Proficisci. Iter facere. Peregrinari.
1. Proficisci désigne le commencement du voyage, comme partir, πορεύεσθαι ; iter facere et peregrinari en comprennent toute la durée, comme voyager, ὁδοιπορεῖν.
2. Iter facere se dit également d’un voyage dans le pays ou à l’étranger ; mais peregrinari, ἐϰδημεῖν, suppose toujours qu’on passe la frontière ; dans ce dernier cas, la peregrinatio continue même quand on est arrivé à destination et que l’iter est fini.
- Profiteri, v. Fateri.
- Profusus, v. Prodigus.
- Progenies, v. Stirps.
- Prohibere, v. Arcere.
- Proles, v. Stirps.
- Prolixi, v. Passi.
- Proloqui, v. Eloqui.
- Promittere, v. Polliceri.
- Profugus, v. Perfuga.
- Pronuntiare, v. Eloqui.
Pronus. Proclivis. Propensus.
Pronus, au sens moral, marque un penchant en général ; proclivis marque le plus souvent un penchant au bien ; propensus, au mal.
- Propalam, v. Aperire.
- Prope, v. Pæne.
- Propensus, v. Pronus.
- Properus, v. Citus.
- Propinquus, v. Necessarius.
- Prorogare, v. Differre.
- Prosapia, v. Stirps.
- Prosper, v. Felix.
- Protinus, v. Repente.
- Psallere, v. Canere.
- Proprius, v. Privus.
- Prorsus, v. Plane.
- Prosequi, v. Comitari.
- Protervus, v. Petulans.
- Prudens, v. Sapiens.
- Pudens, pudibundus, pudicus, v. Castus.
- Puella, v. Virgo.
Puer. Infans. Adolescens. Juvenis. Vir. Vetus. Senex.
Puer, dans son acception générale, l’homme dans ses années de dépendance, tant qu’il n’est ni ne peut être père de famille, en trois périodes : 1º comme infans, enfant, νήπιος, παιδίον, à partir de la première année ; 2º comme puer, au sens restreint, jeune garçon, παῖς, à partir de la septième ; 3º comme adolescens, à l’ouverture de l’adolescence, jeune homme, μειράϰιον, νεανίας, à partir de la seizième. Juvenis, dans son acception générale, l’homme tant que durent les années pendant lesquelles il possède et retient la plénitude de ses forces, à peu près depuis l’époque de la majorité jusqu’aux premières atteintes de l’âge, l’homme jeune, νέος, en trois périodes : 1º comme adolescens, au déclin de l’adolescence, à partir de la dix-huitième année ; 2º comme juvenis, au sens restreint, νεανίας, à partir de la vingt-quatrième ; 3º comme vir, homme fait, ἀνὴρ, à l’ouverture de la virilité, à partir de la trentième. Maturus se dit des années de maturité avancée quand le feu de la jeunesse s’est évaporé, en trois périodes : 1º de l’homme fait, vir, ἀνὴρ, au déclin de la virilité, à partir de la quarantième année ; 2º de l’homme âgé, vetus, γέρων, à partir de la cinquantaine ; 3º du vieillard, senex, πρεσϐύτης, à partir de la soixantaine.
- Pugio, v. Gladius.
Pugna. Acies. Prœlium.
Pugna, terme général pour toute espèce de combat, depuis le duel jusqu’à la bataille rangée la plus sanglante, μάχη ; acies, action décisive, conduite selon les règles de la tactique entre les parties belligérantes, bataille rangée ; prælium, combat d’occasion entre des détachements, rencontre, engagement, escarmouche, comme συμϐολή.
Pugnare. Confligere. Dimicare. Digladiari.
1. Pugnare et confligere, vider un différend de vive force ; ils s’appliquent presque toujours à l’emploi des masses, à une bataille ; dimicare et digladiari, le vider par la voie des armes et presque toujours en combat singulier.
2. Pugnare marque de préférence une bataille en règle, livrée à dessein et envisagée par son beau côté, comme exigeant à la fois de l’art et du courage ; confligere, un combat de rencontre, pris du vilain côté, comme occasion de meurtre et de carnage. Cic. Balb. 9. “Qui cum hoste nostro cominus sæpe in acie pugnavit.” “Il s’est souvent mesuré de près avec notre ennemi en bataille rangée.” Comparez avec Off. I, 23. “Temere in acie versari et manu cum hoste confligere immane quiddam et belluarum simile est.” “Se jeter follement dans la mêlée d’une bataille et se prendre corps à corps avec l’ennemi, c’est un excès de courage qui tient de la brute.”
