LE CADRE
CHAPITRE PREMIER
LE LOGIS ET L’AMEUBLEMENT
Ici, madame, commence l’examen minutieux de la stratégie que je crois propre à vous assurer, sinon une supériorité réelle qui vous importe peu, au moins l’apparence de cette même supériorité.
Ah ! l’apparence ! Tout est là, n’est-il pas vrai ? Aristide, cet Athénien démodé qui voulait être juste, non le paraître, avait les idées de son temps et si je vous révèle que ce temps était encore antérieur à celui d’Hérode, il ne vous sera pas difficile de comprendre que de telles opinions aient un impérieux besoin d’être rajeunies.
Écoutez donc et faites votre profit.
Il me paraît d’abord opportun, avant de donner la comédie, d’installer le théâtre, de dresser la scène et de machiner les décors, c’est-à-dire de ne rien donner au hasard dans le choix et l’ornementation de votre logis.
C’est là, en effet, que vous livrerez bataille à l’indifférence et à la jalousie ; c’est là qu’aboutiront, ou je me trompe fort, les hommages et les justes tributs que vous vaudra votre nouvel état. C’est là que sera le sanctuaire, au fond duquel trônera votre souveraine divinité.
Or, que cherche-t-on dans un tel lieu ? Quelle impression ont désiré produire les édificateurs de tous les sanctuaires, aussi bien des temples doriques que des pagodes chinoises ou de nos cathédrales couronnées d’ogives ? Est-ce la tristesse ? Non pas, car un abord maussade écarte les fidèles et fait le vide, bien loin à la ronde. Est-ce la gaîté ? Pas davantage, car les privautés de l’abandon qu’elle provoque ne sont guère compatibles avec le respect et l’admiration.
C’est en réalité un composé de majesté aimable et de grâce imposante, qui réussit le mieux, en vue d’un pareil but. Il faut de la richesse et de l’agrément pour plaire au passant, mais aussi de la grandeur et quelque peu de mystère pour maintenir les distances.
Aussi, je redoute pour vous les quartiers neufs, les maisons à peine issues de terre, avec leur folâtre floraison de balcons, de corniches, de campaniles, de vérandas.
Je ne conteste pas l’avantage d’habiter une de ces cages somptueuses étalées le long d’une avenue verdoyante, mais c’est trop frais. Vos habitudes, toutes de traditions, vos goûts vieillots, — des goûts de famille comme les portraits et les bijoux, s’accommodent mal des pierres taillées de la veille et des plâtres imparfaitement séchés. Il y a dans ces façades, à la blancheur insolente, quelque chose qui sent la fortune soudaine provenant d’une boutique liquidée d’hier ou d’un coup de bourse inexpliqué.
Par contre, quelle poésie dans les anciennes bâtisses de la rive gauche ! Quelle ampleur dans ces escaliers de pierre dure bordés de fer forgé, où le bruit de vos pas semble un écho mourant des talons rouges de l’autre siècle ! Quelle ombre charmante, pleine de visions soyeuses et poudrées, dans ces jardins encaissés, dans ces cours aux larges pavés quadrillés d’herbe fine !
Et puis, ce quartier que je vous prône a pour lui l’inégalable prestige de son nom : faubourg Saint-Germain !
N’avez-vous jamais entendu quelque provincial enrichi proclamer avec emphase : « Je viens de faire une visite au faubourg Saint-Germain ! »
Il semble, à ces mots magiques, qu’un potentat soit proche et qu’éclatent, pour lui faire honneur, les cent et un coups de canon traditionnels.
Habiter le faubourg Saint-Germain, y avoir un ami, y dîner seulement, y passer même, c’est recevoir l’investiture d’un peu d’aristocratie, c’est s’allier dans une certaine mesure aux familles chevaleresques qui le hantent, c’est presque prouver qu’on a eu des grands-oncles prisonniers de Saladin.
