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Petit histoire des grandes rois de Angleterre cover

Petit histoire des grandes rois de Angleterre

Chapter 58: Orange et Stuart
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About This Book

A comic, verse-based chronicle recounts successive English monarchs in short, playful sketches that mix historical anecdote with exaggerated praise and gentle mockery. The text is rendered in colloquial Quebec French that blends Anglicisms, phonetic spellings, and intentional typographic quirks to produce a rustic, conversational voice. A prefatory note frames the pieces as a lighthearted response to bilingual popular verse and invites readers of both languages to appreciate the humor. The tone shifts between affectionate parody and satirical commentary on royal foibles while maintaining an overall breezy, anecdotal structure.

JACQUES II
(1685-1689)

Jacques Deux il était la frère

De Charles Deux qu'on vient de voir;

Et c'est affreux tout le misère

Qu'il prit pour le couronne avoir.

Par malheur, à le politique

Il mêla le religion,

Si tant que partout le critique

Il s'attacha dessus son nom.

Erreur difficile à comprendre,

Qui de nos jours soubsiste encor

Parmi cet-là qui veulent prendre

«La sanctuaire pour décor...»

Jacques d'abord, brave et tenace,

Dans sa succès trop confiant,

Pensa qu'au peuple en faisant face

Il devrait rester triomphant.

Aux premiers clameurs de le foule

Il répondit par le rigueur;

Mais, comme oun tonnerre qui roule,

Les cris prirent plus de vigueur [41].

Bientôt Jacques put reconnaître

Que, même jusqu'en son maison,

Contre sa trône et sa bien-être

Se préparait le trahison.

En effet, son fille Marie

Avec Guillaume, son époux,

Aux biens de le royauterie

Ils faisaient déjà les yeux doux.

Guillaume était prince d'Orange

Et de Hollande oun stathouder,

Ce qui ne veut pas dire oun ange,

Mais oun garçon bougrement fier.

Les Jacobites ou Papistes

Etaient de Jacques les suivants;

Et cet-là nommés Orangistes

Etaient de Guillaume les gens.

Bien! cet dernier à sa beau-père,

D'auprès duquel il avait fui,

Il fit oune terrible guerre

Pour avoir le couronne à lui.

A le rivière de le Boyne

Leurs soldats s'étant rencontrés,

Ils se chauffèrent tant le couenne

Que beaucoup en furent grillés.

Jacques s'y vit, l'excellent homme,

Dépouillé de ce qu'il avait;

Et sa gendre, la bon Guillaume,

Eut la trône qu'il convoitait.

Noble et caressante famille!

De voir son père détrôné,

Mary, dit-on,—excellent fille!—

De rire était ratatiné.

[41] Voir note à l'appendice.

Orange et Stuart

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