3. Dimicare présente l’image d’une lutte soutenue à l’aide de la première arme venue, épée, lance, pique, massue, par un homme qui défend sa vie ; il se prend indifféremment en bonne et en mauvaise part ; digladiari se dit d’un combat à l’épée ou au poignard et présente l’image odieuse d’un gladiateur consommé dont la vocation et l’art consistent dans l’escrime et dans le meurtre. Cic. Tusc. IV, 19. “Convenit dimicare pro legibus, pro libertate, pro patria.” “Il faut savoir se battre pour les lois, la liberté, la patrie.” Comparez avec Legg. III, 9. “Iis sicis, quas ipse se projecisse dicit in forum, quibus inter se digladientur cives.” “Ces poignards qu’il se vante d’avoir jetés dans le Forum pour forcer ses concitoyens à s’entr’égorger.”
Pungere. Stimulare.
Pungere, piquer pour blesser, pour faire mal ; stimulare, aiguillonner pour réveiller et stimuler par la douleur.
- Punire, v. Vindicta.
Purgatio. Excusatio. Satisfactio.
La purgatio consiste, comme la justification, à se laver par des raisons péremptoires d’un soupçon ou d’une accusation ; l’excusatio ou excuse à reconnaître qu’il y a eu une faute de commise, mais en donnant des assurances ou des preuves de l’innocence de ses intentions ; la satisfactio ou satisfaction, à apaiser la partie offensée ou lésée, en cas d’innocence, par la purgatio ou l’excusatio, en cas de culpabilité, par la veniæ petitio ou par la pœna.
Purus. Mundus. Merus. Putus. Meracus.
1. Purus, synonyme d’integer et opposé de contaminatus, pur et sans tache, ϰαθαρός ; mundus, synonyme de nitidus et opposé de spurcus et de sordidus, pur et net, ϰομψός ; enfin, merus, synonyme de simplex et opposé de mixtus, pur et sans mélange, comme ἀϰήρατος, ἀϰέραιος.
2. Purus, terme général et populaire ; putus ou ordinairement purus putus, purus ac putus, terme technique pour exprimer la pureté de l’or et de l’argent massifs.
3. Merus se dit de tout ce qui est pur, soit indifféremment, soit avec éloge, comme si tout mélange était une falsification ; meracus se dit particulièrement de la pureté du vin qui n’est point trempé et, transporté au figuré à d’autres objets, il exprime une idée de blâme, comme si la matière pure et sans addition n’était pas comme elle doit être, par opposition à temperatus. C’est le sens de l’ancien allemand eitel.
Q
Quærere. Scrutari. Rimari. Investigare. Indagare.
1. Quærere, chercher, en général, on éprouve le désir ou le besoin de trouver ; scrutari, rimari, investigare et indagare ajoutent à ce sens une idée accessoire de peine et de difficulté.
2. Scrutari et rimari, se mettre à la recherche d’un objet caché : scrutari, en fouillant de tous les côtés, on s’intéresse à la découverte, on se passionne ; rimari, en creusant pour déterrer, la découverte exige des efforts et de la sagacité. Investigare et indagare, se mettre à la recherche d’un objet éloigné : investigare, à la façon du chasseur qui suit en connaissance de cause la piste ou la trace visible du gibier ; indagare, à la façon du limier qui suit l’odeur guidé par son instinct. Curt. IX, 10, 11. “Famem sentire cœperunt, radices palmarum ubique rimantes.” “Ils éprouvèrent les atteintes de la faim et ils cherchaient partout, pour les déterrer, des racines de palmiste.” Comparez avec IX, 9, 5. “Scrutati omnia tuguria tandem latentes reperere.” “A force de fouiller toutes les cabanes, ils finirent par les trouver dans leur cachette.” Tac. Ann. VI, 3. “Rimans secreta omnium.” “Déterrant les secrets de tout le monde.” Et XII, 52. “Quasi finem principis per Chaldæos scrutaretur.” Furius Scribonianus est exilé sous prétexte qu’il avait eu la curiosité de s’adresser aux Chaldéens pour découvrir quand et comment l’empereur mourrait. Il n’y avait pas d’obstacles à surmonter.