Vous saurez plus tard de quelle importance est un tel élément de supériorité.
Contentez-vous d’apprendre, pour le moment, que la rue de l’Université, la rue Saint-Dominique, la rue de Grenelle et la rue de Varennes, sont les premières désignées pour l’établissement de vos pénates.
A la vérité, les rues transversales, de Monsieur, de Bourgogne, de Bellechasse, ont leur valeur, mais ce n’est déjà plus la même qualité. Il ne les faut envisager que comme pis aller.
Voilà qui est entendu : vous avez trouvé un hôtel séculaire au fond d’une cour, ayant deux étages tout au plus, mais fort élevés. Les portes du rez-de-chaussée sont en forme d’arcades, bordées de guirlandes ; deux petites ailes contiennent les écuries et les remises qui, hélas ! resteront vides — n’oublions pas que vous n’avez que 40.000 livres de rente — une autre aile sépare la cour de la rue et présente une haute porte cochère, vermoulue et délabrée si vous voulez, je n’y vois pas d’inconvénient.
Entrons — en voiture, cela va de soi — et descendons sous la marquise dont il vous suffira de faire remplacer les vitres ébréchées.
Voici le vestibule du bas. A moins qu’il ne soit dans un état de dégradation inacceptable, gardez-vous d’y faire donner un coup de pinceau. Les boiseries jadis blanches, un peu salies par le temps, sont le meilleur ornement, le plus sûr témoignage de l’authenticité du style ; de même pour la rampe, qui restera ce qu’elle était sans qu’on se risque à la travestir d’une couleur sacrilège…
On n’admet plus un escalier sans tapis. La pierre polie du vôtre sera donc recouverte d’une moquette à grands ramages, aux tons morts, à la laine épaisse.
Je passe sous silence l’indispensable lanterne suspendue à une chaîne, les palmiers trop classiques des encoignures et, par la grande porte à deux battants du premier étage, je marche en votre compagnie, vers l’appartement lui-même.
Dans l’antichambre, j’aimerais à voir des tables massives, des armoires pesantes, des coffres en chêne et des porte-parapluies monumentaux, mais je n’accorde pas à ces détails plus d’importance qu’il ne faut. Que ce soit décoratif, meublé, pratique, et l’arrivant qui traverse n’en demandera pas davantage.
J’ai hâte, au surplus, d’aborder votre salon. « Votre salon » est le terme général. Dans la pratique, il convient d’en avoir au moins deux, le grand et le petit.
Le grand, c’est le forum, où se donneront les fêtes, où se traiteront les affaires importantes, où l’on entendra de la musique élevée, où se rencontreront les personnages trop éminents pour s’accommoder du petit.
Je le conçois comme un mélange de cabinet ministériel et d’élégant boudoir, avec des tentures sombres, des rideaux et des tapis épais, des meubles de style Louis XIV, recouverts de Beauvais discret et passé. Quelques fauteuils Empire ne feraient pas mauvaise figure, surtout à cause de leur largeur et de leur solidité.
Il est en effet nécessaire de prévoir l’ampleur et le poids de vos futurs familiers. Or, à ne considérer que les économistes, presque tous gras et bien nourris, il est à craindre, qu’au mépris de leur grand principe, ils n’offrent aux sièges plus que ceux-ci ne demandent. Voyez-vous alors le scandale si quelque mignonne bergère Louis XVI, vaincue par la surproduction du visiteur, manque des quatre pieds et s’abîme en grand fracas !
Avec l’Empire et le Louis XIV, rien à craindre ; c’est massif, solide et résistant à supporter un chapitre de chanoines.
Mais, pour le contraste, je souhaite de fines chaises aux barreaux fluets, au bord desquelles se poseront, les effleurant à peine, les jeunes filles, les poètes et les romanciers féministes.
