APPENDICE
Nous donnons ci-après quelques extraits des sermonnaires, qui, après Bossuet, ont mérité d’être mis au nombre de nos meilleurs prédicateurs.
Bourdaloue. — Louis Bourdaloue, de la Société de Jésus, né à Bourges, en 1632, mort en 1704, débuta dans les chaires de Paris en 1669 et succéda à Bossuet, comme prédicateur de la cour en 1670. Le succès de sa puissante dialectique, si nous en croyons les témoignages contemporains, éclipsa un instant la gloire de Bossuet. « La Bourdaloue, écrivait Madame de Sévigné, frappe comme un sourd, disant des vérités à bride abattue. Sauve qui peut, il va toujours droit son chemin. » Outre ses quatre-vingt-cinq Sermons, il composa plusieurs Panégyriques et deux Oraisons funèbres dont celle du prince de Condé. Bourdaloue est, incontestablement, notre deuxième orateur sacré.
Fléchier. — Esprit Fléchier, né à Pernes (Comtat d’Avignon) en 1632, évêque de Nîmes, mort en 1710, passa, de son vivant, pour un maître de l’oraison funèbre. Les plus célèbres, celles de Madame de Montausier (1672) et de Turenne (1676), sont de bons morceaux de rhétorique.
Massillon. — Jean-Baptiste Massillon, de l’Oratoire, né à Hyères en 1663, mort en 1742, prêcha à la cour avec le plus grand succès. Il prononça l’Oraison funèbre de Louis XIV. Son Petit Carême (dix sermons) demeure célèbre.
Lacordaire, Henri-Dominique (1802-1861).