Questus. Quiritatio. Querimonia. Querela.
Questus et quiritatio, expression de la douleur : questus, par des gémissements rares ; quiritatio, par des gémissements suivis. Querimonia et querela, expressions du chagrin : la querimonia part d’un sentiment estimable, celui d’une personne lésée qui ne veut pas souffrir une injustice ; la querela, d’un sentiment presque toujours blâmable, celui du mécontent qui ne sait supporter aucune contrariété. La querimonia est une affaire de raisonnement, elle vise à obtenir assistance ou satisfaction, comme la plainte ; la querela est une affaire de sentiment ; elle ne tend guère qu’à soulager le cœur, comme les lamentations. Cic. Cæcil. 3. “In populi Romani quotidiana querimonia.” “La plainte journalière du peuple romain.” Comparez avec Famm. V, 14. “Tu non intelliges te querelis quotidianis nihil proficere ?” “Ne veux-tu point comprendre que tu ne gagnes rien à tes lamentations journalières ?”
Quies. Tranquillitas. Requies.
1. Quies, le repos, l’inaction absolue, par opposition à toute espèce d’activité, ἡσυχία ; tranquillitas, le calme dans le mouvement opposé à l’agitation et à la passion, comme ἑϰηλία. Sen. Ep. 3. “Et quiescenti agendum et agenti quiescendum est.” “Il faut que l’action succède au repos et le repos à l’action.” Comparez avec Cic. Top. 3. “Ut aut perturbentur animi aut tranquillentur.” “Pour remuer ou calmer les esprits.” Quietus offre une analogie de signification avec otiosus, segnis, languidus, et tranquillus avec lenis, placidus, moderatus.
2. Quies, le repos en lui-même, indépendamment de toute relation ; requies, le repos par lequel on se délasse au sortir de l’action ou de la fatigue. Curt. IX, 6, § 2. “Ne quies corpori invalido adhuc necessaria pulsu remorum impediretur.” “Pour ne point déranger par le bruit des rames le repos dont la faiblesse du malade avait toujours besoin.” Comparez avec § 3. “Placuit hic locus ad suam et militum requiem.” “Il trouva le lieu à son gré pour se livrer au repos avec son armée.”
Quisque. Quivis. Quilibet. Unusquisque. Omnes. Universi. Cuncti. Totus.
1. Quisque, quivis et quilibet désignent la totalité des individus qui constituent l’espèce ; omnes, universi et cuncti, la totalité de l’espèce qui comprend et réunit les individus.
2. Quisque, tout individu pris à part ; quivis, tout individu choisi par préférence entre tous les autres, sans exclure personne de ce choix, qui n’en est que plus marqué, comme πᾶς τις ; quilibet, le premier venu, sans choix, avec une nuance de mépris, comme ὁστισοῦν ; il est synonyme de primus quisque, ὁ τυχών. Cic. Famm. VIII, 10. “Quidvis quamlibet, tenue munusculum.” “Ce que vous voudrez, le moindre petit présent.”
3. Quisque est enclitique ; on ne le trouve jamais en prose à la tête de la proposition ; unusquisque est accentué et se place partout.
4. Unusquisque, chacun en particulier, par opposition à quelques individus ; singuli, les individus, par opposition à un tout indivisible, comme ἕϰαστος.
5. Omnes, tout le monde, sans exception ; ce n’est qu’une totalité physique, par opposition à nemo, unus, aliquot, comme πάντες ; universi, l’universalité des êtres que l’espèce peut embrasser et contenir ; c’est une totalité morale, par opposition à singuli et unusquisque, comme σύμπαντες ; enfin, cuncti, tous ceux qui sont rassemblés et réunis ; c’est une totalité de rencontre et de fait, par opposition à dispersi, comme ἅπαντες. Liv. VII, 35. “Admiratione paventibus cunctis, quum omnium in se convertisset oculos Decius.” “Toute l’assistance était étonnée et émue, tous les regards tournés vers Décius.” Nep. Dat. 5. “Qui illum unum pluris quam se omnes fieri videbant. Quo facto cuncti ad eum opprimendum consenserunt.” “Les courtisans voyaient qu’à lui seul il les effaçait tous auprès du roi. Ils entrèrent tous tant qu’ils étaient dans une conspiration qui devait l’accabler.”