J’exige une queue à votre piano, dans vos lampes massives, de l’huile et non du pétrole ; un lustre modeste, mais copié de Caffieri, sans cristaux ni pendeloques ; et aussi des poufs de brocart mauve, des coussins enrubannés, des abat-jour gigantesques, n’excluant pas les globes des temps sérieux ; des tables chargées de miniatures ; des tabourets dorés pour donner du ton et tout juste ce qu’il faut de bibelots pour prouver qu’on en a.
La cheminée sera sobre, sans baldaquin, à moins qu’il ne soit d’une étoffe très vieille et très précieuse.
Si votre buste n’est pas encore achevé, placez au centre une réduction du Laocoon ou de la Victoire de Samothrace, en bronze évidemment. Enfin des fleurs, des fleurs partout, même de ces fleurs au parfum enivrant et capiteux qui embaument surtout les feuilletons. La femme et la fleur se tiennent de si près !
Il y a la question des portraits d’ancêtres qui est assez délicate.
Étant donné ce que vous êtes et surtout ce que vous aspirez à être, vous ne sauriez vous passer d’un ou deux hommes à perruques et d’autant de femmes à la mode de 1700, avec, bien entendu, des intermédiaires jusqu’à nos jours, de façon à figurer la lignée de votre mari ou la vôtre, au moins depuis le XVIIe siècle, et à prouver ainsi que votre origine a quelque décence.
Si vous possédez les toiles obligatoires, c’est à merveille. Encore faut-il que le costume des ascendants portraiturés dénote un rang social avouable. Dans le cas, par exemple, où votre trisaïeul mort en 1787, serait vêtu d’une souquenille, faites gratter ce qui n’est pas le visage et rétablir, à la place du fâcheux accoutrement, un coquet habit brodé, orné d’une croix de Saint-Louis. N’allez pas jusqu’au cordon bleu du Saint-Esprit, car les chevaliers étant catalogués depuis l’origine de l’ordre, quelque sot héraldiste pourrait vous chicaner.
Si, par contre, vous manquez absolument de ce genre de tableaux, procurez-vous-en dans le plus bref délai, mais pas à Paris, ni même en France, afin d’éviter, plus tard, d’humiliantes reconnaissances.
Explorez des pays perdus, Salamanque, je suppose, dont
se feront une fête de vous céder, à bon compte, de respectables effigies.
Plus vous en aurez, mieux cela vaudra. On se trouve bien d’en pendre jusque dans les corridors et sachez qu’une tête hirsute, voire patibulaire, datant d’Henri IV, servira plus à votre gloire qu’un pur chef-d’œuvre de l’école italienne qui ne serait pas un portrait.
Combien de gens d’une noblesse indiscutable se livrent pourtant à la chasse aux ancêtres ! Je pourrais vous citer une femme de haut mérite, dont le grand-père joua, sous Louis XV, un rôle politique important, et qui s’est fait, à beaux deniers comptants, une famille rétrospective.
Mais le petit salon nous sollicite.
Là vous êtes libre : c’est un temple menu à côté du grand, une chapelle à côté de la basilique, où votre fantaisie se donnera carrière.
Des sièges larges et bas, des divans moelleux, des tentures guillerettes, des fanfreluches, des bagatelles, des lampes minuscules, des statuettes, des livres joyeux, des gravures égayantes, telle en est la composition préférable. Meublez-le selon le premier caprice venu, car en ce lieu destiné aux confidences, aux bavardages intimes et aux propos aiguisés, vous affecterez de laisser conspirer vos amis, sans y entrer jamais vous-même ostensiblement.
Si parfois vos vapeurs ou votre lassitude vous induisent à une langoureuse intimité, recevez de préférence dans votre chambre à coucher dont l’atmosphère sera plus familière et plus engageante que celle du grand salon, mais moins légère et moins compromettante que celle du petit.
