D.

[181] A son gré, comme elle voudroit.