6. Totus, solidus et integer s’appliquent à un tout primitif qui ne vient que par extraordinaire à se diviser en parties, comme ὅλος ; omnis, universus et cunctus, à des individus primitivement isolés qui ne forment un tout que par leur réunion, πᾶς, σύμπας, ἅπας.
Quotidie. In singulos dies.
Quotidie s’entend de ce qui revient tous les jours ; in singulos dies, de ce qui va tous les jours en augmentant. Cic. Att. V, 7. “Quotidie vel potius in singulos dies breviores litteras ad te mitto.” “Les lettres que je t’envoie deviennent plus courtes tous les jours ou plutôt de jour en jour.”
R
Rami. Ramalia. Virga. Termes. Turio. Surculus. Sarmentum. Stolo. Virgultum. Fruticetum.
1. Rami et ramalia, les branches de l’arbre : rami, les branches vivantes et vertes, θαλλοί ; ramalia, les branches mortes et sèches. Virga, termes, turio, surculus, talea, sarmentum et stolo ne se disent que des rameaux : virga et les termes rares de termes olivæ et turio lauri, simples rameaux sans idée accessoire, ϰλάδος, ϰλὼν, ϰλῆμα ; surculus et talea, rameaux considérés comme des membres et des rejetons de l’arbre qui servent à la propagation en qualité de greffes et de boutures, les pousses, ὀρσός ; sarmentum et stolo, rameaux considérés comme des excroissances dont il faut débarrasser l’arbre et qui ne sont bonnes qu’à jeter : sarmentum, rameau inutile, sauvage ; stolo, branche folle, gourmande, parasite.
2. Virgultum, lieu couvert de buissons, qui n’est point nu ; fruticetum, lieu embarrassé de halliers, impraticable.
- Rapina, raptor, v. Præda.
- Recens, v. Novus.
- Recipere, v. Polliceri et Sumere.
- Recondere, v. Celare.
- Recuperare, v. Sumere.
- Recusare, v. Negare et Spernere.
- Redire, v. Reverti.
- Reduncus, v. Curvus.
- Recitare, v. Eloqui.
- Recordari, v. Meminisse.
- Recurvus, v. Curvus.
- Redimere, v. Emere.
- Redolere, v. Olere.
- Redundare, v. Abundare.
- Refellere, v. Refutare.
- Refugium, v. Perfuga.
Refutare. Confutare. Refellere.
1. Refutare et confutare, réfuter par toute sorte de moyens ; refellere, par des raisons solides et par une discussion lumineuse. Cic. Orat. II, 50, 203. “Neque hæc solum in defensione, sed etiam in Scauro cæterisque meis testibus, quorum testimonia non refellendo, sed ad eumdem impetum populi confugiendo refutasti.” “C’est toujours le même artifice et dans ta défense et à propos de Scaurus et de mes autres témoins ; ce n’est point par une vraie réfutation, mais par un nouveau recours aux passions populaires que tu réponds à leurs témoignages.”
2. Le refutans se tient sur la défensive et rétorque les arguments qu’on lui oppose ; le confutans prend l’offensive ; il en fait voir la nullité et les réduit en poussière. Cic. Font. 1. “Plus laboris consumo in poscendis testibus quam defensores in refutandis.” “Je me donne plus de peine pour interroger les témoins que les défenseurs pour leur répondre.” Comparez avec N. D. II, 17. “Cujus opinionis levitas confutata a Cotta non desiderat orationem meam.” “Ce sentiment n’a aucun poids, et Cotta l’a pulvérisé de manière à me dispenser de parler.” Top. 25. “Refutatio accusationis in qua est depulsio criminis.” “Répondre à un acte d’accusation en repoussant les charges.” Comparez avec Rhet. ad Her. I, 13. “Confutatio est contrariorum locorum dissolutio.” “La réfutation consiste à réduire à néant les arguments contraires.”
Regius. Regalis.
Regius, ce qui appartient à un roi, ce qui vient d’une suite de rois ; regalis, ce qui convient à un roi, ce qui est digne de lui.
Religio. Fides.
Religio, probité scrupuleuse fondée sur une obligation intérieure, toute de conscience ; fides, même qualité fondée sur une obligation extérieure, sur une promesse.