Je la vois, cette chambre, d’une couleur chaude et uniforme avec ses tentures, ses rideaux droits et lourdement plissés, sa chaise longue, ses meubles entièrement recouverts de soie bleu de roi. Tout y est bleu de roi jusqu’au tapis où les pas s’étouffent. Les glaces même n’y réfléchissent que du bleu de roi, à peine rayé çà et là par le blanc laqué des bois Louis XVI.
Aux fenêtres, des stores festonnés, bleus aussi, laissent filtrer une lueur de rêve. C’est comme un peu de ciel enfermé dans les vieilles murailles et tout ce qu’on y dit ou fait doit être céleste. Ne vous effrayez pas : les objets les plus terrestres sont susceptibles d’être, au besoin, présentés sous cet aspect ; il ne faut qu’un peu d’art et d’imagination pour en parfaire le mirage et, à la condition de mettre des formes aux choses, l’on ne sera pas plus malheureux dans votre chambre que partout ailleurs.
A coup sûr, l’ameublement, les couleurs et la disposition de votre chambre à coucher sont articles de conséquence, mais qui ne sauraient primer en intérêt la question des images pieuses, car vous avez de la religion, madame, ou tout au moins les dehors d’une conviction très précise à l’endroit des dogmes catholiques romains.
D’où, nécessité d’afficher quelque part vos croyances, sous forme d’emblèmes éloquents qui soient comme une profession de foi permanente, fixée au mur. Or quel endroit plus propice que la chambre à coucher ?
Les bourgeoises mesquines, les femmes de rien s’estiment heureuses de placarder à leur chevet une mauvaise copie de la Vierge à la chaise ou quelque autre insipide Raphaël reproduit par un pinceau mercenaire, si ce n’est par la chromolithographie.
Il n’en va pas de même de vous à qui vos raffinements artistiques imposent un autre goût que celui qu’on affiche pour les bonnes grosses luronnes qu’une indulgente postérité s’obstine à décorer du nom de Vierges.
C’est du préraphaélite qu’il vous faut, des vierges morbides et verdâtres, contournées et maigrichonnes devant lesquelles, avec un peu d’auto-suggestion, vous arriverez comme tant d’autres à goûter des sensations intenses, non encore éprouvées.
On en trouve aisément par le temps qui court et Montmartre possède une phalange de troublants primitifs qui vous peindront, pour un morceau de pain, tous les saints du paradis, au degré de décomposition que votre dilettantisme leur indiquera.
Avec cela, un christ janséniste aux bras verticaux, un rosaire en noyaux d’olives du Golgotha compléteront avec avantage votre exhibition dévote, ce qui revient à dire que vous devez en cela, comme en tout, tâcher à n’être pas banale, sans pourtant faire étalage d’une originalité suspecte.
Ai-je besoin de mentionner que votre chambre vous est strictement personnelle et que celle de votre mari est à une distance suffisante pour vous éviter les surprises ?
Enfin je ne saurais m’éloigner sans jeter un coup d’œil à votre cabinet de toilette, à cet arrière-refuge où personne jamais ne pénétrera, même et surtout votre mari, en dépit de ses tentatives pour y être autorisé.
Personne, ai-je dit, et je ne souffre nulle exception, du moins lorsque vous y êtes, mais l’on doit avoir une vague notion de ce qui s’y trouve et de ce qui s’y passe. Ne prenez pas la peine de renseigner là-dessus âme qui vive ; les domestiques s’en chargeront avec d’autant plus de profit qu’ils joindront à leurs rapports ce je ne sais quoi d’exorbitant et de merveilleux qui donne aux propos de valets une saveur si singulièrement pimentée.
Vous me comprendrez mieux tout à l’heure.
Ce cabinet, vous allez l’installer dans une grande pièce, prenant jour par un plafond en verre dépoli et munie d’une alcove où sera la baignoire.
Les murs seront tapissés de nattes et le sol recouvert de carreaux de vieille faïence formant mosaïque, tandis que deux rideaux s’ouvrant ou se fermant à volonté, isoleront ou dégageront la suggestive alcove.