Relinquere. Deserere. Omittere. Destituere. Desolatus.
1. Relinquere, quitter, s’applique à un objet auquel on ne tient que par un rapport de lieu et de voisinage ; deserere et omittere, à un objet auquel on tient par une obligation morale en qualité de possesseur ou d’ami. Il y a au fond de la desertio, de l’abandon, une lâcheté, un oubli de quelque devoir, par opposition à defensio, tutatio ; au fond de l’omissio une conviction que l’on a d’être autorisé à s’abstenir, comme dans renoncer, par opposition à obtinere. Tac. Dial. 16. “Partes quas intellexerimus te non tam omisisse quam nobis reliquisse”, ce qui ne veut pas dire qu’on renonce à voir le sujet traité, mais qu’on le quitte pour le laisser traiter par un autre. Et 9. “Relinquenda conversatio amicorum et jucunditas urbis, deserenda cætera officia.” “Il faut quitter le commerce de ses amis, les plaisirs de la ville ; il faut abandonner ses devoirs.” Cic. Verr. I, 4, 11. “Desertum exercitum, relictam provinciam.” “Abandonner l’armée, quitter la province.”
2. Deserere, quitter et trahir dans un danger possible et éloigné ; destituere, dans un danger réel et prochain. Curt. IV, 2, 32. “Desertus, destitutus, hostibus deditus.” “Abandonné, délaissé, livré aux ennemis.” Liv. VI, 2. “Quod defensores suos in ipso discrimine periculi destituat.” “Il délaisse ses défenseurs dans la crise même du péril.”
3. Desertus et destitutus marquent particulièrement l’oubli du devoir ; desolatus, la dureté impitoyable de cet oubli. Suet. Cal. 12. “Deserta desolataque reliquis subsidiis aula.” “La cour abandonnée et anéantie par l’abandon de ses derniers appuis.”
- Reliqui, v. Cæteri.
- Reminisci, v. Meminisse.
- Renuere, v. Negare.
- Repandus, v. Curvus.
- Remedium, v. Mederi.
- Renidere, v. Ridere.
- Repagulum, v. Sera.
Repente. Subito. Extemplo. E vestigio. Illico. Statim. Protinus. Confestim. Continuo.
Repente et subito, tout à coup : repens, par opposition à l’attente, à exspectatus, à sensim, comme ἐξαπίνης ; subitus, par opposition à des préparatifs, à ante provisus, meditatus, paratus, comme παραχρῆμα. Extemplo et e vestigio se disent par opposition à un délai : extemplo marque un rapport de temps, comme dans l’instant ; e vestigio, un rapport de lieu, comme sur-le-champ. Illico, ilicet, à la hâte, se prennent par opposition à la lenteur : illico, en prose, comme παραυτίϰα ; ilicet, chez les comiques et les poëtes. Statim et protinus s’opposent au temps qui suit : statim, aussitôt, à deinde, postea, comme εὐθύς ; protinus, de suite, comme πρόϰα. Enfin, confestim et continuo s’opposent à ex intervallo.
Repere. Serpere. Serpens. Anguis. Coluber.
1. Repere, avancer à l’aide de pieds très-courts, à petits pas, lentement, se traîner ; serpere, sans pieds, par une ondulation du corps entier, et sans bruit, ramper.
2. Serpens, nom général pour tout ce qui rampe, à la façon des serpents, ἑρπετόν ; anguis, serpent redoutable par la grandeur de sa taille, ὄφις ; coluber, serpent dangereux, quoique de petite taille, ἔχις, ἔχιδνα.
Reprehensio. Vituperatio.
Reprehensio, blâme destiné à corriger, à ramener dans la bonne voie, remontrance, μέμψις ; vituperatio, blâme destiné à servir de châtiment, à reprocher une faute à celui qui l’a commise, réprimande, ψόγος. La reprehensio a son opposé dans la probatio, la vituperatio dans la laudatio.
- Repudiare, v. Negare.
Repudium. Divortium.
Repudium, renvoi de la fiancée ou de l’épouse du chef du mari futur ou actuel ; divortium, dissolution du mariage ou divorce en forme fondé sur un consentement réciproque, à la suite duquel chacune des deux parties tire de son côté. La formule du repudii était : Conditione tua non utor ; celle du divortii : Res tuas tibi habeto. On dit repudium mittere, remittere, renunciare, dicere alicui, mais divortium facere cum aliqua.
- Requies, v. Quies.
Requirere. Desiderare.
Requirere, réclamer, par un mouvement de l’esprit qui voit le côté utile des choses ; desiderare, regretter, par un mouvement du cœur qui s’attache avec amour et sympathie. Le requirens a des prétentions, il espère qu’on fera droit à sa réclamation ; le desiderans choie un désir et en attend l’accomplissement du cours des choses, de la fortune. Cic. Famm. VII, 26. “Magis tuum officium desiderari, quam abs te requiri putavi meum.” “On est plus porté selon moi à regretter ton intervention que tu ne l’es à réclamer la mienne.”
Respectum. Rationem habere.
Respectum habere, tenir compte de quelque chose par la pensée et par la réflexion, juger digne d’attention ; rationem habere, en tenir compte dans sa conduite et dans ses mesures, comme d’un moyen qui peut concourir à conduire au but.
Restare. Superesse.
Restare modifie l’idée exprimée par rester en y associant celle d’une tâche qui n’est point achevée ; superesse, en y associant celle d’une réserve qui n’est point épuisée. Cic. Cat. III, 10. “Cum hostes vestri tantum civium superfuturum putassent, quantum infinitæ cædi restitisset.” “Quand vos ennemis avaient réduit dans leur calcul le surplus des citoyens à ce qui échapperait au massacre général.” Hor. Sat. I, 9, 28. “Nunc ego resto, confice.” “C’est moi qui vais te servir à présent de victime, achève.”
- Restaurare, v. Instituere.
- Restis, v. Laqueus.
- Restituere, v. Instituere.
Rete. Cassis. Plaga.
Retia, rets, terme général pour les filets de pêche et de chasse ; casses et plagæ, engins réservés à la chasse : casses, filets destinés à s’emparer du petit gibier qui y entre comme dans un sac ; plagæ, à s’emparer du gros gibier qui s’y empêtre. Hor. Ep. 2, 32. “Aut trudit acres... apros in obstantes plagas, aut amite levi rara tendit retia.” “Il pousse l’impétueux sanglier vers les rets qui lui barrent le passage, il tend au bout d’une perche légère des filets déliés.”
Reverti. Revenire. Redire.
Reverti et revenire, pris au propre, marquent des actions qui ne durent qu’un moment : reverti, opposé à proficisci, celle qui consiste à se retourner pour revenir sur ses pas ; revenire, opposé à advenire, celle qui consiste à rattraper le point d’où on était parti. Redire, opposé à porro ire, s’entend de toute la durée de l’action comprise entre ces deux extrêmes, comme revenir. Cic. Att. XVI, 7. p. m. “Quam valde ille reditu vel potius reversione mea lætatus effudit ille omnia quæ tacuerat.” “Dans le transport qu’il éprouvait à me voir revenir ou plutôt faire le premier pas pour revenir, il épancha tout ce qu’il n’avait jamais voulu dire.”
Ridere. Cachinnare. Renidere. Subridere. Irridere. Deridere.
1. Ridere et cachinnare se disent d’un rire qu’on entend : ridere, d’un rire gai et modéré, comme γελᾷν ; cachinnare, d’éclats de rire immodérés et discordants, comme ϰαγχάζειν. Subridere et renidere désignent un sourire qu’on peut bien voir, mais non pas entendre : subridere, un sourire espiègle ou satirique ; renidere, amical ou mielleux, μειδιᾷν. Cic. Tusc. IV, 31. “Si ridere concessum sit, vituperatur tamen cachinnatio.” “On nous permet de rire, mais on nous reprocherait de rire aux éclats.”
2. Deridere s’entend, comme ϰαταγελᾷν, d’un rire moqueur considéré comme un trait d’orgueil et de mépris ; on rit du haut de sa grandeur ; irridere, comme un trait d’insolence ou de malignité ; on rit à la barbe des gens, ἐγγελᾷν. Cic. Orat. III, 14. “Istos omnes deridete atque contemnite.” “Riez dédaigneusement de tous ces gens-là et méprisez-les.” N. D. II, 3. “Claudius etiam per jocum deos irridens.” “Claudius, qui osait plaisanter et rire à la barbe des dieux.”
- Rimari, v. Quærere.