Il est à désirer que la toilette de marbre rose, où l’eau arrive directement, soit immense et à deux cuvettes. Pourquoi deux ? Je l’ignore, mais il est bien certain qu’il est plus confortable d’avoir deux cuvettes qu’une seule.
C’est un des rares endroits où tous les raffinements modernes seront admis : électricité, chauffoir, calorifère, etc.
Sur les tablettes de marbre, disposez à profusion les brosses à dos d’ivoire chiffré de vermeil, les peignes d’écaille blonde, les limes d’argent, les pierres ponces, les éponges grandes et petites, les pots, les flacons, les ongliers et, en général, toutes les pièces composant l’arsenal usuel d’une femme supérieure, très méticuleuse par conséquent dans le soin de sa personne.
De plus vous aurez… ici je ne serais pas fâché d’utiliser une périphrase. Le mot « arsenal » échappé tout à l’heure à ma plume va me la fournir.
Votre cabinet de toilette n’est pas seulement un arsenal mais une place forte pourvue d’une garnison où toutes les armes sont représentées.
Dans les peignes et les brosses qui cheminent à travers les broussailles de la chevelure je reconnais l’infanterie ; les ciseaux, les limes et les pinces personnifient assez bien le génie rasant les futaies, creusant des parallèles ; l’artillerie, c’est les boîtes et les houppes chargées de poudre, mais par bonheur toujours à blanc… Il nous reste à découvrir la cavalerie… Ah ! madame, vous l’avez déjà nommé ce gracieux instrument quadrupède, m’évitant ainsi de démêler, dans un trivial examen, de quoi il tient le plus, du cheval ou du violon.
Eh bien ! efforcez-vous d’en dénicher un qui soit historique, doré, garni de petits amours polissons.
M. Victorien Sardou possède, dit-on, celui de Mme du Barry. (Comme ce n’est pas le talent qu’on y baigne d’ordinaire, j’imagine que le pauvre ustensile doit regretter amèrement, par comparaison, son amazone de jadis.)
Vous auriez celui de Voltaire ou de Mme du Deffant qu’un peu de leur gloire vous arriverait par lui…
Mais, dites-vous, suffisamment édifiée, et la baignoire ?
J’y viens, madame. Pour le côté historique, vous serez ici plus embarrassée : la baignoire de Marie-Antoinette et celle de Napoléon sont toujours dissimulées sous leur sopha, l’une à Versailles, l’autre au Grand Trianon ; le sabot de Marat est au Musée Grévin, la vasque du duc de Morny au Palais-Bourbon. Aucune n’est à vendre.
Contentez-vous alors d’un engin moderne bien conditionné.
Au reste l’intérêt n’est pas dans la baignoire mais dans l’alcove où elle sera enchâssée. A part naturellement, le côté qui s’ouvre sur le cabinet de toilette, que l’alcove entière soit tapissée de grandes glaces ; à droite, à gauche, au fond, au-dessus. Je veux des miroirs horizontaux, verticaux, transversaux, de façon que votre joli corps s’insinuant dans l’eau tiède et parfumée, vous soit visible de tous côtés, avec ses plus ravissants raccourcis, ses courbes les plus enchanteresses.
Et ne m’accusez pas, s’il vous plaît, d’excitations suspectes, d’arrière-pensées libidineuses. Je n’invente rien ; je décris tout uniment la cabine de bain que j’ai vue et dont se servait, au château de Compiègne, il n’y a pas encore trente ans, l’Impératrice elle-même.
L’avantage de tout cela sera, non seulement de vous procurer journellement la contemplation délicieuse de vos propres appas, mais de faire répandre par votre femme de chambre qui vous reçoit le peignoir ouvert, au sortir de l’eau, des détails affriolants sur vos secrètes beautés, sans qu’il en coûte rien à votre pudeur.
On saura, parmi vos admirateurs, ce qu’il est bon que l’on sache et les médisants n’y trouveront rien